Tenté par les ceintures ? Comment démarrer sans stress…

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Vous êtes nombreux à être tentés par le dispositif d’évaluation par les ceintures mais à avoir peur de l’usine à gaz. Vous m’adressez des questions très « pratiques » liées à l’organisation avec les ceintures de couleur. Je vais essayer de vous orienter vers un démarrage en douceur, petit à petit, sans révolutionner votre pratique de classe d’un seul coup.

J’ai compilé vos questions ci-dessous.

Le principe ?

Dans ma classe, dans certaines matières, les élèves progressent comme au judo avec des ceintures de couleur. Certains sont « ceinture bleue » de conjugaison d’autres « ceinture verte » en numération… Comme au judo, ils s’entrainent en vue d’obtenir une couleur de ceinture et, de temps en temps, ils passent un test. S’ils le réussissent, ils s’entrainent sur la couleur suivante, sinon ils continuent à s’entrainer, jusqu’à réussite. Voir ici pour 9 bonnes raisons d’évaluer par les ceintures de couleur.

Comment ça marche dans ta classe ?

Les entrainements : une fois par semaine et par « ceinture », les élèves ont un temps d’atelier, d’une vingtaine de minutes, où ils préparent leur couleur à l’aide d’entrainements autocorrectifs. Dans ma classe les élèves « jouent » par deux. Il font un exercice ensemble (très court : par exemple en français, 3 phrases max), puis le corrigent, comptent les points, et font un autre exercice en essayant de ne pas reproduire les mêmes erreurs, puis un autre…
Les exercices autocorrectifs sont téléchargeables sur ce site, en même temps que les tests, dans la plupart des disciplines. C’est clef en main.

Les tests : environ toutes les 2-3 semaines (selon les disciplines), je propose un test. Les élèves s’inscrivent et passent la couleur convoitée. Les tests sont toujours en temps limité et, pour les tests, pas d’autocorrection, c’est moi qui corrige. Si le test est réussi, l’élève obtient sa ceinture et s’entrainera pour la couleur suivante.

Tu évalues tout avec les ceintures ?

Non ! Il ne faut pas essayer de tout évaluer sous ce dispositif. Certaines compétences ne sont pas facilement « ceinturisables ». Prenons par exemple les sciences : les compétences et connaissances se juxtaposent plus qu’elles ne s’empilent. Elles ne sont pas « de plus en plus difficiles » au fil de l’année. On peut très bien ne pas avoir bien compris « les états de l’eau » sans pour autant être bloqué pour comprendre « la reproduction des végétaux ». Dans ce cadre-là, les ceintures n’ont pas vraiment de sens et les évaluations « par chapitre » traditionnelles fonctionnent bien.
Les ceintures sont adaptées pour des compétences à la difficulté progressive. Il faut que ce soit évident pour l’élève que la ceinture noire est plus dure que la blanche.

La ceinture blanche est vraiment trop facile…

C’est fait exprès. Il faut que les premières ceintures soient très faciles. Il faut absolument que les ceintures blanches et jaunes soient accessibles à tous les élèves de la classe.

Vous verrez dans les tests que la marche entre chaque ceinture n’est pas trop haute (pour que l’élève sente qu’elle est accessible).

Dans les ceintures (aumoins celles que je partage sur mon site) chaque couleur revalide les compétences des ceintures précédentes. Ainsi les ceintures ne sont pas « posées côte à côte » mais marquent vraiment une progression.
La ceinture n+1 valide toujours qu’on n’a pas oublié les compétences validées dans la ceinture n (et toutes les précédentes, par échantillonnage, bien sûr).
Ex : Pour les tables de multiplications, la ceinture blanche teste les tables de 10 et de 2. Pour la ceinture jaune, on ajoute la table de 5 : il faut donc réviser la table de 10, la table de 2, et savoir, en plus, la table de 5. Et ainsi de suite pour toutes les couleurs.

Dans une même discipline, tous les tests se ressemblent, la consigne est toujours la même (ou quasi) de la ceinture blanche à la ceinture noire ?

Oui, c’est ce qui fait que les évaluations par ceinture n’ont rien à voir avec un dispositif ordinaire d’évaluation. La consigne ne pose jamais problème, l’élève sait ce qu’il doit faire, mais, au fil des couleurs, le spectre évalué s’élargit : on doit connaitre de plus en plus de temps en conjugaison, de plus en plus de techniques opératoires, de plus en plus de repères géographiques… et dans un test, on est toujours réévalué sur ce qu’on a appris dans les couleurs précédentes.
Ex : sur des ceintures de conjugaison on trouvera, dans tous les tests, 4 verbes à conjuguer, puis 8 phrases à récrire.

Les étoiles et les ceintures, c’est pareil ?

Oui et non. Depuis quelques années, nous avons créé des tests d’étoiles pour les CE1-CE2 et nous réservons les ceintures au CM. Les étoiles marchent très bien aussi et le principe est exactement le même.

Ceci dit, il est possible de démarrer les ceintures au CE2. Les 3-4 premières couleurs leur sont accessibles.

Comment articules-tu les leçons avec les ceintures ?

Ma programmation suit celle des ceintures. Je fais mes leçons comme d’habitude, en classe entière. On s’entraine tous ensemble sur l’ardoise, le cahier d’essai, parfois le cahier du jour aussi. Les leçons sont sur le support de leçons de la classe.

En revanche, en atelier, c’est là qu’intervient la différenciation : c’est au moment des ateliers que chaque élève s’entraine à son niveau.

Donc, à la fin de l’année, tout le monde aura vu tout le programme, mais n’aura pas forcément été évalué sur tout.

Sur les domaines couverts par les ceintures, est-ce que tu fais en plus des évaluations traditionnelles (la même pour toute la classe) ?

Non. Mes évals « traditionnelles » ne portent que sur les chapitres ou domaines non couverts par les ceintures (l’orthographe grammaticale, la rédaction, la lecture, l’histoire etc…)

Pourquoi y a-t-il 4 tests différents pour une même couleur ? Il faut les réussir tous ?

Il suffit de réussir un test pour réussir sa ceinture. Il y a plusieurs tests différents pour que l’élève ne sache pas exactement ce qu’on va lui demander. Par exemple, en géographie, la ceinture verte porte sur les grandes villes de France. Donc dans chaque test vert, l’élève est interrogé sur quelques villes à savoir placer. Mais comme il faut, à chaque fois, prouver qu’on n’a pas oublié ce qu’on a appris pour les couleurs précédentes, dans certains tests verts, il faudra aussi placer les fleuves de France, dans un autre il faudra placer les océans et les continents, dans un autre les pays d’Europe de l’ouest…

C’est pratique aussi d’avoir plusieurs tests différents pour que les voisins n’aient pas les mêmes.

Bref, quand je distribue les tests, je donne au hasard le test A, B, C ou D de la ceinture verte à l’élève qui tente la ceinture verte. C’est important que ce soit au hasard pour que ce ne soit pas lourd à gérer (pas besoin de noter quel élève a déjà fait quel test) et pour que les petits malins ne puissent pas préparer un test (et ainsi réduire leurs révisions).

Les dernières ceintures sont hors programme !

Oui, les dernières ceintures relèvent généralement plutôt du programme de 6e. A vous de voir en fonction de votre programmation de cycle, mais l’objectif de fin de CM2 se situe souvent autour de la ceinture bleue. Les élèves les plus avancés, les plus motivés, continuent au-delà, jusqu’à la ceinture noire.

Cela tombe bien, vous avez vu : dans nos futurs livrets LSUN, il y a une colonne « objectifs dépassés », pour ces élèves qui vont plus loin que l’objectif de CM2.

Organiser sa classe pour les ceintures

Les entrainements, ils les font où ? Sur quel support ?

Dans ma classe, ils font les entrainements sur le cahier du jour. Il y a quelques années j’avais un cahier dédié, mais, au final, ça n’a pas grand intérêt (et ça multiplie inutilement le nombre de cahiers). Dans la plupart des cas, je leur demande de tout recopier, y compris la consigne.

Comment les élèves savent-ils quels entrainements ils ont réussi ? Et toi, suis-tu les réussites des entrainements ?

Je n’ai aucun système de suivi des entrainements et les élèves se débrouillent !

Certains élèves n’ont quasiment pas besoin de  s’entrainer : les exercices collectifs faits en classe leur ont suffi. D’autres ont besoin de beaucoup d’entrainements. Ils peuvent choisir de refaire plusieurs fois le même entrainement aussi, pour le réussir ou se rassurer.

Cela fait partie des bénéfices métacognitifs de ce dispositif : apprendre à prendre en charge ses propres progrès, sa réussite, se demander ce qu’on sait faire, ce qu’on a encore besoin de travailler. Vous verrez qu’avec les ceintures, les élèves regardent leurs tests quand je les leur rends, ils cherchent à comprendre où ils se sont trompés quand ils ont échoué. C’est beaucoup moins vrai dans les évaluations ordinaires qu’ils ont tendance à ranger et à oublier aussitôt !

Prenons l’exemple des ceintures de grammaire qui portent sur deux choses (les fonctions synatxiques et les classes de mots). C’est à l’élève de se dire : « les classes de mots, c’est bon, j’ai bien compris, mais la dernière fois, je n’ai pas bien repéré les compléments de phrase, il faut que je m’entraine là-dessus ».

Comment les élèves suivent-ils leurs progrès ?

Je leur donne une fiche par matière. Ils y trouvent le « programme » (ce qu’il faut savoir pour la ceinture suivante). Ils y colorient leur ceinture quand ils l’ont réussie (et ils écrivent la date d’obtention, à côté).

Sur quoi font-ils les tests ?

Je les fais aussi sur le cahier du jour, mais vous pouvez choisir de les leur faire faire sur une feuille de classeur, pour les ranger avec les évaluations.

Est-ce qu’ils collent l’entrainement ou le test sur leur cahier ?

Mes entrainements sont plastifiés (après avoir été photocopiés sur du papier de la couleur travaillée : ceinture rose sur papier rose…). Donc non, ils ne sont pas collés.

Pour les tests, c’est différent : là, ils sont collés dans le cahier et l’élève répond en dessous.

Quel est l’intérêt de travailler en atelier tournant ?

Il y a de multiples intérêts (les élèves se regroupent par besoin, en fonction de la couleur à obtenir…). J’ajoute celui de limiter les photocopies : si 30 élèves travaillent en même temps sur l’entrainement de conjugaison, il faut presque 100 petites fiches d’entrainement en simultané. Alors que si c’est juste un petit groupe de 4-6 élèves, il y a besoin de moins de matériel, qui sera utilisé le lundi par le groupe bleu, le mardi par le vert etc.

Combien de temps laisses-tu pour les tests et les entrainements ?

Mes ateliers d’entrainement durent 20 minutes (installation et rangement compris). Je fais un atelier de français le matin et un atelier de maths l’après-midi.

Pour les tests, je leur laisse 20 minutes généralement (sauf les tables : 1 minute). Pour la numération, le calcul posé, la conjugaison, le facteur temps est important. Je ne laisse pas de temps supplémentaire. Pour l’histoire ou la géo, c’est moins sensible (et plus rapide, d’ailleurs).

Comment ça se passe, dans le bulletin ?

Dans les nouveaux bulletins LSUN que nous utiliserons tous cette année, ce sera bien moins détaillé que nos bulletins précédents.  Ce sera donc assez simple pour nous : vous fixerez un objectif pour le trimestre (par exemple : avoir atteint la ceinture rouge dans telle discipline) et ensuite, comme vu ci-dessus, vous cocherez « objectif atteint » si l’élève a atteint la ceinture en question, dépassé s’il est plus avancé, et non atteint ou partiellement atteint en fonction de l’état d’avancement de l’élève.

Si la ceinture noire est hors programme, comment font les élèves pour l’avoir puisque tu ne fais pas de leçons dessus ?

C’est la magie du dispositif : je leur donne des manuels, des petites explications personnalisées par ci par là, et puis ils se débrouillent. Grâce aux ceintures, les élèves deviennent très autonomes pour apprendre, pour chercher le savoir. Ils ont envie de réussir. J’aime beaucoup cette idée que les très bons élèves ne s’ennuient jamais.

… et quand ils ont la ceinture noire, tu fais quoi ?

Dans ma classe, un élève qui a une ceinture noire devient « coach ». Son objectif est d’aider les élèves à obtenir une ceinture (remarque : on peut être coach avant la ceinture noire, ça se fait naturellement, mais, à la ceinture noire, on l’est forcément)

Quels conseils si je veux me lancer ?

  • Je conseille vraiment de commencer par une ou deux ceintures, la première année, pas plus. Cela vous permettra de mettre en place vos routines de classe. L’année suivante, vous pourrez ajouter des ceintures.
  • Vous hésitez pour savoir par quelle ceinture démarrer ? Je vous conseille les ceintures de tables de multiplication (clic). Pour les entrainements autocorrectifs, il ya plein de jeux possibles (voir ici par exemple)

Côté organisation/rangement, tu fais comment ?

1. Pour les entrainements, des petites boites en cartons par discipline (elles m’ont été données par mon opticien. Ce sont les boites dans lesquelles il reçoit ses montures). J’écris la discipline sur la boite. A l’intérieur, les élèves trouvent « en vrac », les entrainements de toutes les couleurs, plastifiés et imprimés sur des feuilles de la bonne couleur. Les entrainements d’une même couleur sont, quand tout va bien, entourés par un élastique.
Les petites boites sont dans un coin d’une bibliothèque, en accès libre. Dans les faits, ils vont les chercher au moment de l’atelier et les rangent à la fin.

Pssst, depuis cette année, j’ai remplacé mes boites en carton par des petites boites colorées trouvées chez le « Suédois » (modèle GLIS). C’est plus joli. Bon.

2. Les tests sont rangés dans le même genre de petites boites, mais derrière mon bureau. Ils sont, eux aussi, imprimés sur la bonne couleur de feuille ce qui fait gagner un temps fou à la distribution. Ils ne sont pas plastifiés, puisque collés dans le cahier.

Au début, j’avais des sortes de « mini trieurs » dans lesquels je rangeais mes tests. Le problème c’est que ça se range très mal et c’était le gros bazar dans mon armoire. Je préfère donc, de beaucoup, mes boites en cartons rectangulaires, qui s’empilent docilement.

2016-8-18 19:28:00
Ceintures

19 Commentaires

  1. Ayleen & Kyban

    Merci pour ces informations pratiques !

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  2. Olbia

    Bonjour,

    Je ne retrouve plus les ceintures de grammaire et conjugaison CM dans cette nouvelle présentation. Est-ce normal?

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  3. Charivari (Auteur de l'article)

    Beh Non : menu ceintures, elles y sont

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  4. inga

    Bonjour,

    Je voudrais savoir combien de fiches d’entrainement par couleur les élèves font avant de passer le test ou à la couleur suivante ?

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    1. Charivari (Auteur de l'article)

      Je viens d’ajouter un petit paragraphe pour répondre à cette question. C’est à eux de voir, pas à toi. Ils font autant d’entrainements que nécessaire. Ils peuvent très bien refaire plusieurs fois le même. Cela dépend pas mal des matières et des élèves. Certains élèves n’ont quasi pas besoin d’entrainements, ils avaient déjà compris avec les exercices collectifs faits en classe. D’autres en ont besoin de beaucoup.

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  5. Etplouf

    Commentaire de l’un de mes élèves (il avait une oreille qui traînait lorsque j’expliquais le principe des ceintures à l’AVS) : « ah bon ? c’est ça les évaluations maintenant ? Ah c’est vachement bien ! moi je préfère ça ! »…quel plaisir de les valider sur ce qu’il savent, sans les stresser et d’aider vraiment ceux qui en ont besoin !!!!
    Merci qui ? Merci Charivari !

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  6. EloD

    Merci Charivari pour toutes ces explications! En CP-CE1 depuis la rentrée après passé plusieurs années en cycle 3, je voudrais passer aux ceintures mais je ne vois pas par quel bout commencer, et surtout comment organiser la classe en double-niveau… mais grâce à tous ces conseils, je vais mieux y réfléchir… merci!

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  7. Marie

    Bonjour,

    Merci beaucoup tout d’abord pour tout ce que vous publiez, je suis en maternelle mais cela permet toujours de s’inspirer.
    J’ai créé des ceintures pour mes élèves de maternelle en phonologie et en repérage dans l’espace. Ils adorent ! Et moi aussi !
    Je me suis simplement posé une question et j’aimerais beaucoup avoir votre avis (et un ami m’en a parlé aussi lorsque je lui ai expliqué ce que je faisais en classe) : cela ne peut-il pas créer d’esprit de compétition ? Cet esprit de compétition peut-il être stressant pour certains enfants ?
    J’ai eu un rdv de parents où la maman me disait que son fils lui disait tous les jours qu’il n’avait pas encore eu sa ceinture jaune alors que bidule avait déjà eu telle ceinture (après inquiétude de l’enfant ou de la maman, je nuance un peu ses propos mais même…).
    Je souhaitais avoir votre avis sur cette réflexion 🙂

    Bonne journée !
    Marie

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    1. Charivari (Auteur de l'article)

      oui, en maternelle, c’est peut-être un peu tôt… Ou alors il ne faut pas trop en parler aux enfants, juste mettre en valeur leurs réussites sans insister « en creux » sur les étapes qu’ils n’ont pas encore franchies.

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  8. abstanille

    Bonjour Charivari
    J’ai une question concernant le LSUN. Tu dis que l’on peut cocher si l’objectif a été atteint pour telle compétence. Nous venons de mettre le nez dedans dans notre école vu que jusqu’alors nous n’y avions pas accès et nous n’arrivons pas à donner une appréciation pour chaque compétence mais uniquement pour le domaine global… Y a-t-il une manip que nous avons raté??
    merci d’avance pour ton retour

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    1. Charivari (Auteur de l'article)

      Si tu pratiques l’éval par compétences, rien ne change : il te faut un outil de suivi de tes compétences. Cela peut-être un carnet de notes, un tableau Excel ou, comme moi, Edumoov.

      Ce qui change avec LSUN, c’est qu’on demande aux profs de faire le travail de synthèse qui revenait aux parents, avant. Ce n’est pas simple pour nous, mais si c’est difficile pour nous… c’était encore plus dur pour les parents, avant, (!) puisqu’ils ne sont pas en classe avec nous.

      Edumoov réalise ce travail de synthèse : il fait « la moyenne » des compétences saisies pour positionner l’élève. Il ne te reste plus qu’à saisir les appréciations (mettre en valeur les progrès, pointer les alertes…).

      Si tu n’utilises pas d’outil comme Edumoov, il faut utiliser ton outil de suivi personnel, regarder l’ensemble des compétences évaluées dans le domaine, et décider toi-même du positionnement de l’élève.

      J’ai fait l’exercice hier pour toute ma classe. C’est intéressant. C’set quand même rare qu’un élève soit très dispersé, genre « dépassé » dans le moitié des compétences et « partiellement atteint » dans les autres. Dans la plupart des cas, l’élève est « bon partout » dans les compétences de maths ou « faible partout ». Bref, la synthèse est vite faite. Quand ce n’est pas le cas, c’est à nous de nous « mouiller » pour dire si on considère que « ça va », que les objectifs sont globalement atteints, ou que non, l’élève n’est pas encore à l’objectif. Il y a plein de place pour expliquer ce positionnement, discipline par discipline, en commentaire.

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  9. Isa17

    Bonjour Charivari,

    Je ne trouve plus les ceintures de calculs posés … Il me semblait pourtant que tu en avais réalisées. Est-ce le lien qui a disparu lors de ton « déménagement » ? ou une volonté de ta part ou encore, c’est moi qui fait erreur ?
    En tous les cas, je profite de ce petit message pour te dire que j’adore ton nouveau « chez toi » ! Tout est si bien rangé ! Et ton petit pingouin est TOP ! ;-D

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  10. Isa17

    Ah … tant que je suis sur ton site … Je n’ai pas retrouvé le lien que tu avais partagé pour travailler l’anglais (un site avec des jeux en ligne pour travailler la compréhension orale, …)
    Alors, si tu as un petit moment, pourrais-tu me donner le nom de ce site ? Parce qu’avec le moteur de recherche « moteur PE » ou encore Google, je n’ai pas réussi à remettre la main dessus ! 🙁

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  11. Isa17

    C’est encore moi ! Désolée … :-/
    J’ai retrouvé le site !! ;-D
    Tu as pourtant pris le temps de tout bien rangé, classé, trié … Alors, promis, j’arrête de poster des commentaires pour te demander où sont passés les précédents articles … Et je m’en vais de ce pas te remercier pour ton billet concernant le LSUN !

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  12. Abstanille

    Merci beaucoup pour ton retour. Ton nouvel article sur le blog m’a également éclairé. J’utilise effectivement une grille de suivi. J’apprécie comme toi une vision plus claire donnée aux parents. Maintenant il nous reste à nous adapter à de nouvelles façons de travailler car nous avions l’habitude de tout détailler… Merci encore.

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  13. Christelle

    Quel dommage pour moi je voulais me lancer mais j’ai pas trouve lexique et géométrie et grandeurs et mesures, je suis décharge je déteste ce mot là….ma binôme utilise vos ceintures et en est ravie

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  14. Pouêt

    Bonjour Charivari,
    c’est parti pour les ceintures chez moi. Après des années de tergiversations, ton article « commencer sans stress m’a finalement convaincue de sauter le pas. Reste une interrogation, et je profite de la communauté pédagogique virtuelle qu’offre ton blog pour demander des conseils à ceux qui le mettent déjà en place en classe : quelle organisation matérielle pour ranger toutes ces petites fiches plastifiées, classées, ordonnées ? Boite par domaine ? Boite par ceinture ? Un meuble dédié ? Un coin dans la classe pour la boite « conjugaison », un autre pour la boite « calcul » … ? Je tourne en rond dans mes réflexions….

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    1. Charivari (Auteur de l'article)

      Ah, bonne question qu’il faudrait que j’ajoute dans l’article quand je trouverai le temps. Chez moi, ça tourne avec :

      1. Pour les entrainements, des petites boites en cartons par discipline (données par l’opticien, dans lesquelles il reçoit ses montures). J’écris la discipline sur la boite. A l’intérieur, les élèves trouvent « en vrac », les entrainements de toutes les couleurs, plastifiés et imprimés sur des feuilles de la bonne couleur. Les entrainements d’une même couleur sont, quand tout va bien, entourés par un élastique.
      Les petites boites sont dans un coin d’une bibliothèque, en accès libre. Dans les faits, ils vont les chercher au moment de l’atelier et les rangent à la fin.

      2. Les tests sont rangés dans le même genre de petites boites, mais derrière mon bureau. Ils sont, eux aussi, imprimés sur la bonne couleur de feuille ce qui fait gagner un temps fou à la distribution. Ils ne sont pas plastifiés, puisque collés dans le cahier.

      Au début, j’avais des sortes de « mini trieurs » dans lesquels je rangeais mes tests. Le problème c’est que ça se range très mal et c’était le gros bazar dans mon armoire. Je préfère donc, de beaucoup, mes boites en cartons rectangulaires, qui s’empilent docilement.

      Répondre

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