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Lecture de syllabes
Par Charivari dans Cycle II Français le 10 Février 2010 à 21:14Voici une petite fiche que j'ai commencé à utiliser pour faire travailler mes CE1 sur la lecture de syllabes (sons proches ou complexes).
Depuis le retour des vacances de février (avant, on a révisé ces sons), ils les lisent à la maison (une série chaque soir). Le lendemain on travaille l'encodage, avec la dictée de ces même syllabes (mais on autorise toutes les graphies possibles, bien sûr !).
Syllabes malicieuses
Tags : lecture, syllabes, lecture de syllabes, pseudo-mots, sons complexes
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Commentaires
2bulle2Samedi 21 Août 2010 à 09:23Merci pour ces syllabes, je m'en servirai en AP.
4bulle2Mercredi 1er Septembre 2010 à 21:48Euh non avec des CE1, mais pas pour tout de suite ; )
5soso93Mercredi 22 Septembre 2010 à 16:27Aurais-tu la liste de mots qui va avec car je trouve certaines de ces syllabes difficiles même pour moi...
Non non, ce ne sont justement pas des mots.
C'est tout l'intérêt des pseudo : mots => Les élèves qui apprennent à décoder doivent aussi savoir décoder "mécaniquement", comme lorsqu'ils déchiffrent un nom propre par exemple, sans s'aider du sens.
Je suis étonnée que certaines syllabes te posent problème, quand même (même si les caci, ceco etc... sont très tordus !! )
7MyamuMercredi 22 Septembre 2010 à 20:25La maîtresse de ma fille en CE1 utilise vos syllabes malicieuses.
Pour l'apprentissagte de la lecture, j'arrive à comprendre l'intérêt de l'entrainement au "décodage", mais pourriez-vous m'expliquer l'intérêt de la dictée du lendemain ?
Bonjour ! Les CE1 doivent apprendre à lire et à écrire... Ils apprennent à décoder, lire, et "encoder", écrire.
Au CE1, il est d'usage de dicter aux élèves des pseudo-mots, des mots qui n'existent pas, pour vérifier qu'ils entendent bien les sons et savent bien les transcrire en lettres pour obtenir un résultat phonétiquement correct.
Pour entrainer et évaluer cette compétence en particulier, il est préférable de dicter des pseudo-mots, des mots qui n'existent pas, pour éviter le "risque" que les élèves écrivent le mot de mémoire, s'ils en ont photographié l'orthographe. Ce n'est pas "mal" de retenir l'orthographe des mots (!) mais ce n'est pas ici l'objectif qui est travaillé.
Evidemment, lorsqu'on dicte ces syllabes, on accepte plusieurs orthographes possibles. Si on dicte COCI, l'élève peut aussi écrire KOSSI, QUOCI... qui sont tout aussi acceptables. En revanche, s'il écrit COSI, c'est qu'il n'a pas encore bien compris la valeur du S entre deux voyelles, par exemple.
Les rédacteurs des évaluations nationales de fin de CE1, depuis deux ou trois ans, ont choisi de dicter des vrais mots, plutôt que des pseudo-mots. Mais, pour éviter le risque évoqué ci-dessus, ils font dicter des mots peu courants au CE1: on dicte, par exemple, les mots pingouin, nonchalant, jungle... On vérifie que ce que l'élève écrit est "phonétiquement correct" (s'ils écrivent "paingoin", "nonchalen", "gingle"... ils "prouvent" qu'ils entendent bien les sons et savent les écrire)
9pmcjr07Jeudi 23 Septembre 2010 à 11:40La réponse à la question de l'intérêt d'écrire ces syllabes malicieuses m'interpelle.
Et le vocabulaire de la langue française dans tout cela ? Je le trouve bien mis à mal . Que va-t-il devenir si tous nos enfants se mettent à écrire phonétiquement ?
La mémoire photographique des mots est-elle si mauvaise ?
Je ne suis pas persuadée par votre méthode qui a tendance à stresser ma fille en classe de CE 1 car elle a du mal à écrire des mots qui n'ont aucun sens !
Je la conçois plutôt et y trouve un intérêt plutôt pour la lecture, pas pour l'écriture.
10MyamuJeudi 23 Septembre 2010 à 12:07Bonjour!
Merci pour vos explications. Depuis deux semaines nous faisions mal travailler notre fillle en révisant les syllabes jusqu'à ce que l'orthographe soit su...
J'ignorais également le choix des rédacteurs des évaluations de fin de CE1, mais je ne peux nier avoir aussi finalement une préférence pour les mots ayant un sens, même s'ils sont rares.

Merci encore.
Pmcjr07 : vous ne vous en souvenez sans doute plus, mais la dictée de syllabes ne date pas d'aujourd'hui et vous en avez surement fait dans votre enfance sans que cela mette en péril votre orthographe, ou votre vocabulaire.
En début de CE1, j'ai encore une bonne proportion d'élèves qui écrivent chardin voire chradin (jardin), foiture (voiture), chansson (chanson) ou chauson (chausson)... Ils ne sont pas dyslexiques du tout, ils sont justes "en train d'apprendre à écrire".
En classe, nous faisons beaucoup d'activités et d'exercices différents, qui font travailler des compétences différentes. Ce n'est pas parce que nous passons quelques minutes chaque jour à se demander toutes les manières différentes d'écrire KOSSI que nous ne travaillerons pas aussi l'enrichissement du lexique, ou l'orthographe des mots "qui existent vraiment".
Il n'est pas question d'encourager les élèves à écrire phonétiquement. Dans les évaluations nationales, on évalue aussi des mots et des phrases, adaptés aux enfants de 7 ans (longtemps, "les bons desserts attirent les enfants dans la cuisine"...). L'élève doit, d'un côté, commencer à augmenter le capital de mots qu'il sait écrire correctement, et d'un autre côté, être capable d'écrire correctement des sons pour les mots qu'il ne connait pas encore.
La mémoire photographique des mots n'est pas mauvaise du tout, elle est nécessaire à chaque fois qu'on ne peut pas appliquer une règle (comment faire autrement pour écrire le mot femme ?) mais elle n'est pas suffisante.
Pour écrire chat, par exemple, un élève n'a pas besoin de savoir par coeur l'orthographe du mot. Personne n'apprend par coeur l'orthographe de tous les mots du dictionnaire. Pour écrire chat, l'élève peut réflléchir aux sons qu'il entend, le ch, le a, écrire "cha", puis réfléchir aux mots de la même famille, chatte, chaton, et ajouter le t muet.
Ces compétences de réflexion autour de la "construction" d'un mot se travaillent d'un côté en apprenant à "encoder" les sons (pour écrire le ch et le a) ce que nous travaillons ici avec les syllabes malicieuses, et de l'autre côté en découvrant des règles de grammaire (ici, les familles de mots).
12pmcjr07Jeudi 23 Septembre 2010 à 19:19On m'a peut-être dicté des syllabes dans mon enfance mais elle avait sûrement pour moi plus de sens sachant que je les retrouvais dans des mots, ce qui n'est pas le cas de toutes les syllabes malicieuses.
Je vous remercie pour vos explications car moi aussi, comme "Myamu" je faisais mal travailler ma fille en m'efforçant qu'elle apprenne "l'orthographe" exact des syllabes. C'est alors son enseignante qui ne nous a pas suffisamment éclaircis sur la façon de les travailler puisque nous n'avions, nous parents, aucune consigne mais seulement une liste.
Néanmoins, je persiste à penser qu'il est plus simple et moins déstabilisant pour un enfant de décoder des mots de vocabulaire compliqué mais ayant un sens.
Je suis sûrement une vieille maman nostalique des méthodes d'antan qui, je pense , étaient sûrement plus efficaces lorsque l'on constate la façon dont les enfants ou de jeunes adultes, et même les plus brillants, écrivent aujourd'hui ! Si je compare le niveau que j'avais moi-même en Français à l'âge de ma fille de 12 ans, pourtant brillante à l'école ...j'ai de quoi mettre en doute toutes ces nouvelles méthodes bien compliquées.
13pmcjr07Jeudi 23 Septembre 2010 à 19:34Pardon ! Au lieu de lire : car elle avait sûrement pour moi plus de sens
Il faut lire : car elles avaient sûrement pour moi plus de sens !
Et puis : nostalgique au lieu de nostalique, mais là, il s'agit d'une faute de frappe !
14sLundi 13 Décembre 2010 à 06:36Que d'idées fausses.... Les dernières recherches et enquêtes révèlent que les élèves ont considérablement progressé en orthographe lexicale depuis le début du siècle dernier... mais baissé en orthographe grammaticale (Voir les recherches de Fayol).
Pour identifier les mots de plus en plus vite, il faut automatiser le code... On libère ainsi de la mémoire de travail pour traiter le sens.
Le passage par l'écriture permet, entre autre, de fixer en mémoire à long terme les éléments constitutifs de mots (syllabes et lettres, voire mots dans les mots)... Cette activité prépare la reconnaissance instantanée puis la voie d'adressage sans laquelle on n'accède jamais à un niveau de "lecture experte".
La lectrice précédente semble curieusement nostalgique des méthodes du passé... Mais de quelles méthodes parlons-nous? Les méthodes syllabiques des années 50 passaient massivement par l'écriture et la lecture de syllabes (j'ai appris avec l'une de ces méthodes dont les grandes faiblesses résidaient, d'une part, dans la pauvreté des textes qui hypothéquait tout travail sur le sens et d'autre part, dans l'aridité culturelle). Aurions-nous affaire à une nostalgique des méthodes globales... Rare, mais possible! L'école est soumise à de telles tensions entre contempteurs de la "modernité" et adorateurs du passé.
Ce n'est ni la nostalgie ni des souvenirs magnifiés qui doivent conduire la réflexion pédagogique: la recherche et l'imagerie médicale font avancer ce que l'on sait du fonctionnement du cerveau quand il se confronte à ce genre de tâches ...
Là où je rejoins le propos précédent, c'est lorsqu'on évoque la vertu de l'enseignement explicite: apprendre nécessite la mise en liens de connaissances, capacités et attitudes et il faut en effet tout faire pour que l'élève et sa famille comprennent ce qui se joue dans les activités proposées: de la capacité à mettre en lien, dépend le succès de tout apprentissage. Qu'il faille enfin avoir le souci de l'amélioration du lexique orthographique est une évidence... pour écrire, mais aussi pour lire, si l'on veut que nos élèves accèdent au stade ultime de lecture experte, le stade "orthographique!
15Dom37Mardi 22 Février 2011 à 17:28Je vois d'ici la tête de certains parents d'élèves en découvrant cette liste de syllabes malicieuses... Et je les entend aussi ! "Eh ben, c'est pas comme ça que les enfants vont apprendre à écrire"..."Quelle idée de leur faire lire des trucs qui ne veulent rien dire !!!" Et j'en passe...
Mais Charivari a complètement raison, savoir écrire des pseudo-mots en les écoutant et en sachant retranscrire ce qu'on entend est aussi important que savoir écrire un vrai mot, avec sa vraie orthographe, ce n'est tout simplement pas le même travail, parce que ce ne sont pas les mêmes compétences qu'on veut atteindre (en tous cas pas dans un premier temps)
Faire en sorte que les élèves se demandent quelles sont les différentes façons d'écrire cossi (koci, caussi, etc...) est un travail de recherche important, qui n'empêche pas le travail sur le lexique et l'orthographe des vrais mots.
16Dom37Mardi 22 Février 2011 à 17:30Je les entends, avec un s bien sûr...
18jk57Vendredi 4 Mars 2011 à 06:26concernant le "vide de sens" des syllabes proposées , j'ai pour ma part trouvé une solution qui me convient assez:
je pratique dans ma classe (CP CE1) ce que j'appelle "le doute" orthographique en proposant aux enfants (courtes séances quotidiennes) d'écrire sur leur ardoise un mot "inconnu". Puis je relève toutes les orthographes proposées que j'écris au tableau en les numérotant. Ensuite je demande aux enfants de noter au dos de leur ardoise les numéros des mots qu'ils pensent faux. et on justifie collectivement .( dernier recours le dictionnaire ) cela permet de revoir régulièrement les valeurs des lettres, les histoires de finales muettes, les accents, ....cela conforte aussi l'habitude de réfléchir à ce qu'on écrit (= cohérence phonétique) et à l'arbitraire de la langue française. Le tout étant de trouver des mots compatibles....
20sofy31Mardi 8 Mars 2011 à 15:48bonjour ! Je voulais te demander: fais-tu des dictées ou faisais-tu des dictées avec les ce1? Parce que là, je me prends la tête entre dictées de phrases, autodictées, dictées de mots.....Bref, je viens de faire un tour sur edp et je trouve plein d'idées qui ont l'air super, mais du coup je suis encore plus perdue!
22sofy31Mardi 8 Mars 2011 à 16:45ok merci!
23salamandre*Dimanche 24 Avril 2011 à 17:48Bonjour !
Une amie m'a parlé de votre site que je consulte avec beaucoup d'intérêt, je voulais juste vous dire merci de partager vos connaissances, vos documents, votre savoir-faire avec nous tous, inconnus qui passons par là, et vous dire mon admiration pour votre blog, et votre travail. Bonne continuation,
Sandrine (enseignante de CE1)
Bonjour,
Si quelqu'un pouvait m'aiguiller vers d'autres fiches de ce genre?
J'ai des CE2 mauvais lecteurs, et on trouve certes des fiches systématisant un son, mais je cherche des fiches un peu plus complexes, comme celle-ci justement.
Merci!
25lililueMercredi 4 Avril 2012 à 23:02
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Merci Charivari !!