Répartitions : qui décide, comment ?

Dessin de Jack Koch sur Danger école (clic)

[Article publié pour la première fois en avril 2015]
A la fin de chaque année, la question se repose souvent dans les écoles : qui prend le CE2-CM1, à cheval sur deux cycles ? Qui prend le CM2 qui vient de se libérer suite départ à la retraite ?

Alors, comment réussir au mieux cet exercice périlleux ?

D’abord, rappelons le cadre légal, c’est important de l’avoir en tête :

Dans les textes, le Directeur d’école n’a pas beaucoup d’attributions, de « pouvoirs ». Il n’est pas (dans le public) le supérieur hiérarchique de ses adjoints, il ne fait qu’organiser, veiller, animer, coordonner… Mais il en a quand même au moins une, d’attribution, qui nous intéresse ici. On la trouve dans le BO sur le rôle du directeur (clic).

Extrait du BO spécial n°7 du 11 déc 2014 :
Le directeur répartit les moyens d’enseignement (…) Après avis du conseil des maitres, le directeur répartit les élèves dans les classes et arrête le service de tous les enseignants nommés à l’école. Dans le cadre du projet d’école, il organise les éventuels échanges de service.

Vous avez bien lu : après avis du conseil des maitres, c’est le directeur qui décide des répartitions. Et c’est tout :

  • aucun texte ne officiel ne dit que le maitre le plus ancien choisit sa classe,
  • aucun texte officiel ne dit que si on n’est pas d’accord avec la décision du directeur, c’est l’IEN qui tranche,
  • le texte dit seulement que le conseil des maitres doit se réunir sur la question et que le directeur doit, après avoir écouté l’avis du conseil des maitres, décider.

Remarque : Sur internet, on trouve des témoignages de collègues qui disent que leur IEN est intervenu dans le processus. Je n’ai jamais rencontré ce cas. AU contraire, mon IEN rappelle tous les ans dans une note de service que c’est le rôle du directeur d’arrêter les répartitions. Si l’IEN intervenait, il outrepasserait clairement ses prérogatives (les textes officiels ne donnent déjà pas beaucoup de « pouvoirs » au directeur, alors si l’IEN lui retire aussi celui-là, il est en mauvaise posture). Non, l’IEN peut intervenir, à la demande du directeur, pour rappeler que… ce n’est pas son rôle de trancher sur les répartitions et qu’il laisse le directeur faire son boulot (voire pour recadrer un collègue râleur en lui rappelant ses devoirs). Point.

Dans beaucoup d’écoles où je suis passée, on fonctionnait peu ou prou à l’ancienneté, de manière plus ou moins tacite. Et, dans beaucoup d’endroits, les maitres pensaient que ce fonctionnement était un « droit » (« je suis plus ancien, donc j’ai le droit de choisir en premier« ).

Et puis des petits cailloux sont venus se glisser dans cet engrenage bien huilé :

  • notre hiérarchie nous a demandé que les collègues débutants soient prioritaires sur les niveaux simples, et ne reçoivent pas de CP ni de CM2…
  • Dans certaines écoles, ce sont toujours les mêmes qui reçoivent les doubles-niveaux…
  • Certains collègues aimeraient bien suivre leur classe sur deux ans…
  • D’autres ont le sentiment (parfois justifié) que le directeur favorise des copains ou pénalise celui qu’il a dans le nez…
  • Si une classe est vacante fin juin et que le collègue ne sera nommé que fin aout, on peut penser que ce serait  mieux pour tous de lui laisser un niveau simple et pas trop exposé…
  • Certains collègues ont le sentiment que le Directeur n’assume pas ses responsabilités, fuit les conflits, et préfère reconduire les anciens, d’année en année, quitte à accepter des répartitions pas idéales, à laisser les débutants sur des postes moins faciles, ou à ne pas écouter le collègue plus récent qui rêverait d’avoir, enfin, le niveau de ses rêves ou un cours simple.
  • Un nouveau directeur nommé contre son gré à ce poste peut légitimement souhaiter un niveau simple, ou un niveau qu’il connait mieux…

Toutes ces raisons font qu’il peut être souhaitable de réfléchir, et de remettre les « traditions » sur la table pour définir et adopter, avant la fin de l’année, des règles qui permettraient d’objectiver un peu le processus tout en faisant mieux que l’attribution des niveaux « à l’ancienneté ».

On peut imaginer, par exemple, de se mettre d’accord pour mixer un certain nombre des règles suivantes :

  • attribuer en priorité les niveaux simples aux débutants
  • un collègue qui prend un niveau multiple sera prioritaire l’année suivante pour choisir sa classe
  • un collègue nommé sur un niveau qu’il ne connait pas sera prioritaire pour le conserver au moins 3 années scolaires
  • le directeur, même nouvel arrivant, choisit sa classe (les textes le permettent d’office puisque c’est le directeur qui décide, mais cela peut « aider » de le rappeler)
  • on ne reste pas plus de 3 ou 5 ans sur un même niveau (pour donner la possibilité aux autres d’y gouter s’ils en ont envie, pour que tous connaissent les contraintes de différents niveaux…)
  • les collègues qui le souhaitent peuvent suivre leur cohorte 2 ans…

A vous la parole : chez vous, à part les règles « à l’ancienneté », avez-vous des pratiques à partager, dans vos écoles ?

2016-4-15 09:53:00
Direction
C’est top, je partage :

39 Commentaires

  1. Ninoche

    Dans mon ancienne école, on choisissait d’abord la répartition, dans l’intérêt des enfants en premier lieu. Puis chacun faisait deux voeux (ou plus). A la fin, la directrice tranchait quand il y avait litige, en essayant d’être juste. Par exemple, ma 2ème année dans l’école, elle a tranché en ma faveur pour que j’ai un CP cours simple et pas de la GS dont j’avais dit que je ne voulais pas. A la fin de ma 3ème année, elle a tranché en faveur de la collègue qui était « face à moi » dans les choix. Bon au final, j’ai eu une mutation tardive début juillet donc je n’ai pas eu le CP-CE1 mais j’ai trouvé ça équitable.

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  2. Zviovio

    Si le directeur ou la directrice a le dernier mot, alors pourquoi se fatiguer à consulter le conseil des Maitres? Je trouve cette partie du texte très ambiguë. Chaque année notre directeur joue avec nos nerfs sur le mode: « À qui je vais bien pouvoir prendre son niveau? » Il nous laisse mariner comme ça pendant des mois. Et finalement on fait à l’ancienneté…

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Le témoignage de Ninoche correspond à ce qu’il devrait se passer. En conseil des maîtres, on peut commencer par consulter tout le monde, définir des orientations (par exemple : « untel a eu cette année une classe dont il ne voulait pas donc pour l’an prochain c’est lui qui Sera prioritaire dans son choix »)
      À la fin, si tout le monde se met d’accord c’est très bien. Mais s’il y a un désaccord, c’est au directeur de trancher.

  3. Sylvie

    Moi ce casse tête m’a valu deux burn oit et l’abandon de ma direction ! L’ien ayant place un sortant sur un poste dans une école à 6 classes j’ai dû faire des double niveaux et la nouvelle collègue devait être sur un niveau simple. La collègue qui a du laisser son ce2 cette année là ne me l’a jamais pardonné estimant que c’etait Un abus de pouvoir Malgré les textes et l’ien qui a rappelé le cadre. Elle a eu un ce1-ce2 à 22 avec 11 de chaque. Elle était aguerrie et avait refusé le cm2 en cours simple. Elle a pourri l’ambiance et comme j’etais Plus récente qu’elle dans l’ecole Les collègues n’ont pas pris parti contre elle. Du coup deux burn out, un épuisement physique et moral sans nom. J’ai abandonné ce poste et me suis rapproché de mes enfants en restant simple instit. Je regrette cette situation mais je m’en remets. Dommage pour la direction !

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  4. Anaelys

    Nous aussi super équipe on se concerte pour faire les meilleurs choix personnes ne se « refile les cas » au contraire on propose quelquefois de les partager
    Bref tout se fait dans un bon état d esprit
    Par contre souvent les mêmes niveaux classés sont gardés mais bon pas de façon obtie ferme et définitive 😉

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  5. sanleane

    Avec un énorme RPI, 1 coordinatrice, et 5 directeurs… qui a le dernier mot ? Dans mon RPI, les choses changent très peu, les collègues gardent en gros le même niveau année après année, avec des variantes en double niveau, les nouveaux venus prennent la place qui vient d’être laissée vacante. Suite à une fermeture ou une ouverture, les répartitions peuvent être quelque peu changer, mais tout se fait tous ensemble. Quand mon école s’est rattaché à ce giga RPI, on ne nous a pas laissé le choix, notre école devait accueillir les maternelles monolingues (ce qui est tout à fait normal, puisque nous avons les bâtiments adaptés pour), et d’office on nous a imposé le cycle 2 monolingues pour la continuité avec la maternelle A ce moment là, le cycle 2 c’était les CP et le CE1. Après, c’est la continuité, cela nous convenait, mais un peu de concertation n’aurait pas fait de mal.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      C’est spécial, ton truc. Moi aussi je suis en RPI, mais comme il y a un directeur par école, les écoles sont « étanches ». Je ne décide au final que pour mon école, pas pour tout le RPI. Chez nous, je n’ai pas grand chose à faire : la plupart du temps on est déjà d’accord. C’est quand même arrivé que je doive trancher, non pour savoir qui prenait quoi, mais pour savoir comment on répartissait les élèves entre les classes.

  6. Savy

    Bonjour,
    Dans vos proposition, celle ci me gène un peu : « le directeur, même nouvel arrivant, choisit sa classe (les textes le permettent d’office puisque c’est le directeur qui décide, mais cela peut « aider » de le rappeler) ».
    Je ne vois pas de quel droit le ou la directeur.trice pourrait choisir sa classe et pas les autres… Je suis prète à m’arranger pour qu’il est plus de temps pour regarder les mails, répondre au téléphone et prennant les services de cours, mais pour faire les classes… on doit être tous au même niveau.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Franchement, je ne vois pas comment tu peux écrire « on doit tous être au même niveau », alors que justement, on n’est pas au même niveau, puisque, sur ce sujet, c’est le directeur qui décide. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les textes officiels. C’est une des attributions du directeur d’école. Donc non, tu n’es pas au même niveau que lui sur ce sujet. C’est son rôle, pas le tien.
      Il y a plein de postes de directeurs vacants et, souvent, les volontaires ne se bousculent pas au portillon. Donc si tu veux être sure de choisir ta classe, il faut faire plus que prendre ses services de cour et répondre au téléphone. Il faut prendre les risques, les responsabilités, les dossiers d’orientation, les relations mairies, les réunions avec l’IEN, les équipes éducatives, les plaintes des parents, l’animation des conseils des maitres, la gestion des conflits entre tel maitre qui veut ceci et tel autre qui veut cela, et… ce sera ta responsabilité de répartir les élèves entre les classes et les classes entre les enseignants.
      Je me rends bien compte que je suis un peu sèche, mais le « on doit tous être au même niveau », il me choque beaucoup. C’est un peu facile de vouloir « être au même niveau » que le directeur, mais ne pas vouloir des emmerdes de la direction. C’est trop facile de ne pas vouloir que le directeur se réserve un niveau qu’il connait un peu mieux, ou un niveau simple, par exemple alors que la direction, c’est un stress et une charge de travail énormes. Alors, évidemment, cela dépend des situations, cela dépend de la décharge qu’on a, aussi (je suis dans une école 3 classes, donc sans décharge), mais j’ai vraiment envie de te dire que si tu n’es pas prête à laisser ton directeur choisir une classe qui lui convient bien, prends la direction.

    2. Mikel

      Bonjour, En tant que directeur , sans de pb particuliers sur les répartitions (pour le moment😜) j’apprécie vraiment la réponse ci dessous. C’est vraiment trop facile de se dire on est tous égaux mais je ne veux pas avoir tes responsabilités… ni que tu en aies plus que moi. Chacun ses propres responsabilités.

    3. Victor

      Je ne suis pas directeur. C’est vrai que le scénario du nouveau directeur qui débarque, chamboule tout et s’arroge la classe qu’il veut avec les élèves tout mimis, ça fait un peu peur.
      Mais dans la vraie vie, je ne l’ai jamais vu comme ça. Oui, le directeur a souvent un niveau « qu’il aime bien » (mais nous tous on est un peu comme ça aussi). Oui, quand c’est possible, j’ai vu pas mald e directeurs qui gardaient un cours simple quand c’était jouable.
      Mais en effet, j’ai été dans une école où le directeur est parti à la retraite, où le poste de direction est resté vacant au mouvement, où un jeune T2 est arrivé fin juin au 2e mouvement, et a bien voulu garder la direction. On l’a tous aidés, il s’en est très bien tiré, mais cela nous a semblé évident qu’il prendrait un niveau qui ne lui faisait pas trop peur, qu’il connaissait un petit peu (autant qu’on peut le connaitre quand on est en 2e année de carrière), et oui il a délogé l’un d’entre nous qui faisait un peu la tronche. Tant pis pour celui qui faisait la gueule, et merci à ce directeur. Personnellement, je lui laisse le boulot bien volontiers et JAMAIS je n’irais revendiquer qu’on soit « au même niveau » pour choisir nos classes et je plains les directeurs qui ont ce genre de remarque… :compassion:

    4. Eva T

      Entièrement d’accord avec Charivari. Je suis sur une grosse école et malgré ma décharge (qui est largement insuffisante pour tout ce qu’il y a à faire), je passe mon temps à devoir laisser mes élèves pour sortir de la classe dans le couloir et régler les problèmes liés à la direction : appels incessants, porte à ouvrir sans arrêt, problèmes divers. Oui, sur le temps de classe. Non ce n’est pas normal mais c’est comme ça, il n’y a personne d’autre pour le faire et je ne peux pas non plus laisser des élèves dehors alors qu’ils reviennent de chez l’orthophoniste.
      Si j’avais un niveau double je ne vois pas comment je m’en sortirais. Là j’ai fait en sorte que mes élèves soient autonomes. Je peux donc me permettre de les laisser « se débrouiller », ils savent ce qu’ils ont à faire, même sans moi. En double niveau ce ne serait pas possible. Alors oui, encore heureux qu’on puisse choisir sa classe. J’aimerais bien être au même niveau que les autres, pourtant tous mes collègues me disent « ohlala, j’aimerais pas être à ta place et avoir la direction ».

    5. Etienne17

      Merci pour ton coup de gueule, Charivari !
      Franchement, les « on doit tous être au même niveau gna gna », j’en ai ma claque. Non, on n’est pas au même niveau, clairement. Il faut l’accepter : oui, on est tous PE, mais il y en a un qui est responsable, parfois pénalement, et pas les autres.
      La plupart du temps, ça se passe bien, tout le monde est d’accord, on discute gentiment, et le directeur n’a pas besoin de faire le chef.
      Mais cela arrive, aussi, que deux collègues se disputent le même niveau, q’un collègue n’aille pas bien et qu’il faille le protéger un peu, qu’un collègue prennent un cours double ou triple deux ans de suite et souhaite le laisser aux autres l’année suivante, que le directeur remarque qu’un collègue a du mal avec tel ou tel niveau et que, pour le bien des élèves, ce serait pas mal qu’il change… bref, il y a plein de cas ou c’est normal, c’est sain, qu’il y ait quelqu’un qui tranche, et ce quelqu’un, c’est le directeur.
      Je trouve bien plus grave qu’un directeur trop-mou n’ose pas trancher justement, que ce soit toujours le collègue qui a la plus grande gueule qui gagne, que les enseignants plus jeunes doivent prendre les niveaux difficiles ou les cours doubles exotiques pendant des années sous prétexte de règles d’ancienneté qui ne me semblent pas toujours profitables aux élèves.

      Oui, c’est le directeur qui « répartit les moyens d’enseignement ». C’est le texte de loi. Et non, sur ce sujet, on n’est pas tous au même niveau. Savy, passe l’habilitation, il y a plein de postes !

  7. zousmoun

    Cela fait 12 ans que je suis directeur dune école de 9 classes et j’ai toujours enseigné en ce1 ou ce1/ce2. Si je choisissais de changer d’école, il serait inconcevable pour moi de « choisir » ou « d’imposer » mon niveau. J’imagine l’ambiance dès le début dans l’école!!!. Bonjour, je suis le nouveau directeur et je prends le ce1. Tant pis pour la ou le collègue qui est sur le poste et qui s’est investi depuis plusieurs années.
    Certes les charges de la direction sont parfois lourdes mais en contrepartie nous avons une prime de direction , une hausse du point d’indice, souvent une décharge, moins d’APC à faire…

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      C’est sur que présenté comme ça ce serait vraiment bourrin. Maintenant tu parles d’une très grosse école, avec une décharge, et tu es expérimenté.
      Autour de chez moi, en secteur rural, la direction va rarement avec une décharge. Pas de décharge d’APC non plus (ou presque pas). Prime dérisoire puisque proportionnelle au nombre de classes. Bref, les directions sont rarement choisies. Il est fréquent que les directions soient imposées à des collègues, très jeunes, T1 ou T2, et sans arriver et tout casser comme tu le cites, c’est fréquent et, à mon avis acceptable, qu’un nouveau directeur dise qu’il veut un niveau qu’il connait un petit peu, ou qu’il préfère éviter, si c’est possible, le cours double.

    2. Ayleen & Kyban

      Remarque : j’aimerais tellement un bouton « edit » :P. Du coup, je reprends en corrigeant, désolée ! Charivari, si tu pouvais supprimer le commentaire précédent… ce serait gentil 🙂

      Est-ce que le problème ne viendrait pas aussi du fait que cette priorité de fait du directeur ne soit pas rentré « dans les mœurs » partout ? On le voit dans les réactions à l’idée que le directeur décide. Si le statut et les quelques droits du directeur étaient plus affirmés dès la formation et au quotidien, la question ne se poserait pas. Les directeurs n’auraient pas l’impression de faire de l’abus de pouvoir. Ce serait normal pour tout le monde.

      A contrario, j’entends trop souvent le « Tu n’es pas mon supérieur hiérarchique. » ou encore le « Je m’en fiche, je ne ferai pas. » quand le directeur prend une décision légitimement (même après consultation du conseil) et qu’il est dans son bon droit (tout ce qui relève de « l’organisation ») ! Et ne voulant pas « dénoncer », beaucoup de directeurs font le dos rond (et finissent par partir ou abandonner quand ça se répète trop souvent). On peut alors enchainer les directeurs » sans vocation », qui sont là on ne sait trop pourquoi, qui font bien comme ils le peuvent et la stabilité de l’école s’en retrouve affectée.

      Après, je ne suis pas directrice et oui, si un directeur arrivait sur l’école et me « chipait » mon niveau, ça m’embêterait un peu (voire beaucoup). Mais du coup, je demanderais d’abord à discuter avec lui puis, bien sûr, à discuter avec le conseil des maitres pour remettre les choses à plat et ne pas être trop lésée ou faire des compromis avec les collègues. Bon, c’est sur, ça va du coup en impacter plus d’un alors qu’on aurait pu laisser tout le monde tranquille mais ce n’est pas un peu ça aussi, le travail en équipe ? Parfois, la solution peut être que pour cette année, on fasse deux doubles-niveaux identiques et décider de travailler en binôme pour diminuer la charge de travail, de préparation et d’inconnu par exemple.

  8. Cathy

    Pour nous la répartition tient souvent compte de l’ancienneté (il faut malheureusement faire avec les collègues qui ont pris leurs habitudes et qui sont très très anciens dans l’école)
    Mais, étant en école primaire la difficulté reste surtout la répartition des double niveaux / des effectifs de classe. Certains ne sont parfois pas prêt à faire des double niveaux qui ne se suivent pas afin d’équilibrer les effectifs ou séparer certains élèves. C’est tout de même dommage que certains instits n’arrivent pas s’appliquer les règles de conduite pour la vie en collectivité qu’ils exigent pourtant de leurs élèves « faites ce que je dis mais pas …. »
    Bref, comme beaucoup malheureusement la fin d’année est parfois un peu difficile, plus encore lorsqu’on nous ferme des classes.

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  9. Nannemiel

    Bonjour,
    Dans mon école, aucune difficulté : 2 classes de 3 niveaux chacune (GS-CP-CE1 pour ma collègue et CE2-CM1-CM2 pour moi) et cela depuis toujours dans l’école. Mais comme on s’entend super bien, l’année où j’avais 30 élèves et elle 11 (si, si c’est arrivé !), elle me prenait les douze CE2 tous les après-midi en plus de ses élèves pour que je puisse survivre avec la direction en plus. C’est l’avantage ou l’inconvénient, selon le point de vue, des toutes petites école autonomes (qui ne font pas partie d’un RPI). Pour nous, le stress ce n’est pas la répartition mais plutôt l’existence de l’école dans les années à venir : visibilité à 1 an, pas plus !

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  10. vivi79

    Bonjour,
    Quand je suis arrivée sur mon 1er poste de direction, j’ai ressenti un malaise : « quelle classe va t-elle prendre ? Qui va t-elle « éjecter » de sa classe ? ». En effet mon prédécesseur était arrivé sur l’école en imposant son choix et délogeant le collègue qui était depuis plusieurs années sur la classe de CM. Nous étions deux nouvellement nommées, chacune espérant que l’autre ne prenne pas son niveau préféré. Tout s’est bien goupillé, j’ai eu les CP-CE1 et ma collègue les CM niveaux sur lesquels elle était plus à l’aise. Elle m’ a alors dit qu’ayant la direction sans décharge, elle m’aurait volontiers laisser choisir la classe que je voulais. En changeant d’école, toujours avec un poste de direction, ma collègue étant là depuis plusieurs années sur les MS-GS, je n’ai donc pas voulu prendre sa classe, j’ai donc pris les TPS-PS, niveau sur lequel je n’étais pas du tout à l’aise. La question ne se pose plus nous avons maintenant 2 classes maternelles…. Imposer, me semble dur en effet, en discuter oui, dans la plupart des cas nous avons des collègues compréhensifs, qui savent ce qu’est la charge de direction et nous facilite la vie !^^

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  11. amariss

    Le problème ne se pose pas vraiment dans mon école… 3 classes de la TPS au CM2, ça limite les possibilités !!! lol !
    Par contre l’année dernière j’ai proposé de prendre tous les ce2 (alors qu’on avait pensé les séparer) pour alléger ma collègue directrice qui perdait sa décharge (et notre EVS en prime…) et qu’elle n’ait du coup que les cp ce1.

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  12. Tartine

    Eh bien, je me rends compte que dans mon école, personne ne connaît (moi la première !) et ne respecte les règles : une plus ancienne que moi m’a imposé le cp/ce1 de façon indirecte (elle était plus ancienne dans l’école et ne voulait pas le cp/ce1) et mon directeur n’a rien dit et laisser faire !! Comme ça c’est as son problème. Je n’ai eu d’autre choix que d’accepter parce que pas le choix !! Sympa l’esprit d’équipe non !?

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  13. Laura G.

    Dans mon école (parisienne), on fait la répartition des classes en fonction du nombre d’élèves par niveau. Généralement notre directeur (déchargé à 100% à Paris à partir de 5 classes) nous propose deux structures scolaires, notamment avec les différents doubles niveaux possibles en fonction aussi des inclusions (nous avons 2 ULIS). Ensuite chacun fait deux voeux de classe et ensuite on discute si il y a conflit sur un niveau. On attend le mouvement pour que les nouveaux nommés sur l’école fassent aussi leurs 2 voeux. Si on n’a personne au 2eme mouvement sur un poste, on laisse un niveau simple, souvent le CE2.
    Pour la répartition des élèves, on remplit une fiche où on classe les élèves en fonction de leur niveau et si ils sont moteurs ou non. On ajoute des annotations du type « à séparer de.. à mettre avec ». Ensuite le directeur fait les classes en tenant compte de nos annotations, des sexes, des LVE (il y a anglais et allemand), des inclusions, des jours de temps partiels/décharge des PE. Enfin il nous les soumet et on rectifie. C’est généralement assez équilibré.
    Dans les écoles où j’ai été, on ne m’a jamais imposé un double niveau (en revanche je les prends avec plaisir!) ou même un niveau. J’ai toujours eu le choix entre deux. En revanche, pour mes stagiaires j’ai déjà vu qu’ils se récupéraient la classe à 32 alors que les classes du niveau d’en-dessous étaient à 18 parce que les PE ne voulaient pas de double niveau. Et ce au moment d’un changement de direction… Pas cool pour les débutants.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      C’est pas mal ton système !

  14. Marie-Pierre Bosque

    Ce texte dit que le directeur répartit les ÉLÈVES dans les CLASSES après avis du conseil des maîtres (non, on ne place pas tous les élèves difficiles dans la même classe !) et qu’il ARRÊTE le service des enseignants (après que celui-ci a été organisé.)
    Mais ce texte NE dit PAS comment ce service s organise, c est à dire comment sont réparties les CLASSES entre COLLEGUES.
    Place donc aux discussions, débats, arrangements,marchandages, disputes, chantages et autres transactions humaines ! C’est à chacun de parler, d écouter, d expliquer, de comprendre, de convaincre ou d accepter, bref de se montrer responsable … c est à dire à la hauteur de sa mission. Ce dont témoigne la plupart des commentaires présents. 😊

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  15. Tonnerredebrest

    Dans le texte en référence, on parle de répartitions… des élèves. Donc dans quel ce1 va se retrouver le fameux Kévin. Par contre, la répartition des enseignants n’est pas dans les attributions du directeurs.
    Il y a un véritable vide juridique, un flou artistique savamment entretenu pour ménager à la fois les directeurs (qui ne sont pas des supérieurs hiérarchiques) et les enseignants.

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  16. MariePierre Bosque

    Bravo Tonnerredebrest ! Tu as bien compris.

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  17. zaza rouge

    Pas d’accord Tonerredebrest!
    « Le directeur arrête le service des enseignants » , pour moi ça veut dire aussi la répartition des classes entre les enseignants.

    Par ailleurs, je me désole de voir dans les écoles de mon secteur des collègues de plus de vingt ans d’ancienneté mais qui n’ont jamais fait que du cycle 2 (par exemple).
    Quand j’ai débuté, une collègue m’avais dit qu’on ne sait vraiment pour quel niveau on est le meilleur qu’en ayant tout testé. C’est très formateur.

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  18. Audélia

    Comment dire…
    enseignante dans une école à deux classes, j’ai aidé la directrice dans toutes ses démarches de direction (rédaction du PPMS, élections, enquête de rentrée, rédaction de déclaration d’accident, répartition des élèves, compte-rendu de conseil d’école : bref, tout ce qui passait par internet car elle ne savait pas faire et le reste aussi). Je prenais aussi les appels avant son arrivée ou après son départ et, par la force des choses, le service de récréation (elle avait toujours quelque chose à faire).
    Fermeture de poste.
    Elle a ‘oublié’ de me prévenir qu’elle candidatait sur les mêmes postes que moi.
    J’ai appris aussi, par hasard, qu’elle avait oublié de me donner la subvention – trois années durant quand même – de l’Amicale Laïque.

    Je me suis présentée ce matin dans ce qui sera ‘mon’ école l’an prochain. J’ai demandé sur quels niveaux j’allais enseigner et le directeur me demande ce que je veux. Pour me dire que ce sera ce qui sera libéré (départ en retraite).
    Je sais que dans cette école, le jour de la pré-rentrée dernière, le directeur, fort de ses prérogatives, a imposé un changement de répartition rendant caduc et ce qui avait été convenu en conseil des maîtres et ce qui avait été annoncé aux parents.

    J’ai travaillé – il y a bien longtemps maintenant – dans une grosse école : 15 classes élémentaires, 7 classes maternelles et deux ‘CLISS’. La répartition se faisait en équipe et une année, il y a eu un CE1 à 10 (les terribles) et un autre à 28 (les bosseurs) ; le maitre qui a pris les ‘terribles’ l’a fait en connaissance de cause, il était déchargé de tous les services de récréation et le directeur intervenait dans sa classe quand il le pouvait. C’était un directeur qui reste un modèle d’humanité pour moi.

    Tout cela pour dire que nous ne choisissons pas nos collègues, qu’il nous faut bien ‘composer’ avec, que la meilleure volonté du monde ne suffit pas toujours.
    Comme vous tous sans doute, j’ai rencontré des collègues merveilleux, investis dans leur métier, souhaitant le mieux pour leurs élèves. J’ai toujours reconnu leur implication même si, parfois, je ne m’entendais pas avec eux.
    Et puis il y a les autres.
    Parfois à leur corps défendant, un ‘accident de la vie’ les ayant démoli (nous avions un collègue souriant, enthousiaste, porteur de projets, qui a perdu son fils dans un horrible accident de voiture. Je ne l’ai pas reconnu lorsque je l’ai revu quelques années après ce drame, ni physiquement, ni mentalement).
    Bon courage à tous.
    On fait quand même un métier formidable ,non ?

    Répondre
  19. Pakanne

    Bonjour,

    Je debute dans une ecole primaire où j ai ete nommée à titre definitif en élémentaire. Pour autant, une collegue de maternelle souhaite prendre le piste d elementaire et m imposer de prendre son poste en maternelle. Je n ai pas été conviée au conseil des maitres puisque je ne fais pas encore partie de l equipe.
    Je ne comprends pas: a t on vraiment le droit de m evincer de l elementaire où je suis nommee administrativement, pour me mettre en maternelle?
    Jmerci de vos reponses.
    Signé: une debutante perdue.

    Répondre
    1. charivari (Auteur de l'article)

      Hello !
      Si tu es nommée dans une école primaire, tu n’es pas nommée en élémentaire, tu es nommée sur l’école. Donc oui, c’est au directeur d’affecter les classes et il est possible que tu te retrouves en maternelle. Quand tu fais tes voeux, il faut savoir (normalement, c’est expliqué dans la circulaire du mouvement) que si tu postules sur une école primaire, tu peux être nommée en maternelle comme en elémentaire.
      C’est plutôt l’inverse qui se produit : souvent les collègues préfèrent enseigner en maternelle.

  20. Pakanne

    Merci de ta reponse, cest gentil!
    Sur la fiche de poste au mouvement, c’était ecrit « adjoint élémentaire « . C’est pour ça que j ai un doute…
    Je ne comprends pas non plus que la collègue se manifeste seulement maintenant. Quand je me suis présentée, on m a confirmé que je serai en elementaire, et du jour au lendemain, on m annonce qu’une collegue hesite et que je serai peut-être en maternelle. Je trouve ça un peu brutal. Et je me sens un peu « prise en otage »: je n ai pas le choix. En sachant que c’est sur un poste definitif, je ne voudrais pas etre coincee dans un niveau qui ne me conviendrait pas, pendant des annees.🤔
    Mais que puis je y faire?

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Je sais bien, pour le libellé du poste. C’est pareil dans toute la France. Ce libellé ne veut rien dire et n’est pas pris en compte quand tu es nommé.e sur un poste dans une école primaire. C’est comme ça et tu n’y peux rien. Peut-être que la collègue n’avait pas réalisé qu’un poste était libre, peut-être qu’elle n’avait pas encore fait connaître son souhait, je n’en sais rien mais c’est ainsi et tu ne peux pas y faire grand chose. Tu n’es pas « enfermée » sur le poste. Tu peux très bien participer au mouvement l’année prochaine ou même, comme le collègue de ton école, passer de maternelle en élémentaire l’an prochain. Mais pour cette année, si aucun collègue de ton école n’est tenté par la maternelle, je crois bien que tu vas devoir t’y coller (et tu vas peut-être adorer !)

  21. Aissaoui

    Bonjour à toutes et tous
    Je suis maman d’un élève de ce2 qui est suivi par sa maîtresse depuis le cp choix de la maîtresse tout se passe trés bien pour cette classe (zep) trés bon niveau la maîtresse est trés investi ouverte à de nouvelles methodes
    Elle souhaite reprendre cette classe en cm1 la plupart des parents le souhaitent aussi mais la direction pour de mauvaises raisons s’y oppose
    Quels sont les moyens pour nous parents de soutenir notre maitresse ??
    Merci

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Les « mauvaises raisons » de la direction sont peut-être des bonnes raisons dont vous ne connaissez pas tous les aspects…
      C’est bien si le directeur se rend compte que cette solution vous plairait.
      Mais vous ne pouvez pas aller plus loin, et vous devez accepter que votre directeur souhaite que d’autres élèves aient la chance de profiter de votre super maitresse.

  22. Emji

    Bonjour, comment cela se passe quand une collègue est en arret suite à un accident de travail et qu’elle n’a pas assisté aux conseils de maitres et n’a eu aucune info concernant la rentrée prochaine. Je précise que c’est une collègue titulaire depuis de nombreuses années.
    Au jour d’aujourdhui elle reprend à la rentrée mais ne connait pas son niveau de classe. Les autres collègues titulaires connaissent leur niveau mais il y a 3 niveaux libres pour la rentrée et malgré un mail envoyé au directeur avant les vacances .. pas de réponse… pas d’infos.. merci pour votre réponse..

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    1. Sjpp

      Alors Charivari, tu as égaré ta baguette magique pour contacter ce directeur ?
      Non sérieusement, Emji, que veux-tu que Charivari réponde à un commentaire comme le tien ? Tu parles d’une situation particulière, regrettable, sans doute compliquée à vivre pour le collègue qui reprend, mais à laquelle Charivari ne peut rien.
      Ta collègue va joindre le directeur à un moment ou à un autre, espérons-le le plus tôt possible, et voilà…

  23. Melinawitch

    Bonjour

    cette discussion est super intéressante, je prépare le CRPE cette année et du coup cela m’interpelle.

    A l’école de mes enfants, la maternelle et le primaire sont dans deux bâtiments différents avec des cours séparées même si l’une a coté de l’autre. Il y a donc un directeur pour le primaire et une pour la maternelle. De ce que tu écris je comprend qu’en théorie, les enseignants du primaire pourraient s’ils le souhaitent venir en maternelle et inversement pourtant les conseils des maitres sont bien séparés et pas en commun donc dans la pratique cela me semble compliqué.
    Y’a t’il donc des écoles qui puissent être à ce point séparée ?

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Non je n’ai rien écrit de tel. 2 directeurs = 2 écoles « étanches ».
      Un maître ne peut pas passer de l’une à l’autre sauf en passant par le mouvement.

  24. MD

    Merci pour votre article et votre sens de la démocratie.

    Je suis parent d’élèves et cette année, mes filles jumelles sont passées en grande section.
    Suite à un très grand nombre d’inscriptions sur ce niveau, elle ont été séparées : pas de soucis de ce côté là.
    Là où cela nous pose problème c’est sur la répartition inégale :
    l’instit ( la plus âgée ) qui a toujours eu ses grands, à gardé son fonctionnement.
    l’instit des moyens a récupéré 5 grands avec ses 18 moyens.
    Cette même (super) instit avait proposé à sa collègue 2 classes doubles à répartition égale, option refusée.
    On le voit sur notre petite dans la classe double et sur un autre petit : ils font la tête, eux ne sont pas chez les « grands ». Comme un manque de considération, une sorte de déclassement de ces pauvres 5 petits de 5 ans mis chez les moyens.
    J’ai peur qu’il y ait des conséquences sur l’envie d’apprendre à lire et écrire…….. à suivre.
    Dans des cas comme cela cela serait chouette de voter aussi avec les parents, comme cela ce serait une décision collective. le personnel éducatif et des familles ensemble.

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