• Idée pour un rallye lecture : faire des groupes

    Grande fan du site rallye-lecture.fr , j'ai lancé hier le troisième rallye de l'année pour mes CM1-CM2... avec une petite nouveauté.

    Je rappelle le principe :

    • je sélectionne des livres de la bibliothèque de classe qui font partie des 5000 référencés dans la base de rallye-lecture.fr .
    • Je les mets dans une caisse en fond de classe.
    • J'affiche en fond de classe les couvertures des livres (en capturant l'écran de rallye-lecture).  
    • Les élèves prennent un livre dans la caisse, patafixent leur prénom sur l'affiche pour qu'on sache qui lit quoi, lisent le livre puis, quand le livre est revenu dans la caisse, répondent à un petit QCM sur rallye-lecture.fr pour prouver que le livre a été lu jusqu'au bout. S'ils ont 4/5 ou 5/5, le livre est "validé" (considéré comme lu).
    • A la fin de la période du rallye, on compte les points, et je remets des prix aux gagnants (livres et marque-pages).

    Lors du 2e rallye de l'année, j'ai remarqué que les élèves les moins bons lecteurs étaient moins motivés : ils avaient l'impression qu'ils n'avaient aucune chance de gagner...

    Alors, pour ce 3e rallye, j'ai changé la règle du jeu, j'ai fait des groupes. Les élèves sont par groupes de 4 ou 5 et s'affrontent à l'intérieur de leur groupe. Pour faire les groupes, j'ai utilisé leur score de fluence (calcul du nombre de mots correctement lus en 1 minute), qui donne un indicateur très objectif et incontestable de leur rapidité de lecture. L'effet a été impressionnant : même mes tout petits lecteurs m'ont demandé l'autorisation d'emporter un livre chez eux ou de lire pendant la récré ! A suivre...


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  • Cartes pour apprendre les tables de multiplication

    Régulièrement, je donne à mes élèves de CM des petits bristols sur lesquels ils notent d'un côté un calcul (issu d'une table), de l'autre son résultat. Ces cartes servent à 3 "jeux" que je décris plus bas.

    Pour mes CE (oui, cette année* j'ai CE1-CE2 et CM1-CM2... et PS), j'ai décidé de leur mâcher un peu le travail et de leur donner des bristols dont une face sera pré-imprimée. Ils n'auront plus qu'à écrire le résultat au dos. Je préfère cette solution pour que les cartes soient plus jolies, d'abord, et aussi pour ancrer le fait que 3 x 7 et 7 x 3 donnent le même résultat (c'est la même carte).

    J'ai introduit une petite subtilité d'étoiles au centre de la carte (1 étoile pour les tables de 1, 2, 5 et 10,     2 étoiles pour les tables de 3 et 4 etc...). 

    A quoi servent les cartes ?

    1. A s'entrainer à la maison même s'il n'y a pas de "grand" pour m'Cartes pour apprendre les tables de multiplicationinterroger. 

    On prend une pile de carte dans la main. On en regarde une, on essaye de dire le résultat. Si on ne sait pas, on la pose sur une pile "calcul non su", et on reprend cette pile "non sue" jusqu'à ce qu'elle soit vide.

    2. A jouer au jeu n°1 : le pointeur (CE1, CE2)

    2 joueurs s'affrontent. Ils posent entre eux, sur la table, 9 cartes (face grise visible). Le joueur A pointe une carte du doigt (de son choix) sans la retourner . Le joueur B doit dire le résultat du calcul pointé. On retourne pour vérifier. Si le résultat est juste, le joueur B gagne la carte. Sinon, on repose la carte sur la table.

    Ensuite c'est au joueur B de désigner un calcul pour le joueur A etc...

    Quand il n'y a plus de cartes sur la table, le gagnant est celui qui a remporté le plus de cartes.

    3. Jeu n°2 : les matchs de table (cycle III).

    Je fais des poules de 3 joueurs A, B et C de niveau homogène.

    Le jeu se joue en 3 sets. 1er set : A est l'arbitre, B et C s'affrontent. Au set suivant, c'est B l'arbitre etc...

    A chaque set, l'arbitre prend un nombre impair de cartes (généralement 9). Il en montre une aux joueurs en annonçant le calcul "3 x 7 ?". Le premier joueur à annoncer "21 !" gagne la carte. Si on annonce un résultat faux, c'est l'adversaire qui gagne la carte.  A la fin, le  gagnant est celui qui a remporté le plus de cartes.

    Avec mes CM, je fais des poules comme dans les clubs de sport. Les poules sont appelées National 1, Régionale etc... Chaque semaine, on fait un match. Le gagnant de sa poule "monte" et le perdant "descend".  

    Cela prend environ 10-15 minutes par semaine. Pendant que les élèves jouent, je corrige les tests de ceintures de tables, comme cela, ils ont leur résultat en direct live.

    Cartes pour apprendre les tables de multiplication


    Si le principe des cartes recto-verso vous a plu, vous aimerez peut-être :

    Si vous cherchez des idées pour travailler et/ou évaluer les tables de multiplication :

     (*) l'article original date de 2012

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  • Depuis trois ans, j'utilise dans ma classe un dispositif individualisé, inspiré de cet article de Bruce Demaugé. Je vous explique :

    Chaque élève a un carnet de mots (pas un carnet de vocabulaire, hein, un carnet d'orthographe : on n'y copie pas les définitions). Il doit savoir écrire les mots qui sont dedans... Jusque-là, rien d'original. Ce qui l'est plus, original, c'est qu'aucun élève n'a les mêmes mots dans son carnet. Comment est-ce possible ?

    Quand je corrige les cahiers, à chaque fois que je rencontre un mot mal écrit ou mal copié (et que je pense que c'est un mot que l'élève devrait savoir écrire), j'écris dans son cahier "carnet :" et je recopie le mot correctement.

    Chaque matin, en arrivant, les élèves recopient ces mots dans leur carnet personnel.

    Une fois par semaine, en atelier, ils font un "match" : ils travaillent par deux, révisent leurs mots, puis s'interrogent l'un l'autre. Quand un élève a su écrire un mot correctement, son partenaire dessine un petit rond vert à côté du mot. Ainsi, au premier coup d'oeil, en ouvrant le carnet, on voit les mots qui n'ont aucun rond vert et ceux qui en ont trois ou quatre... L'élève sait rapidement quels mots il doit revoir en priorité.

    Quand l'élève revoit ses mots à la maison, c'est pareil : j'invite les parents à colorier un petit rond vert à côté des mots que l'élève a su écrire.

    Je suis vraiment contente de ce système. Je peux différencier facilement, donner à revoir des mots très faciles aux élèves en difficultés, et, inversement, des mots moins courants aux très bons élèves. Les élèves s'approprient vraiment l'outil.

    Un point, cependant, ne me satisfaisait pas totalement : le sort réservé aux mots rencontrés dans les dictées. Tous les jours, je dicte une  phrase ou deux (dictée flash). Les élèves recopient ensuite dans leur carnet les mots qu'ils n'ont pas su écrire. Le jeudi, je dicte un texte plus long qui reprend les difficultés et les mots des dictées flash. Là, il arrive qu'un élève fasse des erreurs sur un mot qu'il n'avait pas écrit dans son carnet, donc pas revu, parce qu'il l'avait écrit correctement dans la dictée flash.

    Pour résoudre ce problème, j'ai trouvé une astuce dont je suis ravie, et dont je découvre tout plein d'effets positifs collatéraux. La voilà :

    Une fois par semaine, je leur fais présenter leur cahier de la manière suivante :

    L'orthographe lexicale : comment aider les élèves ?

    Puis, je leur dicte les mots de la semaine suivante, ceux qui serviront dans les dictées. Ils choisissent dans quelle colonne ils les copient. J'explique aux élèves que le but est de réaliser le meilleur score possible. Seuls les mots qui sont copiés dans la colonne de gauche seront comptabilisés : +1 pour chaque mot bien écrit et -1 pour chaque mot mal écrit.

    Les élèves comprennent vite qu'il ne faut écrire à gauche que les mots dont on est sûr...

    Je dicte tous les mots, on les corrige, on compte les points et... les élèves recopient dans leur carnet tous les mots de la colonne de droite, même ceux qui étaient bien écrits (+ les éventuels mots erronés de la colonne de gauche).

    Je suis ravie de ce système. Les élèves sont obligés de prendre conscience de leur "degré de confiance" dans leur orthographe lexicale. Certains ont peu confiance en eux et cela se voit tout de suite : ils ont beaucoup de mots justes dans la colonne de droite. L'outil est un moyen très simple d'encourager ces élèves à se faire confiance, aussi.

     

    Foire aux questions

    Quand un élève écrit mal un mot, est-ce qu'il trace un rond rouge sur son carnet ?

    Non, on écrit seulement les ronds verts. Si l'élève n'a pas réussi à écrire le mot, il n'y a pas de rond vert, c'est tout.

    Sur quel support tes élèves écrivent-ils leurs mots : carnet ? Répertoire ? Cahier ?

    J'ai essayé le répertoire. J'aimais beaucoup le principe de leur faire travailler l'ordre alphabétique à peu de frais. En revanche, les répertoires sont le plus souvent à petit carreaux, et les élèves avaient un mal fou à écrire correctement dedans. Les répertoire en réglure Seyes existent mais ils sont beaucoup plus chers, hors budget pour ma classe.

    J'ai aussi essayé le carnet "fabriqué maison" : l'objectif était que les élèves écrivent leurs mots par nature. Il y avait des pages pour les noms, des pages pour les verbes etc... Je ne suis pas très satisfaite du système car ces carnets sont peu durables, et que les mots mal "rangés" génèrent plein de ratures. Sans compter le fait que je devais relire plus souvent leurs carnets pour m'assurer qu'ils avaient rangé correctement leurs mots.

    Bref, pour l'année prochaine, j'ai tout simplement commandé des petits cahiers fins (48p). Les élèves y écriront leurs mots en colonne, tout simplement.

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  • Cet après-midi, en une heure, nous avons réalisé une jolie oeuvre collective pour poursuivre notre travail sur la 3D (sculpture sur savon, personnages en fil de fer...)

    Oeuvre collective en 3D pour les nuls

    L'idée vient de là : clic


    Matériel
    : 12 bandes de papier colorées par élève. Un bâton de colle.
    J'ai utilisé du papier un peu épais (160g) aux couleurs vives. J'ai coupé des feuilles A4 en 4 (pour obtenir des rectangles de 21 par 7,5 environ, mais toutes les tailles fonctionneront du moment que les rectangles sont tous pareils)

    Remarque 2 :
    j'ai testé ensuite : la construction du cube fonctionne parfaitement avec du papier 80g ordinaire et c'est moins difficile à plier.Cela donne l'occasion de se rendre compte de la rigidité du cube obtenu comparée à la souplesse du papier de départ.

     

     

    Étapes :

    1. plier toutes les bandes en 2 en marquant bien le pli.

    2. réaliser deux "carrés" comme le socle de la construction de Rebecca :

    Oeuvre collective en 3D, pour les nuls

     

    3. monter les piliers sur le carré-socle puis coller le chapeau (seule étape un peu délicate).
    Astuce : conseiller aux élèves de pré-encoller les 4 coins du chapeau, plutôt que les piliers. Ils encollent les 4 coins, puis posent le chapeau et serrent pour que la colle adhère bien.

    Oeuvre collective en 3D pour les nuls

    4. Créer une structure collective (j'ai fait deux groupes de 14-15 élèves, donc deux sculptures)

    Oeuvre collective en 3D, pour les nuls

    Le tout se fait bien en une heure.

     

     

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  • Je remonte ce vieil article en perspective de l'Euro de foot
    de la fin de l'année. Ça peut dépanner... 

    Coupe du monde : Défi maths en Segpa ou CM

    v3 : correction du défi 6

    Pour finir l'année avec mes Segpas, je leur ai préparé un petit défi maths sur le thème du foot (il n'est pas trop typé "coupe du monde" : il "marchera" toujours l'année prochaine et les années suivantes...).

    Si vous avez des CM, cela devrait leur plaire aussi.

    Vous pouvez détourner l'usage du défi et vous en servir en rituel du matin. Ou bien en faire des cocottes en papier :D c'est vous qui voyez !

    Lire la suite...

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  • J'ai des CM1-CM2. J'ai écouté d'une oreille distraite (mais amusée quand même parce que l'introduction de N Vallaud Belkacem était très forte : allez voir, c'est drôle et excellent, clic) des morceaux de l'intervention de notre Ministre sur ce sujet.

    J'ai parcouru les ressources proposées... La plupart sont plus pensées à destination de collégiens ou de lycéens plutôt que d'écoliers.

    Bien sûr, il y avait notre fameux Vinz et Lou, à voir absolument, pour, sur ce sujet, 2 épisodes : Tout n'est pas toujours vrai sur internet, et Attention Canular (je les mets tout en bas de l'article si vous voulez rigoler un coup). Mais mes élèves les ont déjà vus l'an dernier.

    En fait, je ne me sentais pas très concernée par le sujet. Pas très inquiète : dans ma campagne, je me disais que mes élèves n'étaient pas encore trop touchés par ces discours complotistes. J'ai donc laissé le sujet dans un coin de ma tête (le coin où je range tous les sujets qu'il faudrait étudier si j'avais le temps mais bon, non), jusqu'à ce que mes élèves me renvoient deux alertes à quelques jours d'intervalle. L'un m'a demandé pourquoi il y avait le symbole des illuminati quand j'ai projeté la Déclaration des Droits de l'Homme, et deux autres m'ont certifié que les phénomènes paranormaux dont nous entendions parler dans le roman que nous étions en train de lire "existaient en vrai", qu'il y avait des extra-terrestres tout autour de nous et que on-vous-jure-même-qu'on-l'a-vu-à-la-télé-maitresse.

    Là, j'ai déterré le fameux sujet du coin de ma tête et j'ai demandé à la communauté enseignante de Twitter comment ils avaient traité le sujet avec leur classe de CM.

    Et j'ai reçu cette réponse :

    Esprit critique, en primaire, contre les théories du complot et autres conspirations

    Alors, je suis allée voir le fameux reportage. C'était exactement ce qu'il me fallait. Je vous laisse découvrir la bande annonce, vous comprendrez tout :

    Vous avez pigé ? Sur une idée de Thomas Sotto (journaliste présentateur de la Matinale d’Europe 1), des élèves de CM2 ont interviewé leur personnel de cantine, filmé leur restaurant scolaire, et monté deux films : un vrai et un bidon, avec exactement les mêmes images et les mêmes interviews de base.

    Pour utiliser cette idée géniale en classe, voici comment je vais m'y prendre :

    1. Je vais commencer par, sans préambule, sans annoncer le "titre" de la leçon, leur montrer seulement le reportage bidon, celui de la cantine-catastrophe, sans leur dire, bien sûr, qu'il est bidon : reportage à montrer de 7:19 à 8:36

    2. Je les laisserai s'exprimer... Je préciserai que les gens interrogés ne sont pas des acteurs, qu'ils disent la vérité. Je ferai remarquer la "forme" du reportage, avec la voix off qui nous "commente" les images et les interviews. Je leur demanderai s'ils ont déjà vu des reportages de ce type (c'est une forme très classique).

    Et ensuite, seulement, je leur montrerai l'intégralité du reportage (clic) 

    3. ...


    En prolongement, Christophe Gilger nous propose cette sélection bien sympathique de 22 sites canulars : clic pour classetice.fr


     

    Idée 2 : Cédric témoigne en commentaire "Pour prolonger cela, mes élèves ont eu l'idée de faire un article dans le journal de l'école dans le même esprit : 2 articles avec les mêmes photos mais avec deux points de vue opposés."


    Si vos élèves ne les ont pas encore vues, voici les vidéos de Vinz et Lou, accessibles dès le CE2 (si vous n'avez pas internet en classe, les vidéos sont vendues en DVD, clic ):

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  • J'ai créé une page Facebook. Me voilà moderne... J'y mettrai des infos sur les nouveaux articles que je publierai.

    C'est là : clic

     


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