• Skolinks Trouver des classes à l'étranger avec qui correspondre

    Je me lance dans un projet "autour du monde" cette année avec plein de classes francophones de partout : Maroc, Islande, Guyane, Québec, Australie....

    Pour trouver ces partenaires, j'ai eu la chance de pouvoir utiliser mon blog, mais j'avais, avant, été m'inscrire sur www.skolinks.com, un site gratuit et vraiment sympa pour dénicher des correspondants.

    Le site a été créé par une association (française), Skolidarité.

    Le principe est simple : si vous êtes enseignant (école primaire, collège, lycée…) et que vous voulez mettre en place un projet avec votre classe (culturel, linguistique…), vous avez la possibilité de contacter les autres enseignants inscrits sur le site.

    Le site est totalement gratuit et sécurisé. L'outil est convivial mais contrôlé à la différence des réseaux sociaux. « Aucune information personnelle n’est communiquée. Les jeunes ou les enseignants se contactent par la messagerie du site. Tous les portraits sont modérés avant leur mise en ligne. Les membres peuvent signaler les messages indésirables. »

    De la Nouvelle-Zélande au Canada en passant par le Cambodge

    Aujourd’hui, Skolinks compte plus de 700 enseignants d’une soixantaine de pays et de nombreux projets ont déjà vu le jour grâce au site.

    Plus d’informations : skolinks.com (site gratuit pour les jeunes et les enseignants qui recherchent des correspondants dans le monde) ou écrire à administration(arobase)skolinks.com

     

     

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  • Cette année, je vais avoir des CM2, avec des niveaux... variés (rien d'inhabituel) et pour ma première classe-rien-qu'à-moi, j'avais envisagé de proposer des Plans de Travail à mes élèves.

    [Qu'est-ce qu'un Plan de travail (PdT) ? C'est un document que l'on donne aux élèves présentant les travaux qu'ils auront à faire sur 1, 2 ou 3 semaines. L'élève fait les exercices qu'il souhaite dans l'ordre qu'il souhaite, avec parfois des contraintes et souvent des objectifs personnalisés, du type "réussir tant d'exercices dans telle catégorie". Les PdT peuvent être différenciés.]

    J'ai un peu étudié la question, et rencontré dans l'été des copains dont le fils travaille ainsi en CM. J'ai vu son cahier, écouté ses difficultés, pesé les avantages et inconvénients du dispositif... et décidé de ne pas utiliser les PdT. Je vous livre les avantages et inconvénients que j'ai identifiés, et qui expliquent ma décision :

    Avantages :

    • L'apprentissage de l'autonomie
      Avec les PdT, ce sont les élèves qui choisissent les exercices qu'ils vont faire (au moins leur ordre). Ils lisent seuls la consigne, et font leur exercice seuls. 
    • La différenciation
      L'idée du plan de travail, c'est d'adapter les objectifs de chacun à ses besoins et ses possibilités. C'est donc un outil de différenciation. Dans certaines classes, les enseignants donnent le même PdT à chacun avec des objectifs différents (Gudule devra réussir 4 exercices "soleil" quand Barnabé aura pour objectif de réussir 7 "fleurs"). Dans d'autres, l'enseignant prépare 3 ou 4 PdT différents en fonction des besoins de ses élèves et deux voisins peuvent donc avoir des PdT complètement différents.
    • Visibilité de ce qui va être travaillé.
      Avec les PdT, les élèves ont sous les yeux les compétences qui vont être travaillées pendant la période du plan. Ils se rendent mieux compte de ce qu'ils apprennent.
    • Disponibilité de l'enseignant.
      Grâce à ce dispositif, pendant que les élèves travaillent sur leur plan, l'enseignant est disponible pour, par exemple, s'occuper en priorité d'un petit groupe d'élèves. Il peut passer plus de temps "personnalisé" avec les élèves qui en ont plus besoin, au plus près de leurs difficultés.

    Inconvénients :

    • Ce dispositif conduit à différer ou même supprimer la correction collective. Or, parfois, cette correction collective, toute proche du moment où les élèves ont travaillé,  me semble nécessaire. C'est le moment où les élèves confrontent leurs difficultés, passent au tableau, écoutent les questions des autres, et les réponses apportées. Je trouve que beaucoup de choses se jouent là et cela m'ennuie que cette correction n'ait pas lieu juste après que l'élève ait travaillé sur l'exercice (voire qu'elle n'aie pas lieu du tout).
    • Avec les PdT, les bons élèves (et même parfois, les moyens) sont beaucoup "tout seuls" et j'aurais l'impression de les abandonner.
    • Avec les PdT, le maitre doit estimer à l'avance combien d'exercices vont être faits, pour chaque compétence, sur la durée du plan.
      Ca c'est difficile pour moi. Parfois, je prévois de ne faire qu'un exercice sur une compétence, et je décide d'en faire un ou deux autres le lendemain parce que je me rends compte, en corrigeant les cahiers du jour ou à l'occasion de la correction collective, que c'est mal passé. Je sais que mes estimations "à l'avance" ne seront pas toujours fiables et le manque de souplesse du dispositif me gêne donc.
    • Avec les PdT, les élèves paresseux peuvent plus facilement "se la couler douce". J'ai l'impression qu'avec certains élèves, moins on leur en donne, moins ils en font. Il me semble aussi que le fait d'avoir beaucoup moins de contrainte de "temps" donne l'illusion aux élèves qu'ils ont deux semaines devant eux et qu'il est inutile de se presser. Certains vont mettre une demi-heure à se mettre au travail et cela se verra moins que dans un dispositif traditionnel. Bref, il me semble que les PdT ne tirent pas tout le monde vers le haut. Je préfère écrire au tableau quelques exercices "pour les plus rapides", voire préparer ponctuellement quelques feuilles de support ou d'exercices spécifiques pour les élèves qui ont des difficultés particulières.

    Voilà où en est ma réflexion. Finalement, cette organisation en Plan de Travail me semble moins baguette-magique que je l'avais cru au départ. Ceci dit, je sais que chaque dispositif est efficace dès lors que le maitre se l'approprie et est conscient des faiblesses du dispositif en question. Je sais que celui-ci ne me convient pas,  mais qu'il conviendra très bien à quelqu'un d'autre (et à ses élèves) dès lors qu'on aura trouvé les moyens de :

    • ne pas laisser les élèves (y compris les bons) trop seuls derrière leurs cahiers,
    • faire des retours fréquents et collectifs sur les difficultés rencontrées,
    • prévoir des plages de temps dans la journée pour assouplir le dispositif, rajouter un exercice collectif par ci par là si besoin,
    • corriger les exercices faits autant que possible au fil de l'eau pour pouvoir réagir vite avec un élève ou un groupe d'élève qui n'a visiblement pas compris.
    • être toujours exigeant sur le soin, l'écriture, la "forme",
    • être toujours exigeant sur la quantité de travail produite par chacun, tous les jours, sans attendre l'évaluation du plan à la fin,
    • adapter la durée du PdT à l'âge des élèves (sur 1j à une semaine pour des CE à pas plus de 2 semaines pour des CM, à mon avis) .

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  • C'est peut-être le moment pour vous de choisir des livres pour renouveler la bibliothèque de classe, ou investir dans une ou deux séries de livres pour l'école. Voici mes coups de coeur, pour des CM :

    (Pour chaque livre, cliquez sur la couverture ou sur le titre pour lire d'autres commentaires ou informations sur Amazon).

     SOS ange gardien, de Véronique Delamarre Bellégo

    Voici l'histoire de Kevin, qui traverse une mauvaise passe : le collège, les copains, la famille, tout va mal. Comment les choses pourraient-elles s'arranger ? Il y aurait bien un moyen : appeler très fort son ange gardien et le supplier de voler à son secours. Mais encore faudrait-il que les anges existent... Une nuit, alors que le jeune garçon pense avoir touché le fond, l'ange arrive : et surprise, c'est une jeune fille, pleine d'humour...

    J'ai beaucoup aimé ce livre écrit dans un style très enlevé, très facile à lire, et qui se lit d'une traite. Plein de tendresse  et d'optimisme. 

     

    Avant le nuage, d'Olivier Ka.

    Genre : Fantastico-réaliste. Gaston est un grand fumeur. Un certain dimanche de printemps, tous les bureaux de tabac étant fermés, il se retrouve sans cigarettes et se rend compte à ce moment là à quel point il est dépendant. Arrêter de fumer c'est très difficile, le mieux est de n'avoir jamais essayé... Et si c'était possible ? Retourner dans le passé, avoir à nouveau la chance de refuser sa première cigarette, c'est le pari qu'essaiera de relever Gaston, aidé par un vieil homme inventif qui possède la solution miracle.

    Le tout est bien écrit, plein de suspense, et décortique bien le mécanisme qui conduit à accepter la première cigarette. C'est, enfin je l'espère, très efficace pour persuader des préados de n'y point toucher !

    Momo, petit prince des Bleuets

    Pour Momo, l'été s'annonce interminable à la cité des Bleuets. Du jour où il s'inscrit à la bibliothèque, le cours de ses vacances change. Momo se met à lire avec passion et fait la connaissance de monsieur Edouard, un extravagant instituteur à la retraite.
    Ensemble, ils ont de grands projets...

    Beaucoup de tendresse dans ce livre où on aborde, en vrac, l'isolement (de celui qui ne part pas en vacances, de la personne âgée...), le bonheur de lire, l'amitié intergénérations... Un vrai coup de coeur pour moi.

     

     

    La quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un monde à l'autre

    Roh la la, comme j'ai aimé toute cette série ! (il y a 3 séries de 3 tomes, mais chacun a un début et une fin). Et mon ado de 9-10 ans aussi. Il les a dévorés !

    Genre Fantastique - "Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable... "

    Voici un livre vraiment très très bien écrit (l'auteur était prof de français), plein d'aventure, d'amitié, de héros attachants aux personnalités affirmées... Vraiment une trouvaille. Comme c'est un peu long, je conseille de le faire en lecture offerte, au moins pour les premiers chapitres, pour accrocher les élèves et leur donner envie de lire la suite.

     

    A comme voleur de JC Mourlevat

    Un adolescent livré à lui-même dans un appartement "prend ses repas" au supermarché du coin où il trouve une des caissières magnifique. Après lui avoir volé, puis rendu, son sac, il essaie par tous les moyens de lui offrir un billet d'avion pour le Brésil où se trouve sa famille qu'elle voudrait bien revoir, élément qu'il a appris en lisant une lettre dans son sac à main. Comment va t-il s'y prendre? Y arrivera t-il ?

    Là encore un livre tendre qui évoque aussi les soucis d'un ado d'aujourd'hui, "oublié" par sa mère. JC Mourlevat (l'auteur de L'enfant Océan) écrit toujours aussi bien. Dans le genre "aventure",  j'ai aussi beaucoup aimé La rivière à l'envers, Tome 1 : Tomek, du même auteur.

     

    Le Garçon de nulle part

    Genre Fantastique. Pendant des années, les parents de Mandy Jones ont servi de famille d'accueil à bon nombre d'enfants abandonnés ou maltraités. Quand la toute petite Rose, enfin heureuse, enfin rassurée après trois ans passés chez les Jones, leur est arrachée pour être confiée à sa pimbêche de "vraie" grand-mère, la famille Jones décide d'arrêter. Mais une nuit, l'assistante sociale débarque avec un étrange garçon. Le même âge que Mandy et vêtu d'un accoutrement bizarroïde : combinaison noire, gants de soie, boîte en argent à la ceinture. Pour lui, pour sa douceur, pour son malheur, pour vaincre son mutisme, les Jones décident de rempiler...

    J'ai été captivée par l'histoire. Voilà encore un livre que j'ai été triste de quitter.

      

    La préférée de Sylvaine Jaoui

    Emma a douze ans et sa vie n’est guère facile depuis que l’on a découvert que sa petite sœur Aliénor était autiste. Ses parents ont déménagé pour s’installer à Paris, sa mère a arrêté de travailler pour se consacrer exclusivement à Aliénor, qu’elle refuse de scolariser dans une école spécialisée et son père fuit en passant le plus clair de son temps au travail. Emma ne parle à personne dans son nouveau collège, n’invite personne chez elle pour ne pas avoir à parler de sa situation. Sa seule passion, le piano. Elle travaille beaucoup, répète inlassablement les morceaux qu’elle doit jouer à l’audition dans quelques jours. Mais sa mère a décidé d’y emmener Aliénor, malgré l’opposition d’Emma qui redoute une crise d’Aliénor. Pour couronner le tout, Emma apprend que le professeur de musique amènera toute sa classe à l’audition. Emma n’en peut plus, elle se sent profondément découragée, veut renoncer à ses rêves et décide de quitter la maison...

    Un peu à contrepieds du discours habituel (ici, on ne parle quasi pas des difficultés de la petite fille autiste, mais de celles de sa soeur), voici un livre court, très tendre, qui pose aussi de vraies questions.

     

    L'apprenti d'Araluen

    Genre : Aventures.

    Will rêve de devenir chevalier, comme son père, mort en héros au combat. Mais c'est un tout autre destin qui lui est réservé! Il sera l'apprenti du sombre Halt, un Rôdeur aux pouvoirs troublants, défenseur secret du royaume d'Araluen. Pour maintenir la paix du domaine, Will doit apprendre la dissimulation et devenir une ombre parmi les ombres. Mais il lui faut faire vite, car le seigneur Morgarath menace de reprendre le pouvoir par le feu et le sang.

    Pas de magie, dans ce monde qui ressemble un peu au nôtre (à l'époque du Moyen-Âge), avec juste quelques créatures imaginaires. Mais de l'aventure, des héros héroïques, du supense, des bons sentiments... Le tout écrit de manière agréable et sans temps mort. Nous lisons ici le tome 1, mais je serais étonnée que vos élèves n'aient pas envie de lire les suivants.

     

     

    Spinoza et moi de Sylvaine Jaoui

    On raconte qu'il sort de prison. Il aurait fait des trucs pas terribles quand il était jeune. Il a des tatouages partout et tient le café en face de mon immeuble. Lorsque Sacha croise la route de cet homme mystérieusement appelé Spinoza, sa vie est sur le point de prendre une mauvaise tournure. Ses notes sont en chute libre et il commence à fréquenter les caïds du collège. Mais cette rencontre va bouleverser sa vie d'une façon imprévue...

    Un héros bien ancré dans le réel, qui va se faire sauver de la "noyade scolaire" par un repris de justice. Un style enlevé, du rythme, du suspense et de la tendresse... Encore un coup de coeur (notez que j'aime beaucoup les livres de Sylvaine Jaoui, même si je ne les mettrai pas tous ici !)

     

     

     

    Un violon dans la nuit

    Après ses grands-parents, c'est sa vieille tante Esther qu'Alexandra réussit à faire enfin parler.
    Son premier violon brisé dans un wagon, un numéro tatoue, l'horreur des camps... et la force vitale de la musique. Alexandra comprend peu à peu le silence lourd qui pesait sur l'histoire de sa famille, l'histoire de son pays.

    Album court et bouleversant, très bien servi par les illustrations de Pef. A lire en réseau avec "le professeur de musique", ci-dessous.

     

     

    "Le professeur de musique" de Yael Hassan

    Comme chaque année, Simon Klein, vieux professeur de musique, affronte la rentrée scolaire avec appréhension. Il manque d'autorité, de fermeté. Mais sa dernière année avant la retraite lui réserve plus d'une surprise. La passion d'un petit garçon pour le violon va l'aider à se délivrer d'un trop lourd fardeau.

    J'ai été complètement chamboulée par ce livre. Je vous mets le commentaire de choicirunlivre.com :

    De la première à la dernière page, ce magnifique roman nous fait vibrer d'émotion. Pas à pas, nous participons à la résurrection de Simon, qui jusqu'à présent s'était contenté d'errer en courbant l'échine; le moment est venu pour lui de changer le cours de sa vie. Il a souffert, mais il avait préféré s'apitoyer sur lui-même. Malik va lui apprendre qu'il n'est jamais trop tard, ce qui est une belle leçon de vie. Avec une grande sensibilité, l'auteur nous fait partager son amour de la musique, les horreurs de la déportation, les souffrances des peuples persécutés. On ne peut rester insensible à tant de richesses. Un livre d'exception, à lire absolument.

     

    Poisson d'argent

    Ils l'ont appelé " Malheur ". Parce qu'il était le 13e à rejoindre la bande de la ligne D, qui vit dans les couloirs du métro. Des malheurs, il n'y a que ça, dans l'univers sans pitié des enfants de la débrouille. Bien sûr, il y a la grande Mila, mais son bonheur à lui, minuscule, est caché dans sa chaussure. Un bonheur en papier, fait de consonnes et de voyelles, légué par une grand-mère très tendre. Va-t-il lui ouvrir enfin le chemin de la liberté ?

    Ma fille de huit ans (bonne lectrice) est revenue avec ce livre, emprunté à l'école. Pour la première fois de sa vie, elle avait été chamboulée par un livre, conseillé par son maitre. Le soir, elle voulait absolument que je le lise. J'ai dit "oui oui plus tard". Elle a insisté. Le lendemain matin, elle m'a demandé si je l'avais lu. Je lui ai dit que non, que je finissais d'abord mon livre en cours. Alors ce jour-là, un mercredi, alors que je préparais ma classe, elle est revenue à la charge. Et quand je l'ai à nouveau repoussée ("plus tard, j'ai du travail"), elle s'est assise par terre à côté de moi et a commencé à me lire son livre. Elle n'avait jamais fait cela auparavant (parfois, c'est moi qui lui lis le début d'un livre que j'aime, pour lui donner envie de lire la suite. Alors là, elle a fait la même chose).
    Et j'ai été séduite. J'ai d'abord écouté sa petite voix appliquée d'une oreille distraite, en continuant à préparer mes journées de classe, puis j'ai posé mon crayon, je me suis assise par terre à côté d'elle, et je l'ai écoutée, jusqu'à la fin.
    J'ai été bouleversée, comme ma choupinette de 8 ans.

    C'est sans doute le plus beau livre de cette sélection. En tous les cas, mon préféré.


     

    Plein d'autres livres que j'aime beaucoup pour des CM : clic

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  • Dans la même collection que les fameux "Ateliers de lecture" que vous connaissez sans doute, Nathan vient de sortir des "ateliers de vocabulaire" (du CP au CM1). Le niveau CM2 n'est pas encore sorti, mais je me suis commandé le CM1, "pour voir".

    Franchement, c'est... une merveille. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas enthousiasmée sur un outil comme cela.

    Il y a quelques années, j'avais écrit ici un article pour parler d'une approche plus thématique du vocabulaire. J'en avais un peu ras-le-bol de voir que tous les ans les élèves font une leçon sur "les synonymes", "les familles de mots" etc... Alors j'avais imaginé d'entrer dans les leçons par thèmes, et, sur chaque champs lexical, de parler de synonymes, d'expressions, de formation des mots, de niveaux de langue...

    C'est exactement ce que propose ce fichier. "J'en ai rêvé, Nathan l'a fait".  

    Je vous donne un exemple : dans le cahier CM1, il y a un chapitre sur le portrait physique (et un autre sur le portrait moral). Alors le chapitre est divisé en objectifs, avec une page entière d'exercices par objectif : 

    1. J'apprends des mots (l'élève découvre un imagier en lien avec le thème étudié, avec un lexique). Ici, il découvrira ce qu'est un nez busqué, un teint hâlé, ou blême (...) avec une page d'exercices.
    2. J'apprends à catégoriser (il s'agit de "ranger" les mots, par exemple pour distinguer ce qui décrit la silhouette de ce qui décrit la voix)
    3. J'apprends à construire des mots (travail sur préfixes-radicaux-suffixes)
    4. Je comprends les synonymes
    5. Je comprends les contraires
    6. Je différencie les niveaux de langue
    7. Je distingue le sens propre du sens figuré
    8. Je comprends le sens des mots (homonymie et polysémie)
    9. Je comprends les expressions et locutions
    10. J'apprends à utiliser le dictionnaire  (ordre alpha, mots repères...)
    11. Je mémorise les mots appris (rebrassage...)

    ... Et c'est à peu près la même chose avec les mêmes objectifs (quasiment) pour chacun des 8 thèmes étudiés, à savoir, pour le CM1 : le portrait, les émotions, la forêt, la mer, les métiers...

    Voilà. Il n'a qu'un défaut, à mon avis : son prix (5,5€ au CP et CE, mais 7,5€ par élève au CM1).  7,5€ par élève, ce n'est pas facile à dégager, surtout pour un fichier de vocabulaire, mais s'il vous reste un petit peu de budget, je pense que c'est vraiment un bon bon investissement !


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    Une nouvelle affiche sur les règles de l'école

    J'ai à nouveau traduit (avec quelques aménagements personnels) une jolie affiche trouvée sur Pinterest. Cliquez sur l'image pour la retrouver dans mon article "affichage".

    Je remonte ce com (#1) de Manou :

    "Je me faisais la réflexion récemment que le dernier message, "Travaille dur", est rarement donné de manière aussi explicite par l'école.
    Ce sont les parents de certaines familles qui le disent, explicitement, à leurs enfants.
    Je me demande si cela n'explique pas, en partie, les différences de résultats de nos élèves.
    Bref, même si cela surprend un peu mes yeux, je crois que nous avons le devoir, pour maintenir "l'ascenseur social", de dire ce message à tous les élèves, y compris à ceux qui ne l'entendent pas à la maison : "il faut travailler pour réussir".

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