Cahier de réussite en maternelle (modifiable)

mcST_ip2Y6wy4bNleWuYn2h0pkM@500x375

Novembre 2016 : Je suis inondée de demandes pour recevoir ce cahier de réussite. Jack (l’auteur du blog Danger école) m’a donné son accord, donc je le remets à nouveau en ligne ici, en format pdf ET en format modifiable.

Rappel 1 : Jack, du blog Danger école, est l’auteur de la plupart des dessins de ce doc. Il a publié et mis en vente tout récemment (mi 2016) un pack de 250 nouveaux dessins spéciaux pour illustrer vos cahiers de réussite (ou cahiers de progrès ou de suivi, bref…). Ils sont bien plus jolis et complets que ceux que j’avais utilisés. Allez voir, achetez-les (il vit de ses dessins, désormais)…

Rappel 2 : je ne souhaite pas que ce document soit proposé en téléchargement ailleurs (même sur un site de circo) ni que les cahiers que vous fabriquerez et qui utiliseront ma trame soient proposés en téléchargement. Je mets en ligne, exceptionnellement, la version modifiable du fichier, pour vous simplifier la vie dans vos écoles, mais je ne souhaite pas que cela se retrouve sur le net.

Pour télécharger le cahier-de-progrès en Pdf

Pour le document modifiable, je l’ai coupé en deux parties (aidément fusionnables sur votre PC) parce que sa taille dépasse la limite de stockage autorisée ici.

Pour télécharger la première partie du fichier modifiable (powerpoint) : clic
Pour télécharger la deuxième partie du fichier modifiable : clic

Genèse, explications sur le fonctionnement :
Cahier de réussite

Je n’ai jamais été fan des livrets de compétences trop analytiques, pleins de compétences hyper détaillées.  
Ici, le but n’est PAS de montrer tous les progrès, de montrer toutes les étapes de la programmation. Le but, c’est que l’élève se voie grandir, se voie progresser, au fil de « grands jalons ».

J’ai imaginé 16 compétences, sur lesquelles les élèves progressent en 7 étapes, donc. 7 couleurs.

Comment ça marche ?

– en début de PS, on distribue le « cahier de  progrès » (ou cahier de réussites) sur feuilles blanches. Il se présente sous forme de cases illustrées. Chaque case blanche est un « progrès » à venir.

– au fur et à mesure des progrès de l’élève, on colle des petites cartes colorées dans les cases des compétences acquises. Le cahier se « colore » quand l’élève progresse (par exemple : jaune clair, rose, orange, rouge, vert, bleu puis « or »). Le cahier repart régulièrement dans les familles, coloré des nouvelles petites cartes.

J’ai cherché à bannir notre jargon, à utiliser au maximum des mots compréhensibles des parents (et des enfants). J’ai aussi essayé de mettre des objectifs très concrets, bien mesurables et objectifs (si possible).

Le tout est illustré par des dessins de Jack (dangerecole.blogspot.com) ou de la base LecturePlus.

J’ajoute quelque conseils IMPORTANTS liés aux retours que j’ai reçus  :

1. Pour que ce dispositif soit gérable, il ne faut pas chercher à y mettre tout ce que vous évaluez d’habitude. Sinon, vous courez à l’échec parce que, dans ce dispositif, on réévalue les compétences tant qu’elles ne sont pas acquises. Si vous y mettez autant d’items que dans vos évals actuelles, vous allez passer vos journées à évaluer.

2. Je vois des cahiers de progrès où les collègues cherchent à mettre toute leur programmation. Par exemple, il y a des items comme « trace des lignes brisées, trace des boucles… ». Ce n’est pas le rôle du cahier de progrès de faire un catalogue de tout ce qu’on travaille dans l’année. Il faut sélectionner quelques étapes-clefs, peu nombreuses, comme « marqueurs de progrès ». Les parents verront bien que vous avez travaillé les boucles et les ponts quand ils feuillèteront le cahier : ne culpabilisez pas en laissant cela de côté (sinon, vous ne tiendrez pas l’année avec ce dispositif).

3. Il faut absolument distribuer autant que possible les images au fil de l’eau, chaque jour, et ne pas attendre des moments d’évaluation formalisés, pour les mêmes raisons que ci-dessus. Avec ce dispositif, vous évaluerez moins, formellement, en fin de période, mais vous appuierez + sur vos observations quotidiennes : un élève récite une comptine en regroupement le matin ? Pouf, on met son image de côté. Un autre va chercher 18 étiquettes sans se tromper pour coller sur le tableau de présence ? Pouf, acquis. Vous constatez, lors d’un travail en atelier, que tel élève repère sa droite et sa gauche ? Que tel autre tient bien son crayon ? Prenez le paquet d’étiquettes correspondant à la compétence, et glissez les étiquettes des élèves en question dans une boite « acquis, à coller ». Vous gagnerez un temps fou.

4. Ce dispositif peut remplacer vos bulletins acuels* (ceux sous forme de listes de compétences que l’on remet aux parents en cours d’année), en ajoutant éventuellement, en fin d’année, une feuille listant quelques compétences d’EPS, ou de DDM pour s’adapter à ce qui a été découvert pendant l’année. Parfois, les circos ont des livrets imposés, mais jusque-là, tous les retours que j’ai eus me disent qu’après discussion, l’IEN est d’accord (voire emballé) pour que ce dispositif remplace l’ancien. Sinon, si vous conservez les deux modes d’évaluation en parallèle, c’est lourd, et vraiment pas clair pour les parents


Vous verrez à l’usage que ce système de « cartes colorées » que l’on distribue est vraiment un + du dispositif (mieux que de tamponner ou colorier quand c’est acquis). Le mieux est d’imprimer toutes les cartes de la classe, à l’avance et de les ranger par petits paquets (un paquet par compétence), avec le nom de chaque élève au dos,  pas loin de la chaise de la maitresse en regroupement. Ainsi, on distribue les cartes aux élèves au fil de l’eau, dès qu’on voit que la compétence est acquise (Léo a dit les jours de la semaine, pouf, une carte, Asma a reconnu les prénoms des élèves absents, pouf une autre carte).

On peut donc très facilement repérer les élèves qui n’ont pas  encore validé telle ou telle compétence (ce sont ceux dont les cartes sont encore là), faire des groupes de besoin, interroger ces élèves-là en priorité, ce qu’on ne peut pas faire si on ne fait que « tamponner » le cahier quand la compétence est acquise.
Idée : de temps en temps, si on a le temps, on peut coller une photo de l’enfant, en situation de réussite, à la place de la carte illustrée colorée. C’est une manière de personnaliser encore plus ce cahier, et de le rendre encore plus agréable à consulter, à conserver, par les parents et leurs enfants.

Foire aux questions.

Il manque plein de compétences !
Oui, mais on a déjà 8 pages…
A mon avis, il y a certaines compétences que le maitre peut évaluer « rien que pour lui-même »,  mais sans rendre compte du résultat de l’évaluation aux parents. On n’est pas obligés de restituer aux parents chaque compétence… En fait, je suis un peu agacée par les livrets ultra-détaillés, super-analytiques, que l’on transmet parfois aux parents qui, finalement, ont du mal à savoir où en est leur enfant tellement ils sont ensevelis sous les informations.

Pourquoi certaines cases sont-elles blanches ?
C’est fait « exprès » (enfin, c’est parce que je n’avais pas d’idée de compétence pour ce niveau).

Pourquoi utiliser « compter » au lieu de « réciter la comptine numérique » ?
C’est un choix de ma part parce que je ne veux pas utiliser de « jargon ». Les parents disent « il compte jusqu’à 10 », quand leur enfant récite la comptine. C’est vrai qu’ils ne réalisent pas toujours que cela ne veut pas dire que leur enfant sait dénombrer. Mais plutôt que de chercher à « corriger leur vocabulaire », j’accepte le mot « compter », mais en lui donnant seulement le sens de « réciter » et pas celui de dénombrer. Sur l’illustration, l’élève a les mains dans le dos et il « récite ». Ainsi, les parents verront que, certes, leur enfant sait « réciter » (ce qu’ils appellent « compter »), mais qu’il n’est pas encore capable d’utiliser cette comptine (il ne sait pas encore aller chercher 10 objets).

Pourquoi parler de maitresse et pas de maitre ?
Je suis bien embêtée (si je mets les deux, ça ne tient pas). Je crois que je ferai deux versions, une « maitresse », et une « maitre » et vous imprimerez les « bonnes pages ». Je n’ai pas trop d’autre solution en tête (heu, si vous avez une autre idée…)

J’ai une classe de MS, mes autres collègues ne souhaitent pas utiliser ce cahier de progrès. Comment faire ?
Une solution est de ne pas imprimer le « cahier de progrès blanc », mais d’imprimer sur papier blanc les feuilles des étapes 3, 4 et 5 (ou 2, 3, 4 et 5), et d’en faire le cahier de progrès de MS. On collera ensuite dessus les cartes de couleurs, comme dans la version « intégrale ».

Le dessin de « j’enlève mes habits » n’est pas super… (bouton que l’on déboutonne)
Heu, oui, mais je n’ai pas trouvé mieux. Si jamais l’un de vous a ça dans son PC (un dessin au trait, en noir et blanc, bien lisible…)

Pourquoi 7 étapes et pas 6 (2 par an !)
C’est exprès. Je trouvais ennuyeux qu’il y ait pile deux étapes par an parce que j’avais peur que les parents ne s’affolent trop vite d’une carte de couleur non obtenue. Là, ils constatent eux-mêmes que l’enfant progresse à un rythme différent selon les compétences et il n’y a pas de « palier » visible entre chaque année de maternelle.

Quel logiciel utilises-tu ?

J’utilise Powerpoint. J’ai créé un masque de carte, sur une diapo. Ensuite, je crée une diapo par carte. Enfin, je laisse mon imprimante mettre en page le document avec l’option « 16 pages par feuille » ce qui fait que tout est toujours bien aligné, régulièrement espacé etc…

2015-Novembre-29 14:57:00
Cycle I

18 Commentaires

  1. brun

    Bonjour,

    J’avais laissé des commentaires sur Eklablog, je comprends à présent pourquoi vous n’aviez pas le temps d’y répondre. Je retente aujourd’hui une demande, à savoir s’il est possible de recevoir par mail une trame des vignettes pour le carnet de suivi car j’ai acheté les dessin de Jack pour ma classe de PS-MS-GS, le principe me correspond vraiment bien mais j’ai vraiment galérer pendant les vacances de Toussaint avec mes powerpoint et ce n’est pas auusi beau que ce que vous proposez, de plus je ne peux pas imprimer 16 vignettes par page. Pouvez m’aider svp. Et merci encore pour votre travail et vos partages.

    Répondre
    1. Charivari

      Je crois, avec l’accord de Jack, que je vais remettre mon cahier de réussite en ligne.

      Répondre
    2. Charivari

      Je viens de le remettre en ligne.

      Répondre
    3. Nol

      Merci pour ce partage, cela est beaucoup plus clair dans mon esprit et me semble finalement moins compliqué à mettre en place!!! Nous avons investi dans les dessins de Jack la semaine dernière, à nous de le mettre « à notre sauce » avec ma collègue mais tu nous simplifie la tâche!!! Encore merci!!!!

      Répondre
  2. Gummibear

    Merci Charivari, je viens de le partager sur plusieurs groupes d’enseignants sur FB.

    Répondre
  3. mélanie

    Alors là!! c’est la bonne nouvelle de mon dimanche studieux!!!
    Je tiens à vous remercier ainsi que Jack pour son accord car c’est un travail titanesque… pour en avoir créer un l’an passé (juste pour ps) je sais le temps que ça prend et en plus il était trop dense et « pompeux ».
    Nous nous l’approprierons en équipe… mille mercis!!

    Répondre
    1. Charivari

      Merci pour ton message!

      Répondre
  4. Babybelle

    Super, merci beaucoup ! C’est notre cahier depuis l’an dernier, et on va l’enrichir avec des fiches d’observations plus fines pour coller aux nouveaux programmes…

    Répondre
  5. stenanais

    Pouf , pouf !!!
    Je suis carrément soufflé par l’intelligence et la qualité de ce cahier de Réussite … que je ne connaissais pas … mais c’est vrai que je n’ai jamais pris en charge d’élèves d’âge correspondant à une scolarité en maternelle au moins …
    Alors, connaissant ton souci de perfection, je me permets de te signaler un petit oubli:
    Sur l’image qui illustre je connais les lettres de l’alphabet (4) : je connais les voyelles … il en manque une de voyelle …

    @t

    alain

    Répondre
    1. Charivari

      😀 c’est ballot !! Cela fait longtemps que je ne suis plus en cycle 1 donc je laisse les collègues faire à leur sauce…

      Répondre
  6. AF

    Mille mercis pour ce partage…(au nom d’une groupe de maitresses de gommettes !!! en galère sur ce fameux cahier de progrès)

    Répondre
  7. dileg

    Merci beaucoup pour ce partage. L’arrivée des cahiers de suivi nous pousse hélas à alourdir beaucoup ce type d’évaluation et à rentrer dans une observation très fastidieuse et très chronophage au détriment du temps qu’on pourrait passer sur la recherche d’activité vraiment motivante. Ce n’est parce que l’enfant est un être naturellement d’apprentissage qu’il a naturellement le goût d’être un chroniqueur de ses propres apprentissages. Certains enfants l’ont peut-etre, par porosité avec leur milieu de pédagogues professionnels ou amateurs. Mais beaucoup se contentent de faire et si ce qu’on leur propose de faire est assez intéressant et stimulant -des projets en quelque sorte :-)- ils y trouveront intérêt et envie. Pour peu qu’on arrive à ce que les parents donnent egalement un écho favorable à ces activites, il y aurait là un grand progrès pour l’ecole. On aurait bien intérêt à lire ou à relire « ce que parler veut dire » de Bourdieu pour cette critique du métacentrisme (désolé pour ce pédantisme ) . Et désolé également pour ce mouvement d’humeur.

    Répondre
    1. Charivari

      C’est à nous de construire notre outil, le fond n’est pas imposé. Rien n’oblige à mettre dans le carnet des micro-compétences dont le suivi n’apporte rien et qu’il est fastidieux et chronophage d’observer. Rien ne t’oblige à alourdir tes évaluations (sauf si, jusque là, tu n’évaluais rien et ne restituais rien aux parents). C’est à toi de choisir justement des compétences signifiantes, qui servent vraiment de jalons dans les apprentissages.

      L’outil que je propose ici, je l’ai utilisé. Il est beaucoup moins stressant pour les élèves que les périodes institutionnalisées d’évaluation en fin de trimestre où chacun venait compter devant la maitresse et montrer ce qu’il savait faire à date fixe.

      Restituer un bulletin aux parents qui dise « compte jusqu’à 10 » parce qu’on a décidé d’évaluer cela à Noël, même auprès d’enfants dont on sait très bien qu’ils comptent jusqu’à 100 depuis longtemps, cela n’a aucun sens non plus.

      Répondre
  8. dileg

    Par définition un carnet de suivi suit et est donc commun à toute une école. Mes collègues ont préféré se rabattre sur le cahier de suivi access, tout fait mais terriblement lourd. J’ai présenté le tien mais le fait qu’il ne reprenaient pas les intitulés des programmes officiels était rédhibitoire. Ceci dit je maintiens que depuis une vingtaine d’années la maternelle se primarise de plus en plus. Quand j’ai commencé au milieu des années 80, on parlait avant tout d’éveil, d’expression, de communication et de sens donné aux activités et la réflexion portait principalement sur une organisation de classe et une pratique permettant de favoriser tout cela (les projet, les ateliers) . Il n’y avait pas cette attente en matière de contenu programatique. Tous ces pays du nord qu’on envie tant, n’ont pas d’école maternelle mais des jardins d’enfants qui ont toujours pour souci l’éveil langagier, artistique et moteur.

    Répondre
    1. Charivari

      Je ne crois pasque ce mode d’évaluation contribue à la « primarisation » (on devrait dire « élémentarisation ») que je regrette aussi. Au contraire. On est très loin, avec un cahier de réussite du type de celui que je partage, d’un mode de fonctionnement « école élémentaire » puisque le cahier de réussite suit le rythme de l’enfant. Dans ma version, il n’y a même pas les dates d’acquisition.

      Bien sûr, vu qu’il y a des années que je ne suis plus en maternelle, mon cahier n’utilisait pas les termes des IO 2015 mais c’est pour cela que je le partage en format modifiable, pour que les écoles construisent leur propre outil. Dans les textes officiels, rien n’impose de faire figurer le jargon des IO dans le cahier de suivi, au contraire ! Ils encouragent à utiliser des termes que les parents et les enfants peuvent s’approprier.

      Répondre
  9. Myriam

    Bonjour,
    Merci pour la version modifiable qui nous facilite la vie ! Quel travail, c’est vraiment gentil de le partager.
    Petite question : je n’arrive pas à imprimer 16 diapos sur une page en pdf (j’arrive à le faire si j’imprime sur papier…). Pouvez-vous m’indiquer comment vous avez fait ?
    Merci beaucoup !

    Répondre
    1. Charivari

      Je commence par imprimer en PdF normal, ensuite j’ouvre le PdF, je vais dans le menu imprimer, et là, j’ai l’option 16 pages par feuille (et je choisis l’imprimante « pdf creator »)

      Répondre
      1. Myriam

        Merci beaucoup !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *