SOS Spécial PES

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Je fais remonter ce vieil article parce qu’il est d’actualité. J’en profite pour orienter les PES vers le menu divers/spécial débutants, où vous trouverez quelques articles en mode kit-de-survie.

Il y a des questions qu’on se pose quand on débute et qu’on ne se pose plus ensuite (ou moins).

Ces questions ne sont pas toujours abordées à l’IUFM. Je vais essayer de regrouper ici quelques « tuyaux ». Des choses assez simples, mais qui pourront dépanner les PES qui prendront leur première classe par exemple.

Posez vos questions ! J’enrichirai cet article au fur et à mesure des questions, commentaires et contributions (et du temps dont je disposerai).


Qu’est-ce qu’on met dans le cahier du jour ?

Chaque prof a sa pratique propre, mais le « cahier du jour » est un classique de l’élémentaire. C’est un cahier qui va voyager dans les familles, et qui sera le « miroir » des enseignements reçus et des progrès réalisés. Parfois, les enseignants ont un cahier du jour de maths et un autre de français (inconvénient : cela fait deux cahiers à transporter si on corrige chez soi).

Il contient donc généralement quelques exercices chaque jour, en français et en maths. Plus ou moins suivant les enseignants. Les parents sont souvent très sensibles à recevoir des cahiers soignés, et impeccablement corrigés par l’enseignant.

Avantages de faire beaucoup de choses dans le cahier du jour:

. le cahier n’est pas qu’un « miroir déformant » mais montre mieux les progrès de l’élève (avec des exercices un peu « ratés » au début de la séquence et des exercices mieux réussis au fil de l’eau)

Inconvénients

. Beaucoup d’exercices dans le cahier du jour = beaucoup de corrections pour l’enseignant (alors que les autres exercices, faits dans le cahier d’essai ou sur ardoise, sont souvent corrigés seulement par l’élève, avec une revue épisodique de l’enseignant)

Conseil : Il faut mieux prévoir plusieurs cahiers fins qu’un gros cahier, pour le cahier du jour : ce sera moins lourd à transporter pour corriger et préparer les lignes d’écriture, et surtout, les élèves auront souvent dans l’année la motivation de recevoir un cahier tout-beau-tout-neuf, dans lequel ils auront envie de s’appliquer.


Comment leur demander de présenter leur cahier du jour ? (clic)


Est-ce qu’il faut mélanger les leçons et les exercices dans le même cahier ?

Généralement, en primaire, on sépare les leçons et les exercices sur deux cahiers différents. On fait les exercices dans le cahier du jour alors qu’on copie les leçons dans un cahier « de règles » ou « cahier-mémoire ». 2 raisons à cela :

– contrairement en collège, toutes les leçons copiées sont corrigées par le maitre avant d’être apprises à la maison. Le cahier de règles est donc corrigé dans la journée de la copie de la leçon et part le soir dans le cartable pour que l’élève apprenne ses leçons.

– Alors que le cahier dans lequel sont faits les exercices reste le plus souvent en classe pour pouvoir être corrigé par le prof le soir (c’est moins grave si c’est corrigé le soir et non en classe).

– Le cahier de règles (ou autre suppport des leçons) doit être léger pour pouvoir être glissé chaque jour dans le cartable.

– Les élèves doivent être encouragés à feuilleter régulièrement leur cahier de leçon (je déteste les systèmes type « porte-vue » où l’élève n’emporte à la maison que la leçon en cours, comme si une leçon terminée était « archivée » et plus jamais consultée. Pour plus de détails sur ce point, lire ici). Idéalement, l’élève doit prendre le réflexe de se référer souvent à ses leçons, même anciennes, en cas de besoin, et pas seulement quand la maitresse le décrète ou avant l’interro (voir ici).

– Si on mélangeait les exercices et les leçons, cela risquerait d’être compliqué pour les élèves de faire la différence entre ce qui est à apprendre et ce qui est « de l’exercice »

– Au collège et surtout au lycée, on encouragera les élèves à refaire les exercices faits en classe, mais en élémentaire cette répétition de l’entrainement a plutôt lieu en classe qu’à la maison.

– Toutefois, de mon côté, je mets 1 « exercice type » en dessous de chaque leçon (un seul cependant), parce que je trouve que c’est plus facile de vérifier que l’on sait une leçon en faisant un exercice d’application.

C’est un exercice que nous faisons ensemble (sur ardoise ou cahier d’essai, puis correction collective). Je note la correction au tableau et les élèves le recopient ensuite, tout beau tout propre, sous la leçon.


classeurs 1Que penser des classeurs ?

Il me semble que savoir gérer un classeur (avec quelques intercalaires) est une compétence à acquérir petit à petit en élémentaire (pour que l’élève soit vraiment autonome dans sa gestion du classeur au collège), mais il faut savoir que le classeur a deux inconvénients :

1. en grand format, il peut vite devenir lourd (et, comme vu plus haut, ce n’est pas terrible de garder le classeur en classe et de n’en emporter que des morceaux à la maison)

2. Savoir gérer son classeur, c’est un apprentissage difficile.

Bref, rien n’impose de prendre un classeur*, mais quand on choisit un classeur, il faut prévoir de passer du temps à :

– présenter aux élèves le classeur
– apprendre aux élèves à prendre une nouvelle feuille dans le bon sens : « trous à gauche, marge à gauche »…
– toute l’année, à chaque fois qu’on distribue une nouvelle feuille, prendre l’habitude de passer dans les rangs avant de commencer à écrire pour vérifier que toutes les feuilles sont dans le bon sens
– apprendre aux élèves qu’on n’écrit jamais directement dans le classeur : on sort la feuille, on écrit, puis on range la feuille (sinon gare aux pages arrachées ou à la main gênée par les anneaux)
– apprendre aux élèves que l’intercalaire cartonné se place avant les feuilles de la section
– apprendre aux élèves qu’on range une nouvelle feuille après les autres, mais dans sa section
– apprendre aux élèves à coller des oeillets sur chaque nouvelle feuille.
– apprendre aux élèves à fermer les anneaux avant de tourner les feuilles
– faire prendre l’habitude aux élèves de systématiquement numéroter chaque nouvelle feuille ajoutée au classeur (dans le coin en haut à droite).
– apprendre aux élèves à fermer les anneaux avant de fermer le classeur (cf point suivant, sinon…)
– aider les élèves à remettre toutes les feuilles de leur classeur en ordre à chaque « maitresse, c’est tombé… (cf dessin) » (où l’on est bien content d’avoir tant insisté sur les petits numéros en haut à droite de chaque feuille)

… malgré tout, j’avais cette année un petit classeur de leçons pour mes CE1 (et CE2) et j’en étais ravie. Pour des « si petits », j’avais choisi d’utiliser des feuilles de classeur colorées, de la couleur de l’intercalaire, ce qui aide un peu le rangement, quand même.

En revanche, je n’aime pas quand les élèves rangent toutes les feuilles dans des chemises plastique. Cela revient cher, l’ensemble est vite très lourd, et on n’entraine pas les élèves à gérer un vrai classeur et prendre soin de leurs feuilles.

(*) sauf peut-être au CM2 s’ils n’ont jamais eu de classeur avant dans les classes précédentes, parce que « savoir gérer son classeur » est parfois une compétence attendue en 6ème… Heu, de plus en plus de témoignages montrent qu’en sixième les profs ne s’embêtent pas avec de classeurs et préfèrent les cahiers.

Ah, et rappelez vous : au collège, les élèves n’auront plus jamais de classeurs où seront mélangées plusieurs disciplines (Histoire, et sciences, par exemple). Un classeur Histoire-Géo-Sciences-Instruction civique devient énorme en fin d’année… Est-ce vraiment une bonne idée de prévoir un support que les élèves n’arriveront pas à manipuler facilement ? Personnellement, je préfère des cahiers fins, différents pour chaque discipline.

Allez lire aussi Sarasogna (clic)

2014-7-7 11:57:00
Spécial profs débutants

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