Cette année [2017], avec l’affaire du prédicat, l’utilisation du COD a fait la Une (pour accorder les participes), et, parmi les pédagogues de l’orthographe, de nombreuses voix ont rappelé la méthode historique d’accord des participes (parfois appelée méthode Wilmet ou méthode des participes en 5 minutes). Cette méthode est très ancienne. Certains la font remonter aux moines copistes du Moyen Âge. Elle permet d’accorder les participes passés sans s’occuper de l’auxiliaire ni du COD.

En creusant un peu, on s’aperçoit que le manuel Cléo (Editions Retz) s’en inspire. Le site langue-fr.net (Luc Bentz) la promeut.  Le bon vieil ORTH (Hatier) enfin, l’utilise, et pourtant, ce n’est pas « récent », comme bouquin ! L’illustration ci-dessous en est tirée.

J’ai présenté la méthode à mes CM2 et, en 2 semaines de rituels, ils ont acquis une aisance incroyable pour accorder les participes, même les plus tordus. Cela vous intéresse ? C’est très simple :

Prenons l’exemple du verbe préparer
Au moment où j’écris son participe passé, je me demande si j’ai déjà écrit ce qui EST préparé. Si oui, j’accorde le participe (avec ce qui est préparé), sinon, je n’accorde pas.

Remarque d’instit’: mes élèves disent « je me demande si mon crayon sait déjà ce qui EST préparé« …

Démonstration :

Nous avons préparé des desserts.
Quand j’écris préparé_, je n’ai pas écrit ce qui est préparé (les desserts) => je n’accorde pas.

Les affaires sont préparées par Simon.
Quand j’écris préparé_, j’ai déjà écrit ce qui est préparé (les affaires) => j’accorde.

Miracle numéro 1, vous avez vu, cela fonctionne de la même manière avec les auxiliaires être et avoir. Les élèves n’ont donc plus à retenir deux règles différentes selon l’auxiliaire.


J’aime beaucoup la tarte que Léo a préparée.
Quand j’écris préparé_, j’ai déjà écrit ce qui est préparé (la tarte) => j’accorde.

Miracle numéro 2, cela fonctionne, dans le cas où le COD est placé avant le verbe (sans jamais évoquer le fameux COD avec les élèves) :


Les danseuses se sont préparées.
Quand j’écris préparé_, j’ai déjà écrit ce qui est préparé (les danseuses) => j’accorde.

Mes cousines se sont préparé deux énormes sandwiches.
Quand j’écris préparé_, je n’ai pas écrit ce qui est préparé (les sandwiches) => je n’accorde pas.

Miracle numéro 3 : cela fonctionne aussi bien avec les verbes pronominaux (qui sans Wilmet, sont particulièrement piégeux)


Vous avez remarqué : tous les cas d’accord (ou quasiment tous) sont couverts, sans jamais distinguer l’auxiliaire être de l’auxiliaire avoir, ni évoquer le COD.

Quasiment tous… je connais 2 exceptions (sans compter le cas du participe utilisé sans auxiliaire qui n’a rien à voir avec ce dont on parle ici : il s’accorde comme un adjectif) :

  1. Le cas du sujet inversé :
    Dans le ciel sont passées les cigognes.
    Ça coince avec l’auxiliaire être. Il faut remettre le sujet à sa place « naturelle » pour pouvoir accorder correctement.
  2. Le cas des verbes de « changement d’état »
    Il s’agit d’une catégorie de verbes étranges dans lesquels les auxiliaires semblent interchangeables : fondre, rougir, exploser…
    La glace est fondue…la glace a fondu.
    Mes joues sont rougies par le soleil… elles ont rougi.

2 exceptions, cela reste très très inférieur aux 13 sous-cas de la méthode traditionnelle.

Pour en savoir plus, voir là : clic et là (reclic)


charivari

Professeur des écoles (directrice d'école) en Sologne

68 commentaires

Emilie · 19 juin 2017 à 0 h 16 min

Wouah ! C’est trop simple comme technique ! Bref, je vais pouvoir expliquer très simplement les erreurs d’accord aux élèves. Merci beaucoup pour cette information !

    SLB59 · 12 juin 2018 à 10 h 31 min

    Bonjour,
    J’ai été très emballée par cette technique et j’essaie de l’appliquer en classe. Lors de mes derniers rituels, je me suis toutefois retrouvée dans un piège …
    Voilà la phrase : « Les poupées que tu as données à ta sœur ont terminé dans un placard ».
    Quand on écrit « données », on sait ce qui a été donné : « les poupées » donc on accorde. La technique fonctionne.
    Mais quand on écrit « terminé », on sait aussi ce qui a terminé dans un placard, ce sont aussi les poupées. Pourtant, sauf erreur de ma part, on n’accorde pas …
    Mais pas moyen de l’expliquer clairement aux élèves … Gloups !
    Une idée ?
    Merci

    charivari · 12 juin 2018 à 20 h 05 min

    Attention, la question n’est pas ce qui A terminé, mais bien ce qui « est » terminé, et là il n’y a « rien » qui est terminé (puisqu’ici le verbe terminer n’a pas pas de COD) donc le non-accord s’explique. Mes élèves ont tendance aussi à remplacer être par avoir. C’est bien ce qui EST « participé » qu’il faut chercher.

    Ceci dit, ta phrase n’est pas facile… Je mets des cas plus simples (exactement comme, avant, je ne mettais pas de verbes pronominaux quand j’enseignais avec la méthode traditionnelle, parce que j’étais incapable de justivier le non-accord de « laver » dans « Elles se sont lavé les mains ».)

Humbert · 19 juin 2017 à 11 h 02 min

Génial !!!
Dans quel livre as tu eu cela?
Y’a t’il un éditeur qui procède ainsi?

    Charivari · 19 juin 2017 à 13 h 43 min

    Voir dans l’article, au début (Cléo, chez Retz,notamment)

    Dartigues · 6 mars 2019 à 8 h 35 min

    Si je puis me permettre, la règle avec les verbes pronominaux est à mon sens la même qu’avec avoir quand le COD est présent et placé après le verbe, non ?
    « Elles se sont lavé quoi ? » Les mains donc pas d’accord.
    Si pas de COD, accord avec le sujet comme normalement avec l’auxiliaire être. Ex : elle s’est lavée, on sous-entend que c’est elle !

    charivari · 6 mars 2019 à 20 h 23 min

    Bonjour,
    LES règles d’accord des pp des V pronominaux sont nombreuses. Elles dépendent notamment du statut du verbe (est-il, ou non, essentiellement pronominal). Wilmet couvre la plupart de ces cas et offre l’avantage de ne pas avoir à se demander « quel est l’auxiliaire ? », « est-ce un V pronominal ? », « si oui, y a-t-il un COD ? », « si oui, est-il placé avant ? »… Toutes ces questions sont remplacées par une seule « est-ce que j’ai déjà écrit ce qui EST + pp « )

tehanu · 19 juin 2017 à 13 h 22 min

Bonjour !
Sers-tu du manuel CLEO dans ta classe ? (pour compléter PICOT… Je me pose la question). Et si oui, dans quel(s) domaine(s) ?
Merci d’avance

    Charivari · 19 juin 2017 à 13 h 44 min

    Bonjour,
    oui, je m’inspire beaucoup de Cléo dans tous les domaines, notamment pour ritualiser une révision que je juge nécessaire.

    marc antoine · 17 novembre 2019 à 11 h 24 min

    oui je m’en sers

    Laetitia · 26 mars 2020 à 12 h 57 min

    Bonjour,
    Je suis enchantée par cette méthode qui délaisse bien des problèmes !!
    Par contre j’ai une phrase piège ou du moins je ne parviens pas à justifier : les tulipes ont fleuri au mois de mai. Il me semble qu’il n’y a pas d’accord or si je me pose la question «  est ce que je sais ce qui est fleuri,… oui les tulipes? Non?
    Merci de m’éclairer

    charivari · 26 mars 2020 à 14 h 05 min

    En fait, il y a UNE grande exception à cette méthode : il a des verbes dans lesquels les auxiliaires sont un peu interchangeables.
    C’est le cas de fleurir : la tulipe est fleurie, puisqu’elle a fleuri.
    D’une manière générale, ce sont les verbes que j’appelle « de changement d’état » : la glace est fondue, pusiqu’elle a fondu.
    Le fil est cassé parce qu’il a cassé.

    Pour ces verbes-là, Wilmet ne fonctionne pas.

    Si j’étais plus rigoureuse, je vous dirais qu’en fait la VRAIE méthode Wilmet est plus longue que celle que j’évoque ci-dessus, et prévoit cette exception.

Dominique · 19 juin 2017 à 17 h 04 min

J’ajoute (j’ai appris cela par une PEMF du Loiret) que cette règle vient des moines copistes du Moyen Âge : les pauvres n’avaient pas de blanco et étaient donc obligés d’accorder avec ce qui précédait, et non ce qui suivait ! Je raconte cette histoire aux élèves, et grâce à elle, mes CE2 savent même accorder leurs participes passés !

    Charivari · 19 juin 2017 à 20 h 52 min

    J’ai lu cette histoire aussi : les moines c copistes à qui les textes étaient dictés devaient écrire à la volée et ne pouvaient accorder les participes qu’avec les compléments déjà entendus. Je ne suis pas sûre que l’histoire soit vraie (sinon les adjectifs antéposés ne seraient jamais accordés non plus !) mais elle est jolie et elle a fasciné mes élèves !

alain l. · 19 juin 2017 à 17 h 13 min

Merci pour ce « truc » Charivari que je ne connaissais pas … et qui va m’être personnellement fort utile car je suis souvent obligé de vérifier mes accords de participe passé … et bien que j’aie passé l’heure de l’appliquer avec des élèves en classe … et pas que parce que les vacances approchent 😉 !!!

@t
alain

Ayleen & Kyban · 19 juin 2017 à 17 h 42 min

Tellement bien, cette façon de faire ! Je trouve ça génial ! Au lieu de reposer sur une succession de test et de techniques, elle s’appuie sur le sens profond des choses et hop ! Tout de vient plus facile :P.

Cecilez · 19 juin 2017 à 20 h 41 min

C’est marrant, c’est comme ça que je fais toujours pour trouver… peut-être que ce sont mes instits qui me l’ont appris (l’ avant = accord mais au masculin singulier 😉 dans les années 75-80 !

Charlotte77 · 19 juin 2017 à 22 h 22 min

Merci merci !

Vasseur · 19 juin 2017 à 23 h 41 min

Merci pour cette leçon de grammaire. J’en profite également pour vous adresser toute ma reconnaissance pour l’ensemble et la richesse de vos ressources dans lesquelles je puise souvent et depuis fort longtemps sans jamais vous en avoir remercié.

delchine · 22 juin 2017 à 20 h 14 min

Encore une fois génial! merci Charivari!

Mathieu · 22 juin 2017 à 20 h 44 min

J’ai bien compris que ça fonctionne dans PRESQUE tous les cas… Ce qui signifie que l’exemple suivant doit faire partie des exceptions : « la glace a fondu ». Quand j’écris « fondu », je sais ce qui est fondu. Pourtant je n’accorde pas. Ou alors, où est l’astuce que j’ai ratée ? (Et quand j’écris « ratée », je sais déjà que c’est l’astuce, donc j’accorde !)

    Charivari · 22 juin 2017 à 21 h 03 min

    Tu as raison. C’est la plus grosse exception, je crois. La règle déraille quand les verbes peuvent être conjugués aussi bien avec être qu’avec avoir sans que cela ne change le sens de la phrase (ou quasiment pas). Cela concerne peu de verbes. Ce sont les verbes de « changement d’état »
    La bombe a explosé, donc elle est explosée…
    La glace a fondu, donc elle est fondue…
    La grille a rougi donc elle est rougie…

pri · 30 juin 2017 à 16 h 50 min

Il me semble qu’il n’y a pas que les changements d’états par exemple : j’ai dormi.
ou il y a quelque chose que je n’ai pas compris ?

    Charivari · 30 juin 2017 à 17 h 08 min

    Non, j’ai dormi fonctionne (comme toutes les V intransitifs). Qu’est-ce qui « est » dormi : rien du tout, donc pas d’accord.

Sylvie · 24 juillet 2017 à 10 h 02 min

Wahou!! Je ne connaissais pas cette méthode. C’est vraiment efficace, Merci!

drouard · 6 août 2017 à 10 h 50 min

J’utilise également cette méthode reprise dans le livre « Hugo et le roi être et avoir » .. Des CE2 étaient capables d’accorder des participes passés complexes c’est génial.

drouard · 8 août 2017 à 19 h 57 min

pour certain cas la règle première entre en compte, avec « être » on accorde toujours.
Quand il y a être et avoir il y a « bataille » et « être » l’emporte (ex: ils ont été punis).

Carinne · 22 août 2017 à 14 h 45 min

C’est pas mal mais ça fait quand même beaucoup d’exceptions tout ça. Je suis désolée mais pour moi, apprendre ce qu’est un COD et un cOI est tout aussi simple. Je sais Charivari que tu es à fond pour le predicat et tout ce que ça implique, mais je trouve qu’a force de vouloir simplifier, on fini par ce compliquer la vie avec les exceptions. Merci quand même pour l’astuce que je ne connaissais pas !

    Hello Vincent · 25 décembre 2018 à 15 h 12 min

    Qu’est-ce-que tu racontes ? Le prédicat « n’implique » rien du tout sur le COD ni sur l’accord du participe passé… Ou alors tu n’as vraiment rien compris.
    Et tu nous expliqueras comment tu expliques à des élèves de primaire l’accord de « elle s’est lavé les mains » ? (Pas d’accord avec le sujet, malgré l’auxiliaire être ?) Comment formules-tu la règle de manière « aussi simple » ? Je suis curieux de la lire, ta règle…

Kat35 · 3 septembre 2017 à 23 h 34 min

Ça alors, je pense qu’on m’a appris la règle du COD placé devant etc. etc… Mais dans ma tête, j’ai toujours fait comme ça : « qu’est qui est … ? si c’est devant, j’accorde ! ». C’est donc une règle très intuitive je pense, merci de l’avoir formalisée pour nous ! (et qu’est qui est formalisé ? La règle ! Bon ben j’accorde… ^^)

Prof C. · 12 septembre 2017 à 22 h 17 min

Au collège, un élève m’a parlé de ça une fois et je n’en avais jamais entendu parler. et oui effectivement ça marche, c’est super !

Isabelle · 18 octobre 2017 à 22 h 25 min

Un autre exception : les verbes comme se succéder
— Les conférenciers se sont succédé à la tribune .
— Les remplaçantes se sont succédé dans cette classe .
Ici le pronom SE est COI – pas de COD = pas d’accord .

Mais, en tout cas cette règle me va très bien pour mes CM1-2 … je laisse les exceptions aux collègues de collège 😉 . Si déjà,tous arrivent en 6e en sans écrire un PP avec -er ou -ez et qu’ils réalisent les accords avec cette règle : je suis contente!

    charivari · 19 octobre 2017 à 22 h 15 min

    Je ne le mets même pas dans les exceptions. On ne peut pas dire « qu’est-ce qui est succédé », donc pas d’accord. La règle de Wilmet fonctionne.

Alain · 4 avril 2018 à 15 h 52 min

Avec l’auxiliaire être et un sujet postposé, Wilmet ne peut pas fonctionner. Dommage !

    charivari · 8 avril 2018 à 22 h 27 min

    Il y a quelques cas particuliers en effet, à étudier séparément. Mais quand on sait qu’il y a 13 sous-règles pour la règle traditionnelle, mon dieu, on s’accommode très bien de ces petits cas particuliers.

    Mary · 12 juin 2018 à 21 h 01 min

    Lorsque le sujet est postposé, il se retrouve bien entre l’auxiliaire et le participe passé ? Du coup c’est bon non ?
    Genre : Est-elle partie ? Le sujet est bien devant le participe passé.

    charivari · 13 juin 2018 à 9 h 53 min

    Alain parle des cas de sujets inversés, où le sujet est derrière le participe. Ce n’est pas très fréquent mais cela arrive quand même.

    C’est une cave où sont conservés des grands crus.

Mayleb · 2 mai 2018 à 19 h 47 min

Merci ! Je ne connaissais pas cette technique.

Syl · 6 mars 2019 à 4 h 04 min

Bonjour Charivari,
Merci pour la découverte de cette technique que je ne connaissais pas. Si tu as un PDF pour faire une affiche je suis preneuse. ?

Dominique · 6 mars 2019 à 8 h 13 min

Je l’ai toujours enseigné comme ça et pourtant, j’ai commencé à travailler en 1977.

    charivari · 6 mars 2019 à 20 h 17 min

    Tu ne parles pas du tout de règle différente avec les auxiliaires être ou avoir, et jamais non plus de « COD placé avant » ?
    Ceci dit, c’est très possible, vu que c’était dans les ORTH (Guion).

Eline · 11 mars 2019 à 12 h 32 min

Bonjour,
Dans la phrase : « Elle s est plongé (e??) dans la lecture . » avec cette méthode je me pose la question : est ce que je sais ce qui s est plongé ??? Ça ne veut rien dire non ?

    charivari · 11 mars 2019 à 15 h 50 min

    Pourquoi cela ne voudrait rien dire… « Qui est plongée dans la lecture ? » Elle.
    Je ne vois pas trop le problème.

Anne · 26 avril 2019 à 17 h 26 min

Merci pour cette règle simple et concrete qui parle au bon sens. Je note que dans « La cave où sont conservés les grand crus » on a plutôt un participe employé comme adjectif, voire une forme passive, donc tout simplement pas lieu d’appliquer la règle
Merci aussi pour en finir avec la distinction des verbes du 2eme groupe. Et bien dommage pour le prédicat qui avait un beau potentiel.

    charivari · 27 avril 2019 à 16 h 29 min

    Vous signalez un des deux emplois où Wilmet ne fonctionne pas: l’inversion sujet-verbe.

Clem · 7 mai 2019 à 5 h 48 min

Bonjour,
Je n’ai pas su expliquer pour cette phrase: « les glaçons ont fondu », quand on dit ce qui est fondu mon élève pense que ce sont les glaçons; ce que je trouve tout à fait logique…… comment lui présenter l’explication?

    charivari · 7 mai 2019 à 13 h 30 min

    Oui, c’est LA plus grosse exception, je crois. La règle déraille quand les verbes peuvent être conjugués aussi bien avec être qu’avec avoir sans que cela ne change le sens de la phrase (ou quasiment pas). Cela concerne peu de verbes. Ce sont les verbes que j’appelle les « verbes de changement d’état » : fondre, jaunir, changer…
    La bombe a explosé, donc elle est explosée…
    La glace a fondu, donc elle est fondue…
    Les feuilles ont rougi donc elles sont rougies…

    Mathilde · 27 mai 2019 à 10 h 25 min

    Ah punaise ! Merci, j’ai calé sur ça aussi ! J’avais proposé à mes élèves : « Les fleurs ont fané dans le vase. » et ils ont tous fait l’accord. Merci pour les précisions ! En tout cas, cette règle reste vraiment géniale.

charivari · 28 mai 2019 à 10 h 47 min

Rahla la, oui, les fleurs ont fané alors elles sont fanées. Groumpf. Pas de bol.

Léo · 4 mars 2020 à 17 h 23 min

Merci beaucoup. Cela fait quelques années que j’aurais dû réviser cette règle car je fais des fautes d’accord de plus en plus régulièrement. Je suis allé chercher la méthode sur Google à reculons car mon premier apprentissage de ces règles avait été très frustrant. Et j’ai eu la chance de tomber sur votre article qui simplifie tout ça, et pas qu’un peu !
En complément avec les commentaires dans lesquels on peut apprendre à se méfier des cas particuliers les plus courants, je me sens plus confiant que jamais pour accorder ces fichus participes passés. J’ai presque 30 ans, si ce n’était pas déjà le cas auparavant vous savez maintenant que vous n’aidez pas que les instituteurs, professeurs et leurs élèves 😉

    charivari · 4 mars 2020 à 21 h 41 min

    Merci, c’est sympa tout plein !

Cécile · 6 mars 2020 à 22 h 48 min

Génial ! J’expliquais la règle déjà comme cela (en fle) parce que je l’avais lu dans un livre de Cavanna mais je ne connaissais pas l’origine…

veronique63 · 29 mars 2020 à 12 h 12 min

Bonjour

le chienne a disparu U
pourtant j’ai écrit la chienne
donc la règle ne fonctionne pas avec auxiliaire avoir

    charivari · 29 mars 2020 à 14 h 40 min

    Si la règle fonctionne très bien avec l’auxiliaure avoir, en revanche tu utilises un verbe de « changement d’état » qui est une des 2 exceptions de Wilmet. Voir dans les commentaires au dessus.

Mathieu · 29 mars 2020 à 13 h 45 min

Bonjour!
J’aime beaucoup cette méthode et elle fonctionne très bien. Toutefois, que dire pour cette phrase: « Nous avons grandi de plusieurs centimètres. » ? J’ai bien lu le fait que la question doit être « qu’est-ce qui EST » mais là, je trouve que c’est un peu ambigüe, non ?

    charivari · 29 mars 2020 à 14 h 38 min

    Voir dans les commentaires plus haut l’exception des verbes « de changement d’état » comme fondre ou, comme tu le cites, grandir.

Mathieu · 29 mars 2020 à 13 h 46 min

MERCI beaucoup pour vos magnifiques partages!

Danielle · 5 avril 2020 à 19 h 05 min

Absolument génial ! Merci !!!

Moyenbof · 14 avril 2020 à 16 h 58 min

Bonjour,

Comment expliques-tu le non accord dans la phrase : « Des secrets, il en a découvert beaucoup. »?
Dans la règle classique, on n’accorde pas avec le pronom en car on le considère « neutre », donc on laisse le masculin singulier. Mais ici, « des secrets » et « en » sont bien écrit avant le participe passé…

    Moyenbof · 14 avril 2020 à 16 h 59 min

    * écrits…
    Oups… moi même, je m’y perds. Désolée.

    charivari · 14 avril 2020 à 19 h 50 min

    En effet, pas de différence entre la règle classique et Wilmet ici. Wilmet s’applique bien, mais ce ne sont pas les secrets qui ont été découverts, c’est seulement une « partie » des secrets, désignée par le pronom « en ». C’est subtil, mais c’est la valeur du pronom « en » qui désigne en effet une « partie » d’un tout. Cette partie n’est pas considérée comme du pluriel. La « partie des secrets » est placée avant, elle n’est pas plurielle.

Stéphane · 21 avril 2020 à 12 h 24 min

Bonjour . Superbe vidéo, j’adore. Mais ce matin , en classe virtuelle on tombe sur les phrases » Les élèves sont arrivés de bonne heure. La classe a commenc…  » Et là gros blanc! Je n’ai pas réussi à expliquer. Est-ce une exception? Merci d’avance.

    charivari · 21 avril 2020 à 15 h 02 min

    Voir les deux exceptions en fin d’article.

Hilia · 8 mai 2020 à 10 h 04 min

La règle ne marche pas pour « le peu »

En effet on écrit « Le peu de résultats que j’ai obtenu m’a anéanti » alors qu’on écrirait « Le peu de résultats que j’ai obtenus m’a suffit » puisque c’est à l’appréciation.

    charivari · 8 mai 2020 à 14 h 21 min

    Bonjour, le problème n’a rien à voir avec la technique utilisée mais avec le caractère particulier de ces noms singuliers qui désignent une quantité « plurielle ».

Marie-Josée Latour · 11 mai 2020 à 15 h 09 min

Bonjour,
Je trouve cette approche formidable, mais je viens de me buter au texte d’une élève qui écrit: Mon histoire a commencée (sic!) dans une forêt au crépuscule.
Avez-vous une suggestion pour moi?
Merci!

    charivari · 11 mai 2020 à 19 h 50 min

    Oui, voir l’exception en fin d’article 😉

Thomas · 12 mai 2020 à 3 h 43 min

Bonjour,

Merci beaucoup pour cette page qui vient balayer d’un revers de main des siècles de prise de tête. À se demander pourquoi on n’en parle pas plus de cette méthode.

Je suis assez enthousiaste mais je me demandais néanmoins si cette méthode fonctionnait avec les verbes qu’on juge généralement assez problématique du type « laisser », « donner », « faire » etc.

Je me demandais aussi si elle fonctionnait avec les pp suivis d’un verbe à l’infinitif. Je n’ai pas l’impression car si on prend ces deux phrases : « Où sont les oiseaux que j’ai entend… chanter ? » et « C’est une romance que j’ai souvent entend… chanter. » Normalement, on a « us » (car le cod fait l’action exprimée par l’infinitif) dans la première et et « u » dans la deuxième (car le cod ne fait cette fois-ci pas l’action exprimée par l’infinitif). Or, si on applique la méthode, on devrait accorder dans les deux cas car « qu’est-ce qui est entendu » ? 1) les oideaux ==> us 2) la romance ==> ue.

Serait-ce moi qui me méprend quelque part ?

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