Répartitions : qui décide, comment ?

Dessin de Jack Koch sur Danger école (clic)

[Article publié pour la première fois en avril 2015]
A la fin de chaque année, la question se repose souvent dans les écoles : qui prend le CE2-CM1, à cheval sur deux cycles ? Qui prend le CM2 qui vient de se libérer suite départ à la retraite ?

Alors, comment réussir au mieux cet exercice périlleux ?

D’abord, rappelons le cadre légal, c’est important de l’avoir en tête :

Dans les textes, le Directeur d’école n’a pas beaucoup d’attributions, de « pouvoirs ». Il n’est pas (dans le public) le supérieur hiérarchique de ses adjoints, il ne fait qu’organiser, veiller, animer, coordonner… Mais il en a quand même au moins une, d’attribution, qui nous intéresse ici. On la trouve dans le BO sur le rôle du directeur (clic).

Extrait du BO spécial n°7 du 11 déc 2014 :
Après avis du conseil des maitres, le directeur répartit les élèves dans les classes et arrête le service de tous les enseignants nommés à l’école. Dans le cadre du projet d’école, il organise les éventuels échanges de service.

Vous avez bien lu : après avis du conseil des maitres, c’est le directeur qui décide des répartitions. Et c’est tout :

  • aucun texte ne officiel ne dit que le maitre le plus ancien choisit sa classe,
  • aucun texte officiel ne dit que si on n’est pas d’accord avec la décision du directeur, c’est l’IEN qui tranche,
  • le texte dit seulement que le conseil des maitres doit se réunir sur la question et que le directeur doit, après avoir écouté l’avis du conseil des maitres, décider.

Remarque : Sur internet, on trouve des témoignages de collègues qui disent que leur IEN est intervenu dans le processus. Je n’ai jamais rencontré ce cas. AU contraire, mon IEN rappelle tous les ans dans une note de service que c’est le rôle du directeur d’arrêter les répartitions. Si l’IEN intervenait, il outrepasserait clairement ses prérogatives (les textes officiels ne donnent déjà pas beaucoup de « pouvoirs » au directeur, alors si l’IEN lui retire aussi celui-là, il est en mauvaise posture). Non, l’IEN peut intervenir, à la demande du directeur, pour rappeler que… ce n’est pas son rôle de trancher sur les répartitions et qu’il laisse le directeur faire son boulot (voire pour recadrer un collègue râleur en lui rappelant ses devoirs). Point.

Dans beaucoup d’écoles où je suis passée, on fonctionnait peu ou prou à l’ancienneté, de manière plus ou moins tacite. Et, dans beaucoup d’endroits, les maitres pensaient que ce fonctionnement était un « droit » (« je suis plus ancien, donc j’ai le droit de choisir en premier« ).

Et puis des petits cailloux sont venus se glisser dans cet engrenage bien huilé :

  • notre hiérarchie nous a demandé que les collègues débutants soient prioritaires sur les niveaux simples, et ne reçoivent pas de CP ni de CM2…
  • Dans certaines écoles, ce sont toujours les mêmes qui reçoivent les doubles-niveaux…
  • Certains collègues aimeraient bien suivre leur classe sur deux ans…
  • D’autres ont le sentiment (parfois justifié) que le directeur favorise des copains ou pénalise celui qu’il a dans le nez…
  • Si une classe est vacante fin juin et que le collègue ne sera nommé que fin aout, on peut penser que ce serait  mieux pour tous de lui laisser un niveau simple et pas trop exposé…
  • Certains collègues ont le sentiment que le Directeur n’assume pas ses responsabilités, fuit les conflits, et préfère reconduire les anciens, d’année en année, quitte à accepter des répartitions pas idéales, à laisser les débutants sur des postes moins faciles, ou à ne pas écouter le collègue plus récent qui rêverait d’avoir, enfin, le niveau de ses rêves ou un cours simple.
  • Un nouveau directeur nommé contre son gré à ce poste peut légitimement souhaiter un niveau simple, ou un niveau qu’il connait mieux…

Toutes ces raisons font qu’il peut être souhaitable de réfléchir, et de remettre les « traditions » sur la table pour définir et adopter, avant la fin de l’année, des règles qui permettraient d’objectiver un peu le processus tout en faisant mieux que l’attribution des niveaux « à l’ancienneté ».

On peut imaginer, par exemple, de se mettre d’accord pour mixer un certain nombre des règles suivantes :

  • attribuer en priorité les niveaux simples aux débutants
  • un collègue qui prend un niveau multiple sera prioritaire l’année suivante pour choisir sa classe
  • un collègue nommé sur un niveau qu’il ne connait pas sera prioritaire pour le conserver au moins 3 années scolaires
  • le directeur, même nouvel arrivant, choisit sa classe (les textes le permettent d’office puisque c’est le directeur qui décide, mais cela peut « aider » de le rappeler)
  • on ne reste pas plus de 3 ou 5 ans sur un même niveau (pour donner la possibilité aux autres d’y gouter s’ils en ont envie, pour que tous connaissent les contraintes de différents niveaux…)
  • les collègues qui le souhaitent peuvent suivre leur cohorte 2 ans…

A vous la parole : chez vous, à part les règles « à l’ancienneté », avez-vous des pratiques à partager, dans vos écoles ?

2016-4-15 09:53:00
Direction
C’est top, je partage :

21 Commentaires

  1. Ninoche

    Dans mon ancienne école, on choisissait d’abord la répartition, dans l’intérêt des enfants en premier lieu. Puis chacun faisait deux voeux (ou plus). A la fin, la directrice tranchait quand il y avait litige, en essayant d’être juste. Par exemple, ma 2ème année dans l’école, elle a tranché en ma faveur pour que j’ai un CP cours simple et pas de la GS dont j’avais dit que je ne voulais pas. A la fin de ma 3ème année, elle a tranché en faveur de la collègue qui était « face à moi » dans les choix. Bon au final, j’ai eu une mutation tardive début juillet donc je n’ai pas eu le CP-CE1 mais j’ai trouvé ça équitable.

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  2. Zviovio

    Si le directeur ou la directrice a le dernier mot, alors pourquoi se fatiguer à consulter le conseil des Maitres? Je trouve cette partie du texte très ambiguë. Chaque année notre directeur joue avec nos nerfs sur le mode: « À qui je vais bien pouvoir prendre son niveau? » Il nous laisse mariner comme ça pendant des mois. Et finalement on fait à l’ancienneté…

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Le témoignage de Ninoche correspond à ce qu’il devrait se passer. En conseil des maîtres, on peut commencer par consulter tout le monde, définir des orientations (par exemple : « untel a eu cette année une classe dont il ne voulait pas donc pour l’an prochain c’est lui qui Sera prioritaire dans son choix »)
      À la fin, si tout le monde se met d’accord c’est très bien. Mais s’il y a un désaccord, c’est au directeur de trancher.

  3. Sylvie

    Moi ce casse tête m’a valu deux burn oit et l’abandon de ma direction ! L’ien ayant place un sortant sur un poste dans une école à 6 classes j’ai dû faire des double niveaux et la nouvelle collègue devait être sur un niveau simple. La collègue qui a du laisser son ce2 cette année là ne me l’a jamais pardonné estimant que c’etait Un abus de pouvoir Malgré les textes et l’ien qui a rappelé le cadre. Elle a eu un ce1-ce2 à 22 avec 11 de chaque. Elle était aguerrie et avait refusé le cm2 en cours simple. Elle a pourri l’ambiance et comme j’etais Plus récente qu’elle dans l’ecole Les collègues n’ont pas pris parti contre elle. Du coup deux burn out, un épuisement physique et moral sans nom. J’ai abandonné ce poste et me suis rapproché de mes enfants en restant simple instit. Je regrette cette situation mais je m’en remets. Dommage pour la direction !

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  4. Anaelys

    Nous aussi super équipe on se concerte pour faire les meilleurs choix personnes ne se « refile les cas » au contraire on propose quelquefois de les partager
    Bref tout se fait dans un bon état d esprit
    Par contre souvent les mêmes niveaux classés sont gardés mais bon pas de façon obtie ferme et définitive 😉

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  5. sanleane

    Avec un énorme RPI, 1 coordinatrice, et 5 directeurs… qui a le dernier mot ? Dans mon RPI, les choses changent très peu, les collègues gardent en gros le même niveau année après année, avec des variantes en double niveau, les nouveaux venus prennent la place qui vient d’être laissée vacante. Suite à une fermeture ou une ouverture, les répartitions peuvent être quelque peu changer, mais tout se fait tous ensemble. Quand mon école s’est rattaché à ce giga RPI, on ne nous a pas laissé le choix, notre école devait accueillir les maternelles monolingues (ce qui est tout à fait normal, puisque nous avons les bâtiments adaptés pour), et d’office on nous a imposé le cycle 2 monolingues pour la continuité avec la maternelle A ce moment là, le cycle 2 c’était les CP et le CE1. Après, c’est la continuité, cela nous convenait, mais un peu de concertation n’aurait pas fait de mal.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      C’est spécial, ton truc. Moi aussi je suis en RPI, mais comme il y a un directeur par école, les écoles sont « étanches ». Je ne décide au final que pour mon école, pas pour tout le RPI. Chez nous, je n’ai pas grand chose à faire : la plupart du temps on est déjà d’accord. C’est quand même arrivé que je doive trancher, non pour savoir qui prenait quoi, mais pour savoir comment on répartissait les élèves entre les classes.

  6. Savy

    Bonjour,
    Dans vos proposition, celle ci me gène un peu : « le directeur, même nouvel arrivant, choisit sa classe (les textes le permettent d’office puisque c’est le directeur qui décide, mais cela peut « aider » de le rappeler) ».
    Je ne vois pas de quel droit le ou la directeur.trice pourrait choisir sa classe et pas les autres… Je suis prète à m’arranger pour qu’il est plus de temps pour regarder les mails, répondre au téléphone et prennant les services de cours, mais pour faire les classes… on doit être tous au même niveau.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Franchement, je ne vois pas comment tu peux écrire « on doit tous être au même niveau », alors que justement, on n’est pas au même niveau, puisque, sur ce sujet, c’est le directeur qui décide. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les textes officiels. C’est une des attributions du directeur d’école. Donc non, tu n’es pas au même niveau que lui sur ce sujet. C’est son rôle, pas le tien.
      Il y a plein de postes de directeurs vacants et, souvent, les volontaires ne se bousculent pas au portillon. Donc si tu veux être sure de choisir ta classe, il faut faire plus que prendre ses services de cour et répondre au téléphone. Il faut prendre les risques, les responsabilités, les dossiers d’orientation, les relations mairies, les réunions avec l’IEN, les équipes éducatives, les plaintes des parents, l’animation des conseils des maitres, la gestion des conflits entre tel maitre qui veut ceci et tel autre qui veut cela, et… ce sera ta responsabilité de répartir les élèves entre les classes et les classes entre les enseignants.
      Je me rends bien compte que je suis un peu sèche, mais le « on doit tous être au même niveau », il me choque beaucoup. C’est un peu facile de vouloir « être au même niveau » que le directeur, mais ne pas vouloir des emmerdes de la direction. C’est trop facile de ne pas vouloir que le directeur se réserve un niveau qu’il connait un peu mieux, ou un niveau simple, par exemple alors que la direction, c’est un stress et une charge de travail énormes. Alors, évidemment, cela dépend des situations, cela dépend de la décharge qu’on a, aussi (je suis dans une école 3 classes, donc sans décharge), mais j’ai vraiment envie de te dire que si tu n’es pas prête à laisser ton directeur choisir une classe qui lui convient bien, prends la direction.

    2. Mikel

      Bonjour, En tant que directeur , sans de pb particuliers sur les répartitions (pour le moment😜) j’apprécie vraiment la réponse ci dessous. C’est vraiment trop facile de se dire on est tous égaux mais je ne veux pas avoir tes responsabilités… ni que tu en aies plus que moi. Chacun ses propres responsabilités.

    3. Victor

      Je ne suis pas directeur. C’est vrai que le scénario du nouveau directeur qui débarque, chamboule tout et s’arroge la classe qu’il veut avec les élèves tout mimis, ça fait un peu peur.
      Mais dans la vraie vie, je ne l’ai jamais vu comme ça. Oui, le directeur a souvent un niveau « qu’il aime bien » (mais nous tous on est un peu comme ça aussi). Oui, quand c’est possible, j’ai vu pas mald e directeurs qui gardaient un cours simple quand c’était jouable.
      Mais en effet, j’ai été dans une école où le directeur est parti à la retraite, où le poste de direction est resté vacant au mouvement, où un jeune T2 est arrivé fin juin au 2e mouvement, et a bien voulu garder la direction. On l’a tous aidés, il s’en est très bien tiré, mais cela nous a semblé évident qu’il prendrait un niveau qui ne lui faisait pas trop peur, qu’il connaissait un petit peu (autant qu’on peut le connaitre quand on est en 2e année de carrière), et oui il a délogé l’un d’entre nous qui faisait un peu la tronche. Tant pis pour celui qui faisait la gueule, et merci à ce directeur. Personnellement, je lui laisse le boulot bien volontiers et JAMAIS je n’irais revendiquer qu’on soit « au même niveau » pour choisir nos classes et je plains les directeurs qui ont ce genre de remarque… :compassion:

  7. zousmoun

    Cela fait 12 ans que je suis directeur dune école de 9 classes et j’ai toujours enseigné en ce1 ou ce1/ce2. Si je choisissais de changer d’école, il serait inconcevable pour moi de « choisir » ou « d’imposer » mon niveau. J’imagine l’ambiance dès le début dans l’école!!!. Bonjour, je suis le nouveau directeur et je prends le ce1. Tant pis pour la ou le collègue qui est sur le poste et qui s’est investi depuis plusieurs années.
    Certes les charges de la direction sont parfois lourdes mais en contrepartie nous avons une prime de direction , une hausse du point d’indice, souvent une décharge, moins d’APC à faire…

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      C’est sur que présenté comme ça ce serait vraiment bourrin. Maintenant tu parles d’une très grosse école, avec une décharge, et tu es expérimenté.
      Autour de chez moi, en secteur rural, la direction va rarement avec une décharge. Pas de décharge d’APC non plus (ou presque pas). Prime dérisoire puisque proportionnelle au nombre de classes. Bref, les directions sont rarement choisies. Il est fréquent que les directions soient imposées à des collègues, très jeunes, T1 ou T2, et sans arriver et tout casser comme tu le cites, c’est fréquent et, à mon avis acceptable, qu’un nouveau directeur dise qu’il veut un niveau qu’il connait un petit peu, ou qu’il préfère éviter, si c’est possible, le cours double.

    2. Ayleen & Kyban

      Remarque : j’aimerais tellement un bouton « edit » :P. Du coup, je reprends en corrigeant, désolée ! Charivari, si tu pouvais supprimer le commentaire précédent… ce serait gentil 🙂

      Est-ce que le problème ne viendrait pas aussi du fait que cette priorité de fait du directeur ne soit pas rentré « dans les mœurs » partout ? On le voit dans les réactions à l’idée que le directeur décide. Si le statut et les quelques droits du directeur étaient plus affirmés dès la formation et au quotidien, la question ne se poserait pas. Les directeurs n’auraient pas l’impression de faire de l’abus de pouvoir. Ce serait normal pour tout le monde.

      A contrario, j’entends trop souvent le « Tu n’es pas mon supérieur hiérarchique. » ou encore le « Je m’en fiche, je ne ferai pas. » quand le directeur prend une décision légitimement (même après consultation du conseil) et qu’il est dans son bon droit (tout ce qui relève de « l’organisation ») ! Et ne voulant pas « dénoncer », beaucoup de directeurs font le dos rond (et finissent par partir ou abandonner quand ça se répète trop souvent). On peut alors enchainer les directeurs » sans vocation », qui sont là on ne sait trop pourquoi, qui font bien comme ils le peuvent et la stabilité de l’école s’en retrouve affectée.

      Après, je ne suis pas directrice et oui, si un directeur arrivait sur l’école et me « chipait » mon niveau, ça m’embêterait un peu (voire beaucoup). Mais du coup, je demanderais d’abord à discuter avec lui puis, bien sûr, à discuter avec le conseil des maitres pour remettre les choses à plat et ne pas être trop lésée ou faire des compromis avec les collègues. Bon, c’est sur, ça va du coup en impacter plus d’un alors qu’on aurait pu laisser tout le monde tranquille mais ce n’est pas un peu ça aussi, le travail en équipe ? Parfois, la solution peut être que pour cette année, on fasse deux doubles-niveaux identiques et décider de travailler en binôme pour diminuer la charge de travail, de préparation et d’inconnu par exemple.

  8. Cathy

    Pour nous la répartition tient souvent compte de l’ancienneté (il faut malheureusement faire avec les collègues qui ont pris leurs habitudes et qui sont très très anciens dans l’école)
    Mais, étant en école primaire la difficulté reste surtout la répartition des double niveaux / des effectifs de classe. Certains ne sont parfois pas prêt à faire des double niveaux qui ne se suivent pas afin d’équilibrer les effectifs ou séparer certains élèves. C’est tout de même dommage que certains instits n’arrivent pas s’appliquer les règles de conduite pour la vie en collectivité qu’ils exigent pourtant de leurs élèves « faites ce que je dis mais pas …. »
    Bref, comme beaucoup malheureusement la fin d’année est parfois un peu difficile, plus encore lorsqu’on nous ferme des classes.

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  9. Nannemiel

    Bonjour,
    Dans mon école, aucune difficulté : 2 classes de 3 niveaux chacune (GS-CP-CE1 pour ma collègue et CE2-CM1-CM2 pour moi) et cela depuis toujours dans l’école. Mais comme on s’entend super bien, l’année où j’avais 30 élèves et elle 11 (si, si c’est arrivé !), elle me prenait les douze CE2 tous les après-midi en plus de ses élèves pour que je puisse survivre avec la direction en plus. C’est l’avantage ou l’inconvénient, selon le point de vue, des toutes petites école autonomes (qui ne font pas partie d’un RPI). Pour nous, le stress ce n’est pas la répartition mais plutôt l’existence de l’école dans les années à venir : visibilité à 1 an, pas plus !

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  10. vivi79

    Bonjour,
    Quand je suis arrivée sur mon 1er poste de direction, j’ai ressenti un malaise : « quelle classe va t-elle prendre ? Qui va t-elle « éjecter » de sa classe ? ». En effet mon prédécesseur était arrivé sur l’école en imposant son choix et délogeant le collègue qui était depuis plusieurs années sur la classe de CM. Nous étions deux nouvellement nommées, chacune espérant que l’autre ne prenne pas son niveau préféré. Tout s’est bien goupillé, j’ai eu les CP-CE1 et ma collègue les CM niveaux sur lesquels elle était plus à l’aise. Elle m’ a alors dit qu’ayant la direction sans décharge, elle m’aurait volontiers laisser choisir la classe que je voulais. En changeant d’école, toujours avec un poste de direction, ma collègue étant là depuis plusieurs années sur les MS-GS, je n’ai donc pas voulu prendre sa classe, j’ai donc pris les TPS-PS, niveau sur lequel je n’étais pas du tout à l’aise. La question ne se pose plus nous avons maintenant 2 classes maternelles…. Imposer, me semble dur en effet, en discuter oui, dans la plupart des cas nous avons des collègues compréhensifs, qui savent ce qu’est la charge de direction et nous facilite la vie !^^

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  11. amariss

    Le problème ne se pose pas vraiment dans mon école… 3 classes de la TPS au CM2, ça limite les possibilités !!! lol !
    Par contre l’année dernière j’ai proposé de prendre tous les ce2 (alors qu’on avait pensé les séparer) pour alléger ma collègue directrice qui perdait sa décharge (et notre EVS en prime…) et qu’elle n’ait du coup que les cp ce1.

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  12. Tartine

    Eh bien, je me rends compte que dans mon école, personne ne connaît (moi la première !) et ne respecte les règles : une plus ancienne que moi m’a imposé le cp/ce1 de façon indirecte (elle était plus ancienne dans l’école et ne voulait pas le cp/ce1) et mon directeur n’a rien dit et laisser faire !! Comme ça c’est as son problème. Je n’ai eu d’autre choix que d’accepter parce que pas le choix !! Sympa l’esprit d’équipe non !?

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  13. Laura G.

    Dans mon école (parisienne), on fait la répartition des classes en fonction du nombre d’élèves par niveau. Généralement notre directeur (déchargé à 100% à Paris à partir de 5 classes) nous propose deux structures scolaires, notamment avec les différents doubles niveaux possibles en fonction aussi des inclusions (nous avons 2 ULIS). Ensuite chacun fait deux voeux de classe et ensuite on discute si il y a conflit sur un niveau. On attend le mouvement pour que les nouveaux nommés sur l’école fassent aussi leurs 2 voeux. Si on n’a personne au 2eme mouvement sur un poste, on laisse un niveau simple, souvent le CE2.
    Pour la répartition des élèves, on remplit une fiche où on classe les élèves en fonction de leur niveau et si ils sont moteurs ou non. On ajoute des annotations du type « à séparer de.. à mettre avec ». Ensuite le directeur fait les classes en tenant compte de nos annotations, des sexes, des LVE (il y a anglais et allemand), des inclusions, des jours de temps partiels/décharge des PE. Enfin il nous les soumet et on rectifie. C’est généralement assez équilibré.
    Dans les écoles où j’ai été, on ne m’a jamais imposé un double niveau (en revanche je les prends avec plaisir!) ou même un niveau. J’ai toujours eu le choix entre deux. En revanche, pour mes stagiaires j’ai déjà vu qu’ils se récupéraient la classe à 32 alors que les classes du niveau d’en-dessous étaient à 18 parce que les PE ne voulaient pas de double niveau. Et ce au moment d’un changement de direction… Pas cool pour les débutants.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      C’est pas mal ton système !

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