Faut il encore faire apprendre des poésies par coeur au CM ?

Voilà plusieurs fois  que je lis sur les réseaux sociaux cette interrogation de maitres de CE ou CM. Apprendre des poésies, en 2018, est-ce que ça se fait encore ? Au collège, ils n’en apprennent plus. En plus cela bouffe un temps de classe faramineux, les élèves débitent leur texte, les mains dans le dos, avec plus ou moins de talent, on entend 30 fois le même texte… Alors, poésie ou pas poésie ?

Pour moi, c’est important, la poésie.

D’abord, c’est important que les élèves prennent confiance dans leur capacité à mémoriser. Qu’ils trouvent chacun leur propre stratégie, adaptée à leur type de mémoire, et qu’ils entrainent cette mémoire comme un sportif fait du jogging.
Les premières années, quand un élève avait du mal à apprendre ses leçons, il m’est arrivé de proposer à ses parents de ne pas apprendre les poésies, pour alléger le travail du soir. L’an dernier, une orthophoniste m’a contredite auprès des parents d’une élève en difficulté : non, il ne faut pas baisser nos exigences sur le travail de mémorisation. Plus on apprend, mieux on apprend. Ce n’est pas un service à rendre à des élèves, avant l’entrée au collège, de décider de ne pas leur faire apprendre trop de textes.

Je n’ai pas dit que la mémorisation ne demandait pas d’effort. Au contraire, et c’est aussi cela qu’on travaille quand on demande aux élèves, progressivement, de mémoriser des textes de plus en plus longs : le sens de l’effort.

J’aime aussi la poésie pour travailler l’expression orale, la diction. Je ne sais pas comment c’est dans vos classes, mais chez moi, j’ai un sacré boulot pour apprendre aux élèves à parler à intelligible voix : articuler correctement, parler assez fort, c’est un combat quotidien !

J’aime enfin la poésie pour le plaisir des mots. Pour découvrir comment les poètes les choisissent, les assemblent pour les faire chanter. N’importe quel texte qui rime n’est pas poésie. La poésie doit faire naitre une émotion. Les élèves sont sensibles à cette émotion. On essaie de la nommer, de la mettre en voix. Certains élèves révèlent de vrais talents d’interprétation et leur public (la classe) apprécie.

Faut-il vraiment que tous les élèves apprennent le même texte ?

Pendant mes deux premières années d’enseignement, j’avais repris une idée lue ailleurs : je proposais aux élèves un petit recueil, soit autour d’un thème, soit autour d’un poète, et les élèves recopiaient et apprenaient le texte de leur choix.
L’apport culturel est indéniable : au lieu d’entendre 30 ou 50 fois le même texte, les élèves en entendaient 5 ou 10 différents. C’était incomparablement plus riche. Inutile de dire que pour moi, c’était nettement moins fastidieux.

Pourtant, j’ai arrêté cette pratique, assez vite, parce que j’ai réalisé que mes élèves comprenaient très mal ce qu’ils apprenaient. Avec 5 ou 10 textes, je n’avais pas du tout le temps d’expliquer chaque texte aussi bien que ce que je fais avec un seul. Quand nous apprenons une poésie tous ensemble, l’apprentissage est précédé d’une ou plusieurs séances de littérature. Le lexique d’une poésie n’est jamais simple, ou alors c’est un texte qui ne vaut pas le coup d’être appris. Les mots d’un poème sont toujours plein d’images, d’implicite, de jeux lexicaux, sans compter qu’un poème est généralement farci de mots inconnus de élèves. En plus, au delà des mots, il faut aussi saisir l’intention du poète et la manière dont il s’y est pris pour nous transmettre une émotion. Tout cela mérite qu’on passe du temps à expliquer le texte, ce qui n’est pas possible avec plusieurs textes différents.

Autre inconvénient de faire choisir le texte : il est impossible d’apprendre le texte en classe. Or, systématiquement en CE1-CE2 et ponctuellement en CM, je fais des séances ou nous apprenons à apprendre. J’écris la strophe au tableau, nous la lisons, et j’efface des mots peu à peu jusqu’à ce que nous soyons tous capables de dire la strophe en entier, de mémoire. Cela me semble indispensable, au CE, de faire ce travail collectif sinon on délègue l’apprentissage de la poésie à l’enfant seul, ou, plus généralement, aux parents. Tant mieux pour les élèves dont les parents sont disponibles et efficaces. Tant pis pour les autres.

Je suis donc revenue à la pratique classique : un texte pour la classe (je différencie parfois les textes, en double niveau).

Quels textes ?

En CM, je choisis toujours des textes classiques. Hugo, Lamartine, Baudelaire, ou Prévert et Marc Alyn. Même au CE, j’évitais les comptines. Tout texte qui rime n’est pas poésie. Il est rare, même au CE, que je fasse apprendre les paroles d’une chanson, par exemple, à mes élèves, en guise de poésie. On trouve sur le net beaucoup de textes écrits par des poètes autoproclamés qui ne méritent pas, à mon avis, d’être appris par cœur. Ce n’est pas parce qu’un texte figure sur le recueil d’un instit sur un blog qu’il mérite d’être appris par coeur non plus. Pour composer un poème, il faut que chaque mot soit sélectionné, pesé, qu’il chante avec ses voisins ; que le choix des termes, la musique de la rime, la perfection du mètre fasse naitre une véritable émotion.

Si on manque d’inspiration, il y a souvent de très jolis textes dans les pages poésie des manuels de français, tout simplement. Attention aux alexandrins, ils ne sont pas faciles à apprendre. Je pense qu’on peut les réserver au CE2 ou au CM.

En termes de longueur, je fais apprendre des textes de plus en plus longs même s’il n’est pas interdit de faire apprendre un sonnet au CM2. En CM2, les élèves peuvent découvrir, sans pousser des cris d’effroi, une longue fable ou une grande poésie d’Hugo (l’Ogre et la fée a toujours beaucoup de succès, par exemple).

« 10 longues poésies par an ? C’est difficile ! ».

Cela nécessite un peu d’organisation ou de préparation. Il faut tenir le rythme de deux poésies par période. C’est important d’avoir choisi les textes un peu à l’avance sinon on a vite fait de perdre une semaine le temps de faire son choix.

Je programme deux poésies par période donc une poésie sur 3 semaines : 2 semaines pour l’apprendre en entier (en 4 ou 6 fois), et une semaine pour travailler plus particulièrement l’interprétation. Cela fait un rythme assez soutenu. Je fais généralement copier le texte de la poésie suivante alors que nous sommes encore en train de réciter le texte précédent.  En tous les cas, avec un peu de programmation, ce n’est pas difficile de tenir la cible de 10 textes par an.

Quand tous les élèves récitent, c’est loooong…

C’est même intenable : dans les 5 heures de français hebdo, on n’a pas le temps de faire passer tous les élèves sur les 10 textes de l’année. Il faut oublier ça (à moins de ne rien faire d’autre sur les heures de littérature, ou de ne pas tenir l’objectif de 10 textes).

Non, tous les élèves ne sont pas forcément interrogés sur toutes les poésies. En plus, c’est vraiment fastidieux d’écouter 30 fois le même texte. J’interroge au hasard 3 ou 4 élèves, deux fois par semaine. Un élève peut très bien être interrogé deux fois si bien que tous ne sont pas certains d’être interrogés. En revanche, une fois par période, c’est l’évaluation. Là, je demande aux élèves de revoir toutes les poésies apprises depuis le début de l’année (ils rebrassent donc toutes les poésies 5 fois dans l’année pour arriver à 10 poésies en juin), et tous seront interrogés en piochant un texte au hasard. Cela permet de travailler la mémorisation à long terme, qui n’est, à mon avis, pas assez travaillée à l’école. Les élèves se rendent compte que pour savoir bien quelque chose, il faut le revoir plusieurs fois, à plusieurs semaines (ou mois) d’intervalle. Les textes appris ainsi peuvent être retenus toute la vie (je me souviens encore de beaucoup des poésies apprises quand j’étais enfant, où, dans mes classes, les enseignants faisaient ainsi revoir les textes toute l’année).

Pendant la 3e semaine, j’interroge d’abord les volontaires, ainsi je crois que je limite les frustrations de ceux qui avaient trèèès envie d’être interrogés (et je donne l’occasion à ceux qui ne la savent pas encore bien de la réviser en écoutant les camarades)…

C’est top, je partage :

23 Commentaires

  1. Elinor Belot

    Merci d’exister Charivari
    Ça fait du bien à une vieille instit comme moi de voir si bien exprimé ce que je ressens et et « fabrique « dans ma classe, même si le niveau moyen de mes élèves ( et le manque d’investissement parental ) me force souvent à rabaisser mes ambitions: la dernière réforme me fait doucement rigoler ou pleurer , c’est selon… La distinction nom/verbe est loin d’etre acquise pour la majorité de mes Cm 1 alors ne parlons pas du reste.
    Mais le souffle de la poésie, de la littérature parle à tous ou presque
    Alors oui ,continuons d’étudier et apprendre les trésors de notre langue pour en donner le goût ????

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  2. Jennifer

    Tu viens d’illuminer ma journée! Je ne suis pas la seule à penser qu’apprendre à mémoriser est important surtout pour la suite de leurs études. Par rapport aux poésies et à ma difficulté à les interroger tous, je pensais les mettre par petits groupes. Ils pourraient ainsi s’entrainer et s’entraider pendant leurs temps de pause parce que le seul travail d’étude en classe ne suffit pas pour certains. De plus, ceux plus timides seraient moins mal à l’aise dans un premier temps et ceux qui travaillent peu à domicile seraient davantage encouragés. Et j’y ajoute ton idée de les interroger individuellement sur l’ensemble des textes vus. ????
    Par contre, je pensais mettre en place des devoirs autonomes de mémorisation comme l’étude par cœur des numéros des personnes de son entourage (papa, maman, …), les comportements à avoir lorsqu’un copain tombe dans la cour/se blesse, ainsi que des textes assez court de culture générale. Tout ce qu’on n’apprend plus aux enfants sous prétexte que grâce aux moyens actuels, on n’a plus besoin de les connaître. Pertinent ou non?

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Les numéros de téléphone, c’est une bonne idée !
      Ici, je reviens régulièrement aux autodictées. Je sais qu c’est un peu old-school, mais j’ai constaté que, les années où je n’en fais pas, ils sont beaucoup moins bons en orthographe lexicale. Je vais en refaire cette année, une toutes les deux semaines. Et justement, quitte à apprendre par coeur des choses, je mets des petits textes de culture générale sur des choses qu’on n’apprend pas à l’école mais que je trouve utiles de connaitre. C’est exactement ton idée.

  3. jfkamj

    De mon côté, en CE2, je propose 4 poésies par période que je présente en début de période. Chacun sait qu’il en aura 2 à copier et à apprendre dans la période.
    Jusqu’en décembre, c’est un temps dédié en groupe classe, le temps d’installer les habitudes de présentation et la copie. A partir de janvier, j’intègre la copie de la poésie sur mes temps d’ateliers et les élèves ont deux semaines pour l’apprendre en entier.
    Chaque jour d’atelier, un groupe récite en début de journée. Çà peut être seulement la première moitié la première semaine ou en entier pour ceux qui veulent. Je note (avec une lettre) à chaque fois et cela apparait sur mes bulletins d’évaluation. Je laisse toujours une deuxième chance à ceux qui ont plus de mal à apprendre, je guide l’apprentissage, donne des trucs et propose aussi de réciter seul avec moi ou dos à la classe pour les plus timides.
    Ma difficulté : réussir à leur faire finir leur illustration.

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Ca semble bien ! Ils arrivent à organiser tout seul leur apprentissage, dès le CE2, sans que tu les guides (tu ne dis jamais : « apprendre la première strophe pour mardi » ?). Chez moi, ça marcherait pour les enfants qui ont beaucoup d’aide à la maison, mais pour les autres, non 🙁

    2. Marie

      Même difficulté pour moi et mes CM – le temps de finir l’illustration. Par contre , je n’ai pas de groupe pré établi mais une fiche d’inscription (cela nous permet de planifier les passages), ils peuvent aussi demander à passer en petit groupe ou binôme. Cela valorise certains élèves peu enclins aux travaux à plusieurs qui sont surpris d’être très demandés pour réciter la poésie (ils ont tout intérêt à passer avec celui ou celle pour qui l’exercice est réussi et vivant). Ils comprennent ainsi qu’ils peuvent travailler ensemble, coopérer et s’entraider sans être des amis dans la vie ou tout simplement dans la cour de récréation. C est un axe important dans la mise en route de la classe dés la période 1. C’est le seul exercice que je note sur leur cahier en 3 parties oralisation du texte(10), copie(5) , illustration(5). Petite anecdote, cette année, ils ont eu le choix entre 3 poésies sur le thème de la rentrée. Je leur lis plusieurs fois, leur fait répéter les premières strophes puis ils choisissent celles qu’ils veulent apprendre, copier, illustrer. Sur les 3 , la plus difficile à copier était imprimer sur un format A5 et la présentation des strophes était centrée sur la page (dur exercice de copie manuscrite)- la 2ème était un bloc sans passage de ligne écrit gros sur A4, et la 3 ème était écrite en plus petit mais sur A4 avec des strophes bien distinctes. Nombreux sont tombés dans le piège et ont choisi par rapport au format papier. Or, c’était vraiment la plus dure à copier en respectant exactement la présentation. La 2ème a eu du succès aussi mais comme il n’y avait pas de repère -vers -strophe- ligne sautée etc… ils ont parfois oublié des mots ou des vers ; la dernière était en fait la plus simple mais n’a pas eu de succès. Tout cela n’était pas prémédité mais cela a donné lieu a des échanges très intéressants en classe. Nous avons mis en avant ce qui nous permet de copier correctement une poésie ou un texte en général, la ponctuation, la structure du texte (repérer le nombre de strophes, le nombre de vers pas strophe… ), la compréhension, la clarté de la présentation, etc… Des critères qui nous servent et nous serviront pour évaluer leur production ensuite. Merci Charivari d exister et de partager tout cela. Cela m’aide beaucoup à améliorer mon existant ou à revoir ma copie sur certains points. Bonne fin de vacances à vous tous.

  4. David Quéré

    Merci pour cet article, c’est une question qui me taraudait depuis longtemps et je suis bien remotivé pour la poésie à la rentrée.
    Tu n’abordes pas la question de l’illustration.
    Je suis toujours étonné du peu de richesse des dessins de poésie de mes élèves. J’ai retrouvé mes propres cahiers, avec de beaux dessins qui prenaient toute la page…
    Faudrait-il en faire un objet d’apprentissage spécifique ? Ce dessin d’illustration a-t-il une importance ou est-ce une activité que l’on fait machinalement par pure reproduction de ce que l’on faisait nous même à l’école ?

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Ce qui est sûr, c’est que c’est de l’Art Plastique, pas vraiment de la poésie. Je n’en fais pas systématiquement. Pour moi, c’est un travail d’Art P comme un autre. Cette année, j’ai pris la résolution d’en faire faire plus 😉

    2. Gabrielle

      Pour ma part l’illustration rentre dans la note de poésie et ils n’ont pas intérêt à la bâcler ils le comprennent vite! Mais pour cela il faut leur apprendre à le faire : discuter de ce que l’on a compris, qu’est ce que cela raconte, quel dessin faire, si on ne sait pas dessiner on apprend : je fais beaucoup de dessin dirigé je dessine par étapes et ils reproduisent, j’ai des livres pour apprendre à dessiner, je leur apprend à décalquer depuis un livre etc
      J’interdis les dessins aux feutres (qui transpercent les pages) sauf s’ils collent une page blanche sur laquelle ils colorient, par contre crayons de couleurs (certains le font aux crayons aquarellables et le rendu est magnifique!) et pastels ou autres techniques autorisés comme le collage (des feuilles, du coton etc)
      Cela prend du temps, on commence en classe pour les idées et le dessin et ils poursuivent à la maison.

    3. charivari (Auteur de l'article)

      Là, on touche à un point clé du sens de l’évaluation et du rôle de la note.

      Pour moi faire entrer l’illustration dans la « note » de poésie n’a pas de sens vu que les compétences n’ont vraiment rien à voir. Si les deux résultats ne sont pas homogènes, cela va conduire à masquer une faiblesse d’un côté par une réussite de l’autre, et, au final, ni la faiblesse ni la réussite ne seront visibles. Ou alors la note ne sert plus à rien d’autre qu’à motiver, mais elle n’a plus aucune valeur d’indicateur sur les compétences de l’élève.

      J’ai des élèves qui ont un vrai talent de dessinateur : s’ils ne savent pas leur poésie, ce talent n’apparaitra nulle part dans le bulletin ?

      Non, vraiment, pour moi, c’est tout ce que je reproche aux notes, justement : on s’en sert pour n’importe quoi, on mélange des choux et les carottes pour obtenir du gloubiblouga qui n’a de sens que quand il est très haut ou très bas. Dès qu’il est moyen, on masque toutes les réussites qui ont conduit à cette moyenne.

  5. Gabrielle

    Merci!!! Je suis enseignante en CP depuis 5 ans, et quel bonheur de leur faire apprendre des vrais beaux textes et pas de la pseudo poésie de bas étage sans âme!!! Mes études littéraires reprennent le dessus dans ce domaine
    Ils sont hyper réceptifs à partir du moment où l’on prend le temps de leur expliquer le sens, le vocabulaire, commencer à leur faire remarquer les rimes et autres jeux de style!
    J’impose un rythme soutenu, une poésie tous les 15 jours (trois semaines parfois si vraiment longue) et je prends le temps de tous les faire passer, d’admirer leurs illustrations (on fait des séances de dessin dirigé en classe pour leur apprendre à dessiner, à décalquer depuis un livre etc). La mise en voix en cp est plus difficile je la travailler surtout à partir de janvier.
    Depuis l’an dernier je me suis fait un répertoire de poésies dans lequel ils piochent pour chaque période avec à chaque fois une ou deux poésies imposées à date fixe et les autres sont au choix dans ce recueil, on les lit toutes ensemble en classe en les expliquant, et les parents sont dans le coup et apprécient aussi ce fonctionnement. Cela me permet de ne pas entendre 27 fois la même à chaque fois.
    Bref je suis pour la poésie et le par coeur, la mémoire ca s’entraîne dès tout petit!!!

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Tu t’es fait un recueil de tes jolies poésies de CP ? Tu l’as publié quelque part ? Je fonds sur les poésies de Maurice Carême, pour les cycle 2 (j’en fais même parfois au cycle 3). Il y en a d’autres : la biche brame, le givre… (ce sont mes souvenirs d’enfant 😉 )

  6. Gabrielle

    Non il n’est pas publié je n’ai pas de blog ou autre, j’ai pioché à droite et à gauche au gré de mes envies notamment en tapant recueil poésie manuels anciens dans google. J’ai mis énormément de Maurice Carême car pour les enfants il est très accessible je trouve, mais aussi d’autres grands auteurs Jacques Prévert, Jean de la Fontaine, Théophile Gautier. J’en ai quand même quelques unes notamment pour la rentrée très faciles et récentes pour les mettre en confiance et puis peu à peu on se lance!

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  7. Mathilde

    Merci pour cette défense de la vraie poésie. Avec les CE, je suis de cette avis. Ta réflexion sur le choix d’un seul texte ou parfois 2 pour la classe es intéressante. L’idéede ne pas tous les faire passer aussi même si pour moi, ce n’est pas trop difficile. Avec un triple niveau, l’avantage est souvent de ne pas devoir trop d’élèves par niveau!

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  8. Sabine

    Je retrouve beaucoup de choses que je fais mais je rebondis sur plusieurs choses.
    Tu disais qu’au collège la poésie est abandonnée, cela doit dépendre des endroits car mon grand qui rentre en troisième en apprend une par séquence. C’est donc souvent en lien avec le thème, un monologue quand ils sont souvent sur du théâtre, une poésie de l’auteur étudié, un thème et l’année dernière, en 4e me, c’était plutôt ambitieux,heureusement qu’ils avaient travaillé la poésie en CM et les années précédentes.
    Pour l illustration, je trouve aussi qu’il faut en discuter avec eux lors du travail explicatif, donner des pistes, aussi bien en terme de techniques, qu’en terme de focus…

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Tu n’es pas la première à me le dire. Ouf ! cela doit varier beaucoup d’un collège à l’autre, comme cela varie d’une école à l’autre, d’ailleurs…

  9. monguillon

    merci pour ce partage

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  10. fabi30

    Oui, oui, oui, l’apprentissage de la poésie est très important. il doit être un plaisir de dire les mots.
    Le fait de donner le choix aux élèves parmi 4 ou 5 poèmes me semble participer du plaisir d’apprendre. Depuis plusieurs années, je monte un spectacle de poésie avec mes élèves de ce2. Lala,sur son blog, a eu la gentillesse de publier les poésies thématiques que j’ai préparées ainsi que le fonctionnement du spectacle qui est joué devant les parents de la classe en fin d’année. Si ça vous dit …
    merci Charivari pour cet article
    bonne fin de vacances

    Répondre
  11. Julie

    Bonsoir,
    merci pour ce partage.
    Si j’ai bien compris tu travailles une poésie sur 3 semaines, les récitations n’ont lieu que la troisième semaine ? Combien de séances fais-tu par semaine ? Merci
    Et comment fais-tu si, lorsque tu interroges au hasard, un élève n’a pas appris sa poésie ?
    Mille mercis
    Bonne soirée

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    1. charivari (Auteur de l'article)

      Non, j’explique que j’interroge deux fois par semaine, toutes les semaines. Ce ne sont pas vraiment des séances, hein, je prends juste 10 minutes pour interroger 3 ou 4 élèves et puis voilà.

  12. Karine

    Pour les illustrations, j’ai trouvé un TRUC qu’ils adorent et ont investi à fond (enfin, la plupart…)
    En fait, ils ont carte blanche. Découpages, collages, recherche d’un coloriage sur internet, tout est matière à investir son poème et laisser libre cours à son imagination. J’ai créé un « cahier d’arts » où nous mettons chants, poèmes, créations poétiques, découverte d’artistes célèbres, jeux avec les mots… et le seul mot d’ordre pour ce cahier, c’est qu’il doit leur plaire et qu’ils doivent en être fiers. Plus l’illustration est originale, plus elle est valorisée. Ils la présentent aux autres quand ils récitent leur poème. Certains élèves l’an dernier avaient carrément investi aussi la page d’écriture! Et c’était magnifique!

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  13. Celine

    Professeur de français en collège, je confirme un commentaire. OUI, je fais apprendre encore des poésies et jusqu’en troisième. Une par séquence en fonction du thème, de l’auteur, des monologues… et j’impose l’écriture (pas de photocopies) de la poésie qui est évaluée et oui je fais aussi faire une illustration, qui est aussi évaluée. Mais c’est vrai qu’on ne doit pas être en masse à le faire car j’ai la remarque systématique des élèves « ça c’était en primaire, madame, au collège, on n’en fait plus! ») Le cahier de français est ainsi plus agréable à ouvrir. D’ailleurs, je fais aussi illustrer les pages de garde de chaque séquence. Le travail de mémorisation est essentiel et je ne suis pas sévère dans la notation, même s’ils hésitent, je mets facilement des 20, pour les encourager (On peut la connaitre par cœur à la maison et face au stress, au regard des camarades être déstabilisé). La première fois, les élèves sont surpris mais très vite, ils apprécient et se prennent au jeu. Idem, que des grands auteurs. Ces poésies me semblent importantes car elles permettent aux élèves un apport culturel, un effort de mémorisation, et un travail sur l’oral (qui en fin de troisième est évalué dans le brevet ). Les années passées, je faisais apprendre les élèves à la maison mais cette année, je vais tenter un travail préalable à l’oral, sous forme de jeu, en classe afin d’essayer d’évaluer l’oral. Chose difficile à faire au collège.

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  14. Lucas

    Bonjour,
    Je cherchais un site qui expliquait les biens faits de la poésie et je suis tombé sur cet article qui finalement parle de cela! À n’importe quel âge ces points fonctionnent j’ai l’impression. Moi qui est souvent craint la poésie en primaire et au collège, à 19 ans maintenant j’adore en lire! Merci pour cet article! 🙂

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