• J'enseigne en nouvelle orthographe et... tout va bien.

     

    J'enseigne en nouvelle orthographe et... tout va bien.Comme énormément de mes collègues de primaire (et la plupart des profs blogueurs), j’écris en nouvelle orthographe et je l’enseigne, depuis sept ou huit ans. Chaque année, davantage de manuels paraissent en nouvelle orthographe. Cela passe quasiment inaperçu tant ces rectifications sont légères, très loin de l’hystérie collective qui s’est emparée des réseaux sociaux ces jours-ci.

    Comme mes collègues (lisez Mistinguette, ici), j’applique les programmes qui, depuis 2007, puis 2008, puis 2015*, demandent aux profs d’adopter comme référence l’orthographe révisée de 1990.

    Ce blog est écrit en nouvelle orthographe, depuis 2008, et, soyez honnête, est-ce qu’il vous pique les yeux ? Est-ce que la langue française vous semble défigurée ? Alors on respire un coup, on ne se laisse pas manipuler par les lanceurs de psychodrames, TF1 et autre BFM en tous genres, et on se documente avant de faire une crise d’hystérie... (et ensuite on passe à autre chose parce qu’il y a bien d’autres dossiers plus importants concernant l’orthographe de nos élèves que ces quelques millepattes sur leur nénufar).

    À  l’IUFM, j’ai eu un professeur de français qui nous a expliqué les raisons de ces rectifications. J’ai compris qu’il ne s’agissait pas de simplifier, ni de niveler par le bas, mais seulement de faire vivre notre langue, comme l’ont fait les académiciens durant les siècles passés.

    En effet, au cours des siècles, l’orthographe française n’a cessé d’évoluer. Par exemple, y a-t-il encore un seul enseignant qui écrirait :

    En sortant de la chosrale du collége, les enfans sont allés rue du Roy  pour veoir leur grand’mère et lui ont donné un poëme.

    Non, n’est-ce pas ?
    Si vous n’écrivez plus le français ainsi, c’est parce que l’Académie française a, une fois ou deux par siècle, proposé un "toilettage" de la langue et que les instituteurs de nos grands-parents ont accepté de les appliquer. Ils ont accepté d’écrire désormais voir et non veoir (clic), de remplacer l’apostrophe de grand’mère par un trait d’union (1932), d’abandonner ce joli tréma sur poëme (1878), de changer l’accent aigu de collége  (1878) en accent grave, d’écrire enfants et non enfans (1835)...

    Aujourd’hui, depuis les rectifications de l’orthographe de 1990, l’Académie française* nous demande :
    - d’écrire assoir et non plus asseoir (comme on écrit aujourd’hui voir au lieu de l’ancien veoir)
    - d’écrire évènement et non plus événement (comme on écrit collège au lieu de l’ancien collége [1878])
    ...

    Certains profs prétextent que ces règles sont peu employées. Cela justifierait, selon eux, qu’ils ne les enseignent pas.

    Première chose : ce n’est pas vrai. Vous utilisez au quotidien l’orthographe rectifiée sans même le savoir. La preuve, ce test du Figaro (qu’on ne peut guère soupçonner de complaisance à l’égard de ces rectifications) dans lequel les lecteurs devaient choisir entre deux graphies pour une dizaine de mots. À la fin du test, le site indiquait s’ils avaient utilisé en majorité l’orthographe traditionnelle ou l’orthographe rectifiée : 

    Capture d’écran du 20/2/2016 - Quiz "Traditionnelle ou rectifiée ? Testez-vous pour savoir quelle orthographe vous utilisez" Site du Figaro en ligne

    J'enseigne en nouvelle orthographe et... tout va bien.

     

    Deuxième chose : il est normal que les  adultes ne les utilisent pas (toutes). En effet, on ne le leur demande même pas puisque les deux orthographes restent acceptées.

    Le correcteur d’orthographe de Word est à jour depuis la version 2007, celui d’OpenOffice également, les dictionnaires commencent à y venir (Hachette depuis 2002, Larousse depuis 2012). Des livres de références comme le Littré, le Grevisse (Du bon usage) ou plus simplement la collection "Les Dicos d’or" font tous référence aux nouvelles règles. Sur le site www.nouvelleorthographe.info, menu 13, on peut voir 150 titres de livres écrits conformément à l’orthographe rectifiée.

    Personne n’est obligé d’utiliser la nouvelle orthographe (l’ancienne orthographe reste admise) mais les textes officiels demandent aux professeurs de l’enseigner en classe.

    Cela vaut le coup, si le sujet vous intéresse, de lire Maurice Druon (secrétaire perpétuel de l’Académie française à l’époque), présentant ces rectifications de l’orthographe au Premier ministre, en 1990 (c’est là : clic). Il disait, notamment :

    "Il a été entendu que les propositions des experts devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin que les rectifications constituent une nouvelle norme et que les enseignants puissent être informés précisément de ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations d’élèves ; souples, car il ne peut être évidemment demandé aux générations antérieures de désapprendre ce qu’elles ont appris, et donc l’orthographe actuelle doit rester admise. La situation est en fait la même qu’en 1835, quand la graphie oi fut remplacée par la graphie ai conforme à la prononciation d’usage dans les mots j’avais, j’aimais, français. Chateaubriand approuva cet ajustement, tout en continuant d’écrire comme il en avait l’habitude."

    Tout est dit. On peut approuver le principe d’un toilettage de la langue, sans les appliquer soi-même, mais en laissant aux professeurs le soin d’enseigner les nouvelles règles aux enfants. Les enfants vont les apprendre. Ils grandiront et, dans dix ou quinze ans, ils écriront comme ils l’ont appris. C’est comme cela que les réformes précédentes se sont diffusées, peu à peu.

    C’est parce que les enseignants de nos grands-parents ont accepté de jouer le jeu, accepté de ne pas enseigner "comme ils avaient appris", que notre langue est ce qu’elle est aujourd’hui et que nous la trouvons belle. Aujourd’hui, c’est à nous, professeurs, de faire le même effort.

    De mon côté, comme vous, j’imagine, j’ai eu peur, au début, de participer à une dégradation de la langue, à un nivèlement par le bas. Mais il n’en est rien. 

    D’abord ces rectifications sont mineures. Il y a encore beaucoup d’occasions de faire des erreurs. Mais surtout ces rectifications ne visent pas la simplicité, elles visent l’harmonie.

    Prenons l’exemple des mots souffler et boursoufler. Si on avait vraiment cherché à simplifier, on aurait écrit les deux mots avec un seul f.

    Au contraire, l’Académie française demande qu’on écrive désormais deux f à boursouffler, pour que l’on retrouve dans ce mot sa famille de souffler : souffle, soufflet, essoufflé… boursouffler.

    Toutes les rectifications relèvent de ce même objectif, tout comme les rectifications des siècles précédents. À ce titre, elles s’inscrivent vraiment dans l’histoire de notre langue. Une langue plus harmonieuse, c’est une langue qui a plus de « tenue », une langue plus belle.

    ... et cette remarque vaut même pour nénufar. Savez-vous que ce mot s’écrivait avec un f jusqu’en 1935 ? (Je le prouve : ligne 9 de cette édition originale de Chateaubriand, ou encore ici chez Mallarmé). Ci-dessous, dictionnaire de 1878 (Source : clic)

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    Oui, Victor Hugo, Monet, Zola... écrivaient nénufar. Mais en 1935, on s’est trompé en pensant que le mot était de la famille du mot grec nymphéa, alors on a décidé de l’écrire avec ph. Depuis lors, on s’est rendu compte de l’erreur. Le mot vient du persan et le ph n’est pas du tout justifié. On réserve la graphie ph aux mots qui viennent du grec (lettre phi). Donc on écrira nénufar, mais on ne touche pas à éléphant ni à philosophie !

    Et l’accent circonflexe, me direz-vous ? C’est vrai que l’accent circonflexe avait souvent pris la place d’un ancien s, mais cette règle n’était même pas constante. Pourquoi coût et pas coûtume (qui vient pourtant de l’ancien français coustume et du latin consuetudo) ? Pourquoi jeûner mais déjeuner, dûment mais éperdument, grâce mais gracieux, fantôme mais fantomatique, mêler mais mélange, bête mais bétail (...) ? Pourquoi pas moûche (qui vient de musche et musca) ni soûtenir (qui vient de sustinere) ? Pourquoi les mots drôle, extrême, théâtre, symptôme (...) portent-ils un accent alors qu’il n’y avait aucun s dans leur mot d’origine ?
    Décidément, rien de constant dans cet accent. C’est pourquoi le Conseil Supérieur de la Langue française propose de le retirer sur les i et les u (sauf lorsqu’il y a risque de confusion), c’est à dire sur les lettres où ces accents ne se prononcent pas.

    J’écris aussi, désormais, un millepatte, même si la bébête a beaucoup de pattes, tout comme vous écriviez déjà un portefeuille ou un millefeuille, parce qu’il n’y a qu’un seul objet, qu’un seul gâteau. D’ailleurs, cette règle de l’orthographe des noms composés était terrible : un chausse-pied ou un chausse-pieds ? On chausse un pied à la fois, mais on a deux pieds, alors... -s ou pas ? Même les grands auteurs se contredisaient. Désormais, unijambiste ou pas, j’écris un chausse-pied, des chausse-pieds.

    Certains ont peur que les élèves soient perturbés d’apprendre une orthographe et d’en lire une autre dans leurs revues ou romans. C’est oublier que nos élèves ont bien d’autres chats à fouetter en orthographe, et surtout que beaucoup de mots avaient déjà deux orthographes possibles, même dans mon enfance, sans que personne n’ait été empêché de dormir (clé/clef, pic-vert/pivert, cuillère/cuiller, lys/lis, saouler/soûler, tsigane/tzigane, gaiement/gaîment, resto/restau [il y en a beaucoup d’autres]... Rassurez-vous, nous sommes très nombreux, dans les classes de primaire, à enseigner ces nouvelles règles et cela se passe vraiment sans aucun souci. Quand, dans le meilleur des cas, un élève remarque deux graphies différentes, cela donne l’occasion de parler un peu de l’histoire de la langue et de son évolution.

    On lit aussi, ici et là, que certains éditeurs rechigneraient à appliquer la nouvelle orthographe sur les textes classiques. Pourtant, même ces éditeurs-là publient déjà  aujourd’hui les textes classiques dans une orthographe différente de celle que l’auteur avait utilisée, puisque d’autres réformes de l’orthographe ont été, elles, appliquées. Jugez plutôt de ce que donnerait une fable de La Fontaine en orthographe d’origine :

    La Cigale ayant chanté
    Tout l’Esté
    Se trouva fort dépourveuë
    Quand la Bize fut venuë.
    [Non, non, il n’y a pas d’erreur, il s’agit bien de l’édition originale ! Voir ici]

    Cela ne choque personne que l’on ne publie pas les fables de la Fontaine telles que le fabuliste les avait écrites. Les élèves, même lycéens, ne lisent ni Ronsard, ni Hugo, ni Maupassant dans leur orthographe d’origine. Alors, si on applique bien les réformes précédentes sans sourciller, pourquoi faudrait-il refuser d’appliquer la dernière ? Pourquoi faudrait-il figer la langue dans son état de 1935 [date de la réforme précédente) ?  

    On peut, bien sûr, publier Victor Hugo en nouvelle orthographe. Les modifications, en plus, seront tellement minimes que peu d’élèves s’en apercevront.

    Car oui, ces modifications sont minimes. Antoine Fetet (l’auteur de la méthode Cléo, aux Éditions RETZ) a compté : Dans son Cléo CE1, qui fait 128 pages, 21 mots ont été touchés par la réédition en nouvelle orthographe. Seulement 21 mots sur 128 pages de manuel... C’est dire si la nouvelle orthographe ne "défigure" en rien la langue française. Rien à voir avec le "langage SMS" ou une transcription phonétique, comme on le lit parfois.

    En conclusion ? Pour tous les visiteurs de ce blog qui ne sont pas professeurs, soyez rassurés : on peut faire confiance au Conseil Supérieur de la Langue Française pour défendre la langue. Et pour tous mes lecteurs enseignants qui n’ont pas encore sauté le pas, un peu de courage. Osez le changement, faites confiance aux experts de la langue et enseignez ces quelques règles. Cela se fait très facilement, en configurant, par exemple, le correcteur de votre traitement de texte pour qu’il n’accepte que les nouvelles règles (clic pour la procédure pour Microsoft Word).

    J’ajoute un dernier mot à l’intention de nos IEN : quand j’ai commencé à enseigner, en 2008, notre IEN avait rappelé à tous que le programme était le programme et qu’il attendait donc que nous adoptions comme référence ces fameuses rectifications de l’orthographe ("dans les leçons des cahiers, au tableau et sur vos affichages"). Il n’en avait pas fait une montagne non plus (même à cette époque, il y avait bien d’autres sujets à traiter), mais nous avait demandé de faire passer le miniguide de l’orthographe recommandée dans tous les cahiers de liaison. Cette directivité assumée nous a, finalement, facilité la tâche. Aux parents grognons ou inquiets, il nous était plus facile de répondre "c’est le programme, et l’Inspecteur qui y tient" que si nous avions eu à assumer et justifier une décision individuelle.
    Il me semble que, si le sujet a autant de mal à passer, c’est aussi que les consignes n’ont pas partout été aussi explicites. D’ailleurs, ce n’est pas un service à rendre aux IO que de laisser entendre que leur application serait optionnelle, à mon avis.

     

    Source de l’image : cyberprofesseur.com

    (*) Programmes du cycle 3 : "L’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990."

    (*) Puisque certains disent que l’Académie française ne serait pas d’accord avec ces rectifications, je redonne le lien que tout le monde peut aller lire : clic

    (*)

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    Pour en savoir plus :

    Oignon (Commentaire 235, Gaëlle) : Pour "oignon" ce n’est pas une anomalie en fait, mais on retire le seul survivant de la règle du i mouillé. Cela permettait à l’époque que prononcer le g et le n en tant que phonème "gn" et non en tant que deux phonèmes séparés comme dans g-nou ou ag-nostique. On plaçait donc un i mouillé juste avant le gn. C’était le cas de aigneau, roignon. Des mots comme poigne (on entend parfois dire se serrer la pogne d’ailleurs !) ont survécu en voyant leur prononciation se modifier.
    Robert1515 précise, en parlant des graphies ign qui ont survécu grâce à la modification de la prononciation du mot : C’est aussi le cas de araignée qui se prononçait "aragnée" et de pays qui se prononçait "païs" !

    Évènement (Romain Muller) : Cette modification met en harmonie l’orthographe et la prononciation, et apporte plus de cohérence : puisque l’on écrivait déjà avènement et règlement, pourquoi écrivait-on événement et réglementaire ? En fait, lorsque l’Académie française a introduit les accents aigu et grave une pénurie de caractères représentant un è a conduit l’imprimeur de son dictionnaire à les remplacer par des é. C’est ainsi en raison d’un simple manque de petits caractères en plomb que des générations d’élèves ont dû retenir des exceptions qu’aucune logique ne justifiait... Il était temps que cela change.

    Weekend (Robert1515, entre autres) : Quelques anecdotes sur les mots français d’origine anglaise
    bol : (XVIIIe siècle) De l’anglais bowl ; le syntagme bowl o' punch est très courant au XVIIe siècle et est francisé en bolleponge, un siècle plus tard, le mot prend le sens de « vase demi-sphérique qui sert à prendre certaines boissons telles que le lait, le punch ». Pour le sens familier de « chance », comparez « coup de bol » et « coup de pot », « manque de bol » et « manque de pot », etc.
    magazine : mot français ayant pour origine le mot anglais "magazine" lui-même ayant comme origine un autre mot français "magasin". Euh... S ou Z ??? 
    redingote : (1725) De l’anglais riding coat (« veste d’équitation »), composé de riding (« équitation ») et coat (« manteau »).
    boulingrin(1663) De l’anglais bowling green (« étendue gazonnée pour jouer aux boules »).
     

    L’article de Wikipédia sur les emprunts lexicaux est passionnant (ici) : Il existe des cas intéressants d’aller-retour entre les langues. Sachant combien les emprunts font subir aux mots des modifications phonétiques et sémantiques importantes, ces cas méritent examen. 
    Un tel aller-retour peut être illustré avec le nom français budget [bydʒɛ], emprunté au XVIIIe siècle à l’anglais budget [’bʌdʒɪt], qui l’avait lui-même pris à l’ancien français bougette/budʒetə/, au sens de « petit sac de cuir » (diminutif de bouge), le nom record, emprunté à l’anglais à la fin du XIXe siècle, lequel l’avait pris au français recorder (« se rappeler », dérivé de cœur, à rapprocher d’« apprendre par cœur ») au XIIIe siècle, ou encore le mot tunnel en français, emprunté à l’anglais au XVe siècle, laquelle langue l’avait elle-même emprunté au français tonnelle au Moyen Âge. Dans les deux premiers cas, il est notable que ni bougette ni recorder n’existent encore dans le lexique français actuel et que seuls les emprunts à l’anglais les y ont préservés de manière indirecte (d’autant plus indirecte que le record est un nom qui ne peut plus rattaché à un verbe).

    Nénufar : actuellement, l’Académie française choisit de réserver la graphie ph aux mots d’origine grecque écrits avec la lettre phi. C’est un pour cela qu’on écrit éléphant (emprunté au grec ancien ἐλέφας, eléphas via son génitif ἐλέφαντος eléphantos) ou philosophie (emprunté au grec ancien φιλοσοφία, philosophía « état de celui qui est philosophe »).
    Le mot faisan a une étymologie intéressante à ce propos (signalée par Robert1515 en commentaire) : Du latin phasianus (« du Phase, fleuve de Colchide ») d’où cet oiseau aurait été rapporté par les compagnons de Jason partis à la recherche de la Toison d’Or, probablement par l’intermédiaire de l’ancien occitan faisan. Le ph latin n’a pas été conservé ni même corrigé puisqu’il n’est... pas grec.
     

    Et pour finir, sourions un peu, en musique, avec Pierre Perret, l’amoureux des mots :

     

    « Mon disque dur a fait un arrêt cardiaqueToute la vérité sur l'affaire de l'orthographe »
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  • Commentaires

    1
    Tichay
    Samedi 29 Novembre 2008 à 09:19
    Actuellement en PE2, je m'efforce d'appliquer cette réforme, malheureusement je me sens bien seule: quand les autres maitresses (y compris les maitres formateurs), les manuels scolaires et les médias continuent d'utiliser l'ancienne orthographe, difficile de faire le poids!
      • Mardi 9 Février à 09:34

        Jack, j'ai supprimé votre commentaire (insultant, et dépourvu d'une quelconque argumentation)

      • Jack
        Mardi 9 Février à 09:45

        Je parle de la beauté de l'orthographe d'hier. Évoquer mon dégoût de la nouvelle orthographe, ou en tout cas pour beaucoup de ses nouveaux mots, ne signifie rien pour vous ? Ou du moins je comprends mieux, c'est que l'esthétique, vous ne connaissez pas, alors pour vous naturellement, ce n'est pas une argumentation. Vos élèves se feront disputer pour vous avoir dit avoir une préférence pour maîtresse parce qu'ils le trouvent plus joli ? 

      • Mardi 9 Février à 10:07

        1. Mes élèves peuvent continuer à écrire maîtresse si cela leur chante (l'ancienne orthographe n'est pas plus fautive que la nouvelle)

        2. L'esthétique est très subjective.

        3. Si mes élèves écrivent une fleure avec un e, je n'accepte pas leur argument esthétique, même si je l'entends.

        4. En tous cas.

      • Jack
        Mardi 9 Février à 10:32

        Mais là vous me parlez d'une orthographe qui n'existe pas, pour tenter de me contredire en apparence. Mon argumentation tenait à l'orthographe existante. Vous êtes de mauvaise foi ?

        En tout cas et en tous cas se disent tous les deux.

      • yoann
        Mardi 9 Février à 10:35

        Je pense que tout cela va plus loin que la beauté, pour une partie de la réforme il y a une certaine cohérence. Je trouve dommage la disparition des traces du passé qui pourtant explique pourquoi d'autre mots de la même famille s'écrivent différemment (différamment aujourd'hui?). Je m'explique si on retire l'accent circonflexe de "forêt" comment justifié l’apparition d'un "s" dans "déforestation"?

        En ce sens j’éprouve moi aussi quelques réticences même si il faudra bien s'y habituer.

      • Mardi 9 Février à 10:54

        On n'enlève pas l'accent circonflexe sur forêt (il n'est supprimé que sur les i et les u), ceci dit, de nombreux  mots ont perdu des lettres muettes (que l'on retrouve dans leur famille, parfois) sans qu'un accent circonflexe en conserve la trace.

      • yoann
        Mardi 9 Février à 11:13

        Merci pour cette information j'ai pris forêt car c'est le premier auquel j'ai pensé effectivement dans le cas présent c'est un mauvais exemple. J'espère que les instituteurs (-trices) sauront comme vous transmettre les vestiges de nôtre (oui j'ai garder l'accent un peu de taquinerie ne faisant pas de mal) belle langue.

        Merci pour votre article

      • Mardi 9 Février à 11:25
      • professeur Lau
        Mardi 9 Février à 23:30

        A lire votre article, j'ai l'impression que cette nouvelle orthographe sera surtout appliquée au primaire et sera oubliée dès que les élèves mettront les pieds au collège. En tout cas, les professeurs de français du collège sont pour la plupart "en pétard" contre l'académie française qui a validé cette réforme et y voient plus un nivellement vers le bas de l'orthographe. Cela me rappelle l'expression "arts visuels" qui devait remplacer le terme "arts plastiques" de la maternelle jusqu'à la fac et que finalement on emploie que dans les écoles primaires. A partir du collège, on reprend le terme arts plastiques.

      • gérardin d
        Mercredi 10 Février à 15:48

        On est déjà assez dans le caca comme ça, ce n'est pas pour y perdre notre latin!

      • gasconfucius
        Samedi 13 Février à 11:14

        La plupart des mots de notre langue ont des racines diverses et multiples, latin, grec. Leur étymologie, leur sens, peuvent être déterminés par la recherche de leurs racines, les mots anciens. Avec la nouvelle orthographe, les indices permettant de comprendre le sens et l'origine des mots  sont complètement déformés ce qui va forcément entraîner des interprétations erronées voire contraires au sens premier des mots. Notre Langue, identité première de la Nation Française va perdre son essence identitaire conformément à l'idéologie de la pensée unique du gouvernement en place. L'Identité Française est en train de disparaître avec des enseignants complaisants et qui préfèrent une facilité d'écriture au lieu d'enseigner le fondement du sens des idées par les mots. L'analphabétisation est en marche. Il est vrai qu'on nous dirige tout droit vers une autre écriture basée sur des idéogrammes lus de droite à gauche. Le verland n'en était qu'un des prémisses.

    2
    Charivari Profil de Charivari
    Samedi 29 Novembre 2008 à 12:28
    Oui, j'ai eu le même problème !
    Bon, dans mon académie, l'inspection a fait une information dans toutes les écoles alors ça commence à venir.

    Ce qui va surtout aider, c'est que le dictionnaires soient à jour, je pense.
      • ophelie
        Samedi 6 Février à 10:29
        Bonjour, ce n'est pas normal de la part de vos formateurs. Lorsque j'ai passé le concours en 2012, on nous parlait de l'orthographe révisée à l'iufm
      • laury
        Samedi 6 Février à 12:17

        Bonjour,

         

        enfin un article cohérent! Je vous en remercie! Combien de fois je dois dire aux parents qui me corrigent dans le cahier de leur enfant en écrivant maitresse sans accent, que j'applique simplement l'orthographe actuelle et demandée par les programmes....

         

        Je dirai que ce qui me chagrine le plus c'est le BO : encore écrit en "ancienne orthographe" alors qu'ils nous demandent d'enseigner la réforme....

        Bref, moi je trouve cette réforme cohérente et ça me va:)

         

        A bientôt!

         

      • Samedi 6 Février à 12:27

        Non justement, le BO 2015 est complètement publié en nouvelle orthographe (mais encore une fois, cela peut passer inaperçu...)

      • Laury
        Samedi 6 Février à 12:41
        Oui Charivari, celui de 2015, mais pas celui de 2008 (qui demandait déjà del'utiliser , ni ceux pour la maternelle , pourtant écrits en 2015 :(
      • Rome Antique
        Dimanche 7 Février à 09:30

        "Ce qui va surtout aider, c'est que le dictionnaires soient à jour, je pense."  :)// un effet de la "nouvelle orthographe.." ??  :) :) 

      • bonhomme
        Vendredi 19 Février à 23:41
        Juste une remarque sur un commentaire plus haut. Le verlan existe depuis le 19 eme siècle
    3
    Dimanche 30 Novembre 2008 à 15:16
    Merci pour cette mise au point. Je n'étais pas du tout au courant.
    Je vais avoir du mal à m'y faire, et je risque d'écrire "à l'ancienne" encore un certain temps, mais au moins je vais arrêter de corriger ces erreurs quand je les verrai sur les cahiers!
    Et puis il faut que je rachète de nouveaux dictionnaires pour la classe.
    4
    Robert1515
    Dimanche 15 Février 2009 à 00:44
    Bonjour,
    effectivement, ce n'est pas simple d'appliquer les rectifications de 1990 (vu l'inertie de l'environnement. Je suis aussi en primaire et aussi bien isolé. Et comme l'a dit Charivari, c'est l'intégration des rectifications dans les dictionnaires commerciaux qui va être déterminante.
    Mais, il y a eu des progrès notables depuis ces dernières années. Le
    dictionnaire Hachette et le Nouveau Littré intègrent entièrement la nouvelle
    orthographe. Pour en savoir plus, consulter le site http://www.orthographe-recommandee.info/
    =>Cela vous concerne ! =>Dans l'enseignement =>Documents d'information utiles pour les milieux scolaires. Et plus particulièrement "Informations générales sur les ouvrages à jour".

    Tichay, si je peux me permettre : ne t'inquiète pas trop des rectifications pour cette année, surtout si ta hiérarchie et les conseillers pédagogiques sont comme les miens... Pense à valider ton année. L'an prochain, tu pourras t'en occuper plus sereinement. Tu n'es pas à un an près.

    Charivari a la chance de dépendre d'une inspection qui a fait une information en direction des écoles. Ce n'est pas le cas pour moi (silence radio)...
    Quelques suggestions pour le faire dans de bonnes conditions :
    1) faire les changements en douceur. J'ai pas mal d'exercices et de fiches de préparation pour lesquels je change l'orthographe au fur et à mesure. Ne plus compter fautives les nouvelles graphies est déjà un bon début.

    2) pour parer à une éventuelle contestation d'un parent sectateur de
    l'orthographe, avoir dans sa classe un exemplaire au moins des ouvrages intégrant les Rectifications de 1990, tout particulièrement le dictionnaire Hachette et/ou le Nouveau Littré, mais aussi des ouvrages listés dans le document du site orthographe-recommandée (par exemple le Guide de poche Conjugaison Larousse) et un exemplaire des programmes (le petit livre envoyé aux parents d'élèves en début d'année) dans lequel on aura pris soin de surligner la mention officielle faisant référence à l'orthographe révisée.
    On peut aussi avoir des photocopies de quelques pages bien bien choisies affichées en classe ou à portée de main dans un tiroir du bureau. Par exemple, celles contenant le mot "maitresse" (noté en variante dans "maîtresse") et les pages donnant la règle des nombres écrits en lettres. Personnellement, je me suis fais un petit livret avec ces quelques feuilles au cas où.

    Pour ce qui est du changement de dictionnaires, ça dépend de leur âge et de leur état. À mon avis, il est inutile de mettre au pilon un série de
    dictionnaires en bon état. Ce serait du gaspillage car on peut de toute façon expliquer aux enfants que ces dictionnaires sont un peu vieux (comme tous les dictionnaires le seront un jour, rectification de l'orthographe ou non).
    De plus, il faut savoir qu'en 1990, un argument des "ultra anti-réforme" avait été de dire qu'en rectifiant l'orthographe, on allait être obligé de mettre au pilon des millions de livres. Autant ne pas leur donner raison, même si l'argument ne tient pas debout une seconde. En effet, les éditeurs envoient au pilon plus de 100 millions de livres tous les ans (Le Canard Enchainé du 04-06-2008).
    Il vaut mieux continuer à s'en servir normalement, et ne les renouveler que lorsque leur état l'exigera. Privilégier Hachette, mais vérifier que la
    version du dictionnaire choisi est bien à jour (cela n'est fait qu'à l'occasion d'une refonte) par exemple en le feuilletant dans un magasin.

    On peut avoir plus d'informations sur l'orthographe sur le site de l'AIROÉ, association fondée par Nina Catach, linguiste, docteur ès lettres et historienne de l'orthographe du français.
      • Albane
        Dimanche 7 Février à 09:20
        J'écrirais plutôt "personnellement je me suis fait" et non "fais"
      • Dimanche 7 Février à 10:15

        Bravo si vous avez un meilleur degré de maitrise de la langue que Robert et surtout si vous parvenez à écrire un aussi long texte sans que personne n'y puisse trouver la moindre coquille. C'est dommage de n'avoir rien de mieux à faire d'un dimanche ensoleillé.

    5
    Charivari Profil de Charivari
    Dimanche 15 Février 2009 à 14:38
    Merci Robert pour toutes ces infos !

    Pour moi, il y a UNE chose que j'attends avec impatience, c'est que nos manuels de français soient à jour. Et là, c'est pas gagné
    Les éditeurs sont frileux-frileux !

    Personnellement, pour ma classe, je privilégierai, en étude de la langue, le premier éditeur qui aura le courage d'intégrer vraiment les rectifications dans ses leçons !!
    Qu'on se le dise...
      • sam
        Jeudi 4 Février à 20:16

        Tu as été entendue Charivari! Tu vas pouvoir choisir ton nouveau manuel....

      • Vendredi 5 Février à 09:51

        Cela fait plusieurs années que c'est le cas ! Rien de nouveau à l'ouest. C'est TF1 qui cherchait un sujet racoleur ..

      • sam
        Vendredi 5 Février à 19:03
        Oui c'est vrai! Dans mon bouquin de cm1/cm2 les règles étaient appliqués... Moi j'ai juste encore du mal avec les tirets des nombres écrits en lettre....
    6
    Robert1515
    Mardi 24 Février 2009 à 23:34
    Je suis exactement dans le même cas et c'est bien pour cela que j'ai commencé à privilégier Hachette et Le Nouveau Littré.
    7
    florenloq
    Samedi 19 Septembre 2009 à 06:34
    Merci merci ! Je ne savais pas non plus qu'il y avait eu ces changements !

      • Maria
        Samedi 6 Février à 22:15

         

         

        Moi je suis Portugaise et je continue à écrire le Français que j`ai appris à la Université (Littérature)

    8
    ccile
    Vendredi 25 Septembre 2009 à 22:14

    Je pense que la nouvelle orthographe (presque 19 ans... ça finit par faire curieux de dire ça...) est en train de s'installer doucement.
    Personnellement je tente de l'appliquer, même si ce n'est pas encore fluide : j'ai toujours besoin des docs de références, mais bon, finalement c'est la même chose quand on demande à nos élèves d'apprendre des mots.
    Cette année j'ai des GS, je laisse toutes les traces écrites selon la nouvelle ortho : maitresse, gout, gouter...
    J'en ai parlé à la réunion de rentrée, histoire que les parents ne se disent pas "c'est quoi cette maitresse qui fait du gros n'importe quoi ??" (déjà que je fais parler leurs enfants en verlan pour la phono...)
    C'est vrai qu'ils ont été surpris, avec des réflexions du genre "mais comment on va faire pour les aider plus tard ??".
    Comme argument j'ai dit :
    - que de toute façon il n'était pas question de compter comme faux l'ancienne orthographe au niveau des élèves.
    - que la langue française était une langue vivante, pas du latin, et que ce petit changement impliquait une phase de transition : donc que DE TOUTE FACON, par moi ou quelqu'un d'autre, aujourd'hui ou demain, leurs enfants auraient à être confrontés à la nouvelle orthographe : dictionnaires, correcteurs d'orthographe...
    - j'ai précisé aussi que personnellement, justement parce qu'on est dans une phase de transition, sur des mots comme "maitresse" : je précise toujours aux élèves que ça s'écrit comme ça, mais qu'on peut aussi le voir écrit "maîtresse".
    - qu'il ne s'agissait pas d'écrire en SMS, ce n'est pas franchement le style de l'académie française, qu'il s'agissait juste de rectifier les anciennes incohérences (là, ça a surpris quelques parents : à bon ? il y avait des incohérences ? ils ne se sont pas juste amusés à changer comme ça ??)
    - que la nouvelle orthographe était la règle dans l'administration... bon, là, je me suis peut-être un peu avancée... cf les "connaître" et "reconnaître" à toutes les pages des nouveaux programmes... qui eux ont moins de 19 ans !!

      • Albane
        Dimanche 7 Février à 09:17
        Question (sincère) : "à bon" est-ce la nouvelle orthographe ? J'aurais écrit"ah bon"
    9
    Charivari Profil de Charivari
    Samedi 26 Septembre 2009 à 14:36
    C'est bien dit tout ça !
    J'avoue que quand je vois les livrets du CRDP que j'ai sous les yeux, tous écrits en ancienne orthographe, ça m'agace un peu...

    Moi aussi j'ai expliqué aux parents à ma réunion de rentrée. je leur ai dit que ce n'était pas à eux, parents, de changer leurs habitudes d'écriture (l'ancienne orthographe est toujours "juste" ) , mais aux enfants de s'approprier ces nouvelles règles (pour eux, ça n'est pas un changement) : c'est leur génération qui commencera à utiliser ces nouvelles règles.... si les profs jouent le jeu !
    10
    isabelleL
    Dimanche 13 Juin 2010 à 17:33

    Super avec 20 ans de retard, alors que j'ai fait l'IUFM il y a 5 ans je viens d'apprendre qu'il y a eu une reforme!!!
    Je me dépêche de l'appliquer d'autant plus que je ne suis pas une championne de l'orthographe, que je travaille en Argentine et que pour mes élèves les "details" les pertubent beaucoup...
    Merci pour ton site.
    Tes billets ont un succès fou, au point que les élèves adorent 'en avoir...

    11
    Charivari Profil de Charivari
    Dimanche 13 Juin 2010 à 17:50
    "Tes billets ont un succès fou, au point que les élèves adorent 'en avoir..."

    Oui, ça a fait ça chez moi aussi, mais tu verras, ça passe !!
    12
    vincnet
    Dimanche 12 Septembre 2010 à 18:14

    Vu ton poster (règlementaire) et, ton blog que je découvre aujourd'hui et apprécie grandement, inviterais-tu toujours tes élèves à "s'asseoir" correctement...?

    13
    Charivari Profil de Charivari
    Dimanche 12 Septembre 2010 à 19:12

    pfff, tu as raison...

    14
    Elianore
    Mercredi 15 Septembre 2010 à 17:48

    Je découvre! J'ai fait ma PE2 il y a 4 ans, et jamais je n'ai entendu parler de ça... Mais maintenant, je comprends pourquoi mon Word me corrigeait bizarrement parfois! Et dire que je pensais avoir pris de mauvaises habitudes syntaxiques...

    15
    Zaubette
    Samedi 29 Janvier 2011 à 22:28

    Je ne savais pas où trouver de référentiel pratique quant à la nouvelle orthographe, grâce à toi je sais!!!!Merci

    16
    natalquena
    Dimanche 27 Mars 2011 à 10:10

    Charivari Profil de Charivari

    15 Février 2009 à 14:38




    Pour moi, il y a UNE chose que j'attends avec impatience, c'est que nos manuels de français soient à jour. Et là, c'est pas gagné
    Les éditeurs sont frileux-frileux !

    Personnellement, pour ma classe, je privilégierai, en étude de la langue, le premier éditeur qui aura le courage d'intégrer vraiment les rectifications dans ses leçons !!
    Qu'on se le dise...

     

     

    Bonjour Charivari,

    2 choses: premièrement, un énormissime MERCIII pour tout le travail que tu partages et qui est très complet. Je ne l'ai découvert que cette année (alors que j'enseigne depuis 15 ans maintenant), et je trouve toujours des nouvelles choses à grapiller sur ton site. MERCI BEAUCOUP !!

     

    Deuxièmement, en parlant de manuel à jour, j'avais aussi ce problème... jusqu'à ce que je reçoive dernièrement PEPITES CE2, de Magnard (euh, j'ai le droit de faire de la pub?). Il semblerait qu'il corresponde aux programmes de 2008. Même la progression proposée en lecture est intéressante et prend en compte la liste de référence des oeuvres de littérature de jeunesse. Bref, si j'ai encore un CE2 l'an prochain, je l'essaierai bien. 

      • Zouzou
        Dimanche 7 Février à 16:48
        Je l'essaierais bien!
      • idariel
        Mardi 9 Février à 11:07

        Je ne rejette pas l'ensemble de ce changement, mais je trouve certaine "harmonisations" inutiles et surtout, si les deux orthographes coexistent, elles devraient être toutes les deux enseignées à l'école.

        Au fait, si on remet un f à nénuphar parce que le mot est d'origine persane, pourqu'oi n'a-t-on pas gardé l'espace dans statu quo qui existe dans l'expression latine (et non le mot) ?

      • Mardi 9 Février à 11:31

        C'est l'évolution naturelle des mots de se souder peu à peu. On écrit déjà un quiproquo, par exemple. Le mot statuquo suit exactement le même chemin.

      • cdelphine84
        Vendredi 12 Février à 09:27

        Zouzou:

        Si j'ai (présent).... je l'essaierai (futur) 

        Si j'avais (imparfait).... je l'essaierais (conditionnel)

        --> concordance des temps ;-)

      • Vendredi 12 Février à 12:13

        cdelphine,  ici, le conditionnel se justifie (optatif) : il a la valeur du souhait, comme lorsqu'on écrit "Je prendrais bien un petit café". 

    17
    Charivari Profil de Charivari
    Dimanche 27 Mars 2011 à 10:13

    Oui, tu as le droit de faire de la pub ! En revanche, cet article parle de nouvelle orthographe : confirmes-tu bien que Pepite l'utile ? Ce serait un scoop !

    18
    natalquena
    Mercredi 30 Mars 2011 à 16:31

    Après avoir recherché l'info, il semblerait que Pépites ne suive malheureusement pas la nouvelle orthographe. Rien n'est précisé dans le guide du maitre, mais en feuilletant le manuel, on s'aperçoit que l'ancienne orthographe est toujours là...


    Dommage, ça aurait été trop beau!  

    19
    Charivari Profil de Charivari
    Mercredi 30 Mars 2011 à 17:00

    Rah, je suis déçue

    20
    Cath37
    Mardi 16 Août 2011 à 22:17

    Hello, je connais la déléguée départementale de Magnard. Je "teste" régulièrement des futurs manuels dans ma classe. Quand elle va venir l'an prochain, je vais lui en parler. C'est un bon projet pour un éditeur si il y a de la demande de la part des enseignants! Vous ne pensez-pas?

     

    21
    Mardi 16 Août 2011 à 22:26

    Je pense que les éditeurs sont frileux, qu'ils y ont déjà pensé, et qu'ils rejettent, au moins pour l'instant, la nouvelle orthographe...

    22
    Cath37
    Mardi 16 Août 2011 à 22:44

    Oui, mais je lui demanderai quand même. Elle me dira ce que le comité de rédaction en pense! On ne sait jamais, on peut lancer un vrai débat....

    23
    Mardi 16 Août 2011 à 23:01
    Tu nous diras !
    24
    Cath37
    Mardi 16 Août 2011 à 23:33

    J'y pense bien car depuis plus de 20 ans ... la nouvelle orthographe va commencer à vieillir dans ses tiroirs et j'aimerais bien qu'elle soit reconnue avant que je ne parte à la retraite...

    25
    ln
    Vendredi 26 Août 2011 à 19:50

    Et si on s'intéressait aux vrais problèmes dans l'Education Nationale??? Parce que franchement, on s'en fout complètement de ces détails orthographiques ... les élèves ne savent pas lire en CM2, s'expriment très mal à l'oral et ne sont pas capables de compter sans utiliser leurs doigts jusqu'à pas d'âge alors, franchement, se prendre la tête pour une histoire d'accent circonflexe à mettre ou non ... c'est vraiment se moquer du monde !!! Arrêtons cette démagogie et demandons nous plutôt pourquoi nos élèves sont de plus en plus mauvais dans toutes les études publiées depuis des décennies !!!  Et, pour éclaircir certaines choses ... je suis enseignante en ZEP depuis plus de 10 ans, donc, je sais un petit peu de quoi je parle !!

      • cecile
        Samedi 6 Février à 14:28
        Beh peut-être parce que depuis des décennies on fait tout pour faciliter leur apprentissage à tel point que quand on leur demande de se sortir un minimul les doigts du Q ils en sont incapables...
        Parce que peut-être qu'il est vraiment là le problème des parents! Peut-être qu'eux aussi ils n'en ont rien à cirer d'un accent circonflexe... Peut-être qu'ils se disent simplement qu'à tout simplifier on crée des abrutis. En tout cas c'est mon avis et réforme ou pas ma fille écrira nénuphar et château que ça plaise ou non! Mes enfants doivent faire mieux que nous ou au moins aussi bien.
      • Samedi 6 Février à 14:37

        Pourquoi n'enseignez-vous pas l'orthographe du 18ème siècle à votre fille ?

        Qu'est-ce qui rend, à vos yeux, la réforme de 1990 indigne alors que celle de 1935 ou les précédentes étaient parfaites ? Selon vous, les académiciens ne savent pas protéger la langue française ? Ce sont de mauvais historiens de la langue, qui la défendent bien mal ? Ils auraient dû vous interroger, c'est vrai, quoi.

      • cecile
        Samedi 6 Février à 14:59
        Et pourquoi ne lisez vous pas toute ma réponse? Je n'ai en aucun cas dit qu'une orthographe valait mieux qu'une autre. Je ne parlais que du principe de simplification.
        L'école ne doit pas être facile!
        Et dire que ce n'est pas du nivellement par le bas... Bien sûr que si!! J'ai fait exactement les mêmes études que mon beau père, même université... Je ne sais pas la moitié de ce qu'il sait!! Nous avons le même diplôme!
        Mais si voulez mon avis, oui les anciennes reformes sont tout aussi nases! Elles tuent petit à petit les langues régionales... Chez moi il y a des Castel, des Castagné, ... et jamais les enfants ne sauront d'où viennent ces noms... Et pour ma part j'étais ravie de lire le recueil des fables en ancien français, je trouvais ça beau! Je n'estime pas savoir plus ou mieux que les académiciens, m'enfin ce ne sont que des hommes et donc tout autant capables que moi de sortir de conneries!!
    26
    Vendredi 26 Août 2011 à 20:07

    Ouh mais si tu veux qu'on discute il ne faut pas t'énerver comme ça...

    Zen...

    Ma réponse à ta diatribe ? : C'est pas parce qu'on lutte contre le Cancer qu'il faut arrêter de se battre contre les verrues plantaires.

      • Zouzou
        Dimanche 7 Février à 16:53
        On continue à écrire minimum !
      • Lucie
        Lundi 8 Février à 00:47

        Un blog ouvert à la discussion... Oui, tant qu'on est d'accord avec l'auteur, monsieur je-sais-tout auto-proclamé ... Oui, oui cette réforme est vi-ta-le, oui, oui le niveau des jeunes ne cesse de s'élever, l'avis de l'enseignante en zep est méprisable, comme tous les avis d'ailleurs qui ne vont pas dans votre sens. Dommage, je suis passée pour essayer de me remémorer  cette réforme, le début de l'article me semblait intéressant et argumenté. Je sors de votre blog avec la conviction qu'une langue évolue avec l'apparition de néologismes crées par le besoin,  et par l'usage, mais certainement pas parce qu'une poignée d'académiciens le décident. 

      • Lundi 8 Février à 07:56

        Quelle que soit ta conviction, c'est toujours avec des réformes du type de celle que tu rejettes que le Français a evolué. 

    27
    Dimanche 28 Août 2011 à 21:34

    Merci pour ce rappel ! J'avoue que j'ai énormément de mal à m'y mettre, le croquemonsieur et le hotdog ça me fait "mal aux yeux", j'ai du mal à y trouver un intérêt... mais bon, c'est la règle !

    Par contre en effet c'est problématique pour les dictionnaire qui me disent toujours "ambiguë" par exemple, alors qu'il s'agit bien de l'édition Junior Illustré du Robert... Dur d'expliquer aux élèves que leurs dicos se trompent ^^;

    28
    Dimanche 28 Août 2011 à 22:07
    Ton Robert junior est récent ? Sinon, moi aussi ça me fait "mal aux yeux"... Je me dis que "poème" a dû faire mal aux yeux des instits de nos aïeux et qu'ils s'y sont fait...
    29
    Robert1515
    Dimanche 28 Août 2011 à 22:32

    À ln qui nous a dit:

     

    <<Et si on s'intéressait aux vrais problèmes dans l'Education Nationale???>>

    Ah oui, c'est vrai ça. On n'y avait pas pensé. Heureusement que vous êtes là.

    Et vous pouvez nous expliquer en quoi l'un devrait empêcher l'autre ?

     

     

    <<Parce que franchement, on s'en fout complètement de ces détails

    orthographiques ...>>

    Qui ça "On" s'en fout ? C'est vous qui décidez pour les autres ?

    Vous vous en "foutez".

    Pour moi, ce ne sont pas des détails, mais un ramassis d'archaïsmes et d'incohérences qui sont supprimés et c'est un grand pas en avant. Ça libérera du temps et de l'attention pour s'intéresser "aux vrais problème de l'Éducation Nationale".

     

     

    <<les élèves ne savent pas lire en CM2, s'expriment très mal à l'oral et ne sont pas capables de compter sans utiliser leurs doigts jusqu'à pas d'âge.>>

    Quand ce ne sont pas des enseignantes qui s'expriment comme des charretières.

    Et vous avez enfin trouvé les responsables : les rectifications orthographiques. Vous avez donc décidé des les dénoncer à la Terre entière. Bravo !

     

     

    <<alors, franchement, se prendre la tête pour une histoire d'accent circonflexe à mettre ou non ...>>

    Franchement ? Aux dernières nouvelles, ce ne sont pas ceux qui défendent les

    rectifications orthographiques qui se prennent la tête avec cette histoire

    d'accent circonflexe, mais plutôt les gens comme vous qui passent leur temps à

    éluder ce problème.

    Au fait, est-ce que vous faites partie de ceux qui font des crises d'épilepsie quand quelqu'on écrit "maitre" ou "connaitre" au lieu de "maître" ou"connaître" ?

    Ou qui pousse un long soupir quand un élève n'a pas bien retenu que "Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme." Comme si les enfants y pouvaient quelque chose à cette catastrophe.

     

     

    <<c'est vraiment se moquer du monde !!!>>

    Et venir faire une crise parce que, justement, des enseignants ne veulent plusque les élèves se prennent la tête avec ces accents circonflexes qui ontautant d'intérêt que des cendriers sur une moto, c'est quoi à votre avis ?

    Et vous pouvez mettre autant d'agressivité ou de points d'exclamation que vous voudrez, ça ne rendra pas votre absence d'argumentation plus convaincante.

     

     

    <<Arrêtons cette démagogie>>

    Arrêtez d'abord la vôtre et en reparlera. Le niveau baisse... N'importe quoi.

    Jamais la connaissance humaine n'a été aussi élevée et il faudrait que ce soit

    avec des gens de plus en plus ignares. Pfff...

     

     

    <<et demandons nous plutôt pourquoi nos élèves sont de plus en plus mauvais

    dans toutes les études publiées depuis des décennies !!!>>

    Depuis des décennies? Mais non, voyons, depuis des siècles. Quand j'ai commencé ce travail (il y a 25 ans), j'entendais déjà la même rengaine de la part de mes collègues : "Le niveau baisse, ils ne savent plus travailler, ilsne connaissent pas leurs tables, leurs conjugaisons, c'est le nivellement pasle bas..." Bizarre, non ?

    À cette époque d'ailleurs, vous deviez être élève en collège ou en CM. Vous

    voyez qu'on parlait déjà en mal de votre génération.

    Je suis sûr que vous les trouvez de plus en plus mauvais depuis que vous avez

    terminé vos études ou depuis que vous êtes enseignante (au choix).

     

     

    <<Et, pour éclaircir certaines choses ... je suis enseignante en ZEP depuis

    plus de 10 ans, donc, je sais un petit peu de quoi je parle !!>>

    Diantre ! Et vous voulez nous impressionner avec ça ? Désolé, mais c'est raté.

      • lamangouste
        Samedi 6 Février à 23:25

        je travaille au département étude d'un institut, et nous avons fait des tests sur de jeunes enfants issus de classe appliquant la réforme et n'appliquant pas la réforme. l'étude a durée cinq ans de 2005 à 2010. le delta de réussite à des test de développement cognitif ont montrer un écart significatif en faveur de l'ancienne orthographe. Les Spécialistes qui ont analysé l'étude l'attribuent à une trop grande simplification qui développe moins bien certaine construction mentale. le phénomène est très visible en Angleterre ou le vocabulaire a beaucoup plus diminué qu'en France. Cette étude n'a jamais été publiée par le ministère qui la reçue en 2012. Donc avant de vanter la réforme il faudrait en étudier l'impact de manière non partisane comme beaucoup le font ici.

      • Lamangoustroll?
        Dimanche 7 Février à 10:51
        Lamangoustroll?
        C'est sûrement mon sixième sens crypto-paranoïaque, mais sans information supplémentaire, j'aurais tendance à voir un troll soralien dans votre information lancée à l'emporte-pièce...
      • Dimanche 7 Février à 11:52

        Oui, à n'en pas douter, la mangouste est un joli troll et son commentaire n'a guère de valeur. Il est bien peu documenté et surtout bourré de fautes (sept en trois lignes, dont deux accords de participes, pour une personne qui dit avoir travaillé sur l'orthographe dans un institut...).  Ah ah.

        clown

      • Elsa
        Dimanche 7 Février à 14:34

        D'accord avec Cécile!!!

      • Elsa
        Dimanche 7 Février à 14:57

        Je ne connaissais pas la teneur de la réforme. J'imaginais que j'y serai favorable car effectivement il y a des choses illogiques et d'une complication sans intérêt dans l'écriture du français. Mais quand je vois par exemple mille-pattes écrit en un seul mot (tiens, mon correcteur me suggère les 2 orthographes! :D ), ce qui me gène c'est que le mot ne veut absolument plus rien dire. Je veux dure par là que le trait d'union permet un découpage en 2 mots dont on comprend aisément le sens. En un mot il faut imaginer le découpage pour comprendre. Alors "mi-lle-pattes?" "mil-lpates?" etc
        Et au final, au lieu de modifier des complications illogiques, les modifications consistent à perdre de vue la racine des mots et leur étymologie.

        Qu'on soit à l'âge de l'apprentissage de la lecture ou des vieux de la vieille, on découvre encore des mots nouveaux mots. Leur découpage permet de les comprendre.

        Et pour ce qui est du "nivellement par le bas", Dieu sait que c'est une expression que je déteste, mais pour une fois je confirme..
        Un exemple: lorsque j'étais en terminale C, notre prof de math nous a expliqué un jour qu'il n'avait pas consulté les modifications de programme depuis l'année précédente, et que ce que nous avions étudié pendant 2 mois était désormais non plus au programme de terminale mais au programme de Math Sup et que nous pouvions tout oublier pour passer le bac. (Alors que nous nous étions tous régalés de cet apprentissage de haut niveau qui restait parfaitement accessible.).

        Je suis vraiment d'accord avec Cécile! :)

         

    30
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:00
    Ça c'est envoyé ! Ok, je sors (merci quand même, Robert, de ton soutien !)
      • Zouzou
        Dimanche 7 Février à 16:56
        La mangouste, on dit l'étude a duré !
    31
    so
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:12

    heu, c'est le stress de la rentrée qui vous titille?

     

    32
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:17

     le Robert que j'ai a été commandé courant juillet (2011 donc !) mais à l'intérieur on peut voir un "©2011 [...] ©1993 pour la première édition." j'imagine donc que le contenu n'a pas du changer des masses  A moins que ce ne soit qu'un copyright pour le nom "Le Robert Junior illustré" ? Enfin bref, le dico est récent et ne répondra pas à tes attentes de référence orthographique pour enfant. En même temps, toi et Robert avez raison, il faut qu'on l'apprenne, il n'y a pas d'autre solution ! Puis un maitre ou une maitresse sûre d'elle, c'est quand même mieux ! :) (mince, il y est encore l'accent circonflexe sur sûr ? )

    33
    Robert1515
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:21

    À Charivari et à RayusgnaL

    En ce qui concerne le Dictionnaire Le Robert, c'est celui qui est le plus en retard pour l'intégration des Rectifications de 1990. Donc, c'est tout à fait logique de n'y trouver que "ambiguë". Les dictionnaires à jour sont Hachette, Le Nouveau Littré et le Larousse.

    On peut espérer que Le Robert étant seul à ne garder que l'ancienne orthographe, ils vont enfin se décider.

     

    Pour ce qui est du mal au yeux, ce n'est que la force de l'habitude. Après tout, quand il a été décidé que le pluriel des mots en "ant" ne s'écrirait plus "ans", mais "ants" (cf. un enfant => des enfans*/enfants), certains, comme Chateaubriand ont protesté et dit bien fort qu'ils continueraient à écrire "des enfans", surement parce que "des enfants" leur faisait mal aux yeux.

    *Regardez les paroles de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen (en édition originale, bien sûr, pas en version modernisée) : il y est écrit :"Les représentans du peuple Francois". Vous y verrez aussi que les majuscules sont accentuées depuis bien longtemps, contrairement à ce que certains pseudo savants claironnent.

    Et que je sache, on n'écrit plus le "peuple Francois".

     

    Bonne continuation.

     

    34
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:22
    C'est quand même plus compliqué si les dicos ne sont pas à jour :( Le dictionnaire, c'est LA référence. Ps : oui on maintient l'accent sur sûr (et Mur/mûr etc. : tous les homophones) :D
    35
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:24
    Merci pour l'exemple de enfans : il est bien choisi !
    36
    Cath37
    Dimanche 28 Août 2011 à 23:50

    Hé bien , je pars 4 jours en vacances et je vois que je sujet (même chez nos collègues!!!) remue les passions.... Les VRAIS problèmes, ... le NIVEAU baisse,... la DéMAGOGIE, et j'en passe... sans rire , on se croirait à radio "portail d'école à 16h00"... INCROYABLE ! Faut accepter de changer et puis comme le dit Robert1515 notre langue et son enseignement est chronophage... Y'a tellement plein de choses à faire! J'ai  enseigné dans différents  niveaux (depuis 1982!!!!) que je ne peux qu'approuver un peu d'allègement et de cohérence dans  l'enseignement du code, non? Et à ceux qui hurlent que le niveau baisse , que faisaient nos grands-parents à l'école? Quels étaient les contenus comparés aux nôtres? Honnêtement? Reprenez les instructions? Nous , on doit en plus enseigner les langues, les premiers secours, l'histoires des arts, l'habilitation vélo, B2I(c'est sûr ça n'existait pas, mais on doit prendre du temps pour l'enseigner!), en plus du lire -écrire, la littérature.... et j'en oublie en fonction des projet académiques ... donc même si on estime que le niveau baisse, moi j'en suis pas certaine : comparons ce qui est comparable!

      • Petite Galadrielle
        Samedi 13 Février à 18:14

        Je suis choquée de ce que je peux lire ici. Je ne comprends pas comment on peut être contre une réforme de l'orthographe qui est plus vieille que moi! J'ai pourtant appris les anciennes règles, d'ailleurs...

        Je me destine à l'enseignement de l'Allemand et me prépare au CAPES. L'année dernière, j'ai eu la chance d'avoir un cours de didactique de l'orthographe allemande, donné par une des sommités en la matière (chacun de ses ouvrages fait référence en la matière. Ce grand monsieur, jeune et dynamique, peut paraître extrémiste pour beaucoup d'entre vous: il est pour la simplification à l'extrême de l'orthographe... en sachant que la langue allemande s'écrit d'ores et déjà comme elle se prononce, à quelques rares exceptions près (le f et le ph, ainsi que le e et le ä qui sont homonymiques). Cela a un effet ravageur en Allemagne, que l'on imagine mal en France: les enfants écrivent (presque) correctement dès le plus jeune âge, et sont donc amenés à étudier la littérature allemande à l'âge où nos petits français ne comprennent toujours pas la différence entre il a manger et il a mangé (âge qui ne connait pas de fin pour certains d'ailleurs). Car l'Allemagne a cet énorme avantage de ne pas avoir d'Académie chargée de "protéger" la langue nationale. Cela n'aurait d'ailleurs pas de sens, puisque l'Allemagne est fédérale et que les dialectes sont encore très vivaces. L'allemand que l'on enseigne à nos élèves est parlé dans les médias nationaux, par l'administration, dans les universités (pas même dans les écoles) et dans la région autour d'Hannovre. Cela a pour effet que l'Allemand résiste mal aux attaques de l'anglais (et du français par le passé) et aux variations dialectales. Mais cela fait aussi sa beauté, sa richesse, et son dynamisme. 

        L'énorme avantage qu'a l'Allemagne, c'est qu'elle est de fait ouverte à la diversité de profil de ses élèves, contrairement au système éducatif français qui fait cours pour un élève idéal... qui n'existe par définition pas. Le système éducatif français ne parvient pas à accepter le fait que 100% des élèves d'une tranche d'âge ne finiront pas à l'ENA, ou avocats, ou au moins en classe prépa... tandis que les allemands sont bien conscients que les plombiers, les coiffeurs, les serruriers et les magasiniers sont tout aussi (voire plus) nécessaires au bon fonctionnement d'un pays. Combien de fois nous ont-ils sauvés la vie? Nous n'avions alors cure de savoir qu'ils font des erreurs d'orthographe. Les filières technologiques sont très valorisées en Allemagne: les entreprises viennent directement former les employés dont elles auront besoin: les élèves sont donc assurés de leur avenir, et sont sûrs de ne pas apprendre un métier périmé depuis 20 ans. 

        Arrêtez donc de parler de "nivellement par le bas". Ayez donc conscience que, contrairement à nos grands-parents, et leurs grand-parents, la quasi-totalité d'une classe d'âge est en classe. C'est donc une bonne chose que l'école s'ouvre à la diversité des profils, qu'elle se rende compte qu'elle n'a pas un élève face à elle, mais une pluralité de futures composantes de la société, chacune avec son passé, sa personnalité, et son propre avenir. 

        Acceptez le fait que nos élèves n'écrirons pas comme nous, ne parlerons pas comme nous, de même que nous n'écrivons pas et ne parlons pas comme le faisaient nos grand-parents. Acceptez le fait que notre langue est vivante et évolue en conséquence. Toute tentative de rendre l'orthographe de la langue française est pour moi à valoriser, de même que toute ouverture à la différence et à la nouveauté. 

        Le fait que le concept de "pédagogie différenciée" soit enseigné à l'ESPE me réjouit au plus haut point. 

        Je vous prierai donc à tous de vous détendre à ce sujet. Les règles changées sont mineures et  ne font que suivre l'évolution de la langue (c'est toujours l'usage qui l'emporte, jamais règle n'aura été imposée par une instance... C'est une spécialiste de linguistique diachronique qui vous le dit)

        Vous pouvez maintenant vous amusez à corriger mes erreurs d'orthographe, je suis sûre qu'elles pullulent dans mon long texte. (Oui j'utilise le terme d'"erreur" et non de faute. Une faute alourdit le passé et assombrit l'avenir, elle vous pèse à jamais sur la conscience, tandis que l'on apprend de ses erreurs, car l'erreur est humaine.)

        En vous souhaitant à tous une bonne journée ;-)

    37
    so
    Lundi 29 Août 2011 à 11:26

    CHEZ hACHETTE, maitre s'écrie encore maître

    38
    Robert1515
    Lundi 29 Août 2011 à 22:30

    Sur le dictionnaire Hachette adulte, il est écrit maître et VAR. maitre (VAR pour variante, de même qu'il est écrit clé et VAR. clef). J'ai sous les yeux celui de 2008, mais il me semble qu'il en est ainsi depuis 2004. En revanche, j'ai en classe l'édition Junior qui elle, hélas, n'a pas encore intégré les rectifications (elle a quelques années maintenant).

    La raison est toute simple et logique, c'est que comme modifier un dictionnaire est un gros travail, les éditeurs attendent l'occasion d'une refonte pour les y intégrer.

    Donc, au fur et à mesure des refontes, tous les dictionnaires (sauf Le Robert pour l'instant) intègreront la nouvelle orthographe.

    J'avais oublié de citer un ouvrage de référence pour les imprimeurs : le RAMAT de la typographie intègre lui aussi les rectifications.

    39
    Analuna
    Mercredi 14 Septembre 2011 à 16:54

    Bonjour Charivari, 

    J'ai justement une maman qui m'a titillée à propos de "ces nouvelles règles" que j'inculquais aux élèves, disant que "sa fille allait tout mélanger maintenant". Je lui ai donc dit que la nouvelle orthographe était entrée en vigueur en 1990, qu'elle était recommandée dans les programmes... et lui ai dit que je lui montrerais le texte officiel.. mais je ne le trouve pas.

    A quel endroit des programmes est-ce indiqué?

    Merci d'avance!

    40
    Mercredi 14 Septembre 2011 à 17:01

    C'est marqué dans l'article (en bas) : 

    (*) Au primaire : p37 dans le BO HS n3 du 19 juin 2008 => "l'orthographe révisée est la référence", colonne de gauche.

    41
    Analuna
    Vendredi 16 Septembre 2011 à 20:26

    Oups oui désolée après avoir lu la liste de commentaires, j'avais oublié une partie de l'article... Merci!

    42
    Vendredi 16 Septembre 2011 à 20:43

    Pas de souci, ça arrive à tous !

    43
    zogy
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 00:01

    bonjour,

    je suis maman et si je fréquente votre site  c est  pour avoir effectué des recherches sur la nouvelle orthographe.....( j espere que ça ne pose pas de problème !!)

    c est la nouvelle maîtresse de mon fils qui nous en a parlé lors de la réunion. Je me suis donc précipitée pour lui acheter un nouveau dictionnaire 2012 (Larousse )  et force est de constater que maîtresse a toujours son accent.

    pouvez vous me conseiller un dictionnaire accessible au ce1

    merci

    je suis ravie de voir autant de tolérence de soutien et de partage ....je pense que de nombreuses personnes  ignorent l 'investissement des enseignants : chapeau !

    44
    Cath37
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 01:40

    Maman Zogy,

    Personnellement je n'en connais pas encore mais je suis sûre que Charivari en a déjà repéré quelques-uns... en attendant, merci pour vos encouragements, car on en a bien besoin , en ce moment... merci , merci , merci et merci......

    45
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 09:19

    Bonjour madame, c'est vrai que cela nous fait plaisir de recevoir des marques de reconnaissance. Comme à tout le monde en fait, mais les parents ne se rendent pas toujours compte que notre journée est loin d'être terminée à 16h30.

    Pour les dictionnaires, je copie-colle un extrait du site http://www.orthographe-recommandee.info/vous.htm :  Combien de temps faudra-t-il pour que les formes nouvelles passent définitivement dans l'usage ?

    Il faudra certainement encore plusieurs années avant que l'usage entérine complètement et définitivement la nouvelle orthographe. Rien d'étonnant à cela : en 1935 (huitième édition du Dictionnaire de l'Académie), quelques modifications ont été proposées (p. ex. grand-mère pour grand'mère). En 1950, des dictionnaires mentionnaient toujours les graphies d'avant 1935 et, aujourd'hui, on les rencontre parfois encore.

    Pour les dictionnaires "à jour", j'ai trouvé l'article suivant qui dit que le Larousse 2012 rtient compte de la nouvelle orthographe, ici : http://nathan-cms.customers.artful.net/fdlm-v2/blog/actualites/2011/06/le-petit-larousse-rectifie-son-orthographe/

    Extrait de l'article : "C’est donc fait : sur la quatrième de couverture du Petit Larousse 2012, on peut lire dans le descriptif de l’ouvrage qu’il est fait mention de la « nouvelle orthographe ». Ce qui veut dire que l’on cherche un mot dans le nouveau Petit Larousse 2012, et que ce mot est touché par les rectifications de l’orthographe, on a directement sous les yeux la graphie rectifiée, en première ou deuxième position, avant sa définition.

    Et lorsque l’orthographe traditionnelle est donnée en premier, elle est immédiatement suivie de la forme nouvelle recommandée, laquelle est signalée par un symbole spécifique d’équivalence.
    En reconnaissant des graphies comme bruler, boursouffaigüepizzériail ruissèleun compte-goutte, etc., le Petit Larousse rejoint plusieurs autres dictionnaires déjà à jour, dont le dictionnaire Orthographe et difficultés du français (Le Robert)le Dictionnaire Hachette, le Nouveau Petit Littré (éd. Garnier) et.
    D’autres dictionnaire ne sont encore que partiellement à jour en nouvelle orthographe, c’est le cas du Petit Robert avec encore seulement 61 % des graphies rectifiées attestées et de sa version numérique (Dixel) qui a lui aussi, encore un petit bout de chemin à faire."

    Bon, cela m'ennuie parce qu'ils disent que le Larousse 2012 est à jour, et vous avez constaté que non... (et moi, heu, je ne suis pas allée vérifier...). Attention, vous ne verrez jamais maitresse à la place de maîtresse. Au mieux, on doit voir les deux graphies dans l'entrée du dictionnaire.

    Tenez-nous au courant de vos investigations ! (De notre côté, on attend que les manuels scolaires soient à jour, et ça, c'est pas gagné !

     

    46
    Cath37
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 18:39

    En ce qui concerne les manuels scolaires j'ai un petit éclaircissement... Chez Magnard, ils sont très frileux car suite à une récente table ronde de juin (organisée avec des institutrices) , il serait ressorti que :

    "-          la réforme est peu (voire mal) connue des enseignants 

    -          elle est donc très faiblement appliquée  en tout premier lieu au sein de l’enseignement lui-même (en tout cas par les enseignantes participantes, c'est moi qui souligne!)

    -          il n’y a pas d’incitation forte, voire d’obligation de la part du ministère de nature à en favoriser massivement et sans équivoque sa mise en application de cette dernière"

    Donc, chers collègues on ne s'en sortira pas, car personne ne tient compte de nos besoins. Je ne vois qu'une chose, prendre notre courage à 2 mains et envoyer des mails ou des courriers aux éditeurs pour qu'ils s'emparent de cette problématique. Car elle est clairement mise en évidence en étude de la langue (orthographe et conjugaison) mais aussi en math avec l'écriture des nombres.


    La fin de l'échange avec la directrice Magnard Ecole faisait apparaitre une idée très intéressante : leur maison d'édition attend qu'une
    volonté publique forte  pousse l'école à instituer cette réforme et  donc de la faire passer durablement dans les usages.  C'est pour cette raison, que si on ne fait pas connaitre nos réels besoins,  les collègues qui désirent appliquer les recommandations ministérielles dans leur travail seront obligés de produire leurs outils et donc de consommer des photocopies plutôt qu'un manuel bien construit, illustré et en couleurs, pendant de longues années, j'en ai bien peur!

    C'est le serpent qui se mord la queue... Alors que faire?

    Les éditeurs ne veulent pas produire de livres -> les enseignants appliquent peu la réforme -> la réforme est peu appliquée -> Quand elle est appliquée, elle n'est pas comprise(argument : y'a pas de livres pour prouver vos dire!)-> comme elle n'est pas comprise, elle fait peur->comme elle fait peur, y'a rejet->comme y'a rejet, les éditeurs ont peur->les éditeurs ne veuleut pas produire de livres....


    Alors que si il y avait une étude de marché sur une grande envergure, je suis sûre qu'on trouverait du potentiel. Qui serait ok pour commencer à acheter (même que des demie-séries) pour équiper sa classe? On serait surpris du résultat! Car bien des budgets photocopies seraient transférés dans l'achat de livres et certaines Mairies alloueraient des crédits spéciaux (ça c'est déjà vu!).

    Voilà ma maigre participation au débat. Si rien ne bouge, je continuerai comme maintenant... Je ne renouvèlerai pas ma série de livres car cela fait trop de "cafouillages" et d'explications à donner! Donc, je me fais mes exercices à l'ordi ou à recopier au tableau!

    (Au passage, je remercie les éditions Magnard pour m'avoir éclairée sur ce débat et permis de comprendre pourquoi cela ne bougeait pas plus dans le monde de l'édition. Ils ont eux aussi leurs contraintes.)



    47
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 18:54

    C'est vrai que mes collègues me disent majoritairement qu'ils ne s'y mettront pas tant que les manuels ne seront pas à jour.

    Alors si les les éditeurs de manuels attendent que les enseignants appliquent la nouvelle orthographe, on est mal...

     

    48
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 18:56

    J'ai déjà fait un mail aux éditeurs. Je pourrais lancer une action ici, en mettant un "mail type" à copier coller et à envoyer aux éditeurs... (pourquoi pas en mettant aussi les adresses des éditeurs qu'il n'y aurait plus qu'à copier aussi...) oui, ça n'est pas une mauvaise idée !

    49
    Cath37
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 19:31

    C'est ça l'idée... L'adresse des éditeurs, et l'explication de ce dont nous avons BESOIN pour travailler. Ensuite faire jouer la concurrence ....

    Ce qui peut faire réfléchir les éditeurs, c'est le nombre de mails envoyés car cde leur ôté , en plus de "l'idéologie" , il y a l'aspect financier; on ne peut pas le négliger! Ils sont là pour gagner de l'argent, aussi! A nous de jouer!

    Merci  de ta réponse rapide

    50
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 19:43

    Oui, je suis en train de préparer l'article, mais pour que ça marche il faut qu'on soit plein. J'ai peur que les collègues ne prennent pas le temps... Bon, on va tenter le coup quand même !

    51
    Cath37
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 20:20

    Oui, c'est ça le point crucial... Peux-tu faire jouer tes "relations"? Demander à tes connaissances de mettre un lien sur ce "mail-exemple", remonter l'article? Peut-être as-tu d'autres idées?

    52
    Cath37
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 20:28

    Aujourd'hui à 20:23  , il a eu 13 255 visites....  Je pense que sur le nombre de visites et si tu expliques bien l'enjeu de la demande, il y a aura des réponses. Enfin , c'est le seul moyen de savoir si ça vaut le coup (pour les éditeurs) de lancer une étude de marché (dans un premier temps) et une réflexion sur des "outils" intéressants pour les enseignants et les élèves (dans un second temps).  Il faut briser le cercle vicieux et  amorcer le cercle vertueux!

    53
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 20:38

    Mes "relations", heu, à par Luc Chatel, je ne vois pas ( :D je blagueuh ! )

    Mais oui, il y a du monde qui passe ici ;)

    54
    yupie42
    Samedi 5 Novembre 2011 à 12:07

    Je t'ai envoyé un message tout à l'heure, nen tiens pas compte je viens de lire cet article sur ton blog, j'ai déjà des réponses à mes questions. Faut que j'en parle à mes collègues dès lundi.

    55
    chatouny
    Mardi 13 Mars 2012 à 12:16

    njour, tout d'abord, je tiens à vous remercier pour ce site. Je suis actuellement en master2 PE à l'IUFM et c'est la première fois que j'entends parler de la nouvelle orthographe. Et à l'IUFM, les 3/4 des formateurs ne la connaissent pas ou ne veulent pas nous l'enseigner. D'ailleurs, je me rends compte après avoir lu cet article que je comprends enfin ces articles où je me demandais pourquoi "connaitre",etc.. n'avaient plus leur accent circonflexe et mes correcteurs orthographiques non plus. Et pourtant, dans les années 90, j'étais en élémentaire. Comme quoi avant que ce soit mis en place partout, il faudra encore du temps car les nouveaux enseignants ("formés") ne sont pas au courant de cette réforme.

    56
    Pavi Profil de Pavi
    Mercredi 6 Juin 2012 à 19:00

    Coucou!

    Je viens de lire cet extrait sur eduscol:

    "Les rectifications proposées en 1990 restent une référence mais ne sauraient être imposées. " ça provient du BO du 3 mai dernier. Ca ne facilite toujours pas notre tâche...

    Le lien, c'est celui-ci :

    http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=59862

    PS: si on ne peut pas imposer l'orthographe... que penser du reste?

    57
    Pavi Profil de Pavi
    Mercredi 6 Juin 2012 à 19:11

    Je précise un peu ma pensée:

    orthographe pré ou post 1990... je laisse le débat aux spécialistes de la langue.

    Que l'orthographe soit longue à transformer, je le conçois et on peut donc accepter les 2 orthographes, soit.

    En revanche, si on n'impose pas l'une ou l'autre orthogrpahe dans l'enseignement, on décide donc qu'il n'y a pas une mais deux orthographes pour certains mots: faudrait-il donc enseigner les deux? ça ne tient vraiement pas la route. On fait une réforme et on l'applique, ou on ne la fait pas. Il n'y on pas pensé à l'enseignement lorsqu'ils ont établit la réforme? C'est un comble.

    Rien de nouveau: je reviens à tout ce qu'on a déjà dit plus haut, mais je constate que le BO poursuit sur la voie de l'ambiguïté, en mai 2012...

    58
    Mercredi 6 Juin 2012 à 19:45

    Oui, j'ai vu. J'en ai discuté avec l'AFEF et l'Assoc. pour la Nouvelle Orthographe qui, eux, jugent plutôt positif que l'orthographe révisée soit confirmée comme "référence"... A voir ce qu'elle deviendra dans la prochaine version des IO qui devrait nous tomber dessus dans quelques ... mois ? années ?

    59
    Jeudi 14 Février 2013 à 14:34

    Alors là ! J'ignorais complètement cette réforme de l'orthographe. Je trouve dommage que les Académies n'aient pas relayé le message dans les collège at lycée. Simple question d'information.

    60
    Jeudi 14 Février 2013 à 19:50

    Pour les élèves ou pour les profs ? Parce que pour les profs c'est écrit bêtement dans les programmes du collège.

    61
    Jeudi 14 Février 2013 à 21:26

    Eh bien, les deux. Je connais des profs qui l'ignoraient complètement.

    Quand aux élèves, oui, ce serait bien qu'ils soient informés. 

    62
    Jeudi 14 Février 2013 à 21:33

    Oui je sais qu'au collège ça va doucement...

    63
    Robert1515
    Jeudi 14 Février 2013 à 23:38

    À Cho Plume: en effet, les Académies (je suppose que tu veux parler de l'Académie française) n'ont pas relayé le message. Cela n'a pas été un oubli, car cela a été bien volontaire.

    De plus, elle a demandé explicitement que l'administration (dont celle du ministère de l'éducation nationale) n'en fasse pas état, ni ne donne d'instructions à ses agents, et tout particulièrement aux enseignants...

    NB: L'administration donne des instructions à ses fonctionnaires principalement au moyen de notes de services appelées "circulaires".

    -

    Je n'invente rien, on trouve le texte sur le site même de l'Académie:

    http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/le-francais-aujourdhui

    -

    "L’Académie approuva à l’unanimité le document, mais resta fidèle à sa ligne de conduite traditionnelle en demandant que « lesdites recommandations ne soient pas mises en application par voie impérative et notamment par circulaire ministérielle »."

    -

    Et on pourrait ajouter notamment par circulaire du ministère de l'éducation nationale.

    Un des membres de la commission d'experts ayant rédigé la liste des rectifications raconte cela très bien dans un livre "Monsieur Duquesne et l'orthographe".

    Il aura fallu attendre plus de 20 ans pour qu'enfin les éditeurs de dictionnaires et de manuels scolaire appliquent ces recommandations. 20 ans de perdu...

    64
    Vendredi 15 Février 2013 à 18:33

    Dois-je encenser l'administration ? Ce que tu me dis en fait, c'est que l'Académie n'a pas jugé bon de faire circuler la nouvelle de cette réforme ? 

    65
    Robert1515
    Mercredi 20 Février 2013 à 00:41

     

    Chlo Plume a dit : «Dois-je encenser l'administration ?»

     

     

    Je ne sais pas trop. On ne peut pas dire qu'elle ait fait preuve de trop de courage depuis 1990...

     

     

    Chlo Plume a dit : «Ce que tu me dis en fait, c'est que l'Académie n'a pas jugé bon de faire circuler la nouvelle de cette réforme ?»

     

     

    Oui. C'est tristement ça. C'est même un peu plus puisqu'au lieu de se contenter de rester silencieuse, elle a demandé explicitement aux administrations de ne pas en faire état.

     

    C'est d'ailleurs ce qui continue de se passer puisque le ministère le spécifie dans les programmes, mais de manière très discrète, au lieu de faire parvenir une circulaire nette et précise, comme si elle en avait honte. Et pourtant, nous sommes tous bien placés pour savoir le ministère de l'éducation nationale n'hésite pas à nous noyer sous les circulaires en tous genres.

     

    Je ne vais pas raconter toute l'histoire en détail, mais lorsqu'en 1990, les rectifications ont été définitivement adoptées notamment par l'Académie française, et ce à l'unanimité, certains journaux, dont le Figaro, ont mené une campagne de dénigrement et certains académiciens ont préféré faire marche arrière (il n'y a pas grand-monde qui a envie de jouer les suffragettes).

     

    D'où un accord un peu bizarre dans lequel tout le monde acceptait les rectifications mais à la condition de ne pas en faire de publicité, le but étant bien entendu qu'elle tombe dans l'oubli.

    (la suite bientôt )

    66
    Robert1515
    Mercredi 20 Février 2013 à 10:52

    Chlo Plume a dit : «Dois-je encenser l'administration ?»

    Je ne sais pas trop. On ne peut pas dire qu'elle ait fait preuve de trop de courage depuis 1990...

    Chlo Plume a dit : «Ce que tu me dis en fait, c'est que l'Académie n'a pas jugé bon de faire circuler la nouvelle de cette réforme ?»

    Oui. C'est tristement ça. C'est même un peu plus puisqu'au lieu de se contenter de rester silencieuse, elle a demandé explicitement aux administrations de ne pas en faire état.
    C'est d'ailleurs ce qui continue de se passer puisque le ministère le spécifie dans les programmes, mais de manière très discrète, au lieu de faire parvenir une circulaire nette et précise, comme si elle en avait honte. Et pourtant, nous sommes tous bien placés pour savoir le ministère de l'éducation nationale n'hésite pas à nous noyer sous les circulaires en tous genres.
    Je ne vais pas raconter toute l'histoire en détail, mais lorsqu'en 1990, les rectifications ont été définitivement adoptées notamment par l'Académie française, et ce à l'unanimité, certains journaux, dont le Figaro, ont mené une campagne de dénigrement et certains académiciens ont préféré faire marche arrière (il n'y a pas grand-monde qui a envie de jouer les suffragettes).
    D'où un accord un peu bizarre dans lequel tout le monde acceptait les rectifications mais à la condition de ne pas en faire de publicité, le but étant bien entendu qu'elle tombe dans l'oubli.
    (La suite bientôt)

    67
    Mercredi 20 Février 2013 à 12:54

    Pardon Robert1515 il y a eu un bug dans l'affichage des commentaires, c'est pourquoi el tien ne s'affichait pas au début.

    68
    Mercredi 20 Février 2013 à 14:00

    Magnifique ... J'hésite entre soupirer, gronder ou les traiter de sombres crétins ! C'est désespérant ..

    69
    Robert1515
    Mercredi 20 Février 2013 à 18:04

    Chlo Plume a dit : «J'hésite entre soupirer, gronder ou les traiter de sombres crétins ! C'est désespérant ..»

    C'est exactement ce que j'ai pensé lorsque je me suis intéressé au problème il y a une quinzaine d'année. Et quand on lit les réactions stupides de nombreux intervenants sur le blog de Charivari (et sur bien d'autres), on comprend mieux les réactions largement aussi stupides de 1990.

    70
    Robert1515
    Mercredi 20 Février 2013 à 23:27

    Le texte même des rectifications qui devait être publié au Journal Officiel et au

    Bulletin Officiel de l'éducation national ne l'a pas été. Pour être précis, il a bien été publié, mais dans une publication bien particulière du Journal Officiel nommée "Documents administratifs". Ce n'était pas un hasard puisqu'ainsi il n'a pas la même force que ceux publiés au JO, et surtout il n'est pas disponible facilement.

    Comment ça? Très simple: alors qu'il est possible pour n'importe qui de consulter le Journal officiel dans n'importe quelle mairie de village perdu au fin fond de la France la plus profonde, les Documents administratifs, eux, sont beaucoup plus difficiles à obtenir (du moins dans les années 1990: depuis Internet a changé bien des choses).

    Ça aurait pu marcher sans l'obtination de certaines personnes. L'avènement d'Internet a certainement beaucoup aidé pour ne pas laisser tomber ces rectifications aux oubliettes.

    Si ça vous intéresse, je peux vous scaner les quelques pages qui expliquent tout ceci dans le livre "Monsieur Duquesne et l'orthographe". (livre écrit par un des linguistes membre de la commission qui a rédigé ces rectifications).

    71
    AnneKa
    Dimanche 10 Novembre 2013 à 10:27

    Bonjour,

    Je viens de lire un article très très interessant dans le magazine "Le tigre" sur l'orthographe.  "Comme un vernis sur les mots: Un entretien avec Yvonne Cazal, universitaire, les les intellectuels du IXe siècle, la chancellerie royale, la langue ossue, la langue grêle, Ronsard, Bossuet, les doubles consonnes et les fautes d'orthographe". Très bon article (un peu ardu) mais à mettre entre toutes les mains (je songe même à le photocopier pour les parents d'élèves.

    Chez tous les "bons" marchands de journaux: Le tigre de Novembre 2013.

    72
    Djenny.99
    Vendredi 5 Février à 15:43
    Si tu le permets je vais mettre en lien ton article sur qq page facebook histoire de "calmer" les "défenseurs" de la langue française.
      • EliZ
        Samedi 6 Février à 15:33

        Merci Charivari et je vais faire de même car je n'en peux plus d'expliquer aux gens que les journalistes n'avaient sans doute rien de mieux à faire que ressortir ce marronnier...

    73
    Vendredi 5 Février à 16:07

    y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis ! du coup je comprends mieux l'idée de cette réforme et j'en accepte mieux les enjeux et termes. C'est tellement plus cohérent quand c'est clairement expliqué !

    Je vais imprimer pour mes enfants ces "nouveaux" mots !

     

    Merci Charivari.

    74
    bob
    Vendredi 5 Février à 16:07

    qq remarques à ce très bon article : ainsi, on supprime l'accent circonflexe sur le «i» et sur le «u» (et tant pis pour le latin, que la ministre cherche de toute manière à éradiquer). SAUF dans les terminaisons verbales. SAUF dans certains mots afin de pas les confondre avec d'autres, comme «mûr» et «sûr». SAUF qu'on le supprime quand même au féminin et au pluriel: un fruit mûr, des pommes mures! Je suis sûr, elle est sure! De même, on harmonise la conjugaison des verbes en -eler et -eter. SAUF pour jeter et appeler.

    Alors, oui, cette réforme qui n'en est pas une, une juste bonne à débattre de l'évolution de la langue, rien d'autre au vue du cafouillage absurde de la forme qu'elle a, et de son fond.

      • Vendredi 5 Février à 19:06

        J'avoue que je ne me permettrais pas de juger du fond, étant bien moins experte que les académiciens qui se sont prononcés sur le sujet.

         

        Ce que j'affirme c'est que les exemples que vous citez sont très simples à enseigner, contrairement à ce que vous dites. Les élèves n'ont aucun mal à comprendre que les accents sur les û sont là pour distinguer les homophones et qu'il n'y a donc aucune raison de mettre un accent à surement puisqu'il n'a pas d'homophone.

      • Romain
        Vendredi 5 Février à 21:08

        Bob,

        L'accent circonflexe et le latin ? Ma foi, je veux bien, mais dans "extrême", qui vient du latin "extremus" ? Et "moutarde", alors qu'en anglais on écrit "mustard" ? Sérieusement, il faut m'expliquer.

        Pour les verbes en -eler ou -eter, il faut être de bien mauvaise foi pour laisser entendre que retenir deux exceptions n'est pas une simplification, alors qu'en ancienne orthographe, il faut retenir des dizaines de verbes... pour lesquels les dictionnaires se contredisent même parfois !

      • Dimanche 7 Février à 04:02
        <style></style>

        Donc, on écrit un fruit mûr pour éviter la confusion avec le substantif homophone mur. Mais on écrit murs sans accent, sans se soucier de la possible confusion avec murs ! De même, pour éviter la confusion avec la préposition sur, on écrit sûr. Mais on ne craint pas que sure, surs ou sures (au sens de : certaine, certains ou certaines) puissent être confondus avec les adjectifs homophones et même homographes que sont sure, surs et sures (au sens de : d’un goût acide ou aigre) !

        En outre, pour les verbes en –eler et –eter, on a préféré aligner quelque cent cinquante verbes qui redoublaient la consonne (j’amoncelle, il chancelle,  je cachette, il époussette…) sur les dix-sept exceptions qui ne la redoublent pas mais placent un accent grave sur le e qui la précède (je cisèle, il martèle, j’achète, il halète). Bel exemple de démocratie que celui-ci, où dix-sept imposent leur loi à cent cinquante ! En outre, on modifie les dérivés amoncèlement, nivèlement, mais on ne touche pas à ficelle ni étiquette. Comprenne qui pourra…

        On décide qu’il faudra écrire : les enfants que j’ai laissé jouer, mais il faudra toujours écrire : les enfants que j’ai vus jouer ou que j’ai entendus jouer. Je ne voudrais pas être à la place de l’enseignant à qui un élève un peu fûté ou simplement épris de logique et de rigueur demandera de justifier cette différence de traitement. Devra-t-il lui répondre : Je ne me permettrai pas de juger du fond, étant bien moins expert que les académiciens qui se sont prononcés sur le sujet ? Est-ce ainsi que l’on forme des enfants, en leur apprenant à croire sur parole les gens qui sont présumés plus qualifiés qu’eux ?

      • Robert1515
        Dimanche 7 Février à 23:24

        À Cocoloupiot

         "Je ne voudrais pas être à la place de l’enseignant à qui un élève un peu fûté ou simplement épris de logique et de rigueur demandera de justifier cette différence de traitement."
         Bof. C'est déjà notre quotidien. Pourquoi copain/copine alors que lapin/lapine et vilain/vilaine? Bon courage pour expliquer... Sauf si vous êtes calé en phonétique historique. Vous l'êtes ?
         Ou aussi pourquoi un accent circonflexe sur maître ? C'est parce qu'il y avait un S qui a disparu mon enfant. Et pourquoi â dans âge ? Là, c'est un e qui a disparu. Donc quand une lettre a disparu, on met un accent? Oui, c'est ça. Ah, d'accord. Mais le verbe avoir, il vient bien du latin habere, non ? Et pourquoi il n'y a pas d'accent sur le â de âvoir? Euh... Et dans école, il y a bien un S qui a disparu puisqu'on écrivait eschole? Et en plus il y a un h. Donc il faudrait deux accents circonflexes, non ? Pareil pour c(h)olère et c(h)orde, non? Et dans poteau aussi (postis). Et dans posthume, pourquoi y a-t-il un h puisque ça ne vient pas de humus? Et dans, et dans,...
         Vous lui répondriez quoi à cet élève un peu futé ou simplement épris de logique, Cocoloupiot?

      • Cocoloupiot
        Jeudi 18 Février à 20:30

        Je ne parlais pas de l'orthographe de tel ou tel mot, dont on sait qu'elle peut parfois être bizarre. Je parlais   de l'application d'une règle de grammaire, qui, normalement, doit être la même dans tous les cas semblables. Là, la recommandation instaure un système de « deux poids, deux mesures ».

        Par ailleurs, je ne comprends pas votre raisonnement sur avoir et colère. La jolie formule « accent du souvenir » s'applique à l'accent circonflexe qui remplace un s disparu, seulement un s.

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 21:23
        <style type="text/css"></style>

        À Cocoloupiot

         

        « Je ne parlais pas de l'orthographe de tel ou tel mot, dont on sait qu'elle peut parfois être bizarre. Je parlais   de l'application d'une règle de grammaire, qui, normalement, doit être la même dans tous les cas semblables. Là, la recommandation instaure un système de « deux poids, deux mesures ». »

        Bonsoir.
        Vous parliez de l''accord du PP ? J'en prends acte. Cependant, nous nous trouvons pour l'orthographe d'usage avec le même type de problème. Comment faire pour savoir si on met ou non un accent circonflexe ? Il n'y a aucun moyen fiable. Certes, il y a des imperfections et mur/mûr en est un exemple (j'y reviendrai prochainement), mais il me semble plus simple de retenir une ou deux exceptions que plusieurs dizaines, voire centaines.

        « Par ailleurs, je ne comprends pas votre raisonnement sur avoir et colère. La jolie formule « accent du souvenir » s'applique à l'accent circonflexe qui remplace un s disparu, seulement un s. »
        Pour « accent du souvenir », j'ignorais. Où l'avez-vous vu ? Le problème reste malgré tout entier : l'accent circonflexe ne remplace pas uniquement les s disparus, mais d'autres lettres. Par ailleurs, il me semblait plutôt qu'il marquait, du moins au début, l'allongement compensatoire consécutif à un amuïssement quel qu'il soit, même si le s semble le plus fréquent.

        Bonne soirée.

         

    75
    Désinformation
    Vendredi 5 Février à 19:13

    Les deux orthograohes sont justes (Réf. Ministère de l'Education Nationale).

      • Vendredi 5 Février à 19:20

        En effet, c'est ce qui est écrit plus haut. 

    76
    Re
    Vendredi 5 Février à 19:33

    "L'Académie n'a jamais imposé cette nouvelle orthographe, qui reste facultative... à propos des éditeurs ...tous ont décidé de décliner réellement ces nouveautés dans les manuels lors de la prochaine rentrée " (Sud-Ouest)

      • Vendredi 5 Février à 19:54

        La Presse est loin d'être la source la plus fiable. On a lu un tas d'âneries sur le sujet ces jours-ci, comme le fait que les manuels seraient à jour seulement en Septembre (alors que beaucoup le sont déjà depuis des années).

        Lisez les références ci-dessus, vous pointerez directement sur le site de l'Academie Française. Quant aux programmes de l'école ils sont en accès libre sur internet.

      • Re
        Vendredi 5 Février à 20:06

        J'J' e  J  J'entends bien mais, au risque d'être inconvenant puisque vous m'y invitez, votre Blog n'est pas plus fi fiable  que celui de la Presse, désolé. Merci de m'avoir permis de vous répondre

      • Vendredi 5 Février à 20:50

        La différence c'est que, moi, je vous renvoie vers les textes officiels. Je peux prouver tout ce que j'écris. Quand la Presse dit que l'accent circonflexe va disparaitre, que les manuels n'étaient pas à jour ou que les profs refusent d'enseigner la réforme, je peux prouver que c'est faux.

      • Re
        Samedi 6 Février à 10:58

        Moi, je n'ai rien à prouver...les remarques 75, 76 et 78 font références à des articles de journaux et publications officielles. A chacun ses choix de lecture et d'information .

    77
    Chris
    Vendredi 5 Février à 19:38

    Merci pour ces explications. Il y aura toujours des réfractaires ou des opposants aux réformes, c'est comme ça et c'est ce qui fait la richesse de notre humanité. 

    En tous les cas, je commence mes vacances ce soir en apprenant plein de choses. 

    Encore merci. 

    78
    Vendredi 5 Février à 19:46

    BRAVO !!!!! Je soutiens cette réforme depuis... 1990 !!! (et oui, j'étais déjà prof...).

    Et là, je me bats sur les réseaux sociaux et ailleurs pour la faire comprendre; Votre blog sets donc d'une utilité primordiale. Je savais tout ça mais j'avais la "paresse" de le synthétiser. Ce que vous avez fait... Mille fois merci ;-)))

    79
    Cilune
    Vendredi 5 Février à 20:22

    Merci Charivari pour ton article qui reprend très clairement les choses ! Je le transfère très vite à toutes les personnes que j'ai essayé de convaincre cette semaine !!!

    80
    Vendredi 5 Février à 21:15

    Il y a 30 ans, dans la 2e école où j'ai travaillé, on employait déjà ce qu'on appelait "la nouvelle orthographe" !  Ensuite j'ai changé d'école. On ne l'employait pas. Plus tard, elle est revenue au gout du jour, on a commencé à l'employer dans les revues scolaires; certains enseignants l'ont suivie, d'autres pas. Et puis, on a fait machine arrière : on est revenus à l'ancienne. 

    Je ne savais plus quoi faire d'autant plus qu'on a reçu, à l'école, les nouvelles règles à appliquer. 

    Depuis des années, je regarde "ognon" ou "nénufar" dans les nouveaux dictionnaires; je cherche "interpeler" dans les répertoires de conjugaison, mais je ne trouve rien. 

    Et maintenant, j'entends tout ce remue-ménage en France ! Les gens n'ont rien d'autre à faire que critiquer tout ce qui est nouveau? Qu'ils retrouvent l'orthographe du XVIIè siècle alors, voire du Moyen Age ! 

    En tout cas, moi, je suis pour, ce sont des rectifications orthographiques bien pensées, pas du grand n'importe quoi élaboré par des gens qui n'y connaissent rien ! 

    Merci pour l'explication de nénufar. Je savais qu'il y en avait une, mais je ne savais plus laquelle. Ouf ! je garde bien mon "Ph" !! 

    J'aime beaucoup ton billet; j'y ferai certainement référence. J'adhère complètement à ton point de vue. Tu devras maintenant prévenir le concepteur de ton blog car tous les mots nouveaux sont soulignés ! happy

    Bon congé (je pense que tu y es arrivée comme moi, mais moi, je n'ai droit qu'à une seule semaine). 

    81
    gnegnette
    Vendredi 5 Février à 21:20

    Merci pour ce point. Je m'empresse de partager.

    En 1990, j'étais en CM1 et mon enseignant de l'époque nous avait parlé de cette réforme. Il nous avait tout de même mis en garde sur le fait que c'était tout nouveau. Que lui compterais les deux justes mais d'autres adultes c'était moins sûr.

    Il faut du temps pour changer les choses.

    82
    ombeleen
    Vendredi 5 Février à 21:40

    Merci Charivari d'avoir autant creuser le sujet! Ton article est très intéressant! Je suis totalement d'accord avec toi et je n'arrête pas de recevoir des demandes de pétitions ou autre chose de mes propres collègues ou amis enseignants et ça m'énerve! Je la trouve très bien cette réforme! Le Français est une langue vivante, elle doit donc évoluer... En plus, on doit l’enseigner depuis un moment... Bref, cette réforme est dans la normalité des choses du coup je ne comprends pas trop où le bas blesse...

      • Malimalou
        Dimanche 7 Février à 17:03
        Peut être parce que vous n'êtes pas très exigent avec l'orthographe ?! A lire votre texte en tout cas...à moins que les participes passés n'aient été réformés aussi, ainsi que l'utilisation d'un bât ?
      • Dimanche 7 Février à 17:55

        Exigeant...

    83
    littleYessica
    Vendredi 5 Février à 23:06

    Pour mon premier poste, j'ai voulu enseigner à mes élèves l'écriture des nombres en lettres avec la nouvelle orthographe: toute l'équipe m'est tombée dessus, et comme je débutais, je me suis tue... Là, si les manuels évoluent, on pourra enfin faire changer les choses. Car effectivement, comme tu le dis, le français évolue et heureusement, parce que sinon on serait encore en train de mettre des -ois partout à l'imparfait. Par contre, ognon, sans jeu de mot, ça pique les yeux... vais pas m'y habituer, à celui-ci

     

      • Vendredi 5 Février à 23:12

        Je pensais que je ne m'habituerais jamais à Maitresse et pourtant c'est venu très vite. En plus cet ognon a une très jolie histoire que je raconterai un autre jour, et qui permet de comprendre pourquoi on doit l'écrire ognon désormais.

    84
    Mic
    Samedi 6 Février à 06:13

    Merci Charivari de cette mise au point qui va j'en suis sûr calmer bien des propos lus sur les réseaux sociaux notamment. Comme tu le sais sans doute, avec Sanleane, nous avons élaboré une méthode de lecture "Lire, Dire, Ecrire avec Ludo" qui sort en mars et qui utilise cette nouvelle orthographe. Peut-être que ton post aidera à mieux faire comprendre cette démarche.

     

    85
    Cecilez
    Samedi 6 Février à 07:35

    Hello, je ne lis pas tous les com tout de suite...

    Juste une petite remarque. Non seulement certains profs refusent de l'enseigner et ne la signalent même pas mais continuent à compter comme faute (et pénaliser) les élèves qui arrivent au collège en ayant appris la nouvelle orthographe en primaire.

    86
    catou
    Samedi 6 Février à 08:19
    Bonjour Charivari, Quel bonheur de lire votre article, et quel beau travail de synthèse, clair et intelligent ! Si vous le permettez, je diffuse cet article à mon entourage, depuis deux jours, je suis sollicitée pour donner mon avis, et devant la polémique, parfois, je ne sais plus argumenter... Je suis une inconditionnelle de votre blog, merci pour tout ce travail et pour votre généreux partage !
    87
    Cess
    Samedi 6 Février à 08:54
    Merci pour cette mise au point tres claire et bien écrite !
    88
    Acc54
    Samedi 6 Février à 09:15
    Merci Charivari, tu as écrit tout ce que je pense, je partage!!!
    Merci pour tout ton travail, source de grande inspiration pour moi!
    89
    Séverine
    Samedi 6 Février à 09:18

    Merci pour ce post!

     

    Effectivement quand on lit ce fameux rapport de 1990, on se rend compte qu'on ne nivèle pas vers le bas mais qu'on harmonise une orthographe!

    Je me rends compte en le lisant que je n'appliquais pas du tout ces nouvelles règles qui auraient simplifier beaucoup de choses! Car, après tout, les accents restent quand il le faut et changent pour se rapprocher de la prononciation comme dans céleri qu'on écrit maintenant cèleri.

    Encore merci pour ce partage!

     

    90
    Petit Gizmo
    Samedi 6 Février à 09:19

    Merci Charivari pour ce petit rappel émoticône smile  C'est fou le "buzz" que produit cette histoire alors qu'il n'y a rien de nouveau, cette réforme orthographique étant déjà présente dans les programmes depuis plusieurs années !!! Pourquoi tant de bruit ?

    91
    mabonagrain
    Samedi 6 Février à 09:23

    moi, dans le secondaire, prof de français, j'essaye de ne pas sanctionner mais comme je n'y penee pas toujours, parfois, ça compte comme une faute...mais j'essaye! difficile de se sortir de son orthographe à soi pour la nouvelle tout de même...

      • Samedi 6 Février à 09:30

        C'est certain... L'intention est déjà importante. L'astuce du correcteur Word m'a beaucoup aidée (mais moi non plus je ne maitrise pas encore tout)

    92
    Helen Myers
    Samedi 6 Février à 09:28

    Merci beaucoup pour ce post.  At last, the voice of reason!  Danièle Bourdais l'a partagé sur Facebook, je l'ai partagé dans un groupe de profs, et maintenant il se trouve sur les pages de beaucoup de profs de français au Royaume Uni. 

    93
    BlueOrchys
    Samedi 6 Février à 09:40

    Dans le point 4, le mot "conjugaisaon" est bizarrement écrit ou c'est la nouvelle réforme de l'orthographe ?

      • Robert1515
        Dimanche 7 Février à 23:32

        conjugaisaon ?

        Une simple faute de frappe. Où l'avez-vous vue?

      • Lundi 8 Février à 07:51

        Je n'avais pas trouvé cette coquille non plus. Si elle est vraiment dans l'article... elle y est toujours.

    94
    Jennifer
    Samedi 6 Février à 09:44

    Merci pour ce post très intéressant...

    95
    Colombinette
    Samedi 6 Février à 09:46
    Un grand merci pour toutes vos réflexions sur ce sujet que je partage entièrement.J'applique avec mes CP la nouvelle orthographe et tout va bien avec les parents... Je profite de ce message pour vous remercier car votre blog me fait toujours du bien pour exercer notre métier auprès des enfants. Bonne continuation à vous.
    96
    Coqilico
    Samedi 6 Février à 09:49
    Coqilico
    Mon maitre de ce1 en 1992 nous a expliqué la réforme et nous a appris avec cette orthographe réformée.
      • Coqilico
        Samedi 6 Février à 10:10
        Coqilico
        Je suis aussi sidéré de voir que certains jeunes enseignants n'ait jamais entendu parler de cette réforme.
        Bon ok j'ai été dans le même iufm que charivari et les profs de français insistent sir son utilisation et conseillent de lire le site orthographe recommandée.

        D'ailleurs le prof de cet iufm avait été interrogé par la Rep fin 2011 début 2012. Impossible de retrouver l'article c'est bien dommage et le journal ne l'a pas non plus retrouvé
    97
    IsaLM
    Samedi 6 Février à 09:53

    Mise au point juste et éclairée. Merci beaucoup cool

    98
    alainl
    Samedi 6 Février à 09:53
    alainl

    Bonjour Charivari ...

    Bel article ...

    C'est beau  d'avoir des convictions et de les défendre ... C'est quand même un peu compliqué pour les "anciens" comme moi de changer  ... Surtout quand même que beaucoup de mots et de règles sont concerné(e)s ...

    ( Voir  ici  la liste complète :  http://www.renouvo.org/index.php )

    Alors , même si je suis pour ma part persuadé de l'intérêt de cette "réforme" ... j'en resterai à mes habitudes  ... puisqu'elles sont encore  autorisées wink2  ...

     

    c@t

    alain l.

      • alainl
        Samedi 6 Février à 11:17
        alainl

         " même si je suis pour ma part persuadé de l'intérêt de cette "réforme""

        J'aurais dû écrire"réformette" ... Je précise un peu ... particulièrement pour :

        Les accents et le tréma

        1. Devant une syllabe graphique contenant un <q>e</q> instable (dit e muet), on écrit <q>è</q> et non <q>é</q>. Ainsi :

          • on écrit <q>évènement</q> sur le modèle de <q>avènement</q>, <q>règlementaire</q> sur le modèle de <q>règlement</q>, etc. ;
          • les formes conjuguées des verbes du type <q>céder</q>, au futur et au conditionnel, s'écrivent avec un accent grave (<abbr title="exemple">ex.</abbr> : <q>elle cèderait</q> sur le modèle de <q>elle lèverait</q>) ;
          • dans les inversions interrogatives, la première personne du singulier en <q>e</q> suivie du pronom personnel <q>je</q> porte un accent grave (<abbr title="exemple">ex.</abbr> : <q>aimè-je</q>).

        Quand on connait les difficultés ( particulièrement dans l'ASH ) qu'ont les élèves pour percevoir les obliques ... j'aurais préféré qu'il n'y ait plus de faute d'orthographe sur les accents ... mais après tout en fait , puisque l'ancienne orthographe reste valable ... ça sera en fait le cas ... c'est un peu comme pour les bi-nationaux quoi cool ...

         

        Et puis un article que j'aime bien ...

        http://sansdeclinersnarclens.tumblr.com/post/110093077973/lorthographe-outil-d%C3%A9lite-ou-quand-la-langue

        c@t

        alain

         

         

    99
    Co
    Samedi 6 Février à 10:19

    J'essaie d'appliquer aussi cette réforme depuis une dizaine d'années. Quelques entraves toutefois : les collègues réticents et les correcteurs orthographiques automatiques qui ne sont pas tous à jour ! 

      • Romain
        Samedi 6 Février à 11:16

        En fait, le correcteur de Word est à jour, mais il faut avoir une version récente de Word... Idem pour LibreOffice, Antidote et ProLexis...

      • Dimanche 21 Février à 15:47

         

        Grammalecte, de dicollecte, est l’extension à retenir pour la correction orthographique, grammaticale et typographique de LibreOffice, c’est à jour (en fait si je ne dis pas de bêtise, Grammalecte propose l’option orthographe de 1990 depuis le début) et je pense un excellent outil pédagogique de l’enseignement de la langue française et pas uniquement à cause (ou grâce à) son conjugueur !

      • Dimanche 21 Février à 15:53

        Merci pour cette info. Ce serait super si tu pouvais vérifier si on peut forcer Dicolecte à n'accepter QUE la nouvelle orthographe (c'est possible sur Word et c'est vraiment pratique pour se former à la nouvelle orthographe, parce qu'il le signale, du coup, quand il existe une nouvelle graphie et qu'on a utilisé la vieille)

      • Dimanche 21 Février à 16:11

        Bien sur que c'est possible ! Grammalecte est plus puissant que Word sur ce point (notamment). Je serais un enseignant curieux, j'installerais LibreOffice (gratuit) et Grammalecte (gratuit) et je jetterais un coup d’œil. Et, accessoirement, je finirais par laisser tomber Word après m'être rendu compte que le traitement de texte Writer est plus puissant et plus maîtrisable. Mais bon.

      • Kat35
        Jeudi 25 Février à 15:35

        J'ai cliqué sur le lien d'Ysabeau pour télécharger Grammalecte (après un tel article de Charivari, on ne peut qu'être convaincu d'y passer quand ça n'est pas déjà fait ! ;-) ) car j'utilise LibreOffice. Mais... j'ai pas tout compris... ! :-p :-/ Il n'y a pas vraiment d’explication sur ce qu'on doit faire pour retrouver le correcteur dans LibreOffice, je ne sais pas ce qu'est une "extension" comme ils disent, je ne sais pas s'il faut l'enregistrer, ou s'il faut la choisir quelque part dans le logiciel... Bref, quelqu'un aurait-il un petit éclairage technique à me donner ? Merci ! ;-)

    100
    Willydrop
    Samedi 6 Février à 10:55

    Merci pour cet article fait avec intelligence et bon sens.

    Dans mon entourage, énormément de personnes me demandent mon avis sur la réforme et s'indigent de savoir que j'y suis pour depuis bien longtemps.

    Votre article va me permettre d'argumenter pour leur faire comprendre qu'une langue vit et ne doit pas rester statique.

    101
    Vedrines pH
    Samedi 6 Février à 11:22
    Merci pour cette mise au point. Je ne suis pas enseignant, mais j'ai vraiment appris quelques choses et je regarderai dorénavant cette réforme d'un autre œil!!
    102
    Samedi 6 Février à 11:50

    Un grand merci pour ce billet!

    103
    Samedi 6 Février à 11:55

    Cet article est vraiment très bien fait Je me suis permise de mettre un lien vers lui sur FB

     

    104
    Claudine
    Samedi 6 Février à 11:56
    Bonjour,

    Je ne suis pas enseignante comme la plupart des auteurs des posts précédent mais une mère qui tente du mieux possible d'aider ses enfants à l'heure des devoirs.Mon réflexe sera de les corriger si ils écrivent "ognon" et non "oignon".Hormis ce blogspot dont je n'aurais pas eu connaissance si un de mes contacts ne l'avait pas partagé, j'ignorerais encore toutes ces subtilités. Il me semble qu'il y ait un problème d'information et de mise en application. Comment les parents peuvent aider correctement leurs enfants ?
    105
    Verytex
    Samedi 6 Février à 11:58
    "Mince". Avec la nouvelle orthographe, "Ancien" est devenu ",nouveau !
    106
    PE
    Samedi 6 Février à 12:32
    Merci pour cette belle mise au point! Que de bruit pour si peu... D'accord sur quasiment tout l'article, sauf le fait que la majorité des profs l'appliquerait déjà, je ne le pense pas mais ils vont s'y mettre
    107
    Francoise
    Samedi 6 Février à 12:35

    Merci pour cet article..

     

    108
    Corine
    Samedi 6 Février à 12:44

    Bonjour,

    Merci pour cette mise au point très claire.

    J'applique les nouvelle règles dans ma classe depuis longtemps, cela n'a jamais posé de problèmes, quelques explications parfois ; je suis aussi une grande amoureuse de notre belle langue, que j'essaie de respecter.

    Que notre ministère nous encourage dans ce sens, et que les éditeurs de manuels s'y mettent, et la langue progressera dans le bon sens.

     

     

    109
    Samedi 6 Février à 13:03
    Joffrey
    Et bien que l'Académie Française insiste sur la présence d'accents sur les majuscules (et lettres capitales), tout votre article en est pourtant dépourvu. Donner des leçons, c'est bien, les appliquer, c'est mieux. Je ne parle pas d'être irréprochable : on fait tous des erreurs, et je ne compte d'ailleurs pas les doubles espaces tout au long de l'article ci-dessus.

    Néanmoins, aujourd'hui, rares sont les personnes qui prennent la peine d'accentuer leurs À et autres É ou È. Pourquoi ces lettres en particulier ? Parce que sur Windows, si ajouter un accent circonflexe à une lettre capitale est aisé, c'est impossible pour les autres accents sans en connaître le raccourci Unicode. Heureusement, ce n'est pas le cas de tous les systèmes d'exploitation : sur Mac c'est bien plus pratique par exemple. Word (sur Windows) permet d'ailleurs de les ajouter rapidement.

    À vrai dire, le souci n'est pas le manquement à la bonne application de cette règle, mais bien la croyance d'une prétendue règle indiquant fermement qu'il n'y a pas d'accents sur les capitales. Mes professeurs de collège et lycée insistaient tous sur la véracité de celle-ci tandis que je me prenais des remarques quant à mon arrogance lorsque je les corrigeais. Hum, encourageant n'est-ce pas ?

    Alors s'il vous plaît, informez-en vos collègues et enrayez ce mythe qui sévit depuis l'invention de la machine à écrire. Ça peut paraître superficiel, mais les accents ont tout autant d'importance que les raisons de la graphie de nénufar.

    Et comme on n'affirme rien sans source : http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/questions-de-langue#5_strong-em-accentuation-des-majuscules-em-strong

    Ah et, lorsque j'en aurai le courage, j'aborderai la question de l'espace avant les deux-points, les traits d'union qu'on oublie trop souvent sur "abonnez-vous" par exemple, la différence entre les 'trois petits points' que l'on fait en mettant 3 points à la suite au lieu de faire des points de suspension corrects… Tant de règles de syntaxe complètement oubliées sur Internet. Mais je crois ça suffira pour aujourd'hui.

    Bref, merci pour votre article bien plus intelligent que ce que l'on a pu lire jusqu'alors. En espérant que vous lirez à votre tour mon commentaire et prendrez conscience de l'importance d'une orthographe correcte y compris sur ordinateur.
      • Samedi 6 Février à 14:24

        Votre "en espérant que vous prendrez conscience de l'importance d'une orthographe correcte" n'est pas très aimable. Vous utilisez mon article comme tribune, aussi le minimum serait que vous le fassiez gentiment.

        Dans cet article, je ne trouve pas d'erreur sur les espaces avant les : ni sur les traits d'union oubliés. Pourriez-vous m'aider à les localiser ? J'ai corrigé, en revanche, deux À et un É. 

      • Laurence
        Dimanche 7 Février à 17:21

        "Mais je crois ça suffira pour aujourd'hui." Vu les remarques que vous faites, je me permets de relever ! La perfection n'existe donc pas.

      • Robert1515
        Dimanche 7 Février à 23:43

        Tout à fait d'accord pour ce qui est des majuscules accentuées. Et effectivement, si les saisir est aisé avec un Mac ou Linux, c'est une toute autre affaire sous Windows.

        Pour ce qui est de la ponctuation avec une espace simple pour un signe et double pour un signe simple, pourquoi pas, même si nous quittons l'orthographe et la syntaxe pour la typographie. En ce qui concerne les points de suspension, les traitements de texte sont d'une aide précieuse, c'est vrai. Mais la saisie en html sur un blog les rend bien plus inaccessibles.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 00:07

        À alainl
        Pour les majuscules accentués sous Linux.
        Sur un clavier, on peut faire les majuscules de deux manières :
        1) en appuyant sur la touche "majuscule temporaire" (shift en anglais) : la grosse flèche verticale.
        2) en verrouillant la touche "majuscule permanente" (le cadenas)
        Que ce soit sous Linux (et je suppose Mac) ou Windows, le fonctionnement est le même pour toutes les touches "principales" (AZERTY jusqu'à WXCVBN).
        La différence se trouve pour les touches supérieures : é è à ç. (et aussi avec â ê û î ô et les trémas correspondants).
        Sous Windows, si vous appuyez sur la touche "majuscule temporaire" ou la touche "majuscule permanente, la frappe de la touche é vous affichera le chiffre 2, le è affichera le 7, le ç le 9 et le à le 0.
        Sous Linux, le comportement que je viens de décrire ne sera obtenu qu'avec la touche "majuscule temporaire". La touche "majuscule permanente" affichera É, È, Ç, À, sans plus de complication.
        Idem pour les circonflexes et trémas : Â Ê Ŷ (pour rire), Û, Î, Ô et Ÿ (L'Haÿ-les-Roses), Ü, Ï.

    110
    Samedi 6 Février à 13:25

    J'accentue toujours mes majuscules grâce aux traitements de textes qui facilitent grandement la vie à ce sujet. Malheureusement, c'est beaucoup moins simple avec l'éditeur de texte de ce blog. Ceci dit, j'essaierai de trouver le temps de corriger cela au moins sur cet article.

      • kris35
        Samedi 6 Février à 19:00

        Bonjour,

        Eh bien, je viens d'apprendre qu'il fallait accentuer les majuscules... Merci.

        Pour ce qui est de la réforme, je m'y mets petit à petit mais j'ai du mal avec certains changements. Si écrire "maitresse" ne me gêne pas, ou plus, j'ai du mal avec "aout" ou "iglou"! Allez savoir pourquoi? (Tiens, ils sont soulignés en rouge par le correcteur orthographique...)

        Les éditeurs exagèrent, ils sont toujours très pressés de sortir leurs nouvelles éditions à l'annonce de nouveaux programmes, parfois même avant que ceux-ci soient officiellement publiés et là, rien alors que la nouvelle orthographe est dans les programmes depuis 2008 au moins. C'est incompréhensible! 

        Merci pour cet article très clair et pour votre blog en général.

         

         

      • alainl
        Dimanche 7 Février à 09:01
        alainl

        Alors Charivari, il y a une solution ... très simple .... avec juste un petit tableau à avoir en permanence sur son bureau :

        Ç si facile ...

        c@t

        alain

         

    111
    Binette12
    Samedi 6 Février à 13:41

    Bonjour,

    Maman d'une fille, qui fera sa rentrée en 6°, et d'un garçon, qui va rentrer en CM1, j'ai eu peur de la dégradation de notre langue française en entendant parler de cette réforme.

    Mais voilà une amie a partagé votre article et je l'ai lu...et je me sens ridicule d'avoir réagi comme cela. Je vous remercie de m'avoir ouvert les yeux. J'aiderais mes enfants du mieux que je peux dans l'apprentissage de ces nouvelles règles et je les appliquerais moi-même.

    Encore une fois merci.

      • Samedi 6 Février à 13:54

        C'est gentil d'être venue l'écrire.

        Si mon prof d'IUFM me lit, il se rappellera bien que j'étais sans doute la plus grognon de la classe quand il nous a parlé de cette réforme dont je n'avais jamais entendu parler. Je pense que plus on aime la langue, plus on a envie de la protéger, plus on est pardonné de s'inquiéter de la voir abimée. D'où l'importance de bien communiquer sur les raisons de cette réforme, et, si on s'inquiète, de ne pas s'arrêter aux réactions épidermiques suscitées par les âneries débitées par certains médias (disparition de l'accent circonflexe, "nouveauté" 2016...) et de se renseigner un peu plus, comme vous avez eu le bon sens de le faire.

      • Coqilico
        Mardi 9 Février à 11:01
        Coqilico
        Je ne sais pas pour ton prof de français mais madame Q oui. Elle le conseille même au stagiaire donc il y a des chance qu'ils en parlent..
      • Mardi 9 Février à 11:29

        Madame Q est une prof exceptionnelle qui a une place toute particulière dans mon coeur (elle a dirigé mon mémoire de fin de PE2) mais je n'ai pas compris, dans ton com, ce qu'elle conseille aux stagiaires.

        Le prof qui a su me convaincre, c'est Monsieur C.

    112
    Quimaly
    Samedi 6 Février à 14:43

    Un grand merci pour votre article. je ne suis pas enseignante mais je voue une admiration sans faille pour

    celui qui manie la langue de Molière comme vous le faites. Ce fut un réel plaisir de vous lire.

    J'étais,comme beaucoup, "révoltée" par la prochaine réforme de l'orthographe. En vous lisant, cela m'a

    réconfortée,dans le sens où vous m'avez éclairée sur l'utilité de cette réforme; je vous en suis donc

    reconnaissante.

    113
    SALUSTE
    Samedi 6 Février à 14:57

    Un peu de marmelade : "Pour Dieu mierchi ! K'es che ke vous voles (d'après une nouvelle du XIIè siècle, Li contes dou roi Coustant, p. 9, cité par le Godefroy -dico de la langue française du 9è au 15è siècle-) contrealer qu'en ice tans orthographie ne fu chanjable (pioucé dans d'autres siècles) ?"

    Sûr qu'on serait bien barrés si rien n'avait changé ! Mais ces tensions constituent un sacré thermomètre de l'ambiance qui prévaut actuellement en France face à toute nouveauté !

    Merci pour ces précisions, il ne me reste plus qu'à trouver la liste des nouvelles règles.

      • Samedi 6 Février à 15:31

        Vous faites bien d'en parler : je rajouterai le lien (d'ici là, chercher Orthographe recommandée sur Interbet)

    114
    Maurice CURIE
    Samedi 6 Février à 15:13

    Ce qui me gêne parmi la bonne plupart des débatteurs, c’est primo qu’ils avalisent la chose [de la réforme orthographique] sans sourciller ou presque, secundo qu’ils ne donnent pas voix au chapitre à leurs contradicteurs. Enfin, c’est comme une impression que j’ai.

     

     

     

    Naguère quand d’aucuns osèrent promouvoir qu’on ne devrait pas fumer dans les lieux publics, on cria tellement haro sur le baudet, il y eu au départ un tel mouvement d’opposition contre eux, parmi les fumeurs invétérés qui voulaient protéger leur prérogative (celle de fumer tous azimuts, partout), que des non-fumeurs durent çà et là se faire tout petits, s’excusant même d’exister. COMME SI LA NORME ÉTAIT DE FUMER. (Mais bon, cela appartient au passé.)

     

     

     

    J'en reviens au fait : certains partisans de cette réforme…à la con de l'orthographe, je voudrais pouvoir avoir le droit de le clamer de but en blanc : À LA CON, me paraissent de même facture. Qui me semblent intolérants. Et sûrs qu'ils ont raison de cautionner cette réforme et l'arbitraire de bien des options.

     

     

     

    Un enseignant, comme la plupart des intervenants ici...

     

     

      • Romain
        Samedi 6 Février à 17:39

        Ben enfin, votre commentaire est publié (le site a même accepté de vous laisser l'écrire en plus gros caractères que tous les autres...) : n'est-ce pas la preuve que vous pouvez vous exprimer ? Cela dit, je n'ai toujours pas compris les raisons de votre position...

      • Samedi 6 Février à 18:11

        Moi non plus. J'ai bien lu le "à la con" mais pourquoi, ça, mystère.

      • Samedi 6 Février à 19:07

        Echo j'ai supprimé votre commentaire trop sibyllin. Expliquez-vous simplement.

      • Maurice CURIE
        Samedi 6 Février à 22:52

         

        (Primo, je ne sais pas par quel mystère mon texte ci-avant apparaît surdimensionné. Ou plutôt si : quand j’eus tapé ma batterie de lignes, allant çà et là lire des commentaires, à l’instant où j’ai «envoyé» il m’est arrivé l’information que le temps avait expiré. J’ai dû retrouver tant bien que mal ce que j’avais pondu initialement. Mais pour que l’incident ne se reproduise pas, j’ai tapé sur Word et fait un copier-coller. Ceci pourrait expliquer cela.

         

        Mais dans tous les cas MERCI à Charivari de ne pas l'avoir censuré, malgré la tonalité irrévérencieuse que j'y ai mise avec mon choix de "à la con".)

         

         

         

        Je bous à tout bout de champ [sic], tant des exemples s'insinuent, que je devrais noter pour légitimer ma réticence et mon scepticisme. Mais avant toute chose puisse-t-on me donner le droit d’être en pétard.

         

         

         

        C'est plus qu'évident que l'un ne fera pas changer d'avis l'autre, et inversement. Mais encore une fois, quand au fil des heures et des jours, tenaillé par cette pensée, je trouve des mots divers, dont je me demande quelle forme ils revêtent à présent (ou vont revêtir), quand j'imagine qu'il va falloir écrire "tohu-bohu" attaché, que l'on va asseoir "j'étiquÈTE" mais une étiquETTE, etc., etc., ainsi que libeller "cèleri" en lieu et place de "céleri", je suis, je le répète, dans la réticence et le scepticisme.

         

         

         

        Tiens, ce sera l’exemple unique que je vous proposerai. Merci de me suivre dans la considération que voici :

         

         

         

        Dans la pratique inconsciente de la loi du moindre effort, on a tendance à OUVRIR les phonèmes vocaliques plutôt que les fermer, fussent-ils logiquement fermés. C’est ainsi que, pour entendre le son ouvert [ɛ], encore une fois dû à la loi du moindre effort faisant ouvrir les sons plutôt que les réaliser fermés, entérinera-t-on *évènement et *cèleri. Ou encore, pour les verbes où se présente un accent aigu dans le radical, on proposera de mettre un accent grave (il *cèdera, il *vénèrera…)

         

        (Tiens, poussera-t-on l’invitation ‒ ou la sottise ‒ à écrire semblablement il *accrèditera ? Si oui, pourquoi, et si non pourquoi pas ?)

         

         

         

        Alors solennellement je demande : si l’on veut pareillement suivre l’oral ne devrait-on pas dans la graphie rendre le son ouvert [ͻ] de cette manière : *socisse au lieu de saucisse, quand ce n’est pas, pour le prénom de ma fille, *Lora eu lieu de Laura ?

         

         

         

        Je ne pense pas que l’heure tardive (bientôt 23 heures) soit le meilleur moment pour être convaincant, en vérité je pourrais trouver pléthore d’illustrations qui me feraient, qui VOUS feraient, réagir ainsi : ah oui, si on a réformé pour tels ou tels vocables, ceux-ci devraient AUSSI être réformés. Donc comme disent certains, on a ouvert une boîte de Pandore, ah ça oui !

         

         

         

        Cordialement à tous. Merci encore à vous Charivari.

         

         

         

         

         

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:59
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        À Maurice CURIE.

         

        J'ose imaginer que c'est la fatigue qui vous a fait écrire ces énormités (je ne parle même pas du "À LA CON", mais de cette explication fumeuse sur la fermeture des sons. (céléri vs cèleri).

         

        Je sais qu'il est facile d'invoquer à tout bout de champ la paresse (des autres, hein? jamais de soi-même) pour expliquer tout et n'importe quoi, et que même si la paresse articulatoire est un phénomène réel en phonétique historique, vous auriez mieux fait de ne pas en faire montre et de vous renseigner avant (c'est normalement ce que fait un enseignant). Romain Muller dans l'alinéa Évènement vous en donne l'explication.

         

    115
    Danièle
    Samedi 6 Février à 15:16

    Merci pour cet page bien documentée, et commentaires tout aussi intéressants..Je partage sur ma page facebook car ras le bol de ces journalistes qui font le buzz avec tout et n'importe quoi au lieu de faire leur travail : nous informer ! Je constate jour après jour, l'appauvrissement du débat en général, sur les ondes.Pendant ce temps, les politiques et autres consorts en profitent bien...

      • Michel
        Dimanche 7 Février à 09:50
        Cela fait déjà plusieurs années que je n'écoute plus les "non informations" TV et ne m'informe que par l'écrit, journal et internet. Mes enfants, encore plus radicaux n'ont même pas de TV.
    116
    Koquelico
    Samedi 6 Février à 15:17

    Merci Charivari pour cet article. J'essaie d'appliquer depuis 3/4 ans la nouvelle orthographe, mes plus grandes hésitations restent les conjugaisons des verbes en eler/ eter. 

    Dans mon école, ce n'est pas facile de faire comprendre à mes collègues que ce n'est pas une réforme qui change beaucoup de choses et que c'est plutôt facile de l'appliquer. J'entends, comme tu l'as très bien dit, que c'c'est une déformation de la langue française, même si je leur ai dit que c'était une évolution. J'ai clairement des collègues qui disent qu'ils ne changeront rien à leur façon de faire, c'est dommage. 

     

    117
    Mayanne48
    Samedi 6 Février à 15:31

    Bonjour,

    Merci pour cet article ! Simple, clair, documenté, parfait (comme tant d'autres articles sur votre blog. Où trouvez-vous le temps de tenir un blog en plus de tout le travail pour votre classe ?!?).

    Bref, merci !

    Avez-vous trouvé des manuels qui tiennent compte de cette réforme pourtant déjà âgée de plusieurs dizaines d'années ?

      • Samedi 6 Février à 15:35

        Oui : en Français, les manuels Parcours, chez Hatier, sont des références, et ils sont en nouvelle orthographe depuis plusieurs années. 

      • Romain
        Samedi 6 Février à 17:41

        Tout comme la méthode À tire-d'aile, également chez Hatier...

      • sam
        Samedi 6 Février à 17:54
        J'utilise parcours dans ma classe. Effectivement c'est déjà corrigé et noté également que le guide pédagogique lorsque ce changement date de la réforme.
      • Mayanne48
        Mardi 9 Février à 12:34

        Merci pour vos réponses !

        Et longue vie à ce blog !!

    118
    Samedi 6 Février à 15:36
    Memes
    Il me semble cependant que les deux can(n)ettes existent. Avec un n pour le coca, avec 2n pour la machine a coudre
    119
    Samedi 6 Février à 15:40
    Marionle6tron

    Merci

    En tant que grande lectrice et maman d'un enfant qui rentre en CP en septembre, merci.

    Merci de m'avoir tout bien expliqué que j'arrête de m'insurger face aux grands mots (maux) des journalistes sur cette réforme.

    120
    avila
    Samedi 6 Février à 15:43

    d'accord avec la plupart des exemples de la liste ; pourtant, je suis étonnée du nouveau millepatte : combien faut-il de pattes pour que le s demeure en place ? En revanche, on pourrait pousser plus loin la réforme en écrivant mile au lieu de mille (qui, soit dit en passant, devrait se prononcer avec un i mouillé étant donné la collusion malveillante du i et des 2 l). Est-ce par attraction avec l'invariabilité du mot mille que les pattes se singularisent ?  En fait, pour éviter la confusion avec le mile anglais, on devrait préférer mil, comme certaines transactions bancaires l'exigent déjà ! Phonétiquement, le e ne s'entend pas, sauf peut-être dans le midi de la France où ils foisonnent, nos milpattes ! Quant aux 2 t, on pourrait n'en garder qu'un, à condition de garder l'accent circonflexe sur les pâtes alimentaires !

    Finalement, le milpates serait plutôt sympathique, non ?

     

    Le charriot me surprend : pourquoi ne pas simplifier et supprimer les 2 r qui sont, paraît-il, la règle actuelle des mots de la famille . charète, charetier, carosse, etc ?

     

    Le statu quo en 2 mots rappelle son origine latine : respect aux survivants !

     

    et puis, pourquoi garder le h dans cacahouète . Pour l'exotisme ? Alors, que perdurent les igloo (c'est plus joli que iglou glou glou)

    Finalement, ce qui me heurte dans cette réforme, c'est son côté réformette (n'est pas logique) et l'absence de respect de la phonétique dans de nombreux cas. En fait, si je comprends bien son sens, c'était justement le désir tout à fait louable de suivre au plus près la phonétique. Et là, nouveau problème : le français tel qu'on l'cause a pris un sérieux coup d'matraque !

     

    121
    Samedi 6 Février à 15:51

    Article très intéressant et particulièrement éclairant. Je voyais en effet cette réforme d'un mauvais œil au départ... tout en m'interrogeant simultanément. Avec les exemples que vous avez donnés, tout devient + clair et surtout logique. Je suis linguiste de formation par mes études universitaires (littérature comparée français/anglais) et j'adore écrire (je blogue en français et en anglais). Du coup, cette réforme m'intéresse beaucoup.

    Plutôt que de prendre part au débat, je suis volontairement resté en retrait comme je le fais d'ailleurs de plus en plus dans tout débat public désormais. Ça permet de voir diverses opinions s'exprimer et de faire une synthèse + juste et précise sur le thème débattu. Et sur la question de cette réforme de l'orthographe, votre avis qui arrive bien après d'autres "contre" ou "pour" est certainement celui que je trouve le + équilibré, le + pertinent... et SOLIDEMENT argumenté : vos exemples sont indiscutables et presque impossibles à contredire, en particulier ceux témoignant des changement sur le verbe "voir". Par conséquent la nouvelle graphie du verbe "asseoir" devenant "assoir" me semble + logique. En outre, vous mettez en bas d'article, un tableau résumant les modifications imposées. J'en utilisais déjà certaines sans le savoir alors que j'ai 51 ans : "Allo" et non le vieux "allô", "cacahouète" et non "cacahuète", etc.

    En observant ce tableau, j'ai pu constater que les puristes francophones devraient être contents. En effet, certains anglicismes familiers autres termes étrangers courants sont FRANCISES : "shampooing" devient "shampoing", "igloo" passe à "iglou". Là aussi, c'est + logique et harmonieux.

    Toutefois, je trouve adéquat de conserver l'ancienne orthographe des mots visés par la réforme et de ne pas l'exclure. En effet, désapprendre un acquis n'est pas aisé, et en ce cas non vital, peu souhaitable. Bref, on est dans le détail, en rien dans l'essentiel ou le fondamental. Personnellement, je vais jongler entre les deux orthographes sur les mots concernés. En effet, écrire est pour moi, surtout en français, une question d'esthétique, non seulement dans le style mais également la graphie. Ainsi, exit d'office le terme "iglou" dont je parlais + haut : trop moche : "igloo" avec ses deux "o" est tellement + beau et rigolo bien que moins français dans sa forme. Je vais agir au cas par cas avec chaque mot visé et adopterai la graphie qui me conviendra le mieux soit par sa pratique ou son esthétique, les deux pouvant se rejoindre d'ailleurs. Ce sera certainement les verbes qui me poseront le + de problème pour changer, tant l'ancienne formulation est ancrée en moi. Mais je verrai bien à l'usage. En tout cas, j'avertirai les lecteurs de mon blog francophone de mon emploi de certains mots en nouvelle orthographe.

    En dernier point, je dirais que les résistances viennent du fait que beaucoup de gens ont constaté depuis les années 1980 une réelle baisse du niveau orthographique et même syntaxique au point de rendre incompréhensible un discours écrit ou même oral parfois. J'ai eu de sacrées surprises au travail (secteur médical) qui ont failli une fois avoir des conséquences vitales sur une personne : une simple faute d'accord sur un verbe au passé (forme infinitive "er" employée au lieu du "é" du passé) a conduit à administrer trop d'un produit à un patient au lieu de s'abstenir, ce qui aurait pu le tuer ! L'introduction quasi-exclusive voire sectaire de la méthode globale a mené à ce que beaucoup d'adultes ne savent plus écrire leur propre langue. La preuve s*en milieu pro ! C'est ce dogmatisme intolérant, lourd et durable qui effraie une bonne partie du public : il a souvent imposé des changements avec des effets délétères conséquents. Face à une inefficacité tangible, normalement, on corrige le tir. Là non, on laisse et ça donne ce que ça donne. Par réaction, avec le temps, le grand public a appris à se méfier des décisions officielles entourant l'instruction des enfants : il y voit plus une propagande idéologique qu'un réel souci d'enseignement efficace.

    J'achève ici mon très long commentaire. Je reste dans une posture modérée fidèle à ma personnalité concernant cette réforme de l'orthographe assez mineure comme vous le dites. Par contre, je n'oublie pas que la réaction générale hostile à ce changement provient d'une attitude de désaccord global quant à la manière dont l'enseignement se fait de nos jours et plus particulièrement au sujet du français.

      • Désinformation
        Samedi 6 Février à 16:40

        ... le fantôme de la méthode globale serait-il donc revenu ?

      • Remco
        Dimanche 7 Février à 10:33

        Bah. champoing aurait à se compte faire plus français! 

    122
    Désinformation
    Samedi 6 Février à 16:28

    Désolé de rappeler qu'il n'y a jamais eu en France de méthode globale et qu'opposer lecture syllabique et lecture globale n'a aucun sens. Quelques essais peu appliqués ont vite été abandonnés en Belgique et en Suisse. Certains processus d'apprentissage sont issus de la méthode idéo-visuelle qu'on appelle plus couramment "métode mixte". Pour la suite de l'information, consulter toute documentation et encyclopédies pédagogiques à ce sujet (Wikipédia pour commencer simplement ).

      • Samedi 6 Février à 20:33

        J'ai fait un abus de langage involontaire, j'avoue, mais souvent fait par nombre de gens. Merci pour la précision mais concrètement, ça ne change rien dans les faits : le niveau de maîtrise de la langue en baisse. Des enseignants le voient et moi-même, je l'ai constaté au travail de façon répétée : de + en + de bacheliers supposés avoir des acquis ne savent plus écrire en français correct des mots et phases simples. Inutile de tergiverser de manière idéologique et dogmatique (cf votre pseudo "désinformation" histoire de discréditer la fin de mon com' de façon malhonnête par induction) : c'est une réalité dont parfois les effets peuvent être pernicieux et dangereux, notamment dans mon secteur d'activité où le moindre mot a son importance. J'en donne la preuve dans dans mon commentaire + haut : une petite faute d'accord = un patient en réanimation en urgence. Et c'est un cas parmi tant d'autres aux conséquences moins graves. heureusement. J'ai été aussi juré de bac pour des épreuves écrites en français : j'ai vu et lu en direct "live" !

        Je sais que plusieurs concours médicaux ont été simplifiés afin de justement s'adapter au niveau + bas des candidats : on a supprimé la dissertation de 3h pour la remplacer par un QCM ou des tests de logique pour l'entrée aux écoles d'infirmiers par exemple alors qu'une infirmière doit souvent rédiger des rapports médicaux cruciaux. J'ai demandé la raison de ce changement à des formateurs : ils m'ont dit qu'ils n'auraient presque plus personne dans leurs écoles si l'épreuve de dissertation avait toujours été là. Or, on manque de candidats dans ce métier et puis un nouvel élève = de l'argent frais pour ces établissements souvent privés.

        Mes jeunes collaborateurs m'ont informé sur la manière dont ils avaient appris à lire et écrire. Tous m'ont rapporté que le visuel et l'étude globale des mots prenaient largement le pas sur l'association syllabique. certains me décrivant même qu'ils apprenaient par cœur des listes de mots sans même que les liens phonétiques soient mis en exergue entre les lettres de manière approfondie. Par conséquent, le partage ne se fait pas d'égal à égal entre sens général et lien phonétique entre les lettres dans cette méthode mixte : un fond philosophique particulier y impose une direction délibérée.

        Un moment donné, les faits parlent d'eux-mêmes. L'objectivité s'impose en lieu et place de la subjectivité idéologique. Désolé si j'ai froissé votre point de vue mais telle n'était pas mon intention. J'ai été moi-même capable d'ouvrir ma réflexion et de l'assouplir comme de l'enrichir au sujet de la réforme de l'orthographe, thème majeur de mon com' dont vous ne pipez mot d'ailleurs et pourtant thème central de l'article (préférant vous appesantir sur ce qui nuit à votre dogmatisme), vous pourriez peut-être en faire de même sur la question qui vous interpelle tant et qui à l'évidence doit rester indiscutée : l'opportunité de faire évoluer aussi la manière d'enseigner la lecture et l'orthographe aux élèves. Car votre intention est loin d'être pacifique et constructive ici en l'occurrence : le pseudo utilisé en témoigne largement. Les postures dogmatiques polluent en outre systématiquement tout débat et le rabaissent. Je ne viens pas écrire et échanger sur tout site pour ça. Merci de le respecter.

    123
    Samedi 6 Février à 16:32

    Après la monnaie unique, l’Union Européenne va se doter d’une langue unique, à savoir… le français.

    Trois langues étaient en compétition : le français (parlé dans le plus grand nombre de pays de l’Union), l’allemand (parlé par le plus grand nombre d’habitants de l’Union) et l’anglais (langue internationale par excellence).

    L’anglais a vite été éliminé, pour deux raisons : il aurait été le cheval de Troie économique des États-Unis et les Britanniques ont vu leur influence limitée au profit du couple franco-allemand à cause de leur réticence légendaire à s’impliquer dans la construction européenne.

    Le choix a fait l’objet d’un compromis, les Allemands ayant obtenu que l’orthographe du français, particulièrement délicate à maîtriser soit réformée, dans le cadre d’un plan de cinq ans, afin d’aboutir à l’eurofrançais.

    1. La première année, les sons actuellement distribués entre ‘s’, ‘z’, ‘c’, ‘k’ et ‘q’ seront répartis entre ‘z’ et ‘k’, ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion aktuelle.

    2. La deuzième année, on remplazera le ‘ph’ par ‘f’, ze ki aura pour effet de rakourzir un mot komme ‘fotograf’ de kelke vingt pour zent.

    3. La troizième année, des modifikazions plus draztikes seront pozzibles, notamment ne plus redoubler les lettres ki l’étaient ; touz ont auzi admis le prinzip de la zuprezion des ‘e’ muets, zourz éternel de konfuzion, en efet, tou kom d’autr letr muet.

    4. La katrièm ané, les gens zeront devenu rézeptif à dé changements majeurs, tel ke remplazé ‘g’, zoi par ‘ch’, – avek le ‘j’ – zoi par ‘k’, zelon les ka, ze ki zimplifira davantach l’ékritur de touz.

    5. Duran la zinkièm ané, le ‘b’ zera remplazé par le ‘p’ et le ‘v’ zera lui auzi apandoné – au profi du ‘f’, éfidamen – on kagnera ainzi pluzieur touch zur no klafié.

    Un foi ze plan de zink an achefé, l’ortograf zera defenu lochik, et lé chen pouron ze komprendr et komuniké.

     

      • Malimalou
        Dimanche 7 Février à 17:16
        Haha j'adore !! :) vive les réformes "logiques"
      • Robert1515
        Jeudi 11 Février à 00:47

        Elle est excellente en effet. Il manque la fin (dans la version que j'avais en tout cas) :

        Kro pizou a fou touz. A pluz !

         

    124
    Laurence
    Samedi 6 Février à 16:37

    Bonjour, merci beaucoup pour cet article très intéressant et avec lequel je suis 100% d'accord. Je me suis permise de le mettre en lien sur un post que j'ai écrit sur Facebook sur le sujet. Je suis enseignante aussi et ce sujet m'intéresse beaucoup. Votre article est très bien argumenté et les exemples sont parfaits. Cela permettra peut-être d'aider à clore ce débat?!...Encore merci.

    Laurence

     

      • Dimanche 7 Février à 04:17

        Même en nouvelle orthographe, une femme doit dire : Je me suis permis de… (J'ai permis à moi-même, donc le pronom personnel me n'est pas COD, donc le participe passé est invariable). Je dis ça juste pour aider.

    125
    Samedi 6 Février à 17:07

    J'ai été bien agacée de l'actualité de cette semaine qui annonçait la réforme de l'orthographe comme quelque chose de nouveau dans l'enseignement alors qu'on l'enseigne depuis plusieurs années.

    Mes parents d'élèves en tout cas ne seront pas dupes car je les avertis dès la réunion de rentrée, documents officiels à l'appui, histoire qu'ils ne soient pas surpris de voir, par exemple, le mot maitresse écrit sans accent circonflexe ! 

    126
    Sihtamenamor
    Samedi 6 Février à 18:19

    Excellent article Charivari !
    Que tout le monde le lise et la polémique lancée comme une bombe par certains médias, qui ne cherchent qu'à foutre la merde comme d'hab', s'arrêtera !
    Je me permets d'ailleurs d'envoyer ta page à un maximum de mes connaissances.

     

    127
    jerome
    Samedi 6 Février à 18:25

    Un texte d'une grande intelligence, bravo ! J'enseigne le Français et je m'en servirai pour convaincre mes élèves les plus réticents (souvent les plus mauvais d'ailleurs)... ce n'est pas une simplification mais une harmonisation.... bien vu !

    Amicalement

    128
    Tcitron
    Samedi 6 Février à 19:16
    Merci pour ce billet et le travail qu'il a dû représenter.
    C'est passionnant et j'ai beaucoup appris.
    129
    Profette
    Samedi 6 Février à 19:16

    Je trouve cet article d'une démagogie absolue.

    Quand les gens comprendront-ils qu'on se tire une balle dans chaque pied en rabaissant sans cesse nos exigences et en ne formant que des fainéants?

    C'est désespérant!

      • Tcitron
        Samedi 6 Février à 19:20
        Avez-vous lu l'article ? L'avez-vous compris ?
      • Echo
        Samedi 6 Février à 19:56

        Au 116, d'autres ne semblent pas non plus avoir compris la même chose en effet ...c'est selon un droit d'expression adapté...sans trop que l'on sache pourquoi même si l'on reste courtois et poli.

      • Echo
        Samedi 6 Février à 19:59

        ...il est donc possible que mes remarques soient encore ici censurées...

      • Echo
        Samedi 6 Février à 20:08

        Pour conclure, il n 'y a pas de courage à "oser" ou refuser cette réforme qui ne porte plus son nom et laissons aux Formateurs leurs fonctions et pratiques pédagogiques . " Y'en a qu'ont essayé " dit Laspalès avec humour " et "C'est vous qui voyez !" a-t-il ajouté.

    130
    Jacques Girard
    Samedi 6 Février à 19:22

    J'ai appris durant ma jeunesse et ce que j'ai appris je le garde!!!!!!!!!! N'en déplaise aux donneurs de leçon!!! Ce n'est pas à soixante-dix ans que je changerai ma façon d'écrire. Regardez Jean d'Ormesson, il est horrifié. Peu importe les réponses qu'on pourra m'envoyer, je m'en moque totalement, la France que j'ai connue n'est plus digne de s'appeler ainsi!!!!

    Les livres que j'écris sont en pur français

      • Romain
        Samedi 6 Février à 20:19

        Oui, enfin sauf que d'Ormesson est entré à l'Académie en 1973, soit bien avant les rectifications, et que ces dernières ont été approuvées à l'unanimité par les académiciens. Je vous laisse le soin de chercher l'erreur.

        Pour le reste, ne paniquez pas : gardez ce que vous avez appris, personne ne vous demande le contraire. Les deux orthographes sont admises et il n'a jamais été demandé à qui que ce soit de "désapprendre" quoi que ce soit.

    131
    gotta
    Samedi 6 Février à 19:25

    Merci Charivari pour cet article. il fait beaucoup de bien. :)

     

    132
    Samedi 6 Février à 19:54

    En soit oui la réforme n'est vraiment visible que sur un petit nombre de mots, mais de qui se moque t-on ? Pourquoi vouloir faire appliquer aujourd'hui une réforme de 1990 ???? Ça ne choque personne  ?

    Une simplification , oui cela pourrait être utile , peut être au niveau des exceptions grammaticales , mais le ph de nénuphar  ???

    On enlève des accent circonflexe , qui eux même remplaçaient des S , mais aujourd'hui quand je dois expliquer que foret , avant s'écrivait forêt car avant c'était forest et que le mot forestier vient de là , je ne vois absolument pas où est la simplicité .

     

    Et il serait peut-être mieux éventuellement d''enseigner l'orthographe et la grammaire de 1935 , car mes parents et grand-parents n'ayant que le certificat d'étude, et ayant quitter bien souvent l'école à 14 ans, étaient bien plus instruits  que nos enfants aujourd'hui avec des bac+ et mention .

    je n'ai jamais vu mes aïeux faire une seule faute ni se servir d'une calculatrice et pourtant il allait aussi vite que moi, à faire les calculs , avec ma calculette .

     

     

      • Romain
        Samedi 6 Février à 20:22

        1 - Ce n'est que sur i et u que l'accent circonflexe n'est plus obligatoire. Il reste sur forêt.

        2 - L'accent circonflexe ne remplace pas toujours un s, bien loin de là. Pourquoi, d'après vous, écrit-on extrême alors que le mot latin est extremus ? À l'inverse, pourquoi moutarde alors que ce mot vient de moût (et s'écrit mustard en anglais) ?

        3 - Nénufar vient du persan, rien à voir avec le grec.

    133
    Samedi 6 Février à 20:07
    Arnaud Palisson

    Merci.

    Merci.

    Merci pour cet article frappé au coin du bon sens.

    134
    Cécile
    Samedi 6 Février à 20:17
    Bonsoir,
    J'applique moi aussi la nouvelle orthographe depuis plusieurs années... avec bonheur!
    Un autre ouvrage de référence qui s'y est mis:le Bescherelle! Que ce soit la version papier ou celle en ligne!
      • Romain
        Samedi 6 Février à 20:25

        Exact, ils ont un "conjugueur" en ligne très pratique (et gratuit) où on peut sélectionner l'une ou l'autre orthographe ! http://bescherelle.com/conjugueur.php

    135
    sophie
    Samedi 6 Février à 20:19

    Pauvre France. Toujours tirer le niveau vers le bas.... simplifier l'orthographe, supprimer le latin et les classes bilangues parce que c'est élitiste ! On va-t-on ?

    Pourquoi continuer à apprendre les tables d'additions et de multiplications à l'heure des calculatrices ?

    Le niveau des élèves baisse et va continuer à baisser. Surtout ne pas en demander trop aux élèves...

      • Romain
        Samedi 6 Février à 20:25

        Oui, et pauvre Suisse et pauvre Belgique et pauvre Québec, où, parait-il, tout est toujours mieux. Sauf que là-bas, la nouvelle orthographe est déjà appliquée dans les écoles...

      • sophie
        Samedi 6 Février à 20:28

        On n'est pas obligé d'être des moutons de panurge !

      • Michel
        Dimanche 7 Février à 10:18
        Pauvre France, peuplée de nombre de déclinistes, conservateurs qui avancent avec les yeux rivés sur le rétroviseur.
    136
    PasserBy
    Samedi 6 Février à 20:42
    2016... Ni en tant qu'élève ni en tant que prof, je n'ai appris, effleuré ou même été formé à cette orthographe. Bientôt mes 30 ans j'espère que le débat aura cessé d'ici là. L'ESPE a encore beaucoup de boulot... Merci pour cet article!
      • Samedi 6 Février à 21:03

        Je pense en effet que l'EN a une part de responsabilité dans le bazar actuel. Le sujet aurait mérité un petit effort de formation ou au moins d'information à destination des profs.

    137
    Samedi 6 Février à 20:42

    Error comment.

      • Désinformation
        Samedi 6 Février à 21:36

        Nullement froissé par vos propos tout en m'étonnant de la susceptibilité des vôtres, je me permets de mentionner, pour mémoire, les travaux de Nina Catach que les commentateurs sont invités à consulter.

        " La méconnaissance est génératrice de malentendus" Vladimir Jankélévitch qui, très souvent, lors des oraux de philo demandait, au candidat à la fin de l'épreuve orale que  l'étudiant  venait d'exposer en faisant référence à sa mémoire et ses travaux préparatoires difficiles, parfois pénibles, Vladimir Jankélévitch lui demandait : " Mais vous, Martin, qu'est-ce que vous en pensez ? " Et moi, aujourd'hui, s'il me reposait la même question (toujours avec un peu d'humour sympathique) à propos de cette orthographe avortée, je répondrais que je n'en pense absolument RIEN et que la plupart des discours adhérents ou non sont insipides .

         

         

    138
    Réac
    Samedi 6 Février à 21:05
    Moi j'ai juste un problème avec les mots étrangers . Je ne comprends pas que l'on nous demande d'écrire aujourd'hui jazzmans, paélia, zarzuéla et autres pésétas (remplacées par l'euro depuis belle lurette) . Pourquoi pas bluesmans, supermans alors ??? Comment expliquer alors le pluriel men en anglais ?
      • Samedi 6 Février à 21:13

        Je n'ai pas compris votre question.

    139
    Platyphyl
    Samedi 6 Février à 21:32

    Ce qui m'étonne dans cette affaire, c'est qu'il ait fallu 25 ans pour appliquer cette réforme.

    N'oublions pas qu'elle ne contraint personne à écrire "à la nouvelle façon" les mots que vous avez toujours connu et écrit "à l'ancienne".

    Moi ce qui me choque, c'est l'abus de majuscules partout et la non accentuation de celles-ci. 95% des la publication française ne respecte pas la règle. Alors les voir gueuler comme des veaux à l'abattoir me fait rire. Même des professeurs de français m'ont soutenu que ce n'est pas vrai. Après les avoir renvoyé à leurs chères étude et leur avoir communiqué les liens de l'Académie et autres, certains m'ont dit qu'effectivement elles ou ils étaient dans l'erreur. Et, en ce domaine, la grande majorité des correcteurs orthographiques sont inopérants.

    Du calme et de la pondération d'un côté, un effort de communication de l'autre auraient été de mise.

     

     

      • Mini Kitten
        Samedi 6 Février à 22:29

        Pour les correcteurs orthographiques : il faut décocher l'option "ne pas corriger les mots en majuscule" ou équivalent.

        Ensuite, ils corrigent aussi les majuscules accentuées et c'est d'ailleurs comme cela que j'accentue lorsque mon clavier est incompatible. glasses

      • Platyphyl
        Samedi 6 Février à 22:42

        Ils ne sont pas tous si performants que tu veuilles le dire. Mais certains effectivement le font.

        L'option de ne pas ne devrait pas exister à partir du moment où l'on choisit le français.

        Il est facile de connaître les quelques codes ASCII nécessaires, soit les E accentué, le A ...

        Tu maintiens la touche alt enfonçée et tu tapes le code, et par magie .....

         

        Afficher l'image d'origine

      • Mini Kitten
        Samedi 6 Février à 23:41

        Je suis Linuxienne et ai donc toujours et gratuitement la dernière version... Désolée pour ceux qui paient pour des logiciels hors d'âge. Cela fait tellement d'années que cette option est partout sur mes machines que je n'ai même pas pensé qu'il était possible d'avoir des trucs si vieux que cela.

        Oui, elle ne devrait pas exister dans le sens où la correction des majuscules accentuées devrait être la configuration de base.

        Mais tellement de "hurleurs" croiVent encore que les majuscules ne s'accentuent pas qu'il y a toujours des développeurs pour leur faire plaisir... Ça se trouve, il y en aura pour invoquer le Gorafi pour défendre le verbe croiver happy

        Quand à appliquer la réforme de 1990, je me suis faite traitée d'ignare par un SAV gérée par un francophone à la fois accroché à la réforme de 1935 et à ses préjugés validistes parce que c'était la seule faço pour lui de me rabaisser suite à mon utilisation du mot "validiste" et de la réforme de 1990 pour décrire des agissements anti-malentendants et anti-handicap moteur de son entreprise.

        Si bien qu'en fait, je crois que c'est finalement pas si mauvais pour la connaissance de cette réforme par le grand public que TF1 ai fait dans le populisme mal placé à son propos... ^^

      • Lundi 8 Février à 07:49

        Pas faux !

    140
    Samedi 6 Février à 21:55

    enfin une info limpide et parfaitement argumentée - merci!!!

    141
    SFGirl
    Samedi 6 Février à 22:13

    Très honnêtement, la nouvelle règle principale qui me sort par les yeux, c'est le coup du "franciser le plus possible les mots étrangers". Je suis désolée, tout le monde, francophones du monde entier, mais il est hors de question que j'écrive "un leadeur". 

    142
    gerard.
    Samedi 6 Février à 22:30
    C'est tellement merveilleux cet enseignement au primaire que 40% des élèves entrent au collège sans savoir lire. Toutes mes félicitations.
      • Petit Gizmo
        Dimanche 7 Février à 01:20

        Citez vos sources Gérard car les miennes font état de 15% d'élèves non lecteurs, ce qui est toujours trop, je vous l'accorde. En tout cas, me concernant, 20 ans d'enseignement en primaire et 100% de lecteurs. Je n'ai pas pour autant le sentiment d'être un cas unique, loin de là... 

      • Michel
        Dimanche 7 Février à 10:37
        Je ne suis pas enseignant mais mari d'une PE, certes les élèves d'aujourd'hui sont de moins bons lecteurs mais est-ce uniquement la faute de l'école ? L'audiovisuel par exemple qui "occupent" le temps de cerveau des enfants plus de 3 heures par jour, ce n'est rien ? Sans compter le rôle des parents dont une forte minorité installé la TV dans la chambre des enfants en primaire, par exemple.
      • Dimanche 7 Février à 12:05

        Pouvez-vous citer vos sources, Gérard ?

        J'ai enseigné en Segpa (collégiens en grande difficulté scolaire) et TOUS savaient lire une consigne ou une recette de cuisine. La plupart étaient en grande difficulté devant un texte littéraire, et, à ce titre, ne savaient pas bien lire, c'est vrai. Mais affirmer que 40% des écoliers entrent au collège sans savoir lire, c'est faux.

    143
    Jennifer
    Samedi 6 Février à 22:30

    MERCI ! Je n'en peux plus de cette invasion de blagues sur la nouvelle orthographe. Des personnes qui pensent tout savoir et déclarent défendre notre belle langue française alors qu'ils ne la laissent pas évoluer. 

    Ton écrit m'a fait du bien.

    Jennifer 

    144
    Sylvain
    Samedi 6 Février à 23:09

    Bonsoir, 

    Vous déployez une telle énergie pour vous faire l'avocat de cette réforme... Cela semble vous tenir à coeur. Je dois avouer que sur certains points, vous êtes même convaincant, comme pour nénuphar  ou boursoufler. En fait, chaque fois qu'on retrouve l'étymon, cette réforme est au service de la langue. Les mots sont comme des oignons (pardonnez-moi cette taquinerie) qui de dénotations en connotations, de connotations en évocations, s'épluchent, et il se trouve une perle en leur coeur, l'étymon... Je m'exalte. Bref, je vous trouve même valeureux, car le tollé est général.

    En revanche, dès qu'on parle d'harmoniser, je tique. Je crois que c'est un prétexte pour simplifier, avant tout. Par exemple, le cas de l'accent circonflexe me laisse perplexe : puisque le s de l'étymon ne figure pas dans coutume, il faudrait le retirer ailleurs ? Mais vous venez de dire qu'on avait ajouté un f à boursoufler pour lui faire retrouver sa famille étymologique ! Alors parfois, c'est intéressant de retrouver l'étymon... et parfois non ? J'en conclus qu'il s'agit avant tout de SIMPLIFIER et que l'histoire de la langue est un faux-semblant. Que vous soyez enseignant et défenseur de cette réforme n'est pas une coïncidence. Je ne vous jette pas la pierre, mais assumez-le. C'est ce que Cécile a peut-être voulu dire, dans son langage fleuri...

    Et maintenant, l'arrière-plan idéologique ; le mien et le vôtre. Je trouve amusant que vous invoquiez l'erreur d'une réforme passée (le ph de nénuphar en l'occurrence) pour défendre la présente. Eh oui, les académiciens se trompent, parfois ! Qu'on détricote ce qui a été décidé en 1935 à propos de ce pauvre nénuphar (zut, comment l'écrire, j'y perds mon persan) ne vous interpelle pas ? Non : « faites confiance aux experts », écrivez-vous. Ah oui ? je me méfie d'eux, justement. Nous vivons dans un monde d'experts. Ce sont eux qui font avancer notre société. Vers quoi ? Si, comme je vous le disais plus haut, le tollé est général, c'est que les gens se sentent dépossédés. De beaucoup de choses et même de leur propre langue dans le cas présent. Il faut l'entendre. L'imaginaire se nourrit de l'orthographe, comme de ce « chapeau chinois », comme disent les élèves, qui rappelle au maître que son lointain ancêtre fut un magister. Pourquoi beaucoup ne suivent-ils pas l'Académie sur cette réforme ? Je n'en fais pas un argument : le nombre n'a pas forcément raison... Mais je vous pose la question. Pour le dire autrement, je crois que la modernisation à tout crin de notre société par des « experts » atteint sa limite. Voilà. Cette réforme est critiquée un peu partout, selon moi, parce que la société française en a assez d'avancer à marche forcée... vers on ne sait quoi. Et si le moment était mal choisi ?

    Je m'arrête là. Vous êtes de bonne foi, votre site en témoigne et, si j'ai tort, c'est de bonne foi aussi. Bonne continuation.

      • Dimanche 7 Février à 09:18

        Merci pour ce très joli commentaire. 

    145
    Nathalie
    Samedi 6 Février à 23:11

    Merci Charivari pour ton article clair et bien documenté. J'enseigne la nouvelle orthographe depuis 1990, et suis révoltée quand ma fille de 15 ans perd des points pour l'avoir utilisée.

    Par contre, si quelqu'un peut m'expliquer, j'aimerais savoir pourquoi l'accent circonflexe n'est pas supprimé sur le a de mots comme gâteau, château ou bâton, où le son a n'est pas accentué à l'oral (contrairement à grâce) et où il n'y a pas de risque de confusion (comme dans tache ou tâche)...

      • Michel
        Dimanche 7 Février à 10:48
        C'est lié à leur racine, château viens de castel, ģâteau à la même racine que gastronomie...
      • Michel
        Dimanche 7 Février à 10:54
        Désolé pour les fautes mais ma tablette corrigent malencontreusement certains mots et comme je ne peux par relire avant de publier, ça fait des choses bizarre viens au lieu de vient ou à au lieu de a
      • Lundi 8 Février à 01:15

        #Michel :

        Île a pour racine insula, avec un s que l'on retrouve dans island (angl.), insel (all.), isola (ital.), isla (esp.). Goût a pour racine gustus (on retrouve le s dans déguster, dans l'anglais disgusting, dans l'italien gusto). Le maintien ou la suppression de l'accent circonflexe n'a rien à voir avec l'étymologie.

        Les auteurs des recommandations de 1990 expliquent : « Si l’accent circonflexe placé sur les lettres a, o et e peut indiquer utilement des distinctions de timbre (mâtin et matin ; côte et cote ; vôtre et votre ; etc.), placé sur i et u il est d’une utilité nettement plus restreinte (voûte et d o u t e par exemple ne se distinguent dans la prononciation que par la première consonne). Dans quelques terminaisons verbales (passé simple, etc.), il indique des distinctions morphologiques nécessaires. Sur les autres mots, il ne donne généralement aucune indication, excepté pour de rare distinctions de formes homographes. En conséquence, on conserve l’accent circonflexe sur a, e, et o, mais sur i et sur u il n’est plus obligatoire. »

        La suppression des accents circonflexes sur les a, les o et les e viendra peut-être dans une étape ultérieure…

         

         

         

    146
    SibellePerf
    Samedi 6 Février à 23:19

    « tant cette réforme est légère »

    Elle est bien plus lourde de sens.


    « J'ai compris qu'il ne s'agissait pas de simplification, ni de nivèlement par le bas, mais seulement de faire vivre notre langue, comme l'ont fait les académiciens durant les siècles passés. »

    La méthode Coué de la négation ? Il y a bien nivellement par le bas.Le problème est que, là, c'est moins les académiciens que l'État qui veut faire "vivre" la langue. Et c'est au peuple qu'on doit laisser faire "vivre" la langue. En l'occurrence, la réforme a bien peu pris depuis 1990...


    « La situation est en fait la même qu’en 1835, quand la graphie oi fut remplacée par la graphie ai conforme à la prononciation »

    Remplaçons quelques é par è. Mais cette réforme ne se limite pas à cela ; on ne fait pas que valider ce qui est devenu d'usage.


    « ces rectifications ne visent pas la simplicité, elles visent l’harmonie »

    L'harmonie devrait donc conduire à écrire nouvèle au lieu de nouvelle, puisque désormais on doit écrire "je renouvèle" et non plus "je renouvelle".


    « Et l'accent circonflexe" ... " En nouvelle orthographe, là encore, de tels cas sont harmonisés. »

    Quand harmonisation rime avec perte d'étymologie (pas sans importance), voire perte de sens.


    « Prenons l’exemple des mots souffler et boursoufler. Si on avait vraiment cherché à simplifier, on aurait écrit les deux mots avec un seul f. »

    C'est bien une simplification, imparfaite, mais cela reste une simplification.


    « Cela ne choque personne que l'on ne publie pas les fables de la Fontaine telles que le fabuliste les avait écrites. »

    Pourquoi n'avais-je pas vu cette écriture avant ? Déjà une simplification abusive (dans l'exemple donné, très compréhensible) ?


    « Rien à voir avec le "langage SMS" ou une transcription phonétique, comme on le lit parfois. »

    È en é, oignon en ognon, acupuncture en acuponcture, etc. Il y a bien une part de rapprochement phonétique. Ce n'est pas parce que ce n'est pas le seul objet de la réforme que ce n'en est pas un. Personnellement, je pense que les changements é/è et acupuncture/acuponcture n'ont pas le même sens linguistique.

    La réforme laisse bien un sentiment de "rapprochement" avec l'écriture SMS. Mais l'énorme différence est que l'écriture SMS est une nouvelle manière d'écrire qui, même si elle a ses défauts et parfois des conséquences néfastes sur l'écriture conventionnelle, ne change pas cette écriture conventionnelle comme le veut la réforme. L'écriture SMS correspond à une réalité sociale (entre amis), parfois passagère (âge des communicants), et a correspondu à une réalité technique initialement, créée par le peuple, pas par l'État.

    ---

    Je note dans certains commentaires que leurs auteurs veulent forcer la réforme, comme si la langue leur appartenait.

    Mais qu'y a-t-il de mal à vouloir écrire à l'ancienne ? Quelle avancée majeure y a-t-il à appliquer la réforme ? Quelle injustice la réforme répare-t-elle ? Quelle liberté offre-t-elle ?


    Dans le sens de ce qui est écrit dans un des commentaires, il serait bien plus judicieux de se battre contre l'abus de majuscules qui n'ont aucun sens et brouillent l'écrit.

    Les problèmes ne sont vraiment pas d'écrire oignon, mais d'écrire é ou er ou l'abus de majuscules.

    La véritable réforme serait d'apprendre à se relire, avec de véritables techniques, surtout avec les moyens modernes d'écriture (ordinateur, swype...), ce que je regrète (réforme oblige) qu'on ne m'ait pas enseigné.

     

    En somme, il reste un goût amer de pédagogisme, une insuffisance d'observation et un manque d'ambition avec cette réforme.

      • AL
        Dimanche 7 Février à 03:41

        Je rejoins pour l'essentiel ce point de vue. Il y a deux grandes justifications à une réforme de la langue : soit c'est d'aligner la langue officielle sur l'usage courant, soit c'est d'introduire une uniformisation reposant sur un critère logique.

        Dans le premier cas, ce serait faux tout simplement de prétendre que la majorité des gens écriraient "ognon". L'immense majorité écrit "oignon", parce que c'est l'orthographe officielle depuis des décennies (je veux dire dès avant la réforme de 1990), et tout simplement parce qu'ils ont enregistré cette orthographe, aussi arbitraire soit-elle peut-être. Pourquoi changer un usage qui s'est établi, si ce sont ceux qui parlent la langue qui ont par principe raison de la parler et de l'écrire comme ils le font ?

        Dans le deuxième cas, je ne vois absolument pas la logique qu'il y aurait à écrire "millepatte" au lieu de "mille-pattes". Un mille-pattes est un animal à mille pattes (en fait moins). Il a "mille pattes", non "millepattes", encore moins "millepatte". "Statuquo" me semble tout à fait absurde, parce qu'il s'agit de deux mots bien distincts en latin. (je sais que le latin s'écrivait originellement en scriptio continua mais ça n'a rien à voir avec la distinction, logique et absolue, de deux mots qui correspondent à des fonctions tout à fait distinctes)

        La francisation forcenée de mots étrangers (à distinguer de la création d'équivalents français de mots étrangers, ex. "courriel" pour "E-mail", qui serait plutôt à encourager) me semble aussi reposer sur des principes hautement contestables. Un eczéma vient du grec ἔκζεμα, c'est une transcription correcte (lettre à lettre). "Exéma" correspondrait à ἔξεμα, qui n'existe pas en grec. En écrivant ainsi, on se prive de la capacité à faire un raisonnement étymologique : un eczéma est une éruption (zema) issue (ec-) de la peau. On échappe difficilement à l'impression de franc barbarisme. "Paélia" part d'un bon sentiment, à savoir respecter la sonorité originale en espagnol et catalan de paella. Le hic, c'est que "ll" en espagnol, qu'on considère d'ailleurs souvent comme une lettre unique (un digraphe), ne correspond pas exactement au son \lj\ qui est celui noté par paélia. C'est un son à part, noté \ʝ\ en phonétique (dans le cas de l'espagnol d'Espagne). Non seulement, donc, on n'a rien gagné à écrire paélia, mais on induit en erreur des gens qui, en lisant "paella" calqué directement de l'espagnol, peuvent au moins se faire la réflexion qu'il faut le prononcer, justement, à l'espagnole. Adopter comme principe de respecter l'orthographe des langues d'origine permet d'éviter l'arbitraire. Dans les cas où ce n'est pas possible, il vaut mieux je crois considérer valable l'orthographe la plus répandue. On n'échappe jamais, d'ailleurs, à l'arbitraire. "Nénufar" viendrait du persan, où est présent un "f". Certes, mais le persan lui-même s'inspirerait du sanskrit, qui lui a bien le son p et pas f ! Puis on peut tout aussi bien dire que le mot français vient plus directement du latin médiéval, qui écrit nenuphar (mais il est vrai qu'à ce compte, on devrait parler du philosophe persan Pharabi, cf. latin Alpharabius).

        A ce compte-là, on peut bien affirmer "Osez le changement", mais on n'a toujours pas démontré ce qu'on y gagne. Et on voit plutôt ce qu'on y perd, à savoir que certains mots vont se retrouver avec plusieurs orthographes valables. En tout cas le slogan "faites confiance aux experts" montre ses limites, comme en économie et en politique (entre autres domaines).

        Bref. Ce genre de querelles me paraissent sans fin parce qu'elles reposent soit sur l'arbitraire, soit sur une différence irrémédiable de logique, chaque position étant également justifiable (fidélité à l'usage d'une part, volonté d'harmonisation logique de l'autre). Ce qui fait surtout de la peine est la quantité incroyable de temps perdu à ces querelles byzantines - entre fanatisme traditionaliste d'un côté et fanatisme moderniste de l'autre -, alors que des milliers (des millions ?) de gens commettent des fautes énormes qui montrent un défaut de connaissance de règles élémentaires de grammaire : confusions de "à" et "a", de "et" et "est", du possessif et du démonstratif, du futur simple et du conditionnel, du participe et de l'infinitif... Et je me défais difficilement de l'idée que l’Éducation nationale serait bien plus dans son rôle en concentrant ses efforts sur ces fautes récurrentes, facilement identifiables par le biais de relevés statistiques sur Internet. Elle pourrait par exemple développer pour quelques malheureux milliers d'euros une application d'orthographe permettant de se tester et donnant des "trucs" pour s'y retrouver (par ex. on écrit "a" quand on pourrait substituer "avait"). Mais ce serait sans doute trop utile !

      • Dimanche 7 Février à 05:56
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        Voilà un commentaire utile, écrit par quelqu'un qui a vraiment lu le texte des recommandations de 1990 et qui connaît bien le fond du sujet. Il a raison, par exemple, de refuser la graphie paélia, préconisée par les « recommandations » parce que correspondant mieux à la prononciation, alors que le mot paella, qu’on le prononce à la française ou à l’espagnole, ne doit jamais faire entendre le son lia, comme dans dahlia. Et j'adhère complètement à la réflexion finale concernant les vrais et graves problèmes d'orthographe que connaissent des millions de Français ? Voici quelques exemples, pêchés au hasard des forums d’Internet :

        – est vous y croyer a tous sa frenchemant pour moi ses un coup monté 

        Je pense qui dois y avoir bien d autre homme ou femme maltraitée voir meme battue a mort par leur conjoint c est pas pour autant que on leurs consacre des article dans les journaux; sayer se sont des peoples on nous en fait tous un plat

        – je te conseile de lui explique a ton petit garcon que c'est un petit bebe et quel est fragiles et qui faut faire tres atention, et dans la journees lui laisser porte sa petite soeur bien sur avec toi come ca il sera moin intriguées par ca petite soeur bon courages

        – j'ai 27 ans je ratrape un peu se que jai perdu je vie ma vie en me fesent que du fun certaine personne autour son jalouse et je men fou ses ma vie pourquoi vivre dans le denie et les restriction

        Je suis aussi totalement en accord avec la remarque sur les « experts » dont rien ne prouve qu’il faudrait leur faire confiance. C’est justement ce que je reproche à l’article de Charivari (qu’il faut remercier vivement de permettre à tous de s’exprimer ici) : elle considère que la « réforme » est un ensemble complet, construit, établi après mûre réflexion par des spécialistes d’une compétence bien supérieure à la nôtre, nous simples mortels. Ce qu’elle exprime ainsi dans son billet : « On peut faire confiance à l'Académie Française pour défendre la langue. » Et plus loin, dans une réponse au commentaire n° 74 : « J'avoue que je ne me permettrais pas de juger du fond, étant bien moins experte que les académiciens qui se sont prononcés sur le sujet. » (Rappelons tout de même que les « recommandations » sont dues au Conseil supérieur de la langue française, l’Académie n’ayant fait que les valider.)

        Je considère, moi, que cette réforme est mal ficelée, mal goupillée, hétéroclite. Qu’elle se contente de mettre bout à bout des éléments disparates, sans aucune unité. Que ces préconisations tantôt ne servent à rien si ce n’est à permettre aux membres distingués du CSLF de faire étalage de leur érudition (car qui se soucie de l’orthographe de bringeüre, mangeüre ou vergeüre, ou de bouterole, fusarole, lignerole, rousserole ou tavaïole), tantôt créent des incohérences (j’en ai cité des exemples dans mon commentaire au post n° 74). Reste qu’on peut ajouter un r à chariot, écrire évènement, boursouffler, puissè-je ou relai, pourquoi pas ?

        Bref : une réforme, oui, sans doute, mais il faudra la travailler un peu mieux.

        PS : Un dernier détail. Il faudrait apprendre aux grands experts auteurs de la réforme qu’il leur était inutile de demander que l’on écrive handball en un seul mot. Il n'a jamais eu de trait d'union dans handball, qui est un mot allemand ! 

      • Malimalou
        Dimanche 7 Février à 17:58
        Merci pour ce commentaire et les deux réponses, aussi bien pour le fond que je rejoins, que pour la forme parfaite. Je ne suis pas enseignante mais grande lectrice et amoureuse de ma pauvre langue en souffrance actuellement, surtout sur internet, et il ne me semble pas judicieux de compliquer encore la question en modifiant ce à quoi on pouvait encore s'accrocher.
        Sous prétexte de rendre certaines choses plus logiques on introduit des aberrations qui n'ont même plus de justifications étymologiques
        Si j'ai bien compris on doit écrire "renouvèlement" mais on continue d'écrire "nouvelle", rien que cela me hérisse, c'est absurde ! Quelle tristesse... et quelle inutilité quand tant de choses si graves dans le monde requièrent notre attention et nos soins.
      • Robert1515
        Vendredi 19 Février à 00:43

        À Cocoloupiot

        Pour handball, qui est bien d'origine allemande, il est difficile de savoir pourquoi il est dans la liste. Peut-être pour empêcher tout désir futur de l'affubler d'un trait d'union?

        Il est vrai que les cas de "hand-ball" sont rares, mais pas inexistant.

        http://atilf.atilf.fr/

        Hand-ball ds Lar. 20e, ROB. et Lar. Lang. fr.

         

    147
    PLC
    Samedi 6 Février à 23:38

    Personnellement, je trouve votre blog mal écrit.

     

    Pourquoi les PE sont-ils aussi sensibles aux bêtises des IUFM/ESPE ? Désespérant...

      • Dimanche 7 Février à 12:02

        Pouvez-vous préciser pourquoi vous trouvez ce blog "mal écrit" ? Je ne demande qu'à progresser.

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 18:10

        À PLC

        « Personnellement, je trouve votre blog mal écrit. »

        C'est vraiment très constructif comme remarque, surtout venant de quelqu'un qui n'a pas réussi à écrire plus de deux lignes et aucune sur le thème de la présente page. Bref, ça tient plus de l'attaque personnelle qui cherche à être blessante que de l'argumentation. Comme quoi on utilise les armes qu'on peut.

        « Pourquoi les PE sont-ils aussi sensibles aux bêtises des IUFM/ESPE ? »

        N'importe quoi... À l'âge que j'ai, je suis plus une tête chenue qu'un jeunot (comme dirait Brassens) et je n'ai pas fait l'IUFM, ni l'ESPE, mais l'École normale d'instituteurs, vous savez, cette institution très ancienne. Et c'est un de mes professeurs d'alors, agrégé de français, qui nous avait expliqué que l'orthographe française est très loin d'être ce monument de pureté et de cohérence que l'on a l'habitude de décrire. Il nous avait aussi parlé des travaux de Nina Catach sur l'histoire de l'orthographe (je n'avais jamais entendu parlé ni de cette personne, ni de cette discipline et encore moins de son immense travail). Je dois dire que les propos de ce professeur, qui a pris sa retraite depuis bien longtemps, avaient fortement ébranlé les certitudes que j'avais sur l'orthographe et avaient bien attisé ma curiosité.

        « Désespérant... »

        Je ne vous le fais pas dire...

      • Robert1515
        Jeudi 25 Février à 19:44

        Correctif : "entendu parler" au lieu de "entendu parlé"

    148
    Wendy TERIIEROOITERA
    Dimanche 7 Février à 02:37
    Au troisième paragraphe, "soyez honnête" ne doit-il pas plutôt s'écrire "soyez honnêtes"?
      • Dimanche 7 Février à 09:26

        Monsieur le Chasseur de Coquille, si je m'adresse à chaque lecteur individuellement, mais que je le vouvoie, j'écris "soyez honnête".

    149
    Marc
    Dimanche 7 Février à 02:59

    Je pense que vous vous trompez pour le circonflexe de "boîte". Il faut le garder pour éviter qu'il s'écrive exactement comme "je boite".

    150
    Martin Prouvot
    Dimanche 7 Février à 07:52

    plusimple, plu s1ple, ou plus du tout simple ?

    n'est-il pas juste de penser que la réforme n'a d'autres ambitions que de simplifier le rapport que nous avons avec l'écrit. et dans ce cas, que voulons nous ? 

    quelque chose de plus mathématique, ordonnée ou simplifié ou quelque chose de plus précis. 

    J'ai deux réponses à fournir à ce projet d'évolution : 

    Première réponse : 0

    L'avez vous compris ? cela veut dire en langage simple:  non, false, binairement false, c'est à l'opposé du 1 qui en informatique, dit true, vrai, d'accord.

    Deuxième réponse : de quelle simplicité voulons-nous et souhaitons nous la simplicité à tout prix.
    Il y a chez de nombreux professeurs un souhait de conserver les excentricités de la langue française car elles font leur savoir, leur exigence. Elle est signe de leur effort, elle est témoin de leur patience, et elle ne mérite que vous puissiez les ignorer !

     

    151
    Dimanche 7 Février à 09:03
    Merci pour cet article au top et pour les commentaires tout aussi puissants ! Bonne continuation à vous tous et bon courage pour la mise en pratique ! ;-)
    152
    Michel
    Dimanche 7 Février à 09:04
    Tu lis et non lit et coquilles arrivent... désolé mais sur ma tablette je ne peux pas relire avant publication
      • Dimanche 7 Février à 09:28

        Aucun souci. 

    153
    Dany34500
    Dimanche 7 Février à 09:24

    c'est du n'importe quoi cette réforme .... ce n'est pas pour ça que les enfants écriront mieux.... changer un accent aigue  en accent grave je ne vois pas pourquoi .... PAUVRES ENFANTS entre l'ancienne orthographe (qu'ils ont déjà appris) le nouvel orthographe..... et les sms comment voulez vous qu'ils y arrivent lol  PAUVRE FRANCE 

     

    154
    Claire82
    Dimanche 7 Février à 09:28

    J' apprécie particulièrement la qualité d'écriture des commentaires des opposants à la réforme, c'est pour moi un bonheur de les lire, sans prendre position sur le fond, que je trouve effectivement dérisoire, je m'interroge. Souvent les textes des pédagogistes sont simplistes, manquent de rigueur et présentent des fautes. Je fais le même constat s'agissant des textes sur la réforme collège 2016, avec une mention spéciale pour les professeurs enseignant les langues anciennes. Quelle conclusion en tirer ? 

      • Dimanche 7 Février à 09:32

        C'est curieux de louer la qualité d'écriture des opposants à la réforme juste après le commentaire aussi pathétique de Dany.

    155
    mlamer
    Dimanche 7 Février à 09:40

    Non, pas convaincu. Si l'académie Française, ces grand pontes, n'"avait rien chjangé depuis 1 siècle, on y penserait même pas, on écrirait comme ça et puis c'est tout. Là il n'y a pas que du bon, et étant photographe, je ne veux pas être fotografe comme les Espagnols ou autres pays. Je suis photographe na!!!

      • Dimanche 7 Février à 10:05

        Essayez quand même de lire l'article avant de commenter, vous y lirez qu'il n'est pas question de changer les ph en f. Le ph, en français, remplace la lettre phi grecque. Il n'est donc pas question d'écrire foto.

    156
    Claire82
    Dimanche 7 Février à 09:55

    CHarivari

    Vous avez raison, j'ai fait une généralité, mais je pense que vous avez compris de qui je voulais parler ( AL ...) Je lis beaucoup de textes d'enseignants, et ils sont  facilement identifiables dans les commentaires, je ne souhaite pas m'exprimer sur le bien-fondé de telle ou telle réforme, je souhaite seulement souligner que je suis souvent admirative de la qualité littéraire de certains textes d'enseignants opposés aux réformes, qualité que j'ai du mal à trouver chez les pédagogistes. Je ne suis ni enseignante, ni militante, mais une simple lectrice.

     

      • Dimanche 7 Février à 10:02

        Oui, j'ai bien compris, et je prends plaisir à lire ces commentaires-là, moi aussi. Je voulais juste rappeler  qu'il y a des abrutis de tous les côtés.

        Une autre fois, il faudra m'expliquer pourquoi vous faites du terme "pédagogiste" une presque-insulte. Essayer d'enseigner mieux, de trouver les meilleures méthodes pour que les élèves comprennent,  retiennent, aiment apprendre, c'est la pédagogie et c'est, pour moi, l'honneur de notre métier que de s'y atteler. Si enseigner c'est juste débiter son savoir à des élèves qui n'ont qu'à se taire et écrire, nous serons bien vite remplacés par des vidéos sur internet, et nous ne l'aurons pas volé.

    157
    Dimanche 7 Février à 09:58

    Il suffit de lire certaines des dernières contributions pour comprendre que cette réforme est évidemment mauvaise, la meilleure preuve étant qu'elle n'est pas appliquée depuis vingt-cinq ans ! Les seules évolutions de la langue possibles doivent être celles que l'usage a consacrées quand l'usage est largement répandu et ne correspond pas à un appauvrissement sans justification.

    Mais vous oubliez un point : les enfants qui apprendront cette nouvelle orthographe, qui personnellement, et je ne suis manifestement pas le seul, m'horripile car elle me donne l'impression de lire des textes truffés de fautes, auront beaucoup plus de mal à trouver certains emplois que ceux qui écriront dans l'ancienne.
    Je peux vous garantir que, dirigeant une revue en ligne, je me refuse absolument à mettre en pratique cette nouvelle orthographe. Et je ne recruterai personne qui l'utilisera.

      • Dimanche 7 Février à 10:11

        «  Ils s’adossent à la glorieuse histoire de notre langue mais ils n’ont guère consacré de temps à étudier et méditer cette histoire. Il faudrait donc, en particulier, leur rappeler que l’orthographe française est une invention récente (…) et surtout qu’elle s’est constituée par réformes successives – on n’en compte pas moins de huit - de sorte que s’opposer à toute nouvelle réforme, c’est bafouer notre tradition, c’est mutiler la France.  » Michel Masson

        http://rue89.nouvelobs.com/blog/deja-vu/2016/02/04/sopposer-la-reforme-de-lorthographe-cest-mutiler-la-france-235214

      • Dimanche 7 Février à 10:30

        Je suis surpris que pour répondre à une véritable objection, vous estimiez nécessaire d'utiliser les paroles d'un autre. J'aurais aimé également que vous répondiez au texte très argumenté de SybillPerf plus haut. Il semble qu'il vous soit finalement plus facile de soliloquer ou d'échanger avec vos aficionados que de défendre une opinion.

      • marielle
        Dimanche 7 Février à 20:43

        Parfaitement d'accord avec vous Didier !

      • Cédric
        Mardi 9 Février à 14:12

        "Je peux vous garantir que, dirigeant une revue en ligne, je me refuse absolument à mettre en pratique cette nouvelle orthographe. Et je ne recruterai personne qui l'utilisera."

        N'est pas un argument .

      • Jeudi 11 Février à 08:51

        Si, c'est un argument, car je suis loin d'être le seul recruteur à souhaiter recruter des collaborateurs maîtrisant l'orthographe. Il se trouve qu'en plus ceux-ci doivent rédiger des articles, ce qui me rend encore plus exigeant.
        Si vous trouvez que priver des jeunes d'une partie des postes qu'ils pourraient occuper parce que leurs professeurs leur auront enseigné une manière d'écrire décidée unilatéralement et ne correspondant pas à l'usage n'est pas un argument pour aller contre cette réforme, je n'y peux rien.

    158
    Dimanche 7 Février à 09:59
    Eglantine

    bonjour

    je ne suis pas un érudite, juste une mamie mais cette article, très clair donne une vision tres intéressant sur le sujet après tout le "tointoin" lu ici ou là..

    si vous le permettez je mettrai volontiers un lien sur mon blog pour que les personnes intéressés viennent vous lire. Ensuite à chacun de se faire sa propre opinion .

    Juste 2 remarques:

    ...est ce qu'à mon âge et avec mes habitudes je vais m'y retrouver? 

    ..pourquoi ne pas avoir fait les choses progressivement et avoir attendu tant d'années ? 

    Cordialement

      • Dimanche 7 Février à 10:06

        Bonjour ! Je crois bien qu'il ne faut pas trop vous en soucier. Comme l'a dit Maurice Druon, continuez à écrire comme vous avez appris et ce sera très bien. Les seules personnes à qui on demande de faire un effort, ce sont les professeurs.

      • Petit gizmo
        Dimanche 7 Février à 10:14
        Et surtout, bien comprendre qu'il n'y a rien de nouveau ! Cela fait une dizaine d'années que les enseignants se doivent, dans les programmes, de prendre en compte la réforme de 1990. Pourquoi tout ce tapage médiatique ces dernières jours ? Je ne comprends pas !
    159
    Zabelle
    Dimanche 7 Février à 10:05
    Merci pour cet article
    160
    Lasou
    Dimanche 7 Février à 10:18

    Modifier une langue ne se décrète pas, ce n'est que l'usage qui peut valider une réforme. De nombreuses modifications n'ont jamais été applquées, par exemple le vocabulaire informatique est traduit par les académiciens, mais ça ne fonctionne absolument pas. Donc, pour moi la réforme proposée ne fonctionnera que si les français choisissent de l'appliquer et là les enseignants ont un rôle fondamental à moyen et long terme.

    161
    Gaëlle
    Dimanche 7 Février à 10:24

    Bien  qu'ayant  effectivement  lu  dans  le  ROBERT,  que  l'on  peut  écrire  "igloo" ou " iglou" , qu'il  faut  écrire " cacahouète " je  ne  retrouve  pas  ces  mots  dans  le  texte  officiel  des  rectifications  de  l'orthographe.  Quelqu'un  peut-il  m'éclairer  sur  ce  point  ?

     

     

    162
    Sherpa
    Dimanche 7 Février à 10:36

    Merci pour cet article et toutes ces explications si claires. Pour être honnête, tu m'as convaincue ... y'a plus qu'à !!!

    163
    Simonnet
    Dimanche 7 Février à 10:36
    J'aime dire
    "un près sans chevaux"
    Pouvais je le dire avant 1990 ?
    Puis je le dire
    Après 1990?
    J'ai tjrs eu de gros problèmes avec les accents circonflexes
    Alors je les mets pas.
    Avec l'âge, j'ai d'enormes difficultés avec le problème de la double consonne.
    ( ceci est sans doute due à ma fibonaccite aiguë )
    Suis je le seul?
    Enfin je suis totalement ignorant des règles du tiret.
    Pierre
    ( va t'on me retirer mon poste d'enseignant d'informatique à l'université de corse?)
    164
    Claire82
    Dimanche 7 Février à 10:38

    Charivari

    Je vous remercie pour votre ouverture d'esprit et c'est agréable. Non, je n'insulte personne, mon expression limitée traduit bien le débat manichéen sur les réformes en cours. Il n'y a pas d'un côté des enseignants figés dans la transmission de leur savoir et de l'autre des enseignants ne souhaitant que l'épanouissement de leurs élèves. La réalité me paraît plus compliquée. À quand un débat plus apaisé et raisonnable? Il me semble aussi que la pédagogie est inhérente au métier d'enseignant. Maintenant de quoi parle-t-on ? Je n'en sais rien.

      • Dimanche 7 Février à 11:13

        Vous avez raison en tous points. Heu, pardon. Disons que je suis d'accord avec vous alors nous avons raison ou tort ensemble.

    165
    Michel
    Dimanche 7 Février à 10:40
    Je ne suis pas enseignant mais mari d'une PE, certes les élèves d'aujourd'hui sont de moins bons lecteurs mais est-ce uniquement la faute de l'école ? L'audiovisuel par exemple qui "occupent" le temps de cerveau disponible des enfants plus de 3 heures par jour, ce n'est rien ? Sans compter le rôle des parents dont une forte minorité installe la TV dans la chambre des enfants en primaire par exemple.
    166
    CS
    Dimanche 7 Février à 10:42

    Faire 10 ans de linguistique et lire ça… Bon après je suis pas prof de CP donc je suis pas sur le terrain. 

      • CS
        Dimanche 7 Février à 10:51

        Et j'adore la caricature, à peine manichéenne 

        "Est-ce que la langue française vous semble défigurée ? Alors on se détend, on respire un coup, on ne se laisse pas manipuler par les lanceurs de psychodrames, TF1 et autre BFM en tous genres, et on se documente avant de faire une crise d'hystérie..."

        Bien entendu, si on est contre la réforme c'est parce que l'on se laisse influencer par BFM et TF1 parce qu'on est peu clairvoyant et facilement manipulable. Heureusement qu'il y a des grands intellectuels (passés par Sainte-Geneviève j'imagine ? ) pour pour nous aider à y voir plus clair et à pas se faire manipuler. 

      • Dimanche 7 Février à 11:56

        Ne vous sentez pas visé ! Je m'adressais aux milliers de gens qui se sont alarmés de la soi-disant disparition de l'accent circonflexe, échangeant même des phrases ambigües utilisant le mot sur, sans accent, alors que ce mot, justement, ne perd pas son accent quand il veut dire "certain"... Ou bien attribuant à notre ministre une décision qu'elle n'a pas prise puisque la consigne d'adopter l'orthographe révisée dans l'enseignement comme référence date des programmes 2007, renouvelés en 2008.

      • Dimanche 7 Février à 16:21

        La N.O. écrit sûr, c'est sûr, pour que l'on ne confonde pas avec sur (préposition). Mais elle écrit sure, surs et sures, que l'on peut pourtant confondre avec leurs homophones-homographes sure, surs et sures (d'un goût acide, aigre). Quelle cohérence !

    167
    Laurence
    Dimanche 7 Février à 10:48

    Merci pour ce texte documenté et remarquable !

    168
    Vivisette
    Dimanche 7 Février à 10:55

    Si vous saviez le temps qu'on perd à enseigner cette satanée orthographe dans toute la scolarité d'un élève, vous seriez tous d'accord pour la simplifier !

    Les 2 reproches que je fais à cette réforme :

    - ne pas être allé assez loin ;

    - ne pas être obligatoire pour tous, ce qui va créer des incompréhensions.

    Ceux qui parlent de textes truffés de fautes sont des menteurs ! 21 mots sur 128 pages d'un manuel, et vous osez parler de "textes truffés de fautes" ! J'appelle cela de la mauvaise foi !

    A mon avis, vous ne la connaissez pas, cette réforme.

    Moi, j'aimerais faire des choses bien plus intéressantes avec mes petits CE1 que de l'orthographe : du théâtre, de la poésie, de l'instruction civique, de la philosophie, de la création en tout genre, et au lieu de cela, je perds mon temps, à imposer des règles et à les gaver de mots à apprendre par coeur !

    J'envie tellement les espagnols, qui, eux, peuvent faire autre chose  que de l'orthographe (puisque dans leur langue, toutes les lettres s'entendent et il y a très peu d'irrégularités.)

    Merci Chari, j'essaie de faire comme toi, et je vais voir avec mes collègues si on peut diffuser les règles de la nouvelle orthographe aux parents.

     

     

     

    169
    Michel
    Dimanche 7 Février à 11:03
    Après lecture de votre article et des commentaires, bravo !
    170
    Désinformation
    Dimanche 7 Février à 11:12

    Notre système éducatif est insensé. J'ajouterai, pour ma part, que je garderai longtemps encore l'accent de ma maîtresse pour préserver nos amours insolentes du regard inconvenant de ces nouveaux inquisiteurs et donneurs de leçons encore incapables d'enterrer le foetus avorté d'une éphémère conception qui n'a rien d'immaculée .

      • Dimanche 7 Février à 11:30

        Personne ne vous demande de changer. 

      • Désinformation
        Dimanche 7 Février à 11:46

        On avait bien compris et c'est pour cette raison, faut-il le souligner, que tous ces soliloques ne mènent à RIEN avec ou sans "courage". Pour moi aussi - et nous sommes nombreux- tout va bien avec ou sans cette médiatisation entretenue semble-t-il ...

      • Dimanche 7 Février à 13:12

        Si, ils servent d'information aux professeurs. Parce que, eux, oui, doivent enseigner différemment.

      • Désinformation
        Dimanche 7 Février à 14:16

        J'ose me permettre de ne pas vous présenter comme substition aux Formateurs et Missions Académiques qui, à l'heure présente, n'ont pas su faire appel à vos compétences pédagopgiques.

      • Désinformation
        Dimanche 7 Février à 14:55

        Désolé pour les fautes de frappe mais, au point où vous en êtes, je n'en ai cure...à charge de revanche.

    171
    PC
    Dimanche 7 Février à 11:16

    OK pour l'éclairage, ne pas s'affoler et surtout continuer à utiliser si le cœur vous en dit puisque ce n'est pas une réforme autoritaire.

    Par contre, je ne comprends pas l'écriture de "nivèlement" ? Est-ce cette adaptation de l'orthographe (l'Académie ne parle pas de "réforme) ou bien, ben euh ! une faute d'orthographe ? Merci,  pour la réponse

    172
    Dimanche 7 Février à 11:42
    Très beau billet, documenté, posé. Bravo, Madame Charivari. Je partage avec empressement.
    De mon côté, je suis attaché à l'ancienne orthographe, et vous avez très bien expliqué, avec les mots de Maurice Druon, qu'on est tout à fait légitime à continuer à écrire comme on a appris. Je laisse toujours le choix à mes clients, traditionnelle ou rectifiée. Grâce à votre éclairage, je vais probablement proposer plus souvent l'orthographe rectifiée.
    Dominique Donnat, Qualiplume, écrivain public, correcteur.
      • Dimanche 7 Février à 11:43

        Merci pour ce joli commentaire !

    173
    chris
    Dimanche 7 Février à 12:05

    Bien sûr qu'il faut que la langue vive. Reste quand même un manque de logique : pourquoi supprimer l'accent circonflexe d'entraîner, et pas celui d'hôpital ? Celui de coût et pas celui de gâteau ? Et pourquoi, à part pour forcer à la "belle langue de Paris qui parle pointu", supprimer le "i" de oignon alors que, dans certaines régions (souvent de langue d'oc), on ne prononce pas "ognon" mais "oignon" ?

    J'aurais compris une réforme logique (les mots composés, nénufar, etc...), mais là, ça ne rime pas à grand chose ...

      • Dimanche 7 Février à 12:11

        Avez-vous été chercher les points que vous évoquez dans le texte de la réforme (lien au dessus de la citation de Maurice Druon) ?

        Sur les e, les a et les o, l'accent circonflexe se prononce (souvent). Le a de pâte n'est pas le même que celui de patte. Le ô de rôle n'est pas le même que celui de code. Les rectifications n'ont touché qu'aux accents qui n'ont aucune incidence sur la prononciation.

        Quant au i d'oignon, il a une très jolie histoire. Autrefois, une montagne s'écrivait montaigne. Le son gn s'écrivait ign...

      • plumemeteore
        Dimanche 7 Février à 14:00

        À Charivari.
        Par exemple, dans symptôme et syndrome, les o ont exactement la même prononciation.

      • chris
        Lundi 8 Février à 10:13

        +1 pour syndrome (ou hématome) vs symptôme. Et tout comme le i d'oignon se prononce parfois, et pourtant ça n'a pas arrété l'Académie, comme quoi la prononciation n'est qu'un prétexte pour supprimer certains "archaïsmes" tout en en conservant d'autres...

      • Lundi 8 Février à 11:00

        Moi aussi, j'aurais bien aimé que les rectifications aillent plus loin. J'aurais aimé, par exemple, qu'elles tordent le cou aux règles d'accord des mots vingt, cent et mille qui ne ressemblent à rien de ce qui existe dans la langue française.

        Mais, vu le vacarme que suscitent déjà les toutes petites rectifications retenues, je me garderais bien d'en vouloir aux rédacteurs de n'avoir pas été plus loin.

      • chris
        Dimanche 21 Février à 11:17

        J'ai repensé à cette discussion et trois choses me sont apparues:

        - pour l'accent sur le ô je ne suis toujours pas convaincu (opinion et hôpital, par exemple) et je pense qu'il y a eu là un oubli majeur : même si la réforme fait couler beaucoup d'encre, quitte à réformer les accents c'était le moment de le faire de façon extensive sur un sujet donné;

        - si le but était de faire fi de l'étymologie pour arriver à une simplification ou une logique (ex boursouffler), pourquoi ne pas s'être chargé des "vraies" exceptions que l'on doit à l'origine des mots et qu'il faut savoir par coeur? Pourquoi ne pourrait-on pas, enfin, appercevoir des hibous applatis dans les chous ? ;

        - tout ceci ne risque-t-i pas de créer de nouveaux cas particuliers qu'il va faloir "re-réformer" par la suite Je pense à chauve-souris, qui devrait devenir chauvesouris, mais qu'on continuera à prononcer chauveSouris alors que la logique voudrait que l'on prononce chauveZouris vu le s entre deux voyelles. Donc il faudra ensuite, pour la simplification, proposer chauvessouris?

         

      • Dimanche 21 Février à 11:54

        1. Déjà répondu sur "pourquoi ne pas aller plus loin" (juste au-dessus)

        2. Pour l'argument "cela crée de nouvelles exceptions"... Il est illusoire d'imaginer que la langue française pourrait ne plus en avoir, sauf à imaginer une énorme réforme qui, à mon avis, n'arrivera jamais. Toutes les réformes précédentes ont enlevé des exceptions tout en en laissant/créant d'autres. Cf les grandes réformes du XVIIIe siècle qui ont enlevé plein de lettres inutiles h : autheur > auteur, authorité > autorité, adjouster > ajouter, adveu > aveudebvoir > devoir... en en oubliant certaines (sculpteur, baptême...)  

      • Dimanche 21 Février à 12:06

        Pour le s entre deux voyelles qui se prononce z, il y a déjà beaucoup de cas, et même une règle, qui n'est pas étudiée à l'école mais qui existe bien, et dans laquelle entrent les mots que tu cites :

        Quand le mot est constitué d'un préfixe se terminant par une voyelle et d'un radical commençant par un s suivi d'une voyelle, un seul s suffit un produire le son [s] : antiseptie, bisexuel, milliseconde, octosyllabe, etc...

        Il en est de même quand le mot s'obtient clairement en réunissant deux mots français, un premier mot se terminant par une voyelle, un deuxième mot commençant par un s suivi d'une voyelle. Ainsi en est-il dans entresol ou vraisemblable

        La très longue liste des mots concernés peut-être consultée ici, par exemple : http://www.etudes-litteraires.com/grammaire/doublement-lettre-s.php

         

    174
    Re
    Dimanche 7 Février à 12:39

    "La Presse est loin d'être la source la plus fiable" dites-vous (76). C'est selon, en effet .  Néanmoins, Charivari, vous qui l'avez déjà croisée, pourquoi ne pas l'inviter à un sondage dont elle a les moyens au sujet de cette réforme pour pallier les carences supposées de l'Education Nationale (post 138) ? La boucle serait bouclée. Merci.

      • Re Education
        Dimanche 7 Février à 14:36

        Enseignants des 1er et 2ème degrés dans l'Education Nationale : 1 052 700 personnels  et qui pensent quoi de cet intermède ?

    175
    Mona
    Dimanche 7 Février à 12:49

    je suis étonnée par "cèleri"... parce que je l'ai toujours prononcé "céléri" !

      • Dimanche 7 Février à 13:10

        Non, apparement la prononciation correcte a toujours été cÈleri.

        https://fr.m.wiktionary.org/wiki/c%C3%A8leri

      • Mona
        Dimanche 7 Février à 13:34

        effectivement... mais c'est beaucoup moins "joli" à prononcer !

      • Lundi 8 Février à 10:55

        La prononciation en é vous semble plus jolie parce que c'est la prononciation que votre oreille est habituée à attendre (alors que pour moi, c'est l'inverse), mais, en l’occurrence, c'est justement une prononciation "fautive", comme celle de "événement", due à une coquille dans un très ancien dictionnaire.

    176
    Dimanche 7 Février à 12:58
    fmarmotte5

    Du boulot, mise à jour du correcteur automatique de "Word". Merci pour cet article.

      • Marion
        Dimanche 7 Février à 15:55

        Bonjour, 

         

        Comment faire pour que le correcteur orthographique de word n'accepte que la nouvelle orthographe? J'ai essayer d'écrire ces deux phrases : "La maîtresse aime les oignons" et "La maitresse aime les ognons" et les deux sont acceptées. Si je veux changer ma pratique de classe, j'ai besoin de l'aide de mon correcteur... Je ne suis pas sûre de retenir après lecture les 2400 mots nouveaux...

      • Laurence
        Lundi 15 Février à 08:50
        Pour Marion :

        Je n'ai pas été capable de retrouver le lien qui m'a permis de paramétrer mon correcteur (hyper facile à faire).
        Et puis mon ordinateur, précisément, m'a lâchée... Je ne peux retrouver la procédure...
        Donc, je parle (depuis mon tout petit téléphone) de mémoire...
        Il faudrait aller dans "modification" du menu fichier, je crois qu'ensuite, il y a encore un sous-menu à choisir, puis on nous donne le choix pour le dictionnaire : "orthographe ancienne ou rectifiée" (par défaut), "orthographe rectifiée" (celle que j'ai choisie) et "orthographe ancienne".
        Ensuite, je crois que c'est toujours au même endroit, il faut décocher l'option "ne pas analyser les majuscules", ainsi, les accents sur les majuscules seront proposés par le correcteur d'orthographe.
        Voilà, j'espère que je t'aurais aidée.
    177
    XtineF
    Dimanche 7 Février à 13:08

    Explications très claires. Merci !

    Vous avez levé le doute quant à la conservation de l'orthographe d'antan (hm... quelques années en arrière), celui que j'ai appris et que je n'envisage pas de rayer de ma mémoire. Et puis, cela fera plus de possibilités de mots au scrabble... ;)

    178
    Gisèle
    Dimanche 7 Février à 13:10

    Merci, enfin un argumentaire sensé! Pour ma part, j'ai lu avec attention l'article de l'académie française de 1990 et je n'ai rien trouvé à redire. La belle langue française a encore de beaux jours devant elle.

     

    179
    MarieB
    Dimanche 7 Février à 13:18

    Soit on simplifie vraiment l'orthographe soit on ne la simplifie pas... Là on fait les choses à moitié. On supprime les accents circonflexes sur certains mots mais pas sur d'autres.... encore et toujours des exceptions qu'il faudra apprendre. Les nuls en orthographe le resteront.

      • Le masque
        Dimanche 7 Février à 13:49

        "Faut oser, faut être courageuse, pour être plus heureuse avec ou sans accents  " qu'elle a dit, Charivari...en conclusion de sa dissertation.

    180
    Zabeille
    Dimanche 7 Février à 13:41

    Qu'on arrête de compliquer la vie des enseignants avec toutes ces réformes !

      • MarieB
        Dimanche 7 Février à 13:53

        Tout à fait d'accord.... Nous avons mieux à faire que d'apprendre la nouvelle orthographe !

    181
    plumemeteore
    Dimanche 7 Février à 13:57

    Boîte doit conserver son accent circonflexe. Il faut distinguer les mots de la famille de boîte (contenant) de ceux de la famille de boîter (marcher difficilement).

    C'est quincailler qui est une anomalie, car les noms de métier se terminent par ier, sauf ceux qui sont en ger ou en cher.

      • plumemeteore
        Dimanche 7 Février à 14:36

        J'ai commis une faute en écrivant boîter au lieu de boiter.

    182
    Pierre49
    Dimanche 7 Février à 14:03

    Le changement c'est maintenant +  Le choc de simplification = 2 promesses tenues

    183
    Hélène44
    Dimanche 7 Février à 14:15

    Je suis pleine de bonne volonté mais qu'on me donne juste les moyens de renouveler mon stock de livres pour d'autres respectant la nouvelle orthographe... A raison de 29 euros par élève (livres, cahiers, crayons... tout confondu ) je ne suis pas prête d'y parvenir.

      • Malimalou
        Dimanche 7 Février à 18:11
        Erreur très fréquente : je ne suis pas près d'y parvenir et non "prête" ou alors "prête à y parvenir"
      • catherine
        Dimanche 7 Février à 19:51

        je me coucherai moins bête ce soir

      • catherine
        Dimanche 7 Février à 19:54

        Je fais moi-même très souvent l'erreur.

    184
    Robert1515
    Dimanche 7 Février à 15:41

    Bonjour Charivari! Et bravo pour ton blog, notamment la page consacrée à la nouvelle orthographe que tu as bien enrichie depuis.
    Cela faisait bientôt trois ans que je ne l'avais pas consultée vu l'absence de nouvelles interventions. C'est un peu logique étant donné que ce sujet était tombé dans un assez long sommeil médiatique. Et voilà que depuis quelques jours, la Patrie est à nouveau en danger car de dangereux irresponsables voudraient enseigner le langage SMS aux enfants (comme s'ils avaient besoin de nous pour ça…).
    Je constate tout de même avec satisfaction que de nombreux intervenants ont pris la peine de lire les informations que tu affiches et qu'ils en tirent des conclusions bien plus favorables que s'ils s'étaient contentés de regarder la télévision ou de lire la presse généraliste. Même certains opposants ont fait la démarche de se reporter au texte de 1990 et qui argumentent, ce qui est assez nouveau et tout à leur honneur. Il en reste encore hélas plusieurs qui ne savent toujours pas lire (surement des victimes de la méthode globale).

      • Dimanche 7 Février à 16:11

        Bonjour Robert ! 

    185
    Verne
    Dimanche 7 Février à 15:53

    Il y a mieux à faire en France que d'encourager cette réforme .

    186
    Thomas
    Dimanche 7 Février à 16:09

    Bonjour, 

    Merci pour ce super article!

    Je me demandais: comment faites-vous pour régler votre correcteur automatique pour qu'il n'accepte que la nouvelle orthographe?

    Merci d'avance!

    :-)

    187
    Dimanche 7 Février à 16:17

    Dans ma version de Word m, de mémoire, il faut aller dans le "gros bouton", puis options, puis correction automatique.

    188
    Orortoon
    Dimanche 7 Février à 16:20

    Merci Charivari,

    Ton point de vue a le mérite d'être clair et cohérent. Presque plus que le mien je dois l'avouer qui navigue entre volonté d'appliquer la réforme, ce que je fais dans la mesure du possible, et attachement (parfois irrationnel) à l'orthographe apprise à l'école.

    Pour ma part, ce qui me posait le plus souci était l'écriture des nombres en lettres avec d'un côté nos conseillers péda qui nous ont demandé d'appliquer la réforme il y a déjà 2 ou 3 ans, et de l'autre, l'ensemble des manuels qui continuaient à utiliser l'ancienne orthographe. Cela me posait particulièrement problème parce que c'est un travail quasi quotidien avec les élèves , et croiser sans cesse des nombres orthographiés "à l'ancienne manière" dans les problèmes et autres me perturbait. Heureusement, cela commence à changer, et mon nouveau manuel intègre enfin la réforme. C'est sans doute idiot mais d'avoir une cohérence entre mon cahier de leçon et mon manuel me permet de mieux vivre le fait d'enseigner cette réforme aux élèves.

    189
    lou123
    Dimanche 7 Février à 16:52

    Bonjour Charivari,

    Et bien pour ma part je trouve cela lamentable comme beaucoup de parents de rabaisser vers le bas, car c'est de ça dont il s'agit..: simplifier l'orthographe pour aider les cancres à l'être moins!! Surtout simplifier l'apprentissage, ne pas donner aux enfants de réflexions / à l'orthographe des mots; les rendre incultes car au final ils ne sauront même plus lire un texte en français d'un niveau plus haut que le CM2..déjà qu'ils ont beaucoup de mal à le faire!!

    Un DRH, continuera à prendre les CV écrit avec une "ancienne" orthographe, déjà que ceux qui commencent par  "Je me permet..." passe directement à la poubelle..Parce que les mots ont une histoire et retirer cette histoire c'est retirer l'Histoire de notre pays, des personnes  cultivés, n'acceptent pas cela: la langue française est belle, il est hors de question de la rabaisser au niveau de ceux qui ne  savent pas écrire!!!

     

      • Dimanche 7 Février à 17:01

        Ce qu'en dit l'Académie Française aujourd'hui sur son site : 

        "L’Académie a constaté que ces ajustements étaient conformes, dans leurs principes et dans leur effet, à ceux qu’elle a elle-même pratiqués à plusieurs reprises dans la troisième édition du Dictionnaire (1740), la sixième (1835), la septième (1878) et la huitième (1935). En effet, les rectifications proposées ne consistent en aucune manière à simplifier des graphies résultant d’une évolution étymologique ou phonétique, mais visent à mettre fin à une anomalie, à une incohérence, ou, simplement, à une hésitation, et ainsi à permettre l’application sans exceptions inutiles d’une règle simple, à souligner une tendance phonétique ou graphique constatée dans l’usage, ou encore à faciliter la création de mots nouveaux, notamment dans les domaines scientifique et technique, et, de manière générale, à rendre plus aisés l’apprentissage de l’orthographe et sa maîtrise."

    190
    Dimanche 7 Février à 16:55

    Je suis bien d'accord que la vie est bien plus facile avec des manuels conformes (même si on peut faire sans). J'ai l'impression que certains éditeurs attendaient de voir si la référence aux rectifications serait toujours présente dans ces nouvelles IO. 

    191
    Xav'
    Dimanche 7 Février à 17:20

    Salut,

    Si déjà les Français savaient faire les liaisons correctement...

    2 zeuros. 20 teuros. 100 teuros. 200 zeuros. 22 zeuros.


    Ce n'est pas difficile, c'est comme les âges ou les heures ; mais écoutez bien : c'est rarement respecté (et pourtant obligatoire)

    Personne n'applique, parmi mes amis professeurs, ces règles. Probablement l'habitude du franc. Et la haine de l'Europe...

    C'est, comme la perte de la déclinaison LEQUEL, LAQUELLE, etc., ce qui se passe de PLUS GRAVE dans la langue française actuellement. La voyant de l'étranger, mon regard n'en est que plus juste.


    Enseignez du français correct : la liaison est ce qui rend la langue française si aimable. Merci.

    192
    Robert1515
    Dimanche 7 Février à 17:24
    Verne
    "Il y a mieux à faire en France que d'encourager cette réforme ."
    Bravo Verne! Ça, ça s'appelle argumenter. Circulez, y a rien à voir!
    Quand je pense à Claire82 qui nous disait : "J'apprécie particulièrement la qualité d'écriture des commentaires des opposants à la réforme, c'est pour moi un bonheur de les lire".
    Pour moi aussi, c'est un vrai plaisir. yes
      • Claire82
        Lundi 8 Février à 14:37

        Dans un second post, je m'excuse d'avoir généralisé et j'explique que je vise seulement quelques commentaires  ( AL, Cocoloupiot ..... ) leur expression est claire, rigoureuse, argumentée et leur forme impeccable. En parcourant les réseaux sociaux et differents blogs, je m'aperçois que je retrouve souvent des textes brillants chez les enseignants anti-réformes et particulièrement chez ceux qui enseignent les langues anciennes. Voilà, il ne s'agit que de ma petite expérience de lectrice, et je ne m'exprime pas sur les dites réformes. 

      • Robert1515
        Lundi 8 Février à 19:35

        À Claire82

        J'avais bien lu votre rectificatif. money

    193
    Hurard
    Dimanche 7 Février à 17:28

    Cher Monsieur, ou puis je vous appeler Citoyen?  Merci !

    Ni prof, ni père et en en plus un peu réfractaire aux règles (d’orthographe aussi donc...) j'ai trouvé votre commentaire et vos informations sur ces réformes (et votre métier) rassurants. L'hystérie médiatique m'a mit la puce à l'oreille mais je ne m'inquiétais pas pour la langue. Grâce à vous (heureusement entre autre) tout est clair.Par ailleurs pour les hystéros-commerçants que sont BFM et autres propriétés des nouveaux aristocrates, les réacs à vapeurs qui hurlent avec la fille de borgne et tous les cons (quand on pense à ce que ce mot signifiait au XVIIIe on comprends le courroux des féministes) en général, cette réforme francise un certain nombre de mots... 

    Bonne continuation, avec les enfants et sans ! 

     

     

     

      • Dimanche 7 Février à 17:51

        (Je suis une "dame" et non un monsieur)

      • Seintaxe
        Dimanche 7 Février à 18:57

        Il a du confondre avec "Qui charrie varie".

      • Seintaxe
        Dimanche 7 Février à 19:09

        ...pour rester dans le contexte je suppose...

    194
    hurard
    Dimanche 7 Février à 17:29

    !

      • hurard
        Lundi 8 Février à 06:41

        Chère Charivari,

        L'Inattention, l'excitation, l'impatience et la réaction trop rapide de ma part ...Comme il y a plus de trente ans  ( comme quoi l'enfant est bien le père de l'homme)  ne m'ont pas permit de vérifier le sexe (ni le genre).

        Désolé et toutes mes excuses. D'autant que, ça aussi se vérifie encore aujourd'hui , j'étais toujours plus intéressé par une professeur. Ma première maitresse vivait avec un tableau noir en fond de décor...

        Et si vous féminisiez votre nom de blogue  Charivarie ?

        Pardonnez moi encore, bonne continuation et bons courages

         

         

      • hurard
        Lundi 8 Février à 06:42

        Et non, Seintaxe, je pensais plutôt au journal satirique du XIXe siècle. Peut être est-ce le Charlie qui est posé sur ma table qui m'influence...

      • Lundi 8 Février à 07:39

        :D

    195
    lou123
    Dimanche 7 Février à 17:32

    "...résultant d’une évolution étymologique ou phonétique..""...à souligner une tendance phonétique ou graphique constatée dans l’usage..." "
    à rendre plus aisés l’apprentissage de l’orthographe et sa maîtrise..." : Évolution qui se base sur effondrement de la culture des français, leur langue, ....Là est tout le problème: on laisse faire. Et ceci est révoltant.

    "...visent à mettre fin à une anomalie, à une incohérence, ou, simplement, à une hésitation...": il n'y a aucune incohérence, ni anomalie mais hésitation oui de l apart de ces personnes qui ne savent pas écrire ..donc on supprime! et voilà le tour est joué!! Toulemondeséécrir

    "...une règle simple.." : qui n'a aucun fondement; une règle découle d'un raisonnement, d'une construction!

     

    196
    frenchiegirl
    Dimanche 7 Février à 17:55

    J'ai 50ans, rien ne me choque dans cette réforme mais j'avoue que j'aurai du mal avec la nouvelle orthographe de igloo et fjord. Mais bon je les écris tellement rarement que ça ne changera pas grand chose au final.

      • lou123
        Dimanche 7 Février à 18:15

        Tout est dit "ça ne change pas grand chose au final": alors puisque vous arivé a me lir et ke ca ne chanje pa gran choz" pourquoi ne retirons-nus pas toutes ces règles?!!

        entre:  boite / boîte;   sûr/sur ; dites/dîtes et j'en passe.... vous perdez, à retirer ce cher ^la signification des mots, le temps dans une phrase et le sens de la phrase elle-même!!

      • Dimanche 7 Février à 18:24

        Ni sûr, ni dîtes (passé simple puisque le présent n'a jamais reçu d'accent) ne sont affectés par les rectifications.

      • Dimanche 7 Février à 18:29
    197
    CS
    Dimanche 7 Février à 18:29

    Je veux bien votre avis sur cet article :

    http://www.erudit.org/revue/rse/2003/v29/n1/009491ar.pdf

     

      • CS
        Dimanche 7 Février à 18:50

        Et si vous pouviez aussi me donner votre point de vue sur le phonocentrisme, ca m'intéresse également. 

      • CS
        Dimanche 7 Février à 18:53

        Là j'ai bien envie de rentrer dans un VRAI débat de linguiste car c'est de cela dont il est question, non ? 


      • CS
        Dimanche 7 Février à 19:36

        Excusez moi, comme je n'ai pas de réponse j'imagine que c'est parce que j'ai mal orthographié le mot. JE voulais, bien entendu, parler de FONOCENTRISME.
        Désolée 

    198
    Adi
    Dimanche 7 Février à 18:37

    Quand on apprend aux enfants à écrire, on leur explique l'histoire du mot, la base - on leur apprend que pour certains mots il faut peut-être chercher la base pour aider à l'écire. Renouvellement, renouvelle, ... a comme base commune nouveau-nouvel au féminin donc nouvelle. Comment pouvez-vous appeler ça de la cohérence, comment voulez-vous apprendre l'histoire des mots aux enfants, à chercher d'où vient le mot pour aider à l'orthographe quand désormais vous écrirai nouvelle, renouvèlement, renouvèle? Autant oui il y a de bonnes choses dans cette réforme, mais franchement il y en a bcp de mauvaises. 

     

    199
    David
    Dimanche 7 Février à 19:06

    Je suis très dubitatif. N'y a-t-il rien de plus pressant à faire que cette réforme de l'orthographe?

    Réformes après réformes, ce que je constate c'est que le niveau des élèves baisse toujours, c'est alarmant. Quand on voit comment écrivent nos jeunes, c'est consternant. C'est le fruit de ces réformes qui au fil du temps n'ont rien apporté, pire encore elles ont ramené tout le monde à un niveau très bas. 

    Des bac + 4 ou 5 incapables d'écrire dans leur langue natale sans fautes grossières,  ça me navre ( je suis veterinaire et j'ai vu des jeunes vétos salariés chez moi incapables d'écrire une ordonnance sans une multitude de fautes) Car notre langue c'est vraiment notre culture et notre patrimoine et je suis toujours étonné de voir certains de nos anciens qui n'ont eu que très peu d'instruction, dans le monde rural en particulier écrire à un âge avancé sans faire une faute d'orthographe, ou très peu . Les anciennes méthodes étaient elles si mauvaises que ça? J'en doute fortement et les enseignants d'aujourd'hui devraient bien prendre tout cela avec plus de discernement et d'esprit critique. 

      • Dimanche 7 Février à 20:07

        Les réformes sont loin d'être aussi fréquentes que vous le laissez entendre.

      • Office
        Lundi 8 Février à 10:41

        Pour être plus crédible Charivari, on aimerait vous voir prouver cette affirmation. Merci pour tous les lecteurs potentiels.

      • Lundi 8 Février à 11:10

        La prochaine édition du dictionnaire de l'Académie est la 9ème. Les éditions précédentes, dans lesquelles les réformes/rectifications précédentes ont été entérinées, datent de 1935 (8ème édition), 1878 (7ème), 1835 (sixième).

        Source : http://www.academie-francaise.fr/actualites/lacademie-francaise-et-la-reforme-de-lorthographe

        "Il convient d’observer que ces ajustements ne concernent que quelque 2000 mots (soit 3 à 4% du lexique français) – la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie, en cours de publication, comptera environ 59000 entrées.

        L’Académie a constaté que ces ajustements étaient conformes, dans leurs principes et dans leur effet, à ceux qu’elle a elle-même pratiqués à plusieurs reprises dans la troisième édition du Dictionnaire (1740), la sixième (1835), la septième (1878) et la huitième (1935)..

      • Circo
        Lundi 8 Février à 20:02

        David, il y en effet une dizaine de réformes depuis Haby ! soit au minimum une engagée à chaque nouveau ministre ! Et quand on dit "réformé, ce n'est pas 3 lignes qui vont décider de détails matériels  ou d'organisations pratiques puérils ... des pages et des pages et parfois sans lendemains ... qui chantent.

        Beaucoup de collègues font l'autruche car il est plus simple de remuer la tête, d'acquiescer avec la bénédiction administrative qui n'en demande pas plus. L'an dernier, en juin, l'Académie Française a fait un communiqué au Chef de l'Etat pour lui dire qu'elle était plutôt contre la réforme des collèges. Et alors ? alors rien, rien de plus. Par contre, quand il s'agit d'une pseudo "réforme"(car elle la cite entre guillemets") alors là, les blogueurs s'affrontent ... et pour quel résultat demain matin ? Pour pas grand'chose puisque "tout le monde s'en fout" dans sa  grande majorité . Oh, bien sûr, ça mettre un peu de piment dans les réunions, histoire d'allumer le voisin ou la collègue, le parent délégué ou l'adjoint au maire... Votre doute est partagé par la majorité des collègues qui sont bien plus préoccupés par leurs conditions de travail et leur quotidien dans la classe. Le reste, cette réforme n'est qu'amuse-gueule pardonnez-moi l'expression.

      • Office
        Mardi 9 Février à 14:15

        Je voulais parler des réformes de l'Education Nationale, pas celle de l'A.F, du Robert, du Larousse, du Quillet-Flammarion (s'il existe encore), du Bordas et j'en passe .

    200
    Christelle Z.
    Dimanche 7 Février à 19:08

    Ouf ! enfin un article qui résume exactement tout ce que je pense, tout ce que j'essaye de dire à mes contacts sur les réseaux sociaux, même à mes proches ... qui s'offusquent vivement d'apprendre aujourd'hui un réforme ancienne de 26 ans, et appliquée déjà à l'école..... Et je me sens bien seule !

    On ne remercie pas les médias pour cette mise en lumière brutale et médisante........... qui a réveillé toute une bergerie. 

    Je suis maitresse (sans accent) et j'applique également la réforme, pour les plus grands en CM2 ça leur fait "bizarre" quand je leur annonce un changement dans un mot, mais finalement grace à la surprise, ils retiennent aussi ! 

    Pour les petits, ceux qui n'ont pas conscience de l'orthographe encore, c'est très bien. 

    Bref, Merci Merci Merci !

      • Chapi Chapo
        Dimanche 7 Février à 19:51

        CComme je vous comprends d'être une maîtresse sans accent grâce (!) à un article qui vous fera enfin sortir d'une solitude qui doit bien vous peser dans l'inconscience d'une orthographe désuète qui risquait de fragiliser l'esprit d'analyse de ces enfants mal formés.

    201
    catherine
    Dimanche 7 Février à 19:29

    J'ai 58 ans, j'enseigne depuis 40 ans et je n'ai aucune envie d'appliquer cette réforme sans intérêt ! Dans ma classe, je tire les élèves vers le haut et pas vers le bas. Il faut être ambitieux pour ses élèves et leur dire tous les jours qu'ils sont capables du meilleur et ce n'est pas en simplifiant les choses qu'on y parvient. Le goût de l'effort cela s'apprend. Je continue à enseigner le conditionnel et le subjonctif au CM2 bien que ces deux modes ne soient plus au programme. Je vous assure pourtant que je ne suis pas enseignante dans un quartier favorisé et c'est d'ailleurs bien pour cela que je le fais puisque ce n'est pas chez eux qu'ils vont l'acquérir.

      • David
        Dimanche 7 Février à 20:32

        Bravo

    202
    Dimanche 7 Février à 19:31

    Tout ce que je peux dire en lisant ces commentaires, c'est que je me réjouis que mes enfants n'aient pas fréquenté les écoles où vous enseignez. Si vous pensez que tout le monde pratique cette orthographe, vous vous pensez lourdement. Demain, quand vos élèves auront plus de mal que les autres à trouver un emploi, ils ne vous remercieront pas.

      • Dimanche 7 Février à 19:33

        Je précise bien sûr que mon commentaire s'adresse à ceux qui affirment enseigner depuis toujours l'orthographe révisée, pas à la personne qui a commenté juste avant moi et qui a bien compris que les plus fragiles seront les enfants des zones défavorisées qui ne sont pas poussés par leurs parents.

      • Désinformation
        Dimanche 7 Février à 20:02

        En effet, c'est le propre de ces blogs , sortes d'auberges espagnoles, qui s'enivrent à discuter sur le sexe des anges ... une expression qui leur échappe me semble-t-il.

    203
    Robert1515
    Dimanche 7 Février à 19:51
    À Cocoloupiots

    Pour ce qui est de la confusion possible ou non entre mûr et mur, j'ai lu votre intervention qui m'a laissé quelque peu perplexe.
    À ce propos, vous affirmez sur un ton outré : « on écrit un fruit mûr pour éviter la confusion avec le substantif homophone mur. Mais on écrit murs sans accent, sans se soucier de la possible confusion avec murs ! »
    Et vous n'oubliez surtout pas d'ajouter un point d'exclamation pour rendre votre affirmation plus crédible.
    Vous auriez été bien mieux inspiré de vérifier. Je l'ai donc fait pour vous. Le dictionnaire Hachette, édition 2009 (bientôt 7 ans donc) m'informe que le mot mur, de la famille de murir, a deux variantes provenant de la réforme de 1990 : mûr et mure, en aucun cas mur comme vous l'affirmez.
    Une recherche sur le site http://www.renouvo.org le confirme.
    La variante sans accent circonflexe n'existe qu'au féminin, le genre n'ayant aucun influence. En résumé, on pourra écrire mûr, mûrs, mure, mures, mais en aucun cas murs (sauf en maçonnerie).

    Même chose un peu plus loin : "De même, pour éviter la confusion avec la préposition sur, on écrit sûr. Mais on ne craint pas que sure, surs ou sures (au sens de : certaine, certains ou certaines) puissent être confondus avec les adjectifs homophones et même homographes que sont sure, surs et sures (au sens de : d’un goût acide ou aigre) !"
    Effectivement, on ne craint pas la confusion entre sure (certaine) et sure (acide). Non mais sérieusement, vous pensez qu'un lecteur normalement constitué pourrait confondre ces deux mots ?
    À ce compte-là, il faudrait distinguer tous les homonymes homographes comme : voler(planer vs dérober), montre (verbe vs substantif), porte (verbe vs substantif), louche (verbe vs substantif), ferme (verbe vs substantif), etc. Sans compter tous les cas de polysémie.
    Je ne dis pas que la distinction des homonymes n'est pas quelque chose d'utile, loin de là, mais il faut la réserver aux cas utiles justement.
      • Lundi 8 Février à 02:57
        <style></style>

        Cher Robert Marignan,

        Je connais bien le site Renouvo, et je m’y reporte souvent, car il renforce mon appréciation négative de la « nouvelle orthographe ». Je connais aussi très bien les sites suivants : http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf, http://www.nouvelleorthographe.info, http://www.gqmnf.org, http://www.marbelqc.net/orthorec/orthorec.htm, http://orthonet.sdv.fr/pages/informations_p2.html.

        Je n’ai jamais écrit que les « recommandations » demandaient que l’on écrive mur (de la famille de murir). J’ai écrit ceci, que vous citez vous-même : « on écrit [selon la réforme] un fruit mûr pour éviter la confusion avec le substantif homophone mur. Mais on écrit murs sans accent, sans se soucier de la possible confusion avec murs ! » Et je le maintiens, puisque le CLSF dit exactement ceci : « Comme c’était déjà le cas pour dû, les adjectifs mûr et sûr ne prennent un accent circonflexe qu’au masculin singulier. » Ce qui amène Wikipedia à dire : « Les adjectifs mûr et sûr    suivent maintenant la règle des participes passés (, )  et perdent le circonflexe aux genres et nombres autres que le masculin singulier, au prix d’homographies qui n’existaient pas auparavant (par ex. mûr, mure, mure, mures, murs ;    sûr, sure, sures, surs   ). Quant à votre cher Renouvo, il écrit : « Mûr, adjectif. Féminin : mure. Pluriel : murs, mures. Ancienne orthographe : mûr, mûre, mûrs, mûres. » Le CSLF craint donc une confusion entre le fruit mur et le mur de la maison, et il écrit mûr. Mais il ne craint pas la confusion entre les fruits murs et les murs de la maison. Et j’avais oublié d’évoquer la confusion entre la pêche mure et la mure fruit elle-même. C’est un peu confus, tout cela, non ?

        Enfin, vous vous gaussez : « Effectivement, on ne craint pas la confusion entre sure (certaine) et sure (acide). Non mais sérieusement, vous pensez qu'un lecteur normalement constitué pourrait confondre ces deux mots ? » Et pourquoi donc les réformateurs ont-ils tant craint qu’un lecteur normalement constitué puisse confondre sur (certain) et sur (la table) qu’ils ont laissé son circonflexe à sûr masculin singulier ? Et ils se sont même réclamés du participe passé , qui porte un accent pour éviter qu’un lecteur normalement constitué le confonde avec l’article du. Sont-ils donc bêtes, ces lecteurs !

        Et il reste cette question : comment expliquer à des enfants qu’ils doivent maintenant écrire : Les filles que j’ai laissé chanter, mais écrire toujours : Les filles que j’ai vues (ou entendues) chanter ?

        Sourions un peu pour terminer. On a tendance à imaginer nos réformateurs discutant doctement au milieu de monceaux de livres savants. Et si c’étaient plutôt des bons vivants refaisant l’orthographe en banquetant, supprimant ceci, modifiant cela, en sifflant de bonnes bouteilles de grands crus ? Ça me les rendrait sympathiques, d’un coup.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:52
        <style type="text/css"></style>

        Cher Cocoloupiot

         

        Le site Renouvo serait bien triste de vous lire, mais vous avez tout à fait le droit de ne pas vouloir changer d'avis.

         

        En ce qui concerne cette série de mur et Cie (c'est long à écrire), peut-être tout simplement que la commission d'experts a estimé que le risque est suffisamment faible au pluriel par rapport au singulier. Ne me demandez pas pourquoi, je ne me suis jamais penché sur ce cas précis (à tort, peut-être, mais mes journées ne font que 24 heures). Cependant rien ne vous empêche de le faire et de nous présenter le fruit de vos cogitations.

         

        Et vous faites bien de souligner l'homonymie entre pêche mure et le fruit du murier. Mais ce n'est pas confus du tout. Comme je vous l'ai déjà dit, si l'on voulait distinguer TOUS les cas d'homonymie à l'écrit, ce serait tout simplement ingérable. Je vous ai laissé quelques cas, mais on pourrait en trouver par centaines sans difficultés aucune. Donc, il faut faire un tri. C'est arbitraire je vous l'accorde et c'est bien pour cela qu'on peut le discuter, mais il faut le faire quand même.

         

         

         

        Ensuite, vous me reprochez de me gausser. Mettez-vous à ma place…

         

        Et vous faites juste après une brillante démonstration qui commence à« Et pourquoi donc les réformateurs » et termine à « Sont-ils donc bêtes, ces lecteurs ! ».

         

        Vous venez de prouver que la distinction des homonymes est inutile. Je viens de trouver plus réformateur que moi. Comme quoi il ne faut jamais désespérer.

         

         

         

        Deux points avec lesquels je suis d'accord avec vous : l'accord du participe passé. Aucun intérêt. Et le côté bon vivant. On peut l'être en même temps qu'érudit.

         

         

         

        Robert Aéroport de Marseille

         

      • Cocoloupiot
        Mercredi 10 Février à 02:45

        <style>

        </style>

        @Robert

        Dernière intervention de ma part sur ce sujet.

        Sur le fond, concernant les homophonies et homographies, je pourrais être d’accord avec vous, mais ce n’est pas important. Ce que je veux pointer ici, c’est ceci : on a dit souvent (et, plus haut, dans l’article de ce blog qui a lancé la discussion : « Ces rectifications ne visent pas la simplicité, elles visent l’harmonie »), que le but de la réforme n’était pas de simplifier l’orthographe, mais de la rendre plus cohérente. Or que nous disent les « experts » ? Qu’il faut écrire un fruit mûr pour qu’il ne puisse pas y avoir de confusion avec un mur, mais qu’il convient d’écrire des fruits murs (donc sans craindre de confusion avec des murs). De même, il faut écrire un lieu sûr, pour qu’on ne puisse pas confondre avec la préposition sur, mais on doit écrire sure, surs ou sures (sans peur de confusion avec sur, surs et sures au sens de « d’un goût aigre »). Où est la cohérence ? Où est l’harmonie ? Est-ce ainsi que l’on forme les enfants à la logique, à la rigueur ? C’est juste cela qui me dérange.

        Enfin, à propos de l’invariabilité du participe passé laissé, vous dites : « Aucun intérêt. » Voulez-vous dire que ce n’est qu’un détail ? Ce détail constitue à lui seul une des sept parties du texte des « recommandations », le chapitre E. Une partie à part entière pour un seul participe ! Et pour une modification douteuse que l’on n’applique pas à d’autres constructions pourtant identiques. Cohérence et harmonie, là encore ? Je dirai plutôt : amateurisme.

    204
    Stef80
    Dimanche 7 Février à 20:03

    Bonjour, 

    je suis tombée sur votre blog par Facebook avec tout le remue-ménage de l'annonce des éditeurs des manuels scolaires à suivre la réforme orthographique. Juste pour vous dire qu'il y a une faute sur l'image qui présente les mots qui changent. Le mot "boîte" ne change pas afin d'éviter la confusion avec "il boite", comme tous les mots se prononçant de la même façon (mur/mûre ; un fût/ il fut, ; jeune/jeûne ; etc.). Je ne sais pas si vous pouvez remonter l'information à celui qui a fait l'image afin de mettre un autre mot. 

    Cordialement, 

    Stéphanie.  

      • Dimanche 7 Février à 20:11

        Ah bon ? L'image n'est pas de moi mais je n'avais pas noté cette exception. Merci pour la remarque. Je vais vérifier.

      • Dimanche 7 Février à 20:17

        Je viens de vérifier. Le mot boite s'écrit bien sans accent. Je suppose que les rédacteurs ont considéré que le risque de confusion était très faible  en raison de leur classe grammaticale. De nombreux exemples de couples d'homophones existent dans notre langue : il montre sa montre, le menuisier porte une porte...

      • Dimanche 7 Février à 20:17
      • Robert1515
        Dimanche 7 Février à 22:49

        À Charivari

        Je suis du même avis. Les deux mots boite ne sont pas de la même catégorie grammaticale et le risque de confusion entre un substantif et un verbe est quasiment nul.

      • Stef80
        Lundi 8 Février à 20:48

        Je vous remercie de ces précisions. Cette histoire d'homophones est quand même, à mon avis, le côté le plus complexe pour l'application de la réforme. Mais au moins, dans cette exemple, cela reste logique (boîte et boîtier perdent tous les eux leurs accents et il n'y en a pas un qui reste avec et l'autre sans.) 

    205
    catherine
    Dimanche 7 Février à 20:27

    Je constate quand même qu'il y a une grande confusion sur la nouvelle orthographe qui elle aussi va être source d'erreurs... Du grand n'importe quoi puisque ça ne va rien simplifier !

     

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:57
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        À catherine

         

        De quoi vous plaignez-vous alors ? Encore plus de difficultés, encore plus d'efforts, encore plus de gout de l'effort et une langue encore plus belle, puisque ce sont ces petites "subtilités" qui font sa beauté et son charme (parait-il).

         

    206
    natalquena
    Dimanche 7 Février à 20:45
    natalquena

    Encore une fois, bravo Charivari pour cet article clair qui va éclairer certaines personnes sur le sujet après tout le tintouin médiatique qu'on en a fait ces derniers temps. Les réfractaires sont souvent des gens mal informés.

    Cette "nouvelle" réforme n'est pas un nivellement par le bas. Il s'agit avant tout de gommer certainement irrégularités qui sont apparues avec le temps : accorder l'écrit à la prononciation, rétablir des similitudes entre mots de la même famille...

    Je ne me considère pas comme une nouvelle enseignante (déjà 20 ans de carrière...). Comme tout le monde, j'ai appris à écrire maîtresse et ça me crispe encore d'enseigner aout et non août mais depuis 5 ans, je ne me pose plus la question. En classe, je fais simplement remarquer à mes élèves qu'avant on écrivait autrement et que la langue change (Si on examine les contes originaux de Perrault, Grimm..., on se rend vite compte que la langue telle qu'elle était utilisée à l'époque a énormément changé.). Les élèves l'acceptent sans problème. 

    Ce qui m'a définitivement convaincu d'adopter cette nouvelle orthographe, c'est lorsqu'en me documentant sur le sujet, j'ai appris que beaucoup de mots avaient évolué au cours du temps. 
    Ainsi, le mot nénufar qui s'écrivait à l'origine avec un f, a vu son orthographe transformée en ph au début du XXème siècle. Donc c'est nous qui, lorsque nous étions jeunes, avons appris une orthographe différente de ce qu'elle était initialement. La nouvelle orthographe de 1990 a simplement rétabli l'orthographe d'origine.

    Lorsqu'on est jeune enseignant, il est difficile de faire admettre à certains parents (et collègues !) qu'on doit enseigner cette nouvelle orthographe, puisque c'est écrit dans les textes officiels (qu'on doit appliquer, je le rappelle, qu'on soit d'accord ou non...). Moi-même j'avais abandonné, sous la pression. 
    Encore aujourd'hui, dans mon école, nous ne sommes pas d'accord et j'entends parfois mon directeur crier haut et fort son opinion défavorable lors du conseil d'école. 
    Comment, dans ces conditions, faire changer les choses ? Tant que chacun fera ce qu'il veut, tant que TOUS les enseignants n'appliqueront pas cette réforme, tant qu'il n'y aura pas d'unité en ce sens, la question fera toujours débat auprès de l'opinion publique et ceux qui enseignent l'orthographe rectifiée passeront pour des excentriques. 
    Je me rappelle une année où certains parents avaient même INTERDIT à leur enfant d'écrire comme je leur apprenais, sous prétexte que, dans les livres, ce n'était pas écrit de cette manière.
    Le comble ! Lorsque les parents discréditent les enseignants aux yeux des enfants, il ne faut pas s'étonner des problèmes de discipline dans les écoles ! Mais là, c'est un autre débat...

      • Dimanche 7 Février à 20:49

        Ah mais ! L'orthographe révisée, l'usage n'en veut pas, les gens n'en veulent pas ? Dans ce cas, on les forcera. Ils vont voir ce qu'il en coûte tous ces retardataires, de s'opposer au progrès.

      • piereer
        Dimanche 7 Février à 20:55

        eh donc, vous parlez de réfractaires , j 'entends plutot un message contre les réactionnaires... ceux que vous ne comprenez pas et qui eux ne vous donne pas le droit de modifier le français de la sorte, ni de modifier l' école comme c' est suggéré... désolé, MOI PAS D'ACCORD. ... bled, bescherelelle, travail avec les momes, c tout...

         

      • Dimanche 7 Février à 21:16

        Natalquena, en effet, je trouve que certaines académies ou Circo envoient un bien mauvais signal en fermant les yeux sur ce point des programmes et en laissant les collègues se dépatouiller entre eux avec les parents.

      • natalquena
        Dimanche 7 Février à 21:35
        natalquena

        Je n'ai pas dit qu'il fallait forcer les gens. Moi non plus je ne suis pas d'accord avec tout ce que nos ministres de l'EN veulent nous faire digérer (je suis même de ceux qui en ont raz-le-bol et qui râlent tout le temps en ce moment. frown). Quant au terme "réfractaires", je voulais dire "ceux qui s'y opposent". Désolée si certains se sont sentis blessés, les mots ont dépassé ma pensée.
        Je dis simplement que tant que nous ne serons pas tous d'accord sur la question, on n'avancera à rien. Les enseignants pour et les enseignants contre, il y en aura toujours et donc, quoi qu'on propose, il y aura toujours des insatisfaits et je comprends vos réactions. 
        En attendant, une petite remarque : si certains n'avaient pas fait évolué la langue, nous serions toujours en train de parler et d'écrire en vieux françois...

      • piereer
        Dimanche 7 Février à 21:37

        mais de quel progrès parle t on ??? pour qui? pour quoi???

      • natalquena
        Dimanche 7 Février à 21:40
        natalquena

        @Charivari : se dépatouiller, oui, c'est bien le mot. Et dans ce cas, on se sent bien seul...

    207
    Agahnor
    Dimanche 7 Février à 21:15

    Dans le point n°7 on jette aux ordures l'origine des mots ainsi "harmonisés"

    Si le shampooing prend deux O, c'est parce qu'il est un emprunt (et un mauvais emprunt, d'ailleurs) de l'anglais.
    Si fjord s'écrit avec un J c'est parce qu'il a été emprunté aux langues scandinaves (et cela permet d'expliquer les choix opérés dans les signes qu'on trouve dans l'API)
    Et tous les mots de ce point n°7 se trouvent dans ce cas.

    Je reste profondément réfractaire à cette orthographe révisée qui n'a pas grand sens à mes yeux, dans bien des cas.

    208
    Tcat
    Dimanche 7 Février à 21:17
    Bonsoir,
    J'ai fait le lien sur ma page FB sans même venir te féliciter pour cet article si richement documenté. Mon mari m'a même demandé de lui envoyer sur son mail pour argumenter lors des conversations à ce sujet au bureau.
    Je n'ai pas pu lire tous les posts vu les innombrables réponses mais je pense que je ne serai pas là seule à avoir été agacée de voir cette agitation sur les médias tandis que personne ne s'inquiète des conditions d'enseignement de l'orthographe et notamment la baisse du nombre d'heures de français au collège.
    On a quand même frôlé l'insurrection nationale !
    209
    melmanie
    Dimanche 7 Février à 21:26

    Juste... MERCI!

    Grâce à toi j'avais déjà 2-3 éléments pour recentrer un peu le débat, te lire me fait un bien fou!

     

    MERCI, vraiment.

    210
    Dimanche 7 Février à 22:01

    Piereer, allez vous coucher. Je ne laisserai pas en ligne de commentaire de ce type-là.

    211
    Pauline
    Dimanche 7 Février à 22:06

    Merci pour votre "article" qui m'a fait un bien fou !!! cool

    212
    CS
    Dimanche 7 Février à 22:29

    Maurice Rouleau, universitaire canadien s'est lui aussi penché sur la question.

    Pour ceux qui veulent en savoir plus, c'est par ici 

    https://rouleaum.wordpress.com/2015/12/07/nenufar-et-non-plus-nenuphar/

    213
    Dimanche 7 Février à 22:34
    ans les écoles, hélas, on n’en est plus à se battre pour les nénuphars, les traits d'union et les accents circonflexes.
    
    On en est à lutter pour le maintien de la notion fondatrice d’accord entre les mots (M/F, S/P, verbe-sujet). Pour ne plus voir « les chien aboit » ou « il son grend ». L’accord est le symbole du fait que je suis, en règle majoritaire, homme ou femme. Que je suis inscrit dans un groupe où j’ai une place, des droits et des devoirs. Que je suis comme un mot : les autres doivent tenir compte de moi, je dois tenir compte des autres.
    
    A se battre pour les modes et surtout les temps de conjugaison, qui se mélangent sans raison dans les textes des élèves. Plus de distinction passé-présent-futur car je ne vis que dans le présent, moi qui ignore le passé de ceux qui m’ont fait, m’ont légué un patrimoine dont je n’ai que faire, moi qui ne pense pas plus à mon avenir qu’à celui de ma planète.
    
    Ceux qui prônent une « simplification » de l’orthographe et de la syntaxe sont, eux, fort bien munis d’une orthographe complexe, dont ils se servent pour manipuler. On retourne, et par démagogie ils accélèrent ce mouvement, vers une sorte de Moyen-Age (pardon, chers amis médiévistes qui allez me reprocher cet usage péjoratif), vers une civilisation de l’oral : une majorité d’analphabètes soumis aux manipulations d’une minorité de clercs, excités dans leurs émotions et amputés des moyens d’exercer leur intelligence, leur capacité à la réflexion et à la mise en perspective pour quoi l’écrit est plus apte que l’oral. Milliers de « cerveaux disponibles » soumis alors aux ancêtres de TF1 et des prédicateurs de toutes idéologies, et maintenant aux mandarins qui trouvent bon qu’on laisse se développer une sous-langue pour les ilotes.
    
    Ils acceptent, voire encouragent l’appauvrissement de la langue (plus de grammaire étudiée méthodiquement, plus de travail sur les synonymes, ces outils de la pensée nuancée, plus d’étude des figures de style comme la métaphore, dédain des « classiques », etc). Appauvrissement accéléré par la vogue des SMS, des skyblogs d’ados, et maintenant page Fessbouc, pour beaucoup terrifiants terrains quasi-vides. Attention, les mômes ne sont pas les premiers responsables de cette décadence, victimes qu’ils sont de flatteurs calculateurs empressés de fabriquer des « cerveaux disponibles » privés d’une culture ouverte, diverse, complexe, et sur lesquels nos renards auront tout pouvoir.
    
    Je reverrai toute ma vie ce père qui a fondé mon combat pour et avec les élèves. Dans une réunion, un ouvrier, perdu au fond de la classe – bien sûr, trépignait car une Madame de Grand-Air au premier rang sortait des énormités - mais en beau langage. Et moi, le croisant huit jours après, de lui demander pourquoi il ne l’avait pas bâchée alors que je connaissais ses idées, pertinentes : ah Monsieur, je ne savais pas comment le dire.
      • Dimanche 7 Février à 22:49

        Malgré le bouton Éditer, impossible...

        Je voudrais nuancer et dire que je ne mets pas tous les "simplificateurs" dans le même sac d'infamie.

         

    214
    Dimanche 7 Février à 22:34

    Je continuerai sans doute à écrire les mots comme autrefois, uniquement par paresse et parce que je n'enseigne plus depuis 15 ans. Mais je serai tolérante quand mes petits-enfants m'écriront ! En 1990, je n'avais pas pris la peine d'enseigner la nouvelle orthographe mais je ne sanctionnais pas ces fautes-là. Bravo pour ce blog bien documenté. J'ai appris beaucoup de choses, notamment l'histoire du nénufar (info citée aujourd'hui dans un journal ainsi que le nom de votre blog). Il était temps que certaines règles soient simplifiées et je suis sidérée de voir sur les réseaux sociaux cette levée de boucliers, d'autant que les commentaires des détracteurs sont bourrés de fautes. La langue française est une langue vivante et pour vivre elle doit accepter de se remettre en question ! Et se remettre en question vaut dans tous les domaines : vous tous êtes jeunes mais moi, dans les années 50 j'ai appris à l'école que les hommes vivaient dans des cavernes, que les maisons du lac Paludru étaient construites sur pilotis.... Et puisque nous parlons d'orthographe, j'aimerais que quequ'un se penche sur le problème des lettres accentuées du clavier. Cela me gêne de taper alt 201 ou autres pour écrire œuf, À demain ou Éliane. Une dernière question : savez-vous si l'orthographe "ognon" était utilisée dans les années 1860 ? Je possède un livret d'agriculture intitulé "L'ognon, le poireau, l'ail et l'échalote". 

      • Dimanche 7 Février à 22:42

        A Monique : les majuscules non accentuées sont tolérées.

      • Dimanche 7 Février à 23:01

        Oui en effet j'ai vu récemment un extrait de dictionnaire de 1835 avec la graphie ognon. Il faudrait creuser un peu plus le sujet. Je sais que le son GN s'est longtemps écrit Ign (montagne s'écrivait montaigne, d'où le nom de l'écrivain) que le I a été supprimé à l'occasion d'une réforme. Le mot oignon avait été laissé à l'écart à cette époque parce que sa prononciation variait beaucoup d'une région à l'autre. Maintenant que l'usage est très majoritaire sur la prononciation "Ognon", il était logique que l'on supprime le i comme on l'a, autrefois, supprimé dans besogne, par exemple.

      • Robert1515
        Dimanche 7 Février à 23:04

        Les majuscules accentuées sur un ordinateur posent souvent un problème. Pour être précis, elles posent un problème pour les utilisateurs de Windows. La frappe des lettres sous Linux (et sous Mac aussi je crois) est bien plus simple puisqu'il suffit de verrouiller la majuscule (touche cadenas) pour écrire les É È À Ç Ê Ë Ü. C'est une manœuvre bien plus rapide que de faire Alt +1589 ou je ne sais quel nombre.

        Peut-être existe-t-il des moyens de faire de même sous Windows. Vous devriez poser la question sur des forums de Windowsiens, on ne sait jamais.

      • Dimanche 7 Février à 23:13

        Maintenant, je suis habituée, je connais par cœur les raccourcis (et aussi pour écrire les tons en chinois) et puis,comme je suis à la retraite, j'ai le temps ! quoique....). Cela me gêne de ne pas accentuer les majuscules, surtout quand je tape les noms de mes ancêtres dans mes fiches de généalogie. Moi, je m'appelle NOËL, le tréma sur la majuscule ne pose pas de problème, heureusement ! Merci pour l'information sur le mot "oignon".

      • Lundi 8 Février à 09:31
        alainl

        @ Monique : Comme il est quand même difficile de mémoriser les codes Windows pour les majuscules  ce tableau simplifie beaucoup les choses :

        http://pointecole.free.fr/tablepc.html

        @ Robert : Concernant Linux, je ne comprends pas bien  la simplicité dans la mesure où sur mon clavier ne figurent pas les majuscules accentuées :

        http://www.presse-citron.net/letat-souhaite-un-nouveau-clavier-azerty-encore-plus-francais/

         

        C@t

        alain l.

    215
    mlamer
    Lundi 8 Février à 00:22

    Et si vous enseigniez comme avant? B& A = BA. Simple non? Mais avant on avait pas autant d'ignares... Si en plus vous changez 2400 mots, du coup, les jeunes mal enseignés feront toujours autant de fautes, mais les vieux en feront aussi... Aller hop, vive le Français simplifié... qu'ils disent !

      • Robert1515
        Jeudi 11 Février à 00:42

        "Et si vous enseigniez comme avant? B& A = BA."

        Non, j'avoue, je n'y avais pas pensé. Dites donc, heureusement que vous êtes là, hein?

    216
    Jean-Paul Bianchi
    Lundi 8 Février à 07:38

    Enfin, un commentaire de fond sur cette réforme de l'orthographe. J'ai déjà commencé à partager le lien en réponse à des commentaires souvent oiseux sur le sujet. Il est vrai que nombre de nos concitoyens sont plus experts en pédagogie que les professionnels...

    Pour l'IEN que je suis, c'est un véritable plaisir de voir des enseignants s'engager autant dans leur métier, bien plus difficile que ne le laissent entendre les discussions de comptoir affichées sur tel ou tel site.

    Continuez!

      • Lundi 8 Février à 08:01

        Merci beaucoup pour ce message.

    217
    JC LEON
    Lundi 8 Février à 07:42

    Merci pour ce bel article, mais une erreur : nénufar s'est écrit nénuphar très longtemps, mais en alternant avec l'orthographe ph. Dans la grande encyclopédie Diderot d'Alembert, c'est nénuphar, mais au 13e siècle, c'est nénufar… Donc, l'étymologie fantaisiste fait des ravages depuis des siècles !

      • Lundi 8 Février à 08:04

        Oui, il parait, en effet, que la graphie PH n'a pas surgi en 1935 comme un diable de sa boite. Vous faites bien de le signaler... Mais j'aurais plein de précisions et petites anecdotes à ajouter (pour oignon/ognon aussi) si je ne craignais d'allonger excessivement cet article déjà fourni.

    218
    alainl
    Lundi 8 Février à 08:34
    alainl

    " Essayer d'enseigner mieux, de trouver les meilleures méthodes pour que les élèves comprennent,  retiennent, aiment apprendre, c'est la pédagogie et c'est, pour moi, l'honneur de notre métier que de s'y atteler. Si enseigner c'est juste débiter son savoir à des élèves qui n'ont qu'à se taire et écrire, nous serons bien vite remplacés par des vidéos sur internet, et nous ne l'aurons pas volé. "

    Oui !!! Oui !!! Oui !!!

    Merci Charivari ...

    c@t

    alain

    219
    chopin
    Lundi 8 Février à 08:37

    Que des "anomalies" soient corrigées n'a rien de choquant, que la langue évolue est tout à fait naturel, mais que la communication entre les êtres souffre de nouvelles ambiguïtés et manque de précision par cette nouvelle orthographe, ne représente pas un progrès. Or, il faut bien reconnaître que la présente réforme est davantage considérée comme un moyen de cacher les faiblesses des uns et des autres, de rendre "normale" la baisse de la maîtrise de notre langue, que de débarrasser cette dernière de complexités inutiles. Les nouvelles générations ont de moins en moins de vocabulaire, ont une connaissance de plus en plus imprécise du sens des mots sans parler de la syntaxe et de la ponctuation qui leur deviennent totalement étrangères. Vous en doutez? Voyez le nombre de personnes utilisant des mots anglais prétextant qu'il n'y a pas de traduction française! Pourtant, le mot existe toujours ou presque. Simplement, il ne le connaissent pas ou plus. Demandez à quelqu'un de donner des synonymes d'un mot quelconque. Le résultat sera bien souvent édifiant. Bref, le progrès n'est pas dans la facilité contrairement à ce que l'on voudrait croire et cette réalité ne se laisse infléchir par aucune idéologie, aussi généreuse soit elle. L'avenir apportera sa facture sans état d'âme.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:16

        Pourriez-vous être plus précis? Quel est le rapport entre "l'invasion de mots anglais" et la réforme de 1990 ?

    220
    alainl
    Lundi 8 Février à 08:43
    alainl

    @chopin

    " MUSIQUE - Les paroles des chansons à succès ne sont pas de bons exemples en matière de vocabulaire. Si nous nous en doutions déjà un peu, c'est désormais prouvé par la science. Une étude révèle que le niveau moyen des paroles des titres à succès équivaut au niveau du CE2. "

    [...]

    http://www.huffingtonpost.fr/2015/05/20/parole-chanson-succes-niveau-ce2-hip-hop-pop-musique_n_7339978.html

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:18

        Je n'en doute pas une seconde. Je me rappelle encore les chansons de mon enfance de Stone et Charden, Sheila et Ringo. Pffff...

    221
    Alain
    Lundi 8 Février à 09:13
    De grandes ouvertures potentielles pour le Scrabble. J'ai adoré lire l'ensemble de cette discussion.
    222
    Vudici
    Lundi 8 Février à 09:30

    Personnellement, la réforme me pose peu de problème (question de culture, sans doute, mon père est néerlandophone et depuis sa naissance a connu des réformes autrement plus ambitieuses). Néanmoins, elle me perturbe par les difficultés supplémentaires qu'elle entraîne: j'ai toujours, comme la plupart des gens en Belgique, prononcé "événement" et surtout "céleri" (si je prononce "cèleri", je vais passer pour une folle). "Ile" ne se prononce pas comme "île", or la prononciation courante est "île" et non "ile". Pour "maitresse" (mais c'est un mot rare, peu usité en Belgique où il fleure son 19e siècle), la prononciation correspond à la nouvelle graphie... Donc une réforme qui me laisse perplexe car mal pensée... mais que j'applique en classe depuis qu'elle est d'application ici, soit en 1994, même si les enfants sont parfois perturbés par l'écart de prononciation. Je leur explique que l'accent parisien est obligatoire à l'écrit.

     

    223
    Quentin
    Lundi 8 Février à 10:04

    Bonjour, et merci pour cet article intelligent et instructif.

    J'aurais une question au sujet de la suppression des traits d'union sur certains mots, peut-être pourrez vous me donner votre avis. J'ai lu que "chauve-souris" deviendrait "chauvesouris" avec cette suppression.

    La règle de prononciation voudrait donc que le "s" se prononce comme un "z" puisqu'il est entouré de deux voyelles. Est-ce un canular ou une réelle modification ? Et dans ce dernier cas, ne pensez-vous pas que cette nouvelle règle ajoute une exception de langage, pour ne pas dire une difficulté d'apprentissage supplémentaire ?

    J'ai cité ce mot en exemple mais il doit bien y en avoir d'autres qui ont le même problème.

    Je n'ai pas pris le temps de lire tous les commentaires, mais avec une rapide recherche il me semble que le sujet n'est pas évoqué ici. Si c'est le cas, mes excuses :)

    Quentin

      • Lundi 8 Février à 11:19

        De nombreuses exceptions existaient déjà (sans être perturbantes pour les élèves) pour les mêmes raisons (mot composé, préfixe devant un mot commençant par s). Voir, par exemple : parasol, tournesol (L'Académie, édition 1694, 1718 donnait tourne-sol), resurgir, désensibiliser, asocial, nanoseconde...

        Cela m'est déjà arrivé d'en parler à mes élèves. C'est l'occasion de (ré)évoquer la formation des mots, leur histoire.

      • Lundi 8 Février à 21:31

        Donc, on veut supprimer des exceptions, et on en crée plein de nouvelles. Preuve supplémentaire s'il en fallait de l'inanité de cette réforme.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:23

        Dans l'autre sens, vous avez transatlantique, transalpin, etc.

         

        Vous appelez ça une preuve. Heureusement que vous ne travaillez pas dans la police ou dans la justice.
    224
    Vudici
    Lundi 8 Février à 10:04

    problèmes, évidemment, mais comment corriger?

     

      • Lundi 8 Février à 11:12

        Compliqué. On peut corriger tant que personne n'a écrit derrière, mais là, il y a trop de monde en même temps. Moi aussi, j'ai dû laisser des coquilles (sur un tel article, cela m'ennuie particulièrement, mais bon)

    225
    Lundi 8 Février à 10:10

    Je découvre grâce à vous que île pourrait se prononcer différemment de ile. Vous êtes en Belgique, n'est-ce pas ? Mais alors, même si c'est compliqué à écrire sans api sur un blog, pouvez-vous essayer de nous "expliquer" comment vous prononcez île ?

      • Lustucru
        Mardi 9 Février à 11:46

        "Sans API" dites-vous ? c'est de l'humour ou un défi pour notre partenaire ?

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:25

        J'aurais bien aimé savoir moi aussi. Dommage.

        À tout hasard : est-ce le son lui-même ou sa longueur qui est différent ?

    226
    Lundi 8 Février à 11:03

    Lustucru, j'ai supprimé votre commentaire.

      • Lustucru
        Lundi 8 Février à 11:12

        C'est pourtant facile à vérifier sur le Web.

      • Lundi 8 Février à 11:21

        Pardon. Peut-être que je me trompais alors. À vous d'étayer vos dires avec des références (l'Académie Française, par exemple).

    227
    Lustucru
    Lundi 8 Février à 11:31

    Site de Le Gorafi du 21 mai 2014 ( article lu et partagé par 649214 lecteurs à ce jour ! au sujet de cette conjugaison . www.legorafi.fr  

    Tout çafinalement  pour une tempête dans un verre d'eau ...

      • Lundi 8 Février à 11:47

        Le Gorafi est un site parodique du Figaro. Rien de ce qu'ils écrivent n'est vrai. he Vérifiez "ils croivent" sur le site de l'Académie Française, pour voir.

      • L'eusses-tu cru ?
        Lundi 8 Février à 12:35

        Exact ! Bof, y'a pas de quoi fouetter un "chas" et vu cette atmosphère délirante , "Mieux vaut en rire que d'en pleurer, de peur de mourir sans avoir ri" disait ... vous vous souvenez ? Je n'ose écrire son nom de peur de passer ici pour un "réac, un réfractaire, un myope de la pédagogie, un sectaire, un vieux c..., un primaire, un refoulé du col, un rhumateux de la langue, un introverti, un pollueur du nouveau dictionnaire, un souffreteux de la linguistique, un objecteur systématique, un pis-aller ou un pisse-froid des réunions, un journaleux égaré en recherche d'emploi, un blogueur incapable de blaguer, un rameur à contre courant, un âne dans la bergerie... Et finalement, qu'enpense-t-il donc Michel Rocard qui s'est pris pour Richelieu car c'est bien lui qui est à l'origine de la création d'une commission (comme bien d'autres ensuite à tous propos) sans trop qu'il nous ait expliqué cette initiative qui n'avait rien d'un état d'urgence  de la langue...si ce n'est la sienne...j'entends politique puisque les dites commissions (encore nombreuses à chaque quinquennat) le sont toujours sous la Présidence du Premier Ministre qui en désigne les membres. ce qui, une vingtaine d'années plus tard amène l'Académie Française à faire cette déclaration du 5 février 2016 :

        " L'Académie Française tient tout d'abord à rappeler qu'elle n'est pas à l'origine de ce qui est désigné sous le nom de "réforme de l'orthographe" dont la presse se fait l'écho depuis quelques jours. Le texte auquel il est fait allusion émane du Conseil Supérieur de la langue française- il a été publié dans les "Documents administratifs"... Ah oui, je les avais oubliés ceux-là, les "Documents administratifs"... j'ai du les confondre avec le Bulletin Officiel...mais je me trompe  certainement une fois ... en attendant les initiatives d'un prochain Ministère...Ministère qui rime avec mystère.

      • Lundi 8 Février à 13:30

        Vous oubliez la suite de la citation de l'Académie Française : "C’est bien improprement que le terme de « réforme » est employé pour désigner les « rectifications » orthographiques proposées par le Conseil supérieur, qui ont été approuvées par l’Académie, et qu’elle a choisi de mentionner dans la neuvième édition de son Dictionnaire, en tenant compte pour chaque cas des évolutions réelles de l’usage."

        Quant aux citations sur le rire, vous en fusionnez deux, trop élégantes pour mériter ce sort :

        La Bruyère : Il faut rire avant que d'être heureux, de peur de mourir sans avoir ri

        Beaumarchais : "Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer".

      • Lustucru
        Lundi 8 Février à 14:07

        Bien sûr, cette fusion n'était que volontaire à défaut d'être "trop élégantes pour mériter ce sort" qu'on vérifie très vite sur Wikipédia. ... Décidément, je ne sais quel internaute vous disiez que vous manquiez d'humour ... . dommage pour une collègue enseignante qui devient, hélas, bien administrativement rigoriste dans un marasme officiel de plus en plus constestable avant d'être contesté... dans ces environnements blogueurs qui, à mon grand regret, apparaissent plus que crachoirs et défouloirs où les intervenants n'ont de cesse de s'affronter parfois véhéments et agressifs avec la caution de l'inutilité bienveillante de leurs créateurs ou animateurs qui sacrifient leurs intimes convictions sur l'autel d'une médiatisation qu'ils utilisent jusqu'à la mettre en doute quand il le faut pour sauvegarder leur pré-carré. 

        Prenez quand même le temps de vivre et de vous aérer avec ou sans humour partagé.

         

      • Lustucru
        Lundi 8 Février à 14:17

        Pour les fautes de frappe (je n'aime pas le mot), d'orthographe ou les oublis, peu m'en chaut...j'attendrai avles prochaines instructions dont on découvre toute l'importance et l'impact aujourd'hui ...comme celle qui prévoit de passer les épreuves du Bac en CINQ années après avoir engrangé les seules notes supéreiures à la moyenne... "La moyenne des notes" ? Tiens, elle pourrait faire l'objet d'une étude appronfondie d'une nouvelle Commission pour en définir le sens, les limites, les impacts, l'adéquation aux courges de Gauss, aux grilles d'Ackerman et j'en passe.

      • Coquillette
        Lundi 8 Février à 15:03

        Je suis la soeur de Lustucru, je souligne. Finalement, ton blog pourrait s'appeler Pandore (c'est de l'humour bien sur)

    228
    Matistsat
    Lundi 8 Février à 11:46

    Merci pour cette mise au point éclairante ... 

    229
    Matxu
    Lundi 8 Février à 12:01

    Bonjour,

    J'étais contre, pas forcément hystérique, mais contre...

    Et puis vous avez pris le temps de poser et d'expliquer les choses.

    Je suis désormais pour ^^ 

    Merci pour votre temps passé à éclairer ceux qui prendront le temps de vous lire.

      • Lundi 8 Février à 12:12

        Merci d'avoir pris le temps de l'écrire ! 

        Pour l'hystérie, je parlais de celle qui s'est emparée des réseaux sociaux qui ont hurlé à la mort de l'accent circonflexe ou à la validation du langage SMS. Jusqu'à Lustucru, ci-dessus, qui me certifiait que l'Académie Française avait validé "ils croivent" et "ils voyent".

        sarcastic

      • Matxu
        Lundi 8 Février à 12:39

        Pour l'hystérie, vous n'étiez pas chez mes amis à déjeuner hier midi he

         

        Bonne journée

    230
    Lundi 8 Février à 12:43

    Merci pour cet article, sourcé et documenté  ! :)

    231
    Lundi 8 Février à 12:45
    jeanpaulridolfi

    Pourquoi réformer? supprimons les fautes de grammaire et d'orthographe et laissons les gens écrire comme ils l'entendent sans les sanctionner. J'ai 60 ans et je ne pourrai jamais me résoudre à écrire sans accentuer ni à employer ces stupides suffixes du genre "auteure" pour auteur. (ce que l’académie a d'ailleurs rejeté mais qui se répand quand même dans les médias). Il y aura toujours une écriture surveillée (comme le langage) et une écriture vulgaire et basique comme celle que vous tentez d'imposer coûte que coûte. 

     

      • lou123
        Lundi 8 Février à 20:45

        Pour moi aussi, que cela est affreux d'entendre doctoresse, ou de lire auteure ,professeure..cela ne rime absolument à rien! Je l'écris toujours de la même façon...et je n'ai pas 60 ans ..bien moins ;-)

    232
    Gaëlle
    Lundi 8 Février à 13:11

    Très  bien ! :) Pour "oignon" ce n'est pas une anomalie en fait, mais on retire le seul survivant de la règle du i mouillé. Cela permettait à l'époque que prononcer le g et le n en tant que phonème "gn" et non en tant que deux phonèmes séparés comme dans g-nou ou ag-nostique. On plaçait donc un i mouillé juste avant le gn. C'était le cas de aigneau, roignon. Dès mots comme poigne (on entend parfois dire se serrer la pogne d'ailleurs !) ont survcu en voyant leur prononciation se modifier ! :) 

      • Laurence
        Lundi 8 Février à 19:24

        De nouveau un commentaire éclairant. Décidément on s'enrichit en venant sur cette page. Merci pour ces indications (j'ai souvent entendu mon père dire "pognes" pour les mains...)

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 00:34

        Oui. C'est aussi le cas de araignée qui se prononçait "aragnée" et de pays qui se prononçait "païs".

    233
    Georgy
    Lundi 8 Février à 13:42

    Comme disait Jean JAURES;

    Quand on ne peut plus rien changer, on change les mots.

    ET changer statu quo en statuquo, c'est changer l'histoire, parce que c'est du latin, pas du français, pourquoi pas remplacer week end en ouiquène!!, 

     

      • Lundi 8 Février à 17:59

        D'autres mots latins avaient déjà été "soudés par le temps". Prenez un quiproquo. La soudure n'ôte rien à l'étymologie.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 00:31

        "week end en ouiquène"

        Par curiosité, cherchez l'étymologie de redingote et de boulingrin.

      • Mardi 9 Février à 10:14

        Bien vu, Robert.

        Redingote : (1725) De l’anglais riding coat (« veste d’équitation »), composé de riding (« équitation ») et coat (« manteau »).

        Boulingrin : (1663) De l’anglais bowling green (« étendue gazonnée pour jouer aux boules »).

      • Laurence
        Mardi 9 Février à 14:02

        Magnifique ! Merci.

    234
    Vincent
    Lundi 8 Février à 13:48

    Très bel article qui, effectivement, dédramatise.

    Oui, la langue doit évoluer , c'est évident. Mais il faut que ce soit une évolution positive, un enrichissement. Pas un appauvrissement. Pourquoi "évènement, par exemple. C'est juste la "consécration" d'une mauvaise prononciation. Si "événement" s'écrivait avec deux accents aigus, c'est parce que les deux e devaient se prononcer de la même façon. La logique aurait voulu qu'on réapprenne au gens à le prononcer correctement plutôt que d'en changer l'orthographe. Sinon, on va vers l'écriture phonétique et c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! 

      • Lundi 8 Février à 17:39

        Non, le mot évènement se prononce bien avec un e ouvert en deuxième syllabe, contrairement à ce que son orthographe "ancienne" pouvait laisser croire.

        Voici ce qu'écrit Romain Muller : "Cette modification met en harmonie l’orthographe et la prononciation, et apporte plus de cohérence : puisque l’on écrivait déjà avènement et règlement, pourquoi écrivait-on événement et réglementaire ? En fait, lorsque l’Académie française a introduit les accents aigu et grave une pénurie de caractères représentant un è a conduit l’imprimeur de son dictionnaire à les remplacer par des é. C’est ainsi en raison d’un simple manque de petits caractères en plomb que des générations d’élèves ont dû retenir des exceptions qu’aucune logique ne justifiait... Il était temps que cela change"

        Source : http://fipf.org/sites/fipf.org/files/rm-1.pdf (publié en février 2011 sur le site de l'Association Française des Enseignants de Français)

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 00:29

        Je confirme : Charles Muller (professeur émérite à l'université de Strasbourg) l'explique dans son livre "Monsieur Duquesne et l'orthographe".

    235
    Denis
    Lundi 8 Février à 13:58

    Merci pour l'éclairage. Les 1.2.3.5 ne me semblent pas choquants. Je reste assez gêné par les 4.6.7, puisqu'il s'agit de valider une nouvelle prononciation que je ne pratique pas. Je ne prononcerai jamais eczéma comme exéma (du bout de la langue ou du fond de la gorge), renouvelle comme renouvèle (eh oui, la prononciation est différente : légèrement plus longue dans un cas que dans l'autre), oignon et ognon (c'est vraiment laid prononcé ainsi - question de goût et de couleur), etc. (les ph/f sont difficilement discutables). Celui qui me reste le plus en travers de la gorge, c'est le cacahuète. La sacro sainte cahuète est vandalisée !Il va falloir passer à la pistache :)

    236
    Angélique
    Lundi 8 Février à 14:14
    Bien expliqué . Cela explique aussi pourquoi nous avons souvent des doutes car nous avons appris certains mots des deux façons sans s'en rendre compte .
    Et pourquoi pas de temps en temps faire lire aux élèves des anciens textes avec les anciennes orthographes : l'enseignement de notre langue vivante !!!!
      • Angélique
        Lundi 8 Février à 14:50
        J'ai oublié de préciser : j'ai appris les deux façons différentes sans m'en rendre compte car je savais lire à 5 ans en 1984 . Et suis rentrée en 6 eme au moment de la réforme donc sûrement eu des profs et des livres avec des orthographes différentes. Je suis maintenant mère de famille avec 3 enfants en primaire . Et pas toujours facile de leur expliquer pourquoi un mot s'écrit d'une certaine façon et pas d'une autre ( surtout quand moi même j'hésite )
      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 00:25

        Idée intéressante.

        La difficulté principale est (était) d'en trouver car tous les classiques ont été réimprimés au XIXème siècle  (après l'édition du dictionnaire de l'Académie de 1835), ce qui au passage fait qu'on ne sait pas que l'orthographe a évolué, et ce de façon parfois importante.

        Donc, à part faire le tour des bouquinistes et d'avoir beaucoup de chance, il n'y avait pas de solutions.

        Internet change tout ça car on peut y trouver des scans de livres de plusieurs siècles d'âge.

    237
    Celine
    Lundi 8 Février à 14:18

    Merci pour cet article ! Bravo à vous pour ce que vous faites !

    238
    Henri
    Lundi 8 Février à 17:13

    Bonjour,

     

    Je n'ai pas encore tout lu donc la réponse à ma question y est peut-être...

     

    Qu'en est-il du "h" aspiré. ?  Certains me disent que cela n'existe plus (donc on peut dire : l'haricot), d'autres me disent : pas du tout il faut écrire, dire : le haricot.

    Donc ?

    Merci de bien vouloir me dire ce qu'il en est.

    Bien à vous,

    Henri Lemierre

      • Lundi 8 Février à 17:29

        On trouve généralement la réponse à toutes ces petites questions de langue française sur le site de l'Académie Française (rubrique Questions de langue). Votre question s'y trouve bien. Voici la réponse de l'Académie :

        Source : http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/questions-de-langue#43_strong-em-le-haricot-ou-l-haricot-em-strong

        Le h de haricot est « aspiré », c’est-à-dire qu’il interdit la liaison, impose que ce mot soit prononcé disjoint de celui qui le précède, au singulier comme au pluriel. On écrit et dit : le haricot, non l’haricot ; un beau haricot, non un bel haricot. Tous les dictionnaires indiquent par un signe conventionnel quels h (généralement d’origine germanique) sont aspirés et quels h (généralement d’origine gréco-latine) ne le sont pas. Pour certains mots, l’usage est indécis. Ce n’est pas le cas de haricot : la liaison est incontestablement une faute.

        La rumeur selon laquelle il serait aujourd’hui d’usage et admis que l’on fasse cette liaison a été colportée par un journal largement diffusé dans les établissements scolaires, L’Actu (no 8 du jeudi 3 septembre 1998, p.7), qui n’a pas jugé bon de publier de rectificatif.

      • Henri
        Lundi 8 Février à 17:50

        Merci

    239
    Lundi 8 Février à 19:37
    jeanpaulridolfi

                

    240
    Denis
    Lundi 8 Février à 19:42
    "Ce blog est écrit en nouvelle orthographe, depuis 2008, et, soyez honnête, est-ce qu'il vous pique les yeux ?"

    - J'aurais dit : non. Jusqu'à "nivèlement" ; c'est là que j'ai arrêté de lire.
    241
    cjsad
    Lundi 8 Février à 19:56
    il y a déjà la médecine des pauvres (dents, lunettes...) la justice des pauvres et depuis des décennies l'éducation
    pour les pauvres. quand ils enverront une lettre de motivation pour un emploi elle ira à la poubelle. Quel recul pour les enfants du peuple.......
      • lou123
        Lundi 8 Février à 20:40

        Oui, c'est ce qu'on appelle l'égalité de la part des gouvernements

      • Lundi 8 Février à 21:35

        Exactement. Mais cet argument, pourtant fondamental, l'auteur de ce blog n'y répond jamais. J'ai créé mon entreprise, je suis donc amené à recruter, et jamais au grand jamais je ne sélectionnerai quelqu'un écrivant comme cela...

      • Lundi 8 Février à 22:38

        Pas facile de caser iglou et cacahouète dans une lettre de motivation. On a les critères de recrutement qu'on peut ou qu'on veut. Cela vous regarde.

      • Mardi 9 Février à 09:52

        En tant que chef d'entreprise, je peux vous dire, Monsieur Rykner, que moi je ne vous recruterais pas comme DRH !

        Autant je suis convaincu qu'une bonne orthographe est fondamentale dans certains métiers, autant je mettrais à la porte le recruteur qui mettrait de côté un candidat de valeur pour une simple histoire d'accent circonflexe.

        Vous aurez les employés que vous mériterez.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:30

        Imaginez la scène : vous devez vous faire opérer et vous apprenez que les compétences orthographiques du chirurgien ont été déterminantes aux yeux du DRH... Bonne chance !!

      • Jeudi 11 Février à 16:11

        Je recrute des journalistes ou rédacteurs, pas des chirurgiens, cela vous aura sans doute échappé dans votre mauvaise foi. Et ayant créé ma société, je me remettrai de ne pas être engagé comme DRH par "Patron"' (question : pourquoi tout le monde écrit-il ici sous pseudo ? Il faut avoir le courage de ses opinions).

      • Robert1515
        Jeudi 11 Février à 19:44

        Donc c'est votre critère de recrutement pour vos journalistes  : l'ancienne ou la nouvelle orthographe ? Ils doivent faire de sacrés enquêtes.

        Pour ce qui est des pseudo, personne n'ira vérifier l'identité des intervenants. Alors qu'ils se nomment Robert1515, Tagadatsointsoin ou Albert Martinez, ça ne change rien. L'intérêt de cette page n'est de faire un contrôle d'identité, mais d'exposer des points de vue et des arguments. On attend toujours les vôtres.

      • Jeudi 11 Février à 20:53

        Il faut savoir que l'auteur de ce blog croit pouvoir bannir des internautes en leur interdisant de venir sur ce site et encore davantage de commenter. Je le comprends parfaitement pour des interlocuteurs qui insultent ou agressent ou des trolls, moi je débats (il vous suffit de regarder mes interventions). Chacun jugera mais très franchement c'est assez ahurissant (ignorez-vous d'ailleurs qu'il y a mille manières de contourner votre censure, la preuve).
        Pour répondre donc à l'intervenant précédent : évidemment non, ce n'est pas mon critère unique de recrutement et il vous suffit de lire mon site pour comprendre que nos enquêtes sont sérieuses. C'est un critère discriminant, je n'irai pas plus loin, et je trouverai sans problème les bons journalistes sans avoir à en recruter qui ne savent pas orthographier.
        Mais mon cas n'est pas très important. Ce qui est important, c'est de comprendre que, que vous le vouliez ou non, l'orthographe est pour des gens cultivés et exigeants un point essentiel. Beaucoup n'ont pas envie de lire des textes bourrés de fautes, et ils iront naturellement vers l'orthographe habituelle, pas vers celle qu'on nous impose par des textes idiots. En apprenant cette orthographe aux enfants, on leur impose un obstacle supplémentaire dans un monde du travail qui est suffisamment dur. C'est tout.

        L'auteur de ce blog peut enlever ce texte, je le remettrai. En revanche je m'engage à ne répondre qu'à ceux qui m'interpelleront et à ne pas répondre aux autres. Vous n'entendrez donc très bientôt plus parler de moi. Croyez moi ou non, je n'ai pas envie de passer plus de temps sur votre site mais je refuse qu'on me censure dans un débat qui est courtois.

      • Jeudi 11 Février à 23:29

        Didier Rykner,vous écriviez il y a 6 heures :"Rassurez-vous, si vous laissez ce commentaire, ce sera mon dernier sur ce blog." Mais vous avez changé d'avis, apparemment. Donc le "Rassurez-vous" était de trop, également.

        Oui, je peux bannir, censurer, tous les commentaires qui me semblent inconvenants, inappropriés, inadaptés, hors sujet, désagréables. Je n'ai pas de compte à vous rendre. Si un de vos commentaires a été supprimé c'est que je l'ai jugé inconvenant ou inapproprié ou inadapté ou hors sujet ou/et désagréable. Que cela vous plaise, ou non.

    242
    Balboa
    Lundi 8 Février à 20:46

    bien dit!!et pan!  dans les dents de ces réformateurs!

    quelle horreur l'iglou, la cacahouète et le fiord!! même votre éditeur de commentaires ne connaît pas cette abomination!!

    243
    Fred
    Lundi 8 Février à 21:12

    Merci @Charivari pour cette explication claire et sans agressivité yes mais avec pédagogie !!! 

    244
    Stef80
    Lundi 8 Février à 21:44

    En tout cas, l'avantage de ce remue-ménage provoqué par les réseaux sociaux, et qu'on a des supers débats sur notre chère langue française. :-) Et c'est vrai qu'on oublie souvent, la prononciation qui n'est pas la même selon les régions. Par exemple, en Picardie, tous les â et ô circonflexes sont prononcés plus longuement que ceux sans accent (je n'ai jamais remarqué et on ne m'a jamais fait la remarque pour le î). 

    245
    Mauvoisin
    Lundi 8 Février à 22:50

    S'il faut tout simplifier, pourquoi ne décrète-t-on pas par exemple que dorénavant Pi = 3 et non 3,1416 ? Pourquoi ne change-t-on pas les formules de physique tant qu'on y est ? C'est du grand n'importe quoi et un grave nivellement par le bas. Ce qui fait le charme de la langue française, ce sont toutes ses subtilités et je rappelle qu'il existe des dictionnaires quand on a un doute ! Quant à l'Académie française, elle n'est pas à une contradiction près puisqu'il fut une époque où, si elle admettait par exemple la graphie "évènement", elle recommandait à juste titre la graphie "événement" pour faire la différence avec "avènement". J'espère que beaucoup refuseront cette nouvelle orthographe. Et que penser des rédacteurs et autres correcteurs professionnels ? Devront-ils vérifier pour chaque mot s'il est concerné par la réforme et dans quel sens devront-ils corriger ?

      • Lundi 8 Février à 23:02

        C'est dommage de commenter sans prendre la peine de lire l'article.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 00:17

        Vous pensiez que la beauté et le charme de la langue française, c'était Victor Hugo, Émile Zola, Gide, etc. Détrompez-vous ! Ce sont toutes ses "subtilités". Vous savez "Le chapeau de la cime est tombé dans l'abîme".

        Et quand on lit ce qui suit, on se dit qu'il y a longtemps que le niveau a baissé.

        "S'il faut tout simplifier, pourquoi ne décrète-t-on pas par exemple que dorénavant Pi = 3 et non 3,1416 ? Pourquoi ne change-t-on pas les formules de physique tant qu'on y est ?"

        Et vous posez la question? C'est ahurissant.

      • Robert1515
        Dimanche 14 Février à 18:44
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        À Mauvoisin

         

        "S'il faut tout simplifier, pourquoi ne décrète-t-on pas par exemple que dorénavant Pi = 3 et non 3,1416 ? Pourquoi ne change-t-on pas les formules de physique tant qu'on y est ?"

         

        Allez, je vous donne la réponse : quelle est la différence entre les lois naturelles et les lois humaines ?

         

        Les lois naturelles existent avec ou sans la volonté des hommes. Elles existaient avant lui et existeront après sa disparition. Des exemples de loi naturelle : la gravité, le fait que le bois flotte sur l'eau et que le fer coule, la constante de Planck, mais aussi le rapport entre la circonférence d'un cercle et son diamètre, ce qu'on appelle le nombre Pi. Sur cette valeur constante, l'Homme n'a aucune influence. Il ne peut pas la modifier, contrairement à ce que vous laissez entendre (mais c'était du second degré, hein ?). Il ne peut que tenter de trouver sa valeur (la plus approchée). Rien d'autre.

         

        Pour ce qui est des formules de physique, êtes-vous sûr qu'aucune n'a été modifiée ?

         

        Si certaines sont erronées ou incomplètes, faut-il les conserver en l'état ou les amender ?

         

        Les lois humaines. Ce sont par exemple les lois, les règlements, le code civil, le code de la route, les contrats (qui font la loi des parties comme on dit). Ici, ce sont les humains qui décident : ils créent et ils modifient à leur guise. L'orthographe en est un exemple. Elle a été créée par les humains et elle a été  modifiée par les humains, et ce à de nombreuses reprises. Que je sache, ce n'est pas une loi divine et elle n'a pas été envoyée par l'Ange Gabriel (même si en lisant certains commentaires, on a l'impression de blasphémer).

         

        « elle recommandait à juste titre la graphie "événement" pour faire la différence avec "avènement". »

         

        À juste titre ? Vous trouvez ? Parce que le a initial ne vous suffit pas pour faire la différence entre les deux mots ? Il vous faut un écriteau sur chaque mot ?

         

        Et vous faites comment entre jouer et joueur ? Il vous faut une lettre en plus du dernier u ? Ou avec clouer et clouter ? Réprimer et déprimer ? Voiture et toiture ? Et marche et marché ? Table et tables ? Joli et jolie ?

         

    246
    Fred
    Lundi 8 Février à 23:13
    Malheureusement, nombre de mécontents ne prennent pas le temps de lire voire même d'essayer. C'est tellement plus simple de crier au scandale...
    247
    en français
    Lundi 8 Février à 23:51

    Chère Madame,

    Je suis heureux pour vous que vous écriviez en nouvelle orthographe.

    Pour ma part j'écris en français, un français qui respecte l'orthographe, car celle-ci est une norme appliquée à la langue et non la langue elle-même !

    Parlez-vous également en nouvelle orthographe ?

    248
    Ombelin fay
    Mardi 9 Février à 00:03
    De toutes façon tout cela n'a aucune espèce d'importance puisque les fautes d'orthographe ne sont déjà plus pénalisées !!!
    249
    Jean-Marie
    Mardi 9 Février à 07:30

    Enfin un article qui est clair et précis, j'avoue ne pas être un foudre de guerre en orthographe mais il faut avouer que de nos jours on vois de tout.

    Je me suis laissé abuser par les médias sociaux ou autres ce qui n'est pas vraiment dans mes habitudes, cet article explique clairement le comment du pourquoi.


    Bravo

      • Mercredi 10 Février à 17:35

        Dy, votre référence à Hitler est déplacée. Je supprime votre commentaire.

      • Dy
        Mercredi 10 Février à 18:08

        Parce que vous êtes soralienne ?

    250
    Mardi 9 Février à 07:38

    Hello, mon blog n'est pas une tribune politique. Vous êtes totalement hors sujet aussi je supprime votre commentaire.

    251
    Fred Ninefingers
    Mardi 9 Février à 08:48

    Plutôt réfractaire de prime abord à tous ces changements, votre texte m'a plutôt convaincu de son bienfondé. En revanche... non rien. Juste mon foutu esprit de contradiction qui tente de se manifester alors qu'il n'a rien à dire.

      • Mardi 9 Février à 09:40

        ...en revanche certains mots sont moches, n'est-ce pas ? ^^

        D'un côté je sais qu'à force de les voir il y a de bonnes chances pour que je les trouve jolis, finalement (c'est tellement subjectif, cette histoire de mocheté), d'un autre côté je pense qu'il est probable que les plus moches ne passent pas l'épreuve du temps.

        De toutes façons, c'est vraiment anecdotique et ne remet absolument pas en cause tout ce qui est écrit ici.

    252
    Mardi 9 Février à 11:35
    jeanpaulridolfi

    d'accord avec tout le monde.

    253
    David
    Mardi 9 Février à 11:55

    Je n'ai qu'un mot à dire : Merci (un mot qui n'a pas changé !).

    Comme tout le monde, j'ai eu une vue partielle de cette réforme avec les sites d'information généralistes (mainstream, si vous préférez... non, je plaisante). Et donc, forcément, je ne voyais pas forcément d'un bon œil certaines modifications (à ce propos, rien de nouveau sur l'E dans l'O, ou plutôt les O-E liés comme l'appelait mon instituteur ?).

    Mais en cherchant un peu, j'ai trouvé bien d'autres sons de cloches, et votre texte clair et pédagogique m'a définitivement convaincu. Donc, je vais me répéter : Merci.

    254
    Vincent
    Mardi 9 Février à 14:04

    Moi je suis juste déçu que l'on cherche à faire disparaître des mots d'une langue aussi belle que la notre (et qui se caractérise par ses exceptions) pour la simplifier un peu plus chaque année (LOL dans le dictionnaire Robert...).
    Combien d'année avant d'accepter le sms car après tout...? Ça se prononce pareil...
    Je ne suis pas sectaire au point d'en faire tout un tollé mais je trouve ça juste dommage... 

    Problématique : Si une langue doit évoluer, où se situe la limite?

      • Mardi 9 Février à 15:01

        C'est un peu pour cela que l'on réunit des conseils de "sages" pour poser des limites.

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:55
        <style type="text/css"></style>

        À Vincent

        Dans les langues, des mots apparaissent et d'autres disparaissent. Les dictionnaires font de même. Je pense que c'est principalement pour une question d'embonpoint (en tout cas pour les versions papier).

        Même si on est nostalgique, il faut tout de même penser que certains mots ont totalement disparu de l'usage et n'ont plus vraiment leur place dans un dictionnaire courant. On doit certainement pouvoir les retrouver dans des dictionnaires spécialisés.

        En parlant de mots dépassés, je pense à FORS qui n'y survit que par référence à la phrase de François Ier "Tout est perdu fors l'honneur."

    255
    Azucena
    Mardi 9 Février à 16:19

    Bonjour,

    On l'avait presque oubliée, la réformette de nos chers académiciens, lesquels n'ont sans doute aucune idée de la panade dans laquelle ils ont mis les professionnels du livre et de la pagaille qu'ils ont semée dans les maisons d'édition et les secrétariats de rédaction ! Or, vous le constaterez vous-même à la lecture de la plupart des ouvrages publiés depuis vingt-six ans en France, personne ou presque personne dans le milieu du livre n'applique lesdites recommandations de 1990 ! J'ajouterais : pas plus en ce qui concerne les ouvrages destinés à la jeunesse que pour ceux qui s'adressent aux adultes.

    Il y a quelques mois, j'ai corrigé de petits ouvrages destinés aux enfants, des livres de contes. Sachant que l'orthographe dite réformée est déjà enseignée ou le sera à terme, j'ai naturellement posé la question à l'éditeur : "Ortho traditionnelle ou ortho rectifiée... vu que cela s'adresse à un jeune public ?" "Ortho rectifiée", m'a-t-il répondu. Je me suis donc pliée aux directives de mon client (à contrecœur) et me suis armée de patience pour rectifier chaque mot "suspect" selon les suggestions de nos académiciens ; cela m'a donné bien du mal... La correction terminée, j'ai envoyé le manuscrit corrigé à l'éditeur, lequel, quelques jours après, a trouvé cela tellement laid (il faut que nos yeux s'habituent) qu'il m'a demandé de revenir en arrière et de "tout remettre en ortho traditionnelle" ! 

    En ma qualité de correctrice, j'aurais beaucoup à dire sur ce sujet et sur les dégâts que ces changements suggérés, fussent-ils mineurs, ont pu faire tant dans les livres que dans les revues, les journaux et autres sites internet, etc. Depuis quelque vingt-six années, les écrivains sérieux, les maisons d'édition de qualité et les correcteurs s'accommodent tant bien que mal d'une réforme qui n'en est pas une et tentent de "vivre avec", en espérant souvent qu'elle se fasse oublier ou que, finalement, quelqu'un tranche et impose enfin l'une ou l'autre de ces deux "orthographes". Aussi, lorsqu'un "manuscrit" arrive sur nos écrans, nous ne posons même pas la question : sauf en cas de formelle indication contraire, nous appliquons d'emblée l'orthographe traditionnelle !

    Exerçant cette profession à temps plein depuis trente-cinq ans, je peux dire que j'ai assisté de près à la lente dégringolade de notre langue. En premier lieu à une préoccupante paupérisation du langage, aussi sournoise que diluée dans le temps, nombre de nos compatriotes emploient en effet un vocabulaire restreint. Par ailleurs, leur connaissance de l'orthographe (tant d'usage que grammaticale) est chancelante et leurs notions de grammaire, de conjugaison et de ponctuation sont bien vagues.

    Vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui n'importe qui : vous, moi, l'individu lambda, peut publier sa prose par le biais d'Internet et de maisons d'édition aussi éphémères parfois que les espoirs qu'elles font naître et les revenus qu'elles procurent aux auteurs. Aussi, les correcteurs, dans leur grande sagesse, sentant le vent venir, se sont pour la plupart gardés d'appliquer ces recommandations orthographiques (qu'ils connaissent depuis 1990 mais n'appliquent guère, sauf sur demande expresse). Non seulement ils les trouvent parfois quelque peu farfelues, mais, de plus, elles compliquent une tâche de correction devenue déjà bien ardue à cause de la dysorthographie ambiante et des lacunes grammaticales sévères de tous les quidams qui se mêlent aujourd'hui d'écrire (dans certains livres, nous trouvons une faute ou une lourdeur tous les trois mots. C'est vous dire l'ampleur de notre tâche ! Si, en plus, il faut hésiter sur l'orthographe ! Je précise au passage que, pour corser la chose sans doute, nos dictionnaires les plus usuels, le Larousse et le Robert, même dans leurs éditions les plus récentes, ne sont souvent pas d'accord entre eux... Nous voilà dans de beaux draps !). Bien souvent, personne ne sachant que répondre à la question que nous ne manquons pas d'adresser à l'éditeur, voire à l'auteur, nous voilà bien marris de devoir prendre nous-mêmes la décision... 

    Eh oui, nous avons donc déjà fort à faire pour corriger, modifier, suggérer, rétablir les temps verbaux corrects, les concordances, revoir la ponctuation e tutti quanti... en un mot : pour réécrire. Or, depuis la "réformette" peu ou prou déjà connue des milieux de l'écrit, combien de fois avons-nous rencontré dans le même ouvrage, le même mot différemment orthographié ou, pire encore, l'orthographe "réformée" appliquée çà et là, "au petit bonheur la chance", mais pas partout, juste saupoudrée un peu, là où cela sied à l'auteur sans doute... Nous sommes des professionnels rigoureux et sans doute un peu stricts (psychorigides diraient nos détracteurs), pour nous, le règlement, c'est le règlement. Si on applique, on applique. C'est blanc ou c'est noir, mais ce n'est surtout pas gris... Cette rigueur, cette discipline, cet amour de notre langue, c'est pourtant l'école de la République qui nous les a enseignés.

    À mon avis, l'Éducation nationale aurait bien mieux (et sans doute bien plus) à faire, ne serait-ce qu'en ne renvoyant pas les enfants aux correcteurs automatiques de leurs ordinateurs (lesquels leur racontent n'importe quelle billevesée) et en leur enseignant de nouveau la grammaire et les conjugaisons, fût-ce au prix de quelques douleurs crâniennes qui n'ont jamais tué personne. 

    Un jeune auteur avec qui j'ai eu l'occasion de travailler l'an dernier a écrit, sur des centaines de pages de narration au passé, des formules telles que : "Il nous ouvrit la porte et nous entrions" (ben voui, quoâ !), des "on/nous/notre/on" à la pelle, ou encore : "Il appuya son dos contre le haillon de la voiture". Ce ne sont là que des exemples parmi des milliers... M'est avis que la lourde tâche de l'Éducation nationale, en ce qui concerne le français, devrait être tout autre que d'embrouiller les esprits avec des notions d'orthographe modifiée à tout le moins secondaires, non ?

    Je n'ai hélas pas pu joindre ici une "image" que je garde précieusement dans mes archives. Il s'agit de la photo d'un bulletin scolaire qui m'a fait sursauter. Un enseignant de CP y a écrit "travail impécable" ! Cet enseignant a réformé l'orthographe tout seul dans son coin sans doute, à sa façon... Que chacun fasse sa sauce lui-même comme ça lui chante, voilà un autre danger latent si nous n'y prenons garde.

     

    Force nous est de constater qu'il aura fallu un diktat gouvernemental (encore un) pour imposer cette réforme aux générations futures, et cela contre l'avis de la majorité du peuple français... Tout compte fait, c'est peut-être là que le bât nous a blessés ? Mais ça, c'est une autre histoire...

     

      • Mardi 9 Février à 17:48

        À ma connaissance, il n'y a eu aucun diktat gouvernemental. Ni cette année, ni depuis 1990. Nous, enseignants, n'avons pas non plus cessé d'enseigner la conjugaison. Votre argumentaire serait plus convainquant sans ces contrevérités, distillées ici et là.

        Ceci dit, je pense personnellement qu'un peu de "diktat", un vrai, cette fois, au moins côté enseignement, aurait rendu service aux enseignants, et aux professionnels de la langue comme vous l'êtes. Si les consignes d'application avaient été plus claires, Cela nous aurait épargné ces discussions. Mais ce n'est pas l'avis de l'Académie Française, qui valide les rectifications, les intègre dans son dictionnaire, tout en ne souhaitant pas les imposer, ce qui met le... bazar que nous connaissons aujourd'hui.

      • Jeudi 11 Février à 19:43

        Oups, convaincant, et non convainquant.

    256
    Azucena
    Mardi 9 Février à 17:58

    Un peu trop d'amateurs, hélas ! Il ne fallait pas créer tant de générations de pseudo-littéraires ! Les voilà à présent qui jettent l'opprobre sur notre métier en nettoyant les textes à grands coups de correcteurs automatiques. 

    Mon message était une "pause" que je me suis accordée dans mon temps de travail en quelque sorte.

    Salariés du secteur de l'édition, nous sommes rétribués à coups de lance-pierre pour des emplois souvent précaires ou bien, devenus pour la plupart (hélas !) des "travailleurs dits "indépendants", nous dédions la quasi-totalité de notre temps à notre travail, lequel devient toujours plus ardu. Il y a vraiment de quoi faire réfléchir. La situation des correcteurs en France n'a rien d'enviable.

    Nous n'avons pas, pour notre part, à nous poser la question de l'organisation de nos vacances libératrices et de nos retraites, ni à ne vivre que dans l'espoir que celles-ci arrivent... Tout simplement parce que nous n'en prenons guère, nous avons du pain sur la planche et, bien de l'ouvrage à mettre et remettre sur le métier. Aujourd'hui, nous sommes hélas pour la plupart inconfortablement assis sur les tabourets branlants de l'auto-entreprise, les autres sont tombés dans les oubliettes du Pôle emploi ou vivotent à coups de contrats CDD précaires.

    Il nous faut accepter de perdre une perdre une bonne partie de notre vie dans le seul espoir de la gagner, étrange paradoxe, et travailler le dimanche, les jours fériés, le soir, la nuit et pendant les vacances scolaires, pour ne pas perdre nos patrons devenus nos "clients". 

    Mais assez parlé de cela, je m'égare...

    Je ne souhaite pas jeter le discrédit sur l'Éducation nationale, mais, vu de l'extérieur, il me semble qu'elle doit peut-être revoir sa copie et mettre sa propre barre plus haut. J'aurais tendance à me méfier d'une administration qui licencie ses jeunes maîtres stagiaires par dizaines (sous de fallacieux prétextes), non sans leur avoir pourri la vie au préalable et tué leur vocation dans l'œuf – pour ne pas avoir à les titulariser et à les payer au prix fort sans doute – et qui pleurniche ensuite pour embaucher n'importe quel quidam vacataire pour faire la classe (comme si cela s'improvisait), car la France manque, paraît-il, de professeurs... Dans ces conditions, tant en ce qui concerne le français que d'autres matières, nous allons rapidement tomber de Charybde en Scylla. Et il se trouvera sans doute qui s'en étonnera.

    257
    Mardi 9 Février à 18:11

    Méfiez-vous des discussions de bistrot. Je n'ai jamais vu l'Administration licencier "à tour de bras" ses stagiaires. Cela n'est jamais arrivé autour de moi. Je ne dis pas que cela n'arrive jamais mais c'est toujours ponctuel.

    Vous dites tout et son contraire. Il est normal que l'EN soit exigeante sur ses recrutements de titulaires si elle souhaite atteindre le niveau que vous réclamez, non ?

    Je comprends que le sujet vous énerve, mais votre argumentation ne tient pas la route. Quant à la soi-disant baisse du niveau, maintenant que mes enfants sont au lycée et fin de collège, elle ne me saute pas aux yeux. Ils rédigent et raisonnent très bien, argumentent, s'expriment à l'oral en français et en anglais avec beaucoup plus d'aisance que moi à leur âge. Ils travaillent en groupe, maitrisent l'outil informatique et même un peu de programmation. Je ne vois aucune raison de me lamenter. 

    258
    Azucena
    Mardi 9 Février à 19:57

    Aucune "discussion de bistrot", mais du vécu familial, un jeune maître de ma famille issu très haut la main de l'IUFM... Et oui, cela arrive, tout n'est pas très propre : dix jeunes maîtres d'un coup, licenciés en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire (1 h 1/2 pour les dix, autant dire qu'on liquide !), dont certains embauchés en novembre en classe de CP (chose que l'on ne fait pas en théorie), "inspectés" dès le mois de décembre, moralement torturés jusqu'en juin et virés en juillet ! Pas assez ou mal formés sans doute ? Mais qui donc assure cette formation ? Une question de caractère paraît-il, un jeune trop doux avec les enfants, pas assez sévère (cela s'apprend avec le temps, je pense...). À la fin de l'année, les enfants savaient néanmoins lire, écrire, compter et appréciaient le jeune maître. Nous avons appris ensuite qu'il y avait eu bon nombre de fermetures de classes entre-temps dans le département, donc des titulaires à "recaser". Relation de cause à effet ? Quoi qu'il en soit, admettez qu'il est dur de voir souffrir un jeune volontaire, aimant son métier et à qui rien n'a été épargné, puis de devoir subir sur les écrans de télévision les campagnes de recrutement de pseudo-professeurs que l'on va chercher au Pôle emploi.

    Vos enfants sont au collège et au lycée et tirent leur épingle du jeu ; sans doute les chiens ne font-ils pas des chats, dirons-nous. Pour vous, l'école est importante et le savoir est primordial. Vos enfants ont grandi dans une famille où l'on respecte ces valeurs, où l'on apprend avec plaisir parce que l'on aime en savoir un peu plus aujourd'hui qu'hier. Ce n'est hélas pas le cas de tous les enfants et tous les parents ne veillent pas au grain, tant s'en faut.

      • "Seintaxe"
        Mercredi 10 Février à 20:55

        Bonsoir,

        J'avais entendu et compris votre message en reconnaissant ce travail qui vous fait honneur. Mais Charivari en a supprimé les termes pour ensuite m'interdire son blog auquel j'ai néanmoins répondu par le biais du Magazine Littéraire. Navrant.

        Cordialement.

        signé "Syntaxe" pourquoi pas ce soir. (vous verrez  bien ou pas du tout, encore désolée)

    259
    Mauvoisin
    Mardi 9 Février à 20:29

    Même l'Académie française prend (un peu, certes...) ses distances par rapport à ces modifications : http://www.academie-francaise.fr/actualites/lacademie-francaise-et-la-reforme-de-lorthographe

      • Mardi 9 Février à 21:00

        Déjà cité plus haut. Ils ne prennent pas de distances, ils maintiennent celles qu'ils ont toujours eue et corrigent les élucubrations des journalistes qui parlent de réforme de l'orthographe. 

      • Mauvoisin
        Mercredi 10 Février à 08:55

        @Charivari

        "... ils maintiennent celles qu'ils ont toujours eue..." : "eues" serait plus exact ; même si vous la souhaitez peut-être, on n'en est pas encore à la réforme de l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir...

      • Mercredi 10 Février à 09:03

        En effet. Je le copierai cent fois.

    260
    117
    Mardi 9 Février à 23:11

    Pourquoi ne pas passer directement à la phonétique, ça serait nettement plus simple

      • Robert1515
        Mardi 9 Février à 23:49
        <style type="text/css"></style>

        Outch!! Vous avez déjà écrit en phonétique? Et lu de la phonétique?

         

        [vuzavedeʒaekʁdmsetfasɔ̃ setusɔffasil sadəmɑ̃dədəlɑ̃tʁɛnmɑ̃ejeperdylamɛ̃]

         

        Je sais j'ai perdu la main. D'ailleurs je le dit dans le texte.

         

      • Robert1515
        Mercredi 10 Février à 00:03

        dis (désolé)

      • 117
        Mercredi 10 Février à 00:16

        @Robert1515

        Je ne maîtrise pas la phonétique, à mon grand regret, mais le second degré, ça vous dit quelque chose? 

      • Robert1515
        Mercredi 10 Février à 01:03

        Oui, je connais, mais ça n'en était pas.

        C'est un peu facile d'écrire ce genre de commentaires et de jouer ensuite les innocents aux mains pleines qui invoquent l'humour ou le second degré.

    261
    Eric D.
    Mercredi 10 Février à 07:53

    Ce billet et les commentaires qui l'accompagnent ont valeur de symptôme : un certain nombre de professeurs des écoles sont des militants du changement davantage soucieux de "réformer" et de "moderniser" que de transmettre. L'immense tort de cette réforme de l'orthographe est de politiser de rapport à la langue, et de créer des polémiques inutiles à propos de ce qui devrait faire l'objet d'un respect consensuel. On ne change pas la langue par décret : s'il est un domaine où il faut être conservateur, c'est bien celui-ci. Les rectifications ne devraient être que rétrospectives et destinées à sanctionner de nouveaux usages. J'ajoute qu'il faudrait au minimum être cohérent : si on admet la coexistence de deux usages, ce qui revient à les mettre en concurrence, il faut aussi laisser aux enseignants le libre choix, plutôt que d'imposer l'un des deux en l'inscrivant dans les programmes.

      • Papadeleve
        Mercredi 10 Février à 08:34

        "D'avantage soucieux de moderniser que de transmettre" ! Je ne sais pas si vous parlez de Charivari mais visitez un peu son blog ! Il se trouve que je connais très très bien sa classe pour y avoir eu un de mes enfants. Dans la classe de Charivari, les élèves font de la dictée tous les jours. Ils ont deux verbes à revoir chaque jour à tous les temps du programme, toute l'année. Ils passent au tableau chaque matin sur ces verbes. Ils font un travail de rédaction tous les jours aussi (jogging d'ecriture). Je ne m'étendrais pas sur le reste, l'aisance avec laquelle il manipulait les fractions en sortant de CM2 et surtout l'appétit, la gourmandise d'école qu'il a gagnée en correspondant avec des classes du monde entier ou en travaillant/jouant en équipe... Mais cela me met en colère de lire de tels jugements pédants de la part de profs qui, visiblement, ne connaissent pas son travail et qui défendent un modèle figé d'enseignement aussi bien que d'orthographe.

        Alors vous allez répondre : "je ne visais pas Charivari". Mais bon sang, lisez l'article. Ôtez vos œillères. Je reconnais que je n'étais pas emballé par cette idée de réforme quand j'en ai entendu parler la semaine dernière. Et puis j'ai lu cet article. J'ai lu le texte de Druon aussi. Et je suis convaincu. Jevous reproche pas de ne pas l'être, mais de critiquer la pédagogie de ces profs remarquables. Prenez exemple. Nos enfants ne pourrons qu'en profiter.

      • Papadeleve
        Mercredi 10 Février à 08:36

        Pardon pour les coquilles. Je ne sais pas corriger.

      • Mercredi 10 Février à 09:12

        Vous êtes tout pardonné. C'est le plus joli message que j'aie jamais reçu. Merci ! (Qui êtes-vous ?)

      • Eric D.
        Samedi 13 Février à 01:53

        On a toujours tort d'attaquer ou de dénigrer les personnes, surtout lorsqu'on critique sans connaître. Mea culpa, donc, sur ce point. Je maintiens en revanche, sur la question de la réforme de l'orthographe, mon commentaire critique : militantisme plutôt qu'enseignement, politisation regrettable du rapport à la langue, incohérence quant à la méthode, dès lors qu'on propose la coexistence des usages tout en exigeant la généralisation de l'enseignement de la nouvelle orthographe et l'imposition aux professeurs de ce nouvel usage.

    262
    Mercredi 10 Février à 14:40

    Bonjour,

    Merci encore pour tous ces articles et toutes ces ressources !

    Je tenais à vous signaler que j'avais ajouté  sur mon blog le lien vers votre article, en vous citant bien évidemment ! :)

    263
    ellen
    Mercredi 10 Février à 18:21

    Elle est belle la cohérence :

    nénufar avec un "f" car c'est un mot persan MAIS

    fiord avec un "i" pardon mais fjord alors on s'en moque car c'est un emprunt norvégien, la cohérence c'est selon les cas !!!

    Allez donc au Québec voir les résultats de cette bellllllllle réforme qui accepte les deux orthographes,  un désastre !

    Ils ne maîtrisent ni l'une ni l'autre ! De plus, où est la cohérence lorsqu'on invente de nouvelles exceptions ????

     

    Pour information, j'ai lu tous les livres concernant cette nouvelle orthographe depuis 2008, je ne pénalise pas, j'accepte les deux mais les textes des élèves en deviennent illisibles !

     

      • Mercredi 10 Février à 18:33

        Allons, allons, illisibles, vous dites ? Vous ne croyez pas que vous en rajoutez un tout petit peu ? Mon blog est illisible aussi, alors ? Il me semble qu'il y a bien d'autres erreurs qui rendent illisibles les copies des élèves. J'aimerais bien qu'il n'y ait que ces iglous et ces cacahouètes qui me piquent les yeux dans les copies des miens, d'élèves... (car oui, évidemment que ces mots me "piquent les yeux", puisque, pas plus que vous, je n'y suis pas habituée). 

        nénufar n'a rien à voir avec fjord (ou fiord). C'est la graphie ph qui a été considérée pour rectifier le mot nénufar. On réserve le ph au phi grec, donc nénufar s'écrit sans ph, c'est tout.

        Quant aux Québécois, il se trouve que j'en connais quelques-uns : je ne les ai pas entendu parler de cataclysme orthographique.

      • Robert1515
        Jeudi 11 Février à 00:24

        D'accord, nous avons tous compris que l'orthographe traditionnelle ou ancienne, au choix, est un modèle de cohérence, qu'il ne faut surtout pas y toucher et le vénérer religieusement.

        En parlant de ph, une remarque et une suggestion.

        1) L'orthographe du français met un point d'honneur à différencier à l'écrit les son [f] d'origine grecque ou non (ph dans un cas, f ou ff dans l'autre). Il est intéressant de constater que les Grecs s'en fichent royalement, dans leur orthographe en tout cas : ils n'ont que la lettre phi pour noter ce son. Nous sommes plus Grecs que les Grecs.

        2) Par curiosité, cherchez l'étymologie de faisan.

        Bonne soirée.

      • Jeudi 11 Février à 06:04

        « je ne les ai pas entendu parler de cataclysme orthographique », écrivez-vous, Charivari. Là, vous allez plus vite que  les « recommandations » du CSLF reprises par l'Académie, car si celles-ci préconisent l'invariabilité de laissé suivi d'un d'un infinitif (je les ai laissé tomber), elles n'ont pas encore touché à l'accord de vu ou entendu suivis de l'infinitif. On doit donc encore (même si, je vous l'accorde, ce n'est pas « cohérent ») écrire : Je les ai pas entendus parler… ».

      • Jeudi 11 Février à 08:50

        ouch Pardon pour cette vilaine erreur que je n'ai pas su éviter.

        "L'erreur que j'ai su_ éviter (ou pas)"...

        "Les québécois que j'ai entenduS parler"...

        Au moins, la preuve est faite qu'il nous reste bien des occasions de dérapages orthographiques, même avec les rectifications.

      • catherineP
        Jeudi 11 Février à 10:31

        COD placé avant l'auxiliaire avoir = accord avec le COD donc" l'erreur que je n'ai pas sue éviter" !

        Vous enseignez en CM2, n'est-ce pas ? Cette règle n'est plus au programme ?

      • catherineP
        Jeudi 11 Février à 10:39

        Après vérification, ce point n'est plus au programme ! Quel dommage, je fais partie de la vieille école, à mon époque on voyait cela en CM2. Pas étonnant que le niveau baisse et que même certains enseignants soient favorables à la simplification de l'orthographe !

      • Jeudi 11 Février à 11:10

        Non non, je maintiens mon SU. Vérifiez donc... (Et le mot erreur n'est absolument pas COD du verbe savoir. Ça c'est du CM2, en revanche)

        Comme quoi ce n'est pas si simple... Et cet accord n'est certainement pas du niveau CM2.

        Un petit lien qui vous sera utile : http://www.langue-fr.net/Accorder-ou-pas-le-participe-passe-suivi-d-un-infinitif

      • catherineP
        Jeudi 11 Février à 11:42

        Si, si, j'ai regardé votre lien et erreur est bien COD !

      • Jeudi 11 Février à 12:09

        - J'ai su quoi ?

        - éviter (l'erreur)

        éviter est un infinitif, COD du verbe savoir, lequel reste donc invariable

         

        - J'ai évité quoi ? (ou : Je n'ai pas évité quoi ?)

        - L'erreur 

        erreur est COD du verbe éviter

      • Prof2lettres
        Jeudi 11 Février à 12:21

        Comme une internaute le dit si bien, ci-dessous, un peu d'humilité ne ferait pas de mal à Catherine P. Que vous vous trompiez une fois, soit, cela arrive à tout le monde, surtout au clavier. Mais que vous identifiiez si mal un COD, lisiez si mal le lien très pédagogique que donne Charivari, tout en vous enfonçant dans vos sarcasmes, cela mérite un bonnet d'âne (avec accent).

        Retournez à vos cahiers de CM2, puisque vous dites avoir appris cela à l'école (mal, apparemment). S'il vous reste un peu de temps, profitez-en pour découvrir l'histoire de notre belle langue. Ce n'est pas pour rien que l'Académie Française intègre ces quelques rectifications dans son dictionnaire.

      • Jeudi 11 Février à 18:05

        Bien entendu, sur cette question : L'erreur que j'ai su éviter, Charivari a raison et CatherineP a tort. N'empêche que le site donné en lien par Charivari se trompe lui aussi quand il dit: « On écrira correctement sans accord les chansons que j’ai entendu interpréter bien que le complément direct (chansons) soit placé avant entendu ». Parce que dans cet exemple chansons n'est pas COD d'entendre. Il est COD d'interpréter, lequel est, lui, COD d'entendre. Il faut comprendre : « Les chansons que j'ai entendu [quelqu'un] interpréter. ] J'ai entendu quoi ? Interpréter. Interpréter quoi ? Les chansons. S'enfonçant dans son erreur, le site en question nous laisse entendre que dans « Les concertos que j'ai entendus jouer » concertos est COD d'entendu. Avant de se contredire juste après en écrivant : « J'ai entendu jouer les concertos », où il est clair que concertos est le COD de jouer.

        En tout cas, ces exemples montrent clairement que la thèse d'Athena 265 selon laquelle l'orthographe ne réclame pas de l'intelligence mais seulement de la mémoire visuelle est fausse. L'orthographe nécessite que l'on comprenne la structure d'un texte, son agencement (donc compréhension du texte et rédaction, pour reprendre les propres termes d'Athena). Il y faut de la rigueur et de l'intelligence. L'occasion pour moi de répéter que les recommandations en manquent singulièrement, de rigueur, quand elles préconisent l'invariabilité de laissé suivi d'un infinitif, donc sans qu'il faille rechercher où se trouve le COD, alors qu'elles maintiennent l'ancienne règle pour voir + infinitif et entendre + infinitif, pour lesquels il faut  toujours chercher la position du COD, avant ou après le PP,  pour savoir s'il faut accorder celui-ci ou non.

        Enfin, il faudra bien un jour tordre le cou à cette idée reçue qui voudrait que les règles de l'accord du participe passé soient extrêmement complexes. Il y a UNE règle, et elle est simple. L'appliquer aux différentes situations est justement une affaire de… compréhension du texte, de rigueur, d'intelligence. Dire le contraire a deux effets : d'abord, décourager les meilleures volontés en leur faisant croire qu'elles « n'y arriveront jamais » ; ensuite, permettre à ceux qui savent à peu près accorder les participes passé de se prendre pour des génies. Les deux choses sont fausses.

    264
    Magazine
    Mercredi 10 Février à 19:43

    Maurice Druon et la "syntaxe" du Magazine Littéraire  vous saluent bien. Au plaisir...

      • Robert1515
        Jeudi 11 Février à 00:09

        ????? Rien compris.

        En parlant de magazine. C'est un mot français ayant pour origine le mot anglais "magazine" lui-même ayant comme origine un autre mot français "magasin". Euh... S ou Z ???

         

    265
    Athina
    Jeudi 11 Février à 10:55

    Les petits Français ont besoin d'un an pour apprendre notre belle langue, alors que les petits Finlandais ont besoin de deux mois pour apprendre la leur ! L'orthographe est une tâche de bas niveau (pas besoin d'être intelligent, il suffit d'être visuel pour l'apprendre sans problème), il serait plus approprié de passer plus de temps sur des tâches de haut niveau (compréhension du texte et rédaction) afin de former des citoyens qui pensent !

     

      • catherineP
        Jeudi 11 Février à 11:05

        Un an seulement pour apprendre le Français ? D'où tenez-vous cela ? Deux mois pour le finlandais, je suis très dubitative ???? Et de toute façon, chaque langue est différente pourquoi vouloir tout uniformiser ? C'est complétement absurde !

        Non, l'orthographe n'est pas une tâche de bas niveau.

    266
    Jeudi 11 Février à 11:52

    Je crois en effet que les p passés cru, dit, su, voulu, pu, dû sont invariables s'ils ont comme COD un infinitif. Cette règle du participe passé est tellement compliquée qu'on croit quelquefois bien écrire et qu'on se trompe. Et on se trompe parfois encore plus grossièrement : je viens de m'apercevoir que j'ai écrit"combien de bougies as-tu soufflé ?" sur le livre photo offert à mon petit-fils de 10 ans et je ne n'ai vu cette faute qu'une fois le livre imprimé. Je vais lui demander de chercher la faute. Je pense qu'il faut être très modeste, personne n'est à l'abri de fautes d'orthographe plus ou moins grossières.

      • Jeudi 11 Février à 12:01

        Oui, cette règle est bien compliquée. Si le COD est un infinitif, placé après, le participe ne s'accorde pas. Mais parfois le COD "apparent" n'est pas celui qu'on croit, comme ci-dessus (on ne "sait pas l'erreur", "on sait éviter" )

        Votre conclusion est très appropriée.

        cool

    267
    Jeudi 11 Février à 11:54

    Tiens, non seulement l'auteur de ce blog ne répond pas aux objections mais elle commence à censurer les commentaires qui ne lui plaisent pas, comme le dernier un peu ironique que j'ai publié...

      • Jeudi 11 Février à 12:00

        Je trouve que je passe déjà beaucoup de temps à répondre aux objections, justement. Quant à censurer, c'est mon blog, mon droit et ma responsabilité. Si vous n'êtes pas content, allez écrire ailleurs. Je censurerai à nouveau les commentaires non étayés, non argumentés, méprisants, insultants... et tous ceux que j'aurai envie de supprimer. Vous êtes ici "chez moi". 

      • Jeudi 11 Février à 16:03

        Je réitère a minima mon dernier commentaire : je n'ai jamais écrit ici quoi que ce soit d'insultant ou de méprisant. Juste ironique. Vous pouvez supprimer à nouveau ceci, je le réécrirai jusqu'à ce qu'il reste. Je ne supporte pas vos insinuations qui laisseraient entendre que j'ai écrit un mail insultant ou méprisant. Rassurez-vous, si vous laissez ce commentaire, ce sera mon dernier sur ce blog.

      • Jeudi 11 Février à 18:21

        @Didier Rykner. Comme vous, je ne pense pas que du bien de la Nouvelle Orthographe. Mais, « réforme » ou non, a minima n'a jamais eu le sens de au minimum. Gardez-vous de ces tics de journalistes à la remorque des modes qui font paraître savant.

      • Jeudi 11 Février à 20:56

        Merci de votre remarque, c'est noté, vous avez raison, c'est une expression inadéquate.

    268
    Azucena
    Jeudi 11 Février à 15:05

    N'étant pas enseignante de français mais correctrice (et accessoirement professeur de langue étrangère), j'ai forcément un point de vue quelque peu différent du vôtre.

    Comme je l'ai déjà écrit, je n'applique pas et n'appliquerai pas, pour plusieurs raisons, les modifications qui nous ont été suggérées, sauf si on me le demande expressément. Néanmoins, je souhaite apporter un bémol à ce que vous venez d'écrire, Didier.

    N'exagérons rien tout de même ! Quand bien même ces modifications devraient-elles créer quelques doutes dans les esprits des jeunes, voire quelques petites tempêtes dans les crânes les plus mous, nos enfants sont assez intelligents, dans leur ensemble, pour comprendre, analyser et faire la part des choses, si tant est qu'on veuille bien ne pas imposer. Par contre, il faudra surtout bien leur expliquer ces différences et être en mesure de leur dire pour quelles raisons ils trouveront dans la plupart des livres, des journaux, des revues et sur Internet une orthographe différente de celle qui leur est enseignée, que ces écrits soient déjà publiés ou qu'ils le soient à l'avenir. Parce que, au risque de me répéter, dans les écrits d'aujourd'hui et cela même dans les livres destinés aux enfants, c'est l'orthographe traditionnelle qui prime et a certainement encore de beaux jours devant elle. Nos bibliothèques et les rayonnages des librairies en témoigneront longtemps encore.

    La connaissance de l'orthographe d'usage et grammaticale ainsi que le niveau en français d'un très grand nombre de nos concitoyens sont déplorables, et cela ne concerne pas que les jeunes, tant s'en faut !... Si je vous disais ce que je rencontre quotidiennement dans les ouvrages que je corrige, les sites que je consulte et les messages publicitaires qui me sont envoyés, vous n'en reviendriez pas. Alors, les "petites" fautes d'orthographe dans les CV et les lettres de motivation ont quelque chance de passer quelque peu inaperçues, parce que les employeurs et leurs collaborateurs eux-mêmes ne sont pas plus "doués" que les autres.

    Évidemment, il conviendra de mettre les enfants en garde et de leur dire « Les écrivains du XXe siècle employaient, et même ceux du XXIe emploient toujours, pour la plupart, l'orthographe non réformée que vous devez toujours tenir comme "possible". Quand vous rencontrerez au cours de vos lectures une orthographe différente de celle que nous vous enseignons, ne vous dites surtout pas que ces écrivains étaient tous de "gros nuls". Merci pour eux ! »

    C'est pour les professionnels de l'écrit tels que les écrivains (les vrais), leurs correcteurs surtout, les éditeurs, les secrétaires de rédaction, etc., que la tâche sera compliquée ! Là où le bât blesse, c'est qu'aucun écrit n'est uniforme, on y trouve de tout, à savoir du "rectifié" et du "non rectifié". Tout le monde publie, presque personne ne corrige.  Les "agités de la plume" qui se mêlent d'écrire et de faire publier leurs "œuvres" çà et là sur Internet vont devoir soit se faire relire par des gens compétents (exit les correcteurs automatiques !), soit se mettre sérieusement à étudier et employer l'une ou l'autre de ces orthographes et non l'une et l'autre ! (ce que l'on voit hélas déjà). 

    Pour répondre à la personne qui disait quelque part plus haut que l'orthographe est accessible à n'importe qui pourvu que l'on ait une bonne vue, je répondrai ceci : l'orthographe d'usage sans doute, encore que la mémoire visuelle a ses défaillances ; quant à l'orthographe grammaticale, c'est une autre histoire ! 

    "L'erreur que je n'ai pas sue"... je n'en ai pas eu connaissance a posteriori.

    "L'erreur que je n'ai pas su éviter"... parce que le verbe "savoir"n'a pas pour COD "l'erreur".

    Je cite ce que j'ai lu plus haut : « L'orthographe est une tâche de bas niveau (pas besoin d'être intelligent, il suffit d'être visuel pour l'apprendre sans problème), il serait plus approprié de passer plus de temps sur des tâches de haut niveau (compréhension du texte et rédaction) afin de former des citoyens qui pensent ! » À mon avis on ne peut se passer ni de l'une ni de l'autre de ces tâches, les deux vont de pair. L'apprentissage de l'orthographe enseigne des vertus telles que la rigueur, le soin, la minutie, l'application, le respect d'autrui et le respect de soi aussi. Celui qui a une orthographe très défaillante, quand bien même serait-il un grand "penseur", passera toujours pour un imbécile aux yeux de ceux qui, issus des classes dirigeantes et des grandes écoles, détiennent les pouvoirs et l'attendent au tournant.

    (non relu)

     

      • Jeudi 11 Février à 15:59

        Merci pour ce message ! J'ai déjà eu l'occasion de le dire plus haut : je suis vraiment d'accord avec vous sur le fait que la communication autour de cette réforme ces rectifications a manqué de clarté.
        Soit on y va, soit on n'y va pas.
        Là, nous sommes dans un entre-deux mouvant vraiment compliqué à négocier. 

    269
    chuila
    Jeudi 11 Février à 20:02

    g toujour di que je ne fesé pa de fotes mai cé la france qui tréne

    vouala ca comence a venir a moa et un paçage m a fé rire , vou avé suremen vu

    "Je suis sûre ta soeur elle va bien" et "je suis sur ta soeur elle va bien"

    a pu de ^ , on y vient doucement au language sms

      • Jeudi 11 Février à 20:59

        1. Le mot sûr n'est pas touché par les rectifications. Il garde son accent circonflexe (comme le mot jeûne, au cas où vous seriez tenté de nous écrire une phrase équivalente) Voir ici : http://www.orthographe-recommandee.info/regles4.htm

        2. Il manque toute la ponctuation dans les deux phrases. À elle seule, la ponctuation suffirait à lever l'ambigüité de sens :

        Je suis sûr : ta sœur, elle va bien.

        Je suis sur ta sœur. Elle va bien.

    270
    chuila
    Jeudi 11 Février à 21:20

    oui biensûr c était une boutade , je ne suis pas prof mais c était inutile

    cependant cette réforme , car s en est une et non une évolution de la langue , et pour moi complètement inutile car il suffit d être incorrecte ou d inventer des mots pendants plusieurs années pour le voir rentrer dans le petit robert ; on a vu meuf keuf ou autres dans ce cas

    même les programmes d histoires changent , certainement parce que depuis que j ai été petit l histoire de france a changé

    pour l instant mes enfants comptent encore dans le même ordre que moi , je suis rassuré

      • Vendredi 12 Février à 00:13

        Il me semble que vous confondez orthographe et lexique.

        Oui, des mots nouveaux apparaissent (et parfois disparaissent) tous les ans dans le dictionnaire. En revanche l'orthographe ne change pas. Même si tout le monde se trompe sur un mot, pendant des années, l'orthographe correcte du mot n'évolue pas... sauf si l'Académie Française le décide. 

        Le dernière fois, c'était en 1935. La prochaine fois, ce sera pour la 9ème édition du dictionnaire de l'Académie (la 1ère, c'était en 1694, soit une ou deux éditions par siècle), qui intègrera les rectifications de l'orthographe dont nous parlons ici.

      • chuila
        Samedi 13 Février à 11:48

        oui si vous voulez, " je confond"

        je parle de TOUT ce qui changent et qui n a pas a l être

        c est sûr si vous faites la sourde oreille et vous restez sur un accent circonflexe , votre débat reste limité

        content de voir une personne qui aprouve ce changement , parce que vous etes la seule

        et j ai lu votre lien , moi qui n avait pas vraiment d avis sur la question , et j ai rien trouvé d utile sur ces pages

        un peu comme un ministre qui sort une loi , juste que pour que son nom reste , qu il laisse une trace

      • Robert1515
        Mardi 16 Février à 16:36
        <style type="text/css"></style>

        À Chuila

         

        « oui si vous voulez, " je confond" »

         

        Il vaudrait mieux écrire : Oui […] je confonds

         

        Ce n'est pas si on veut. Oui, vous confondez et ce n'est quand même pas de notre faute.

         

        « je parle de TOUT ce qui changent et qui n a pas a l être. »

         

        Sans fautes, ça s'écrit ainsi : Je parle […] ce qui change […].

         

        « qui n'a pas à l'être »

         

        Moi pas comprendre. Ça pas français.

         

        De quoi parlez-vous ? Du climat ? Des normes antipollution des moteurs à essence ? Ou alors de l'emploi des majuscules, de l'orthographe du français et de sa syntaxe que vous massacrez et piétinez plus qu'allègrement. Et après ça, certains viendront se plaindre du massacre de la langue française...

         

        « c est sûr si vous faites la sourde oreille et vous restez sur un accent circonflexe , votre débat reste limité »

         

        Juste une confidence : ce site parle des rectifications orthographiques de 1990, dont un des éléments les plus importants est certainement celui des accents circonflexes. Il est donc logique d'en parler et de ne pas aborder le problème crucial, certes, mais hors-sujet, de la pêche des baleines au large des Açores. Quant au mot limité, une fois qu'on a lu votre façon d'écrire le français, on a un aperçu de sa définition.

         

    271
    Henri
    Jeudi 11 Février à 21:33
    Intuitivement, je suis agacé par l'argument "ça change mais ça ne change pas" car en ce cas, pourquoi changer ?
    Rationnellement, et ayant été élevé dans une famille où la grammaire alimentait parfois les débats des repas du dimanche (eh oui ça a existé) je pense qu'il y a toujours eu un débat entre les puristes et les grammairiens plus ouverts. Mais la différence avec aujourd'hui c'est que le point de départ de la controverse était l'usage. En gros, le figaro littéraire versus l'humanité ( il y avait à l'époque une rubrique grammaire animée par Albert Cohen)
    Aujourd'hui l'orthographe est réformée par décret, et, je le crains, par dépit. Dépit de n'arriver plus à l'enseigner avec des méthodes qu'on ne parvient pas à abandonner alors que l'hécatombe est patente: bien des commentaires de ce billet comportent des fautes ! Infinitif/participe passé !

    Dans ce contexte la réforme actuelle n'est plus crédible. Elle n'apparaît que comme une tentative de simplifier un exercice, une pratique, que de plus en plus de gens peinent à réussir.
    Dans ces conditions, La Défense de la réforme m'apparaît comme une casuistique vide de sens.

    il serait quand même temps de remettre sur le métier l'apprentissage de l'orthographe.
    Pour terminer, une anecdote : dans la ville ou je travaille, il m'a été donné de voir fin juin inscrit sur le tableau d'une classe, ces mots, signés par le directeur de l'école : "bonne vacance"

    Il est sans doute temps de réagir, et avec autre chose qu'un décret.
      • Jeudi 11 Février à 23:34

        L'orthographe a toujours été réformée par décret, depuis 1694. Il n'y a rien de nouveau à cela. Si la langue que vous écrivez est si jolie, c'est parce qu'elle a évolué au fil des siècles. La dernière fois que c'est arrivé, c'était en 1935.   

    272
    Azucena
    Vendredi 12 Février à 00:45

    Juste deux pauses dans nos discussions sur le sujet qui nous (pré)occupe, pour sourire... Vous effacerez après si cela vous chante.

    -----------------------------------------------

    À ceux qui ne connaissent pas ce site (à visiter absolument), je propose une salutaire incursion sur :

    http://www.retourneaucm1.com/

    Vous pouvez diffuser l'information auprès de vos élèves et cela pourra même donner lieu, à terme, à un jeu éducatif que les élèves organiseront dans leur propre environnement : "la chasse à la faute", appareil photo ou téléphone portable en main (dans les supermarchés [les artichauds et autres échalottes n'ont qu'à bien se tenir !], les magasins, les administrations, les lieux publics, sur les panneaux indicateurs [si, si, cela fait des années que je signale une faute sur plusieurs panneaux : "zone de frêt" et lieu et place de "zone de fret"]...).

    Celui qui trouve le plus de fautes dans son environnement a gagné... un dico !

    On peut aussi réaliser l'expo des photos prises par les enfants ou confectionner l'album des horreurs orthographiques.

    --------------------------------------------------

    Au cours d'une recherche sur un forum dédié à l'automobile, je suis tombée sur un charmant "post" truffé de fautes et à la ponctuation quelque peu absente... Hormis le fait que je me fais un peu de souci sur l'état de santé du monsieur (au vu de son prénom indiqué sur le forum, c'est un monsieur), notamment à cause de la trace de liquide qu'il a laissée derrière lui et du fait qu'il se roule carrément sous les voitures, j'avoue que cette petite lecture matinale m'a au moins mise d'assez bonne humeur car, hélas – que la honte m'accable ! – j'ai bien souri, voire ri.
    Si, si, c'est bien un vrai "post", relevé sur un vrai "forum". C'est bien ce qui me désole !

    Le but de ma démarche n'est évidemment pas de me moquer d'une personne dénuée de tout sens de l'orthographe, de la ponctuation et du respect dû au lecteur (je ne cite ni son nom ni l'intitulé du site), loin de moi cette idée !
    Cependant, nous ne dirons jamais assez aux enfants combien il faut prêter un peu d'attention à ce que l'on écrit tout de même ! Par égard pour ses lecteurs, bien entendu, mais aussi par simple amour-propre et par souci de l'image que l'on donne de soi...
    J'avais simplement envie de partager ce gratiné "petit bonheur du jour" avec vous. Amusez-vous donc à corriger ce texte et proposez surtout à vos enfants et élèves d'effectuer le même salutaire exercice ! 

    Promis juré ! Je n'ai rien changé au texte du "post" que je reproduis ci-dessous ! (il date de 2011, je crois, son auteur a dû l'oublier depuis...)

    « bonjours donc voila mon soucie avant hier soir j'ai déposer un amie cher lui et il me dit que je suis partie j'ai laisser une trace d'un liquide derrière moi le lendemain j'ai voulu vérifier mais il pleuver donc j'ai pas rouler avec donc cet aprem j'ai regarder et il n'y a pas de fuite niveaux moteur donc déja c'est une bonne chose ensuite je la lave je fait deux trois bricole et je vais me garer devant cher moi en sortant de la voiture je voie une belle est grosse trace et je voie que la trace commence aux niveaux de l'arrière de la voiture donc je me dit arf* c'est rien j'ai surement du trop mettre de gazoil mais sa sentais pas le gazoil mais plutot le liquide de frein la déja sa sans mauvais donc je me roule sous le voiture et je voie que sur le réservoir sous la voiture il y a des goute qui se promène dessus et bizzaremen sa cool que quand le moteur est allumer donc bon j'en conclu que c'est une durite de frein qui pisse donc j'ai pris deux ou trois photo pour vous montrer elle sont pas de bonne qualiter mais l'une d'elle montre une importante rouille sur la durite. »

    * onomatopée.

    Ouf, nous avons du pain sur la planche !

      • Vendredi 12 Février à 08:39

        arf sa sans mauvais et sa cool 

        happy Lui, il s'est mijoté sa petite réforme rien que pour lui (un coup de cœur pour sa cool, quand même. On va le proposer à Jean d'Ormesson.)

        Merci pour ce moment !

      • Robert1515
        Dimanche 14 Février à 22:47

        "Promis juré ! Je n'ai rien changé au texte du "post" que je reproduis ci-dessous ! (il date de 2011, je crois, son auteur a dû l'oublier depuis...)"

        Je vous crois sans problème. Je fréquente assez souvent les forums de mécanique pour voir ce genre de perles. smile

    273
    LillouKitty
    Vendredi 12 Février à 02:54
    LillouKitty
    Bonsoir !

    Je veux absolument vous remercier. Ce soir, j'ai compris que je n'avais pas tant à m'inquiéter de l'apprentissage de l'écriture de ma fille, je n'aime toujours pas l'écriture de "Nénufar" mais ça reste très subjectif, et j'ai surtout compris que j'ai le droit de garder mes nénuphars dans leur mare d'ancienne orthographe.
    Ceci dit, je ne m'attendais pas à trouver, dans cet article, un problème que j'ai eu plus jeune : entre deux écoles primaires où j'ai été, l'une nous apprenait à écrire "Clé" ou "Cuillère", et l'autre disait "Clef" et "Cuiller". En fait, ce "problème" de "nouvelle" orthographe n'en est même plus un pour moi, et ça me rassure, surtout que je ne comprenait pas pourquoi on devait écrire "événement" alors que ça ne se prononce pas du tout comme ça.

    Donc, merci, pour autant de mots qui ont changé, et dont on ne se rendra compte du changement que quand nos lointaines futures générations nous diront "Mémé, tu écris n'importe comment." :D
    274
    Vendredi 12 Février à 09:58

     à quoi ça sert, là est la question? à part utiliser et payer des gens en nombre pour travailler, façon de parler, sur ces modif, à rien, si ce n'est à perdre l'origine des mots, qui issus pour la plupart du latin et du grec n'ont plus aucun sens éthymologique une fois modifiés. (analphabète, par exemple, et analfabete!!!)

      • Robert1515
        Mardi 16 Février à 16:37
        <style type="text/css"></style>

        À brigitte 25

         

        Je passe sur la gestion fantaisiste des majuscules (c'est Windows, je sais, mais tout de même)

         

        « à quoi ça sert, là est la question? »

         

        Au lieu de poser la question (de façon faussement naïve?), vous feriez mieux de vous documenter sur le sujet.

         

        « façon de parler »

         

        Ah, pour ça...

         

        « sur ces modif, à rien, si ce n'est à perdre l'origine des mots, qui issus pour la plupart du latin et du grec n'ont plus aucun sens éthymologique une fois modifiés. »

         

        Avez-vous déjà fait l'expérience de vérifier l'étymologie de quelques mots, juste pour vérifier si l'orthographe « traditionnelle » la reflète bien ?

         

        « (analphabète, par exemple, et analfabete!!!) »

         

        1) le ph n'est pas touché par les rectifications (sauf nénufar), encore faut-il se donner la peine de lire le texte.

         

        2) Vous seriez inspirée de consulter un dictionnaire avant de cliquer sur le bouton Envoyer. Étymologie ne prend pas de h.

         

        C'est bien la peine de venir faire des cours de morale...

         

      • brigitte25
        Mardi 16 Février à 22:54

        Analfabete était un clin d'oeil à fb,tout le monde l'avait compris, étymologie, vous avez raison, dans mon énervement contre ces aménagements stupides, je ne supprime pas, j'en rajoute! Quant à la morale, vous seriez également inspiré de revoir sa définition!!!

        Il est heureux que nos enfants aient d'autres enseignements que ceux dispensés dans les écoles!

      • Mardi 16 Février à 23:04

        fb... ? Facebook ?? (Je ne comprends rien du tout).

        Ce qui est certain, c'est que les mots s'éloignent de leur forme latine ou grecque d'origine sans que cela trahisse qui que ce soit, ni l'étymologie, ni l'histoire de la langue. S'il ne fallait pas toucher à une lettre ou à un accent sous prétexte qu'il rappelle la forme ancienne du mot, nous garderions les mots latins, voilà tout.

      • Robert1515
        Jeudi 18 Février à 23:33
        <style type="text/css"></style>

        À brigitte25

         

        « je ne supprime pas, j'en rajoute! »

         

        En résumé, c'est de notre faute si vous vous trompez.

         

        « Il est heureux que nos enfants aient d'autres enseignements que ceux dispensés dans les écoles! »

         

        Ce qui leur permettra de continuer à croire, en toute bonne foi, que c'est l'accent circonflexe qui, en respectant l'étymologie, fait la beauté et le charme de la langue française. C'est heureux en effet...

         

    275
    Vendredi 12 Février à 10:51
    jgab

    que devient l espéranto dans tout ca ?

    ce serai plus simple que tout le  monde de la planete ne parle qu'une seule langue

    au lieu d un francais ( qui sait s exprimer a tords ou a raison)

     

    (je m excuse : et pour mes erreurs de frappe, de grammaire de conjugaison , de saisie lexicale, j ai deux handicap : psychique et les doigt qui tremble un peu :) ) je devrais le mettre partout ou je traine sur internet ..

    276
    Thomas
    Vendredi 12 Février à 11:47
    J'étais très sceptique mais vous donnez de bon arguments. Le maître mot est la confiance: faisons nous toujours confiance à l'Education Nationale, au ministre, au gouvernement (je ne parle pas de l'Académie Française puisqu'elle a déclaré ne pas être à l'origine de la réforme) pour former nos enfants correctement, les préparer à l'avenir sans leur faire oublier leurs racines et leur passé. A voir la teneur des commentaires beaucoup et moi y compris n'ont pas confiance. Les réformes se multiplient mais le niveau des élèves ne progresse pas. La suppression des langues classiques, la baisse du niveau du baccalauréat, les impasses de plus en plus importantes sur l'histoire de France participent du même sentiment pendant que l'on voit dans le même temps ces mêmes enfants être endoctrinés sur des nouveaux concepts qui n'ont rien à voir avec les valeurs qui nous ont été transmises et qui ont fait la richesse relative de notre pays. En lisant votre blog je retrouve un peu de confiance, en espérant que les enseignants comme vous sont la règle et non l'exception.
      • Vendredi 12 Février à 13:28

        L'Académie n'est pas à l'origine de ces changements (puisque c'est le Conseil Supérieur de la Langue Française qui a rédigé les propositions) mais a, ensuite, approuvé les rectifications à l'unanimité, et a déclaré qu'elle les intègrerait dans la neuvième édition de son dictionnaire.

    277
    Azucena
    Vendredi 12 Février à 15:30

    Décidément, je ne me fais pas à cet "intègrerait"... Il va falloir du temps pour que tous ces changements se fondent dans les habitudes des gens, c'est bien ce que je disais : nos yeux et nos cerveaux doivent s'y accoutumer. Le temps dira ce qu'il restera de ces changements.

    Et dire que, dans ma jeunesse, j'ai probablement perdu quelques points à une de mes dictées et dû copier vingt ou trente fois « Les verbes ayant un "é" devant une consonne à leur avant-dernière syllabe changent ce "é" en "è", sauf au futur et au conditionnel"»... à tous les coups je n'y ai pas coupé ! Et encore, de mon temps, c'en était fini des coups de règle sur les doigts auxquels ont eu droit les générations antérieures pour le même motif ! (lesquelles générations, par la force des choses, doivent avoir ce changement en travers de la gorge...) C'est peut-être un peu pour cela que ce genre de suggestion de changement me dérange autant ! Nous aurions donc fait tous ces efforts, rempli tant de cahiers de nos recopiages de mots bien orthographiés, ânonné tant de fois la règle de grammaire, mouillé tant de fois nos fronts, raté tant de minutes de détente et mâchouillé tant d'extrémités de crayons pour en arriver là ! Ah ça non !

    Je viens de relire une revue municipale... Résultat des courses, j'ai trouvé quelques entrainer, boite, gout, connaitre... mais aussi des entraîneurs, août, goûter, etc. Qu'est-ce que je vous disais ! C'est bien cela qui me fait peur, on va trouver une sacrée salade dans nos bouquins et nos revues !

      • Robert1515
        Dimanche 14 Février à 17:38
        <style type="text/css"></style>
        À Azucena (fleur de lis)

         

        « Nous aurions donc fait tous ces efforts, rempli tant de cahiers de nos recopiages de mots bien orthographiés,
        ânonné tant de fois la règle de grammaire, mouillé tant de fois nos fronts, raté tant de minutes de détente et mâchouillé
        tant d'extrémités de crayons pour en arriver là ! Ah ça non! »

         

        Comme vous le dites. Tout ça pour ça. Vos paroles laissent entrevoir un sentiment d'injustice. Vous en auriez
        bavé pour rien (et moi aussi !). Pas « rien » en tant que conséquence, mais « rien » en tant que cause.

         

        Et vous le précisez : « ânonné la règle de grammaire ». Un sacré sentiment d'inutilité et de
        bourrage de crâne. Repensez un peu à cette « règle » :
        « Les verbes ayant un "é" devant une consonne à leur avant-dernière syllabe changent ce "é" en "è", sauf au futur et au conditionnel ».

         

        Elle a été pondue (c'est le mot qui convient le mieux) uniquement parce que les imprimeurs de la première édition
        du Dictionnaire ont manqué de lettres è et ont utilisé des lettres é en attendant la livraison suivante (et aussi parce que Richelieu
        s'impatientait) en se disant qu'ils corrigeraient à ce moment-là.
        Ce qui fut fait, mais avec des oublis dans les éditions suivantes, hélas sacralisés par la suite et « théorisés » par la
        « règle » que vous nous avez énoncée et qui n'est rien d'autre qu'un moyen mnémotechnique. Sincèrement, vous trouvez ça
        sensé ?

         

        Et vous terminez par un « Ah ça non ! »
        Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de raison que comme vous en avez bavé (pour rien) les petits nouveaux n'en bavent pas eux
        aussi ? Ça fait un peu bizutage quand même.

         

        Littré lui-même dans son dictionnaire (édition intégrale) estimait que c'est une « mauvaise et inutile
        contradiction ». http://www.littre.org/definition/c%C3%A9der

         

        Si vous le souhaitez, vous pouvez trouver un scannage de la version papier sur Internet (sur Google livre par exemple)

         

        « Résultat des courses, j'ai trouvé quelques entrainer, boite, gout, connaitre... mais aussi des
        entraîneurs, août, goûter, etc. Qu'est-ce que je vous disais ! C'est bien cela qui me fait peur, on va trouver une sacrée salade
        dans nos bouquins et nos revues ! »

         

        Il y a un moyen tout simple : passez à la nouvelle orthographe en suivant l'exemple du  Ramat de la
        typographie. Lisez à ce propos sa position à ce sujet ici (page 37)
        http://www.ccdmd.qc.ca/media/ouvr_theo_col1_Rectifications_2005.pdf

         

        Que ces changements vous rebutent, je l'admets très volontiers.

         

        Mais quand autant de personnes aussi savantes que Claude Hagège ou André Goosse, successeur de Maurice Grevisse à
        la rédaction à cet ouvrage de référence qu'est « Le bon usage », sont favorables à ces modifications, soit en signant
        l'appel des dix linguistes (qui a été un déclencheur des rectifications) ou André Goosse en étant un des rédacteurs du
        texte dont nous débattons actuellement, cela mérite, à défaut d'une acceptation pure et simple, au minimum d'y accorder un regard
        neuf, me semble-t-il.

         

        Bien à vous.

         

      • Robert1515
        Dimanche 14 Février à 18:58

        Et désolé pour la mise en page "sur tapis roulant" : je n'y suis pour rien. smile

    278
    Vendredi 12 Février à 22:09
    Sylvie Art de Vivre

    J'ai adoré votre article d'une part il est très instructif et met bien les choses en perspectives. D'autre part il m'a permis de découvrir votre blog qui regorge de beaux articles. Je ne suis pas enseignante  mais cela me passionne.

    279
    Taz
    Samedi 13 Février à 09:25
    Excellent article! J'étais très perturbée par cette réforme mais je comprends mieux... Merci!!!
    280
    Livaille
    Samedi 13 Février à 10:12
    Merci pour cette superbe explication qui éteint le feu de nos journalistes. Feu stupide qui n'a servi qu'à faire vendre des torchons. Merci aussi aux réseaux sociaux sans qui nous n'aurions pas fait couler autant d'encre sur nos claviers pour une réforme
    281
    hélène35
    Samedi 13 Février à 11:39

    Je viens de lire un article sur le site LCI TF1 que l'Académie Française n'a jamais donné son accord pour cette réforme !

      • Samedi 13 Février à 11:51

        Rah, sacré TF1, le mieux c'est de changer de chaine... Et d'aller lire directement le site de l'Academie Française :

         

        C’est bien improprement que le terme de « réforme » est employé pour désigner les « rectifications » orthographiques proposées par le Conseil supérieur, qui ont été approuvées par l’Académie, et qu’elle a choisi de mentionner dans la neuvième édition de son Dictionnaire, e

      • hélène35
        Samedi 13 Février à 12:40

        TF1 ne fait que rapporter les propos de Mme Hélène Carrère d'Encausse :

         

         

      • Cocoloupiot
        Samedi 13 Février à 15:07

        Le problème, c'est que le mot « réforme » est employé partout et par tous, y compris… des académiciens. J'ai entendu il y a deux jours Jean d'Ormesson, qui est loin d'être les plus gâteux des Immortels, dirte que cette réforme avait le tort d'être décidée « par décret » alors que, selon lui (et je partage cet avis), seul l'usage peut décider, à la longue, des modifications de ce genre.

         

    282
    hélène35
    Samedi 13 Février à 12:45

    Les propos de cette Académicienne sont aussi relayés par d'autres médias comme France tv info et le Figaro...

    Tous les journalistes ne disent pas forcément des bêtises.

    J'avoue être un peu perdue...

    283
    David
    Samedi 13 Février à 16:36

    Dans votre texte, vous faites régulièrement appel à l'Académie française, comme s'il s'agissait d'un argument d'autorité.

    Ca tombe mal car cette fameuse Académie française n'y est pour rien dans cette réforme et elle s'y oppose totalement

     

    http://www.lexpress.fr/education/l-academie-francaise-dit-non-a-la-revision-orthographique_1763408.html

      • Samedi 13 Février à 17:04

        Maurice Druon était secrétaire perpétuel de l'Académie Française en 1990. Son discours de présentation des rectifications au Premier Ministre de l'époque est en ligne dans l'article ci-dessus. Je vous laisse juge.

      • Romain
        Samedi 13 Février à 19:52

        L'Académie n'a certes pas conçu ces rectifications (encore que son secrétaire perpétuel d'alors présidait le Conseil supérieur de la langue française qui, lui, les a élaborées...), mais elle les a approuvées, et à l'unanimité.

        Quand comprendrez-vous qu'il s'agit de rectifications limitées, sur des points précis, et en aucun cas d'une "réforme" ? À employer le mauvais terme, vous jouez au pompier pyromane. Carrère d'Encausse n'a fait que rappeler la position de l'Académie, qui n'a pas varié. Elle parle bien d'un "un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps".

        L'Académie n'est pas contre les rectifications, mais ne souhaite pas les imposer, ce que personne n'entend faire. Dans sa déclaration de la semaine dernière, elle écrit bien : "elle a approuvé la résolution selon laquelle, dans tous les cas, les deux graphies - la graphie actuelle et la graphie proposée par le Conseil supérieur - devront être admises" (http://academie-francaise.fr/actualites/lacademie-francaise-et-la-reforme-de-lorthographe).

        Bref : non, l'Académie ne s'oppose pas à ces rectifications. Elle donne les deux graphies dans son Dictionnaire (http://atilf.atilf.fr/academie9.htm), et écrit elle-même "évènement" dans les exemples, pour ne citer que ce mot.

      • Samedi 13 Février à 20:28

        Page 3 du texte de présentation des rectifications orthographique, dont le lien est redonné ci-dessus, sur le site de l'Académie Française : 

        http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf

    284
    hélène35
    Samedi 13 Février à 17:47

    Tout cela est très confus et mériterait vraiment des éclaircissements de la part de la ministre de l'Education Nationale et de l'Académie Française. Peut-on appliquer légitimement une réforme par simple décision d'un ministre... ?

      • Samedi 13 Février à 20:01

        Je vous rappelle les mots qu'a employés Maurice Druon, le secrétaire perpétuel de l'Académie Française, quand il a présenté les rectifications aux Premier Ministre d'alors : "Il a été entendu que les propositions des experts devraient être à la fois fermes et souples : fermes, afin que les rectifications constituent une nouvelle norme et que les enseignants puissent être informés précisément de ce qu’ils auront à enseigner aux nouvelles générations d’élèves(...)" (Source : site de l'Académie Française, ici [clic], en page 2, deuxième colonne) 

        Dans ces conditions, on peut difficilement reprocher à Xavier Darcos, le ministre de N. Sarkozy qui a demandé aux professeurs de les adopter comme référence en les inscrivant dans les programmes, d'avoir pris "tout seul" une décision comme si l'idée lui était venue comme ça, un jour, en se levant...

    285
    Eric D.
    Samedi 13 Février à 23:49

    "Je suis stupéfaite d'entendre dire que l'Académie française aurait inventé cette réforme de l'orthographe, ou l'aurait soutenue. Or, la position de l'Académie n'a jamais varié sur ce point : une opposition à toute réforme de l'orthographe, mais un accord conditionnel sur un nombre réduit de simplifications, qui ne soient pas imposées par voie autoritaire et qui soient soumises à l'épreuve du temps. Cette position est clairement exprimée dans la déclaration de l'Académie votée à l'unanimité dans la séance du 16 novembre 1989 et dont elle ne s'est jamais écartée. On se réclame aujourd'hui de l'approbation que l'Académie aurait donnée, le 3 mai 1990, au projet de réforme. Sollicitée alors de rendre un avis, l'Académie s'est prononcée sur des principes généraux - un nombre limité de rectifications d'incohérences ou d'anomalies graphiques - mais non sur le projet lui-même, dont le texte était en cours d'élaboration. Ce n'est qu'en décembre 1990, lorsque le texte a été publié au Journal officiel, que les académiciens ont pu en prendre connaissance et en débattre. Et le débat fut d'une grande vivacité. L'Académie, dans son ensemble, a marqué son désaccord avec ce texte et les voix d'un certain nombre de ses membres, tels Jean d'Ormesson, Alain Peyrefitte, Félicien Marceau, Claude Lévi-Strauss, Maurice Schumann, Bertrand Poirot-Delpech ou encore Michel Déon, ont porté le refus général." Hélène Carrère d'Encausse, 13/02/2016.

      • Dimanche 14 Février à 00:01

        Lire ce qui a été dit juste au-dessus (Romain, citations du site de l'Académie...) et se demander ce qui a bien pu réveiller cette dame...

    286
    Dimanche 14 Février à 00:17

    Cette réforme semble bien poser des problèmes à beaucoup de gens, déjà presque 300 réactions. Ce jour l'académie française elle-même a indiqué par la voie de sa secrétaire perpétuelle Mme Carrère d'Encausse qu'elle n'avait jamais donné son approbation pour une telle remise en question de l'écriture du français. On ne peut pourtant pas dire que l'on a affaire à des gens obtus et obstinés quand on voit le nombre de mots d'argot ou de mots anglais francisés qu'ils acceptent de faire entrer dans notre vocabulaire. Dommage que l'on détruise encore un peu plus notre culture, à 62 ans, je ne modifierai pas ma façon d'écrire oignons du latin "unionem" et nénuphar du perse "nuphar", là sont les vrais racines des mots et leur chant.

    Bertrand 

    287
    Cocoloupiot
    Dimanche 14 Février à 02:15
    <style></style>

    On dit que les deux orthographes seront admises. Bien. Mais encore faudrait-il préciser. Veut-on dire par là qu'un même texte devra choisir entre l’ancienne et la nouvelle orthographe, et appliquer ce choix de son début à sa fin, ce qui supposerait de connaître toutes les règles de la NO ? Sans doute que non. Alors, veut-on dire que dans un même texte, si on applique une règle de la NO (et pas forcément les autres), il faut l’appliquer toujours et pour tous les mots qu’elle concerne ? Par exemple, si on met des traits d’union (et non pas des « tirets », qui sont une tout autre chose) entre tous les éléments d’un nombre écrit en toutes lettres, il faudra le faire pour tous les nombres. Si on écrit grole, on ne pourra pas écrire guibolle. Si on écrit j’amoncèle, il ne faudra pas écrire je grommelle. Si on écrit entrainer, il faudra écrire ile. Ce serait logique. Et si quelqu’un écrit le même mot tantôt avec une graphie, tantôt avec une autre ? Si, dans une copie d’examen, on trouve : chariot à un endroit et charriot à un autre, aout ici et août là, faudra-t-il compter une faute ? Ce serait logique aussi, parce qu’il faut quand même choisir ! Bref  beaucoup de complications en perspective. 

      • Dimanche 14 Février à 09:30

        Autorise-t-on un élève, aujourd'hui, à écrire clé au début de sa rédaction et clef à la fin ? Oui bien sûr. Les deux mots sont aussi justes l'un que l'autre.

      • Cocoloupiot
        Lundi 15 Février à 05:41

        Et après ça, vous parlerez de cohérence !

      • Robert1515
        Mardi 16 Février à 16:40
        <style type="text/css"></style>

        À Cocoloupiot

         

        « Et après ça, vous parlerez de cohérence ! »

         

        Qu'est-ce que vous racontez ? Mais c'est tout à fait cohérent au contraire. Pour mettre en place des modifications orthographiques, il n'y a pas trente-six façons de faire. Il y en a deux (excepté celle plus confortable de ne rien changer, soit par flemme, par ignorance ou par idéologie). Ce sont ces deux qui ont été utilisées jusque-là. Maintenant, si vous avez mieux à proposer…

         

        1) On change brutalement l'orthographe des mots lors d'une nouvelle édition du dictionnaire. La nouvelle orthographe devient la règle et l'ancienne devient fautive.

         

        2) On utilise le principe des variantes orthographiques en mettant la nouvelle orthographe en variante, puis en mot vedette et enfin l'ancienne orthographe disparait en douceur. Ainsi, il n'est pas nécessaire de désapprendre « son » orthographe.

         

        C'est cette dernière option qui a été choisie. Évidemment, elle ne vous satisfait pas. Mais si on avait choisi la première méthode, vous auriez hurlé aussi.

         

        À partir de ce principe, il n'y a aucune incohérence à mélanger les deux graphies. Ça vous déplait ? Dommage pour vous. Que je sache, les gens ont encore le droit d'écrire ce qu'ils veulent sans avoir à rendre de comptes à une police des mœurs. Si dans un texte, un écrivain écrit « Il paie » et plus loin « Il paye », il peut le faire et c'était déjà le cas bien avant 1990.

         

    288
    Fannie
    Dimanche 14 Février à 05:52
    Merci Charivari! J'ai 18 ans et je vis au Québec. J'ai grandis avec la réforme, en plus d'une réforme scolaire. Par contre, j'ai l'impression qu'ici on a appliqué la réforme avant vous, cacahouète ayant toujours été écrit ainsi, de ma connaissance. Ce qui est étrange ici, c'est que la réforme à été enseignée en nous apprenant les deux en même temps, particulièrement lors de ma dernière année de secondaire (soit l'an passé). Depuis que j'ai découvert cette réforme l'an passé (si on nous l'enseignait, ce devait être silencieusement) j'ai trouvé ma langue encore plus belle!
    Pour l'histoire des mots, j'ai appris sont utilité cette année, en écrivant "vengeance", mon qui omettais toujours le "à", et j'ai appris qu'il s'écrivait autrefois "venjance". Voilà une explication! Haha
    Je trouve la réforme tout à fait logique et, ce qui m'enrage, c'est le fait que les gens chialent depuis peu, alors qu'elle est la depuis 26 ans!

    En réponse à un vieux commentaire ressemblant à:" les enfants ne savent l'as lire en CM2, parlent mal et ne savent pas compter sans leurs mains"
    Et bien... Ce n'est pas le travail du parent, ça? Je savais lire et écrire à 4 ans, compter jusqu'à 100,etc, et ce, grâce à mes parents! Mon père m'attachait les mains dans le dos pour m'apprendre à calculer et c'est ça la méthode! Mom copain me savait pas lire à 8 ans, c'était la faite à sa maman qui ne l'entourageait pas à lire plus! Il apprenait les textes par coeur et les récitait chez lui, croyant que c'était ça, lire. C'est le travail des parents!
    Désolé si mon commentaire est décousu, sur mobile je ne me peux pas me relire.
    Voilà, moi cette réforme, je la trouve pertinente et intéressante, puisqu'elle m'encourage à m'informer sur l'histoire de notre beau français!
    (par exemple, saviez vous que le dialecte québécois venais de l'accent aristocratique de Versaille (Moé*, Tsé*, ainsi de suite) et du patois des alentours de la France, grâce aux filles du roi?)
    Bisou!!
    289
    Pour une école libre
    Dimanche 14 Février à 07:47

    « Oignon (Commentaire 235, Gaëlle) : Pour "oignon" ce n'est pas une anomalie en fait, mais on retire le seul survivant de la règle du i mouillé.»

    Il reste encore au moins une ville qui applique cette ancienne graphie du n mouillé (plutôt que le i mouillé) techniquement une nasale palatale voisée /
    ɲ/: Jodoigne en Belgique, toujours prononcé Jodogne (/ʒɔdɔɲə/).

      • Dimanche 14 Février à 09:27

        Merci de cette jolie anecdote ! Les noms propres ne sont pas touchés par les réformes successives. La ville de Nîmes garde son accent, tout comme Montaigne a gardé son i.

    290
    Guenièvre
    Dimanche 14 Février à 12:09

    Juste une question : comment aider nos enfants à faire leurs devoirs, si nous n'avons pas la même orthographe ?!

    Il est juste de dire que la langue doit  évoluer au fil des siècles, mais là ce n'est pas faire évoluer une langue, c'est la déformer.

    Et je trouve qu'il y a des choses beaucoup plus importantes à régler, que la correction de la langue française : la constitution française devrait être la priorité en ces temps de folies.

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 00:38
        <style type="text/css"></style>

        À Guenièvre

         

        « Juste une question : comment aider nos enfants à faire leurs devoirs, si nous n'avons pas la même orthographe ?! »

         

        Les changements sont volontairement peu nombreux pour justement ne pas trop déstabiliser les usagers. Paradoxalement, c'est un reproche qui est fait par de nombreux opposants qui disent que ce n'était pas la peine de modifier l'orthographe pour si peu, et qui auraient hurlé encore plus fort si les changements avaient été plus importants.

         

        « Il est juste de dire que la langue doit  évoluer au fil des siècles, mais là ce n'est pas faire évoluer une langue, c'est la déformer. »

         

        Deux indications grâce auxquelles vous pourrez trouvez vous-même la réponse :

         

        1) Vous confondez orthographe et langue

         

        2) Pourquoi les modifications de 1990 seraient-elles mauvaises et toutes les précédentes seraient-elles bonnes ?

         

        « Et je trouve qu'il y a des choses beaucoup plus importantes à régler, que la correction de la langue française : la constitution française devrait être la priorité en ces temps de folies. »

         

        Où est le problème puisque l'un n'empêche pas l'autre ?

         

    291
    Dimanche 14 Février à 12:12

    Votre article est extrêmement intéressant et il permets de se rassurer sur le bruit que cette "soit disant dernière réforme à fait" toutefois étant dyslexique cela m'effraie

    En effet je me suis efforçais pendant 27 ans à apprendre des mots en orthographe par coeur pour pouvoir les écrire correctement et essayer de paraître le plus "normal" possible quand j'écris que ce soit sur mon blog ou à un recruteur par exemple

    Je n'ai aucune capacité à distinguer au niveau des sons le "é" et le "è" et c'est une des grandes difficultés pour moi car aujourd'hui je vais devoir réapprendre une quantité de mot non négligeable.

    D'accord les deux orthographe sont acceptés mais comment savoir si le recruteur qui liras ma lettre à connaissance de ces changements ou si je passerais pour quelqu'un qui ne sait pas écrire ...

    J'avoue que tout ça me laisse un peu perplexe :/

    Encore merci quand même pour la qualité de votre article ! 

      • Robert1515
        Dimanche 14 Février à 17:28

        Bonjour.

        En tant qu'usager, vous n'avez aucune obligation de le faire. Si vous le préférez, continuez à écrire comme vous l'avez appris : maître, paraître, événement. Personne ne vous en voudra.

      • Dimanche 14 Février à 18:39

        Je suis d'accord avec vous mais c'est important aussi de vivre avec son temps et donc d'apprendre ce qui deviens l'ère actuelle :)

         

        C'est surtout ça qui me préoccupe :)

    293
    Aurélien
    Dimanche 14 Février à 13:05

    Et bien continuez ainsi, je crois en vous. Libre à vous d'en choisir le sens en l'absence d'accent circonflexe.happy

    294
    Laurence
    Dimanche 14 Février à 16:48

    Bonjour Charivari,

    Je n'arrête pas de diffuser ton article, et d'expliquer autour de moi, grâce à tous tes arguments si bien documentés.

    Merci pour ce superbe article.

    Merci pour ton blog en général, que je lis assidûment.

    295
    mimifenne
    Dimanche 14 Février à 18:16

    j'ai juste envie de dire que comme on prend moins le temps de suivre son enfant dans l'éducation, on doit alléger la langue française. ils ne sont pas plus idiots que nous au même âge et on s'en est sorti. à cogiter au lieu de dire qu'on s'enflamme pour rien. demain c'est quoi la nouvelle règle ??? on parle en abrégé ! kel domage, çà seré tro fun ! débile !

      • Robert1515
        Dimanche 14 Février à 18:53

        Bravo pour votre intervention. Très constructive, vraiment. Effectivement, vos enfants ne sont surement pas plus idiots.

      • Dimanche 14 Février à 21:42

        Vous préconisez une réforme de l'emploi des majuscules, apparemment.

      • mimifenne
        Lundi 15 Février à 12:20

        Personnellement je vois que le débat est grand et si je reste fière de vouloir garder notre bonne vieille identité française en vue de tout ce qu'il se passe actuellement, ce n'est peut être pas le cas de tout le monde. Je tiens à préciser que de toute manière, le ministère de l'éducation a agi sans prendre compte de tous les acteurs concernés dans cette histoire. C'est ce qui est souvent réalisé en ce moment. Ils ne font que ce qu'ils veulent. J'ESPERE QUE CELA DONNE MIEUX AVEC DES MAJUSCULES.

      • Lundi 15 Février à 13:48

        Le ministère de l'éducation ? Mais de quoi parlez-vous ? Il ne revient pas au ministère de l'Education Nationale de déterminer les règles en vigueur dans la langue française. Ce travail revient à l'Académie Française, depuis Richelieu (source : ici) . Allez voir sur le site de l'Académie Française, vous y lirez que :

        "Comme l'a déclaré le Premier ministre [en parlant de l'application des rectifications de l'orthographe], il n’est pas question de légiférer en cette matière. Les édits linguistiques sont impuissants s’ils ne sont pas soutenus par une ferme volonté des institutions compétentes et s’ils ne trouvent pas dans le public un vaste écho favorable. C’est pourquoi ces propositions sont destinées à être enseignées aux enfants — les graphies rectifiées devenant la règle, les anciennes demeurant naturellement tolérées ; elles sont recommandées aux adultes, et en particulier à tous ceux qui pratiquent avec autorité, avec éclat, la langue écrite, la consignent, la codifient et la commentent."    (Source ici, page 8, colonne 2)

        Xavier Darcos (le ministre de l'éducation en 2008) n'a fait que faire ce que l'instance responsable lui demandait de faire. 

        Voir ici pour en savoir plus : http://www.charivarialecole.fr/toute-la-verite-sur-l-affaire-de-l-orthographe-a125055154

      • Robert1515
        Lundi 15 Février à 17:59

        "ce n'est peut être pas le cas de tout le monde."

        Rassurez-vous : nous avions tous compris que vous étiez dans le Camp du Bien contre le Camp du Mal.

        " J'ESPERE QUE CELA DONNE MIEUX AVEC DES MAJUSCULES."

        Oui, et avec les majuscules accentuées, encore plus : J’ESPÈRE. Il suffit d'utiliser le correcteur orthographique. Clic droit, etc.

    296
    Dimanche 14 Février à 20:25

    Jamais un article n'aura reçu autant de commentaires ! Tout simplement incroyable ! 

    297
    Benjeddi
    Dimanche 14 Février à 21:07

    Bonjour

    Au Maroc, nous avons formé une commission qui prépare depuis 5 ans l'adoption des rectifications orthographiques. Nous espérons atteindre un jour notre objectif.

    Merci à toutes celles et à tous ceux qui nous soutiennent au Maroc, en France , en Suisse et au Canada.

    Benjeddi Touhami (ancien inspecteur de français).

    298
    Jessica
    Lundi 15 Février à 11:56
    Je suis professeur de français depuis 12 ans et entendre la liaison "des haricots" m'irrite de ml oins en moins même si on nous reprenait petits. Cela fait partie du folklore, je trouve. Ce qu'il y a de merveilleux dans cette langue c'est qu'elle évolue et de façon intelligente je trouve. Il ne faut pas avoir peur du changement mais plutôt accepter cela comme une richesse de la langue et expliquer aux élèves que lorsque nous étions éléves, nous avions appris certaines règles qui sont toujours vraies mais qui ont évoluées avec la langue. Cependant je ne suis pas d'accord avec le terme "d'anomalie" concernant l'orthographe. Il s'agit d'une originalité de la langue, une évolution qui ne s'est pas faite à un moment donné. Et puis cela peut créer des situations comiques car effectivement lorsque j'étais à l'école je me souviens avec mémorisé des mots composés comme" extra-terrestre" et je savais que ce mot avait évolué donc je l'ai précisé aux eme les toute fière de leur apprendre quelque chose et à eux de me répondre qu'ils l'avaient toujours écrit en un seul mot! A ce moment-là, je me suis sentie aussi vieille que homme des cavernes:)
      • Lundi 15 Février à 12:23

        Oui !

        Pour info, à ma connaissance, la liaison est toujours fautive, dans les haricots.

        http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/questions-de-langue#43_strong-em-le-haricot-ou-l-haricot-em-strong

      • Cocoloupiot
        Lundi 15 Février à 15:24

        Je confirme : les règles ont vraiment évoluées, même chez… les professeurs de français !

      • Robert1515
        Lundi 15 Février à 17:54

        De même que les dictionnaires signalent comme aspirés, c'est-à-dire sans liaisons, les mots "hollandais" et "handicapé".

        Pourtant nombreux sont ceux, même très instruits, qui commettent cette liaison "fautive" : journalistes, avocats, hommes politiques de tous bords, pro et anti rectifications orthographiques, etc.

         

    299
    mekilekon
    Mardi 16 Février à 09:30

    Cette réforme sera vite noyée dans l'ignorance générale. Elle aura juste ajouté un peu plus de confusion avec la coexistence de règles contradictoires.

     

    Les voitures en bonne état avec facture a l’appuie continueront de se vendre sur internet, tandis que ceux qui nik la polisse s’en foutent complètement. 

      • Robert1515
        Mardi 16 Février à 16:31
        <style type="text/css"></style>

        À mekilekon

         

        « Les voitures en bonne état avec facture a l’appuie continueront de se vendre sur internet, tandis que ceux qui nik la polisse s’en foutent complètement. »

         

        Vous devriez changer votre pseudo en « Mékilénulanortograf »

         

    300
    Azucena
    Mardi 16 Février à 09:46

    Comme on ne dit pas non plus "concernant" mais "en ce qui concerne" ou "pour ce qui concerne". "Concernant" employé seul (dans ce sens) est un calque de l'anglais "concerning"...

    Nos académiciens et nos ministres de l'Éducation nationale feraient mieux de s'occuper de tenter d'enrayer ce type de "remaniement" sournois de notre langue. Il y aurait là fort à faire, hélas !

    301
    Passant par ici
    Mardi 16 Février à 20:06

    Il paraîtrait qu'en vertu de la règle B 2* « aurochs » perdrait son « s » au singulier.
    C'est une plaisanterie ou une erreur, je suppose ?
    Aucune mention dans le document officiel français des Rectifications de l'orthographe de 1990.


    * http://www.renouvo.org/liste.php?t=3&lettre=

      • Robert1515
        Mardi 16 Février à 23:49

        "C'est une plaisanterie ou une erreur, je suppose ?"

        Je ne sais pas. Quel serait le problème?

      • Mercredi 17 Février à 13:32

        https://fr.wiktionary.org/wiki/auroch

        C'est la perte du "s" qui vous chagrine ? Mais celle du e vous convient, en revanche ? 

    302
    Ambulo In Ortho
    Mercredi 17 Février à 13:45

    Bonjour à tous,

    Primo. Merci pour ce très intéressant site.

    Secundo. Je lis ici que le gouvernement n’a aucun pouvoir en matière d’orthographe, mais c’est être naïf, que de penser ainsi. Dans la pratique, il peut tout imposer, et il ne s’est jamais gêné. De plus, le gouvernement actuel a une nette propension à l’autisme et au caporalisme, il avance en force et avec un mépris qui est souvent patent. Enfin, il regarde l’Académie comme une institution élitiste qui ne devrait pas exister, même s’il ne le dit pas ou pas encore explicitement. L'Académie l'a senti, qui s'est exprimée par la voix de sa secrétaire perpétuelle, qui aujourd'hui se braque et freine des quatre fers.

    Tertio. Noter que, sur le site de l’Elysée, les fautes sont légion aussi bien par rapport à l’ortho tradi que par rapport à l’ortho rectifiée : fais comme je dis, pas comme je fais ?

    Quarto. Dommage qu’un certain intervenant agressif et hautain empêche le débat et se mêle de tout sans toutefois répondre aux objections. Il semble vouloir éteindre toute contestation par son acidité, sa dureté et sa méchanceté.

    Quinto et pour finir. A propos d’aurochs, est-il vrai qu’il a perdu son s ? Et paélia ses deux l ?

    Merci.

    303
    Mercredi 17 Février à 13:57

    Le gouvernement actuel n'a absolument rien à voir avec ces rectifications. Mais rien de rien. Il n'a rien changé à la mention qui figurait dans les programmes précédents, qui dataient du programme 2008 (Sarkozy/Darcos). C'est depuis 2008 que nous enseignons les rectifications dans les classes. C'est pour cela que nous, professeurs, sommes étonnés de cette tempête soudaine alors qu'il n'y a rien de neuf.

    La seule chose qui évolue un peu, c'est la position des éditeurs de manuels : certains publiaient déjà certains manuels en nouvelle orthographe (Retz, Magnard, Hatier), et apparemment, un au moins (Belin) a attendu de voir si l'injonction des programmes 2008 serait modifiée dans les nouveaux programmes avant de s'y mettre aussi. Comme  rien n'a été modifié et que les programmes parus en 2015 n'ont rien changé, ils se décident à s'y mettre.

    Voir .

    Remarque : je ne sais pas de quel intervenant "agressif et hautain" vous parlez. C'est vrai que les opposants à ces petites rectifications de l'orthographe sont souvent très hautains. Et encore, je ne mets pas en ligne certains commentaires trop acerbes ou méprisants.

      • Cocoloupiot
        Jeudi 18 Février à 03:15
        <style></style>

        Pour ce qui est des manuels, voici ce que j’écrivais il y a six mois dans une étude sur la « Nouvelle orthographe ».

        « Je suis allé me renseigner dans deux des plus importantes librairies de Paris : la Fnac des Halles et Gibert Joseph, boulevard Saint-Michel. Eh bien, je n’y ai pas trouvé un seul manuel qui enseigne le français selon la nouvelle orthographe. La vendeuse de chez Gibert m’a fourni une explication économique : l’Éducation nationale n’a pas les moyens d’acheter pour les élèves du primaire de nouveaux livres en NO. D’accord, mais presque chaque année les éditeurs publient de nouveaux manuels… en orthographe classique.

        J’ai ainsi feuilleté plusieurs manuels en y cherchant trois choses : l’écriture des nombres en toutes lettres, la conjugaison des verbes en –eler et –eter, les accents circonflexes sur les i et les u.

        – Le Bled CMI et le Bled CM2 de 2008 (donc dix-huit ans après les rectifications du CSLF) n’appliquent pas les règles nouvelles, et ne mentionnent même pas leur existence.

        – Même chose pour le livre 500 exercices de Bled pour CM1-CM2, d’avril 2015.

        – Même chose pour l’ORTH CM2 de Hatier édition 2008.

        – Même chose pour le Tout en un des Éditions Magnard pour le CM2, d’avril 2015.

        Le sacro-saint Bescherelle de la conjugaison de 2015, quant à lui, fait un effort. Il consent à écrire dans un coin de page : « La réforme de 1990 autorise à conjuguer tous les verbes en –eler sur modeler, à l’exception d’appeler et rappeler, qui doivent doubler le l. » Et « La réforme de 1990 autorise à conjuguer tous les verbes en –eter sur acheter, à l’exception de jeter et ses dérivés, qui doivent doubler le t. » Notez le condescendant « autorise ».

        Venons-en aux dictionnaires.

        Parmi les petits formats, le Larousse Maxipoche 2015 et le Robert Micro 2015 ignorent superbement la NO. Idem pour le Robert Junior (du CE2 à la 6e) de 2015. Un peu plus ventru, le très classique Petit Larousse illustré 2016 indique, précédées d’un petit triangle pointe en haut, les orthographes « nouvelles ». Le Petit Robert 2016 fait la même chose en signalant les graphies nouvelles par la formule VAR. Mais attention ! seulement quand l’usage les a admises. Ainsi, il écrit : interpeller ou interpeler, mais ne mentionne même pas amoncèlement, assoir, ile, connaitre ou gout. Alain Rey s’en explique dans la préface en écrivant : Chaque fois qu’une modification a paru excessive ou perturbante, elle n’a pas été retenue, car ce n’est pas à un dictionnaire, tenu de refléter le bon usage, de jouer les réformateurs par principe, moins encore les révolutionnaires, ni de suivre les modes sans réflexion. Alain Rey, mai 2008.

        Terminons par une curiosité amusante. Le Grand Larousse illustré 2016 indique bien, dans ses entrées, toutes les graphies « rectifiées » en 1990, mais sa partie grammaticale, au début de l’ouvrage, applique scrupuleusement les règles de l’orthographe traditionnelle ! Par exemple pour la conjugaison des verbes en –eler et –eter ou pour l’accord de laissé suivi d’un infinitif. Et on y trouve fast-food, best-seller, check-up, boîte et ouvre-boîte, aéro-club, week-end, tee-shirt, coûter orthographiés classiquement. »

        Mais peut-être tout cela est-il en train de changer.

      • Jeudi 18 Février à 08:20

        C'est curieux de tomber sur un libraire aussi mal renseigné. Ce n'est pas l'Education Nationale qui paye les manuels, ce sont les mairies...

        En effet, peu de manuels sont à jour. Pour ma part, j'utilise en classe les célèbres manuels Parcours, de chez Hatier, qui sont depuis des années en nouvelle orthographe, du CE1 au CM2. C'est le cas aussi pour A Tire d'Aile (méthode de lecture). En Maths, l'éditeur Sed les applique dans Maths+. Chez Magnard, Outils pour les Maths applique la nouvelle écriture des nombres en lettres (traits d'union) : une bénédiction...

        Ceci dit, dans ma classe, la plupart des manuels sont encore en orthographe traditionnelle et cela ne pose pas vraiment de soucis. J'utilise l'orthographe rectifiée au tableau, sur mes affichages, et les élèves copient les leçons en orthographe rectifiée. Cela se fait très bien. J'estime à un mot par jour le nombre de mots touchés par les rectifications...

    304
    Ambulo In Ortho
    Mercredi 17 Février à 14:19

    — Rectification. Lire :  Et paella ses deux l pour devenir paélia ?

    — C'est la perte du "s" qui vous chagrine ? Mais celle du e vous convient, en revanche ?

    Ça s'appelle ne pas répondre à la question, si je ne me trompe. La question était : aurochs a-t-il perdu son s au singulier ?
    J'ai l'impression que le responsable de ce blogue fuit les questions et se moque. Dommage pour un lieu de discussion sur la « nouvelle orthographe », qui ne sont pas nombreux.

      • Mercredi 17 Février à 14:52

        Je ne suis pas experte en aurochs, aussi, pour vous répondre avais-je mis un lien vers wiktionary, qui confirme ce que vous affirmiez. Oui, le mot auroch peut désormais s'écrire sans s.

        Je réagissais parce que je ne comprenais pas pourquoi vous disiez : "c'est une plaisanterie ou une erreur" ? Pourquoi cette perte du -s vous gêne-t-elle tant ? Et, corollaire, puisque le mot vient de l'allemand Auerochse, trouvez vous que la perte des deux e soit une plaisanterie également ? 

        Quand on se renseigne sur l'étymologie du mot, on s'aperçoit qu'il a pas mal varié au cours du temps. Le mot est attesté en français pour la première fois en 1414 sous la forme ourofl au sens de « bœuf sauvage », puis en 1611 sous la forme auroxLe s se justifie-t-il plus que le -ch, que le au... Je n'en sais rien, mais je ne vois rien de scandaleux à la graphie sans -s, en tous cas..

         

      • Mercredi 17 Février à 14:55

        Le responsable de ce blog est une responsable, et c'est moi. Pardon si j'ai eu l'air de me moquer. Je m'étonnais de votre réaction sur la perte du -s d'auroch, que je ne comprends pas.

        Quant à fuir les questions, vous exagérez un peu. Il y a eu plus de 500 000 visites sur cet article en quelques jours, des centaines de commentaires auxquels je passe des heures à répondre, alors "fuir les questions", c'est un peu fort de café.

      • Cocoloupiot
        Jeudi 18 Février à 18:52

        Le problème, avec paella qui devient paélia pour « éviter une lecture défectueuse », dit le texte officiel du CSLF, c'est que la lecture paélia, comme dans dahlia, n'existe ni en français (on doit prononcer le lla de paella comme Ella [Fitzgerald]), ni en espagnol (on prononce alors le lla comme le ya de Maya [l'abeille]}.

      • Jeudi 18 Février à 19:17

        En espagnol, le ll de paella est un son qui n'existe pas en français. C'est entre le j et un "li", plus ou moins chuinté suivant les mots, que nous n'avons pas (et qui n'a pas grand chose à voir avec le ya de Maya l'Abeille, non).

        Ecoutez caballo (cheval), par exemple : http://fr.forvo.com/word/caballo/#es

        Il me semble en tout cas que le "li" est ce qui se rapproche le plus du ll espagnol :  http://fr.forvo.com/word/paella/#ca

      • Cocoloupiot
        Vendredi 19 Février à 18:10

        Le site que vous donnez en référence n'a vraiment rien de convaincant. Les gens qui y parlent, qui sont aussi bien sud-américains qu'espagnols (et de quelle région d'Espagne ?) prononcent comme ils veulent ; et certains prononcent même très distinctement un son proche du y en français : cavayo ou cabayo suivant les cas. J'ai entendu cent fois, notamment dans le très beau A galopar,  Paco Ibanez, qui parle un castillan très pur, prononcer ce mot avec un l mouillé comme dans maillot (avec bien sûr, différence notable, l'accent tonique sur la deuxième syllabe). Et je ne compte pas les paellas que j'ai commandées des centaines de fois lors de dizaines de séjours en Espagne. Quant à la calle, elle se prononce à peu près comme le français caillé.

      • Vendredi 19 Février à 19:06

        Les accents, les accents... Bon, puisque vous citez Paco Ibanez, arrêtons-nous là. Je suis une fan inconditionnelle. Palabras para Julia est peut-être ma préférée.

      • Cocoloupiot
        Samedi 20 Février à 02:03

        Palabras para Julia est assurément ma préférée. Je placerai ensuite A galopar, Andaluces de Jaén et Balada del que nunca fue a Granada. Et je n'oublierai pas Lluis Llach (au fait, on prononce comment ?) et L'Estaca.

      • Samedi 20 Février à 09:16

        J'aime beaucoup aussi Un espanol habla de su tierra que je connais par coeur. J'ai entendu récemment un live de La poesia es una arma cargada de futuro. J'ai eu envie de pleurer tellement c'était beau.

      • Robert1515
        Jeudi 25 Février à 02:09
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        Bonsoir Cocoloupiot

         

        La prononciation du ll est variable selon les régions ou les pays. Ce devrait être un l dit mouillé [λ], mais parfois (souvent), la prononciation sera un yod (faïence, caillou ou ja en allemand). Ce phénomène appelé yeísmo touche notamment l'Andalousie et a touché toute la France jusqu'à la disparition du l mouillé à la fin du XIXe siècle. Littré s'en émouvait dans son dictionnaire comme on peut le voir ici :
        http://histoire.orthographe.free.fr/Littre_Dictionnaire_187_l_mouille.jpg
        Cette page n'a pas l'air trop mal faite. https://fr.wikipedia.org/wiki/Ye%C3%ADsmo

        « Lluis Llach (au fait, on prononce comment ?) »
        Comme llum (lumière). Ce serait donc [juis jak] ou You hisse yak. J'ai cherché si la prononciation standard est [j] ou [λ], mais la phonétique est absente des deux dictionnaires que j'ai trouvés en ligne. http://www.diccionari.cat/ et http://dlc.iec.cat/
        D'après cette page, ce serait la même prononciation que le ll espagnol, donc [λuis λak] (avec toutes les variations régionales bien entendu), mais sans garantie de ma part.
        http://dafsheli.chez-alice.fr/arxius/orto/sons.htm

         

    305
    Azucena
    Mercredi 17 Février à 14:22

    Bonjour,

    Oui, selon la "réformette" le mot aurochs peut, si on le souhaite, s'écrire auroch (c'est aller à l'encontre de l'étymologie, mais bon...). Chacun est libre.

    Bien que cela soit préconisé par les règles de la "nouvelle orthographe", on rencontre tout de même chez la plupart de nos concitoyens une extrême réticence à écrire paélia... Mais qu'adviendra-t-il dans quelques générations ? Nul ne le sait encore. Les Français ont-ils tant de mal avec le français qu'ils n'apprennent plus les langues étrangères ou les prend-on vraiment pour des imbéciles à qui il faut tout mâcher ? Les Espagnols s'amuseraient-ils à écrire "camamber", "buyabès" ou "foagra" ?

    Et pourquoi pas, sur la carte du resto italien du coin :

    pitsa marguérita, niokis, spaguétis à l'amatritchana, taliatèles ail foungui avec parmi de Jeannot-raie de Jeannot et, pour les vins : kianti, lambrousco, valpolitchella...  happyhappyhappy

      • Mercredi 17 Février à 15:02

        Les Espagnol sont un bon exemple : ils écrivent fùtbol, beicon, béisbol, coctel, panqueque, vagon... Cela ne fait pas d'eux des demeurés. Comme ces mots sont très intégrés dans leur lexique, ils les ont "hispanisés", c'est tout. 

        Nous écrivons déjà rosbif, redingote, paquebot...

      • Robert1515
        Mercredi 17 Février à 19:33
        <style type="text/css"></style>

        À Azucena

         

         

        « Les Espagnols s'amuseraient-ils à écrire "camamber", "buyabès" ou "foagra" ? »

         

        Bonjour.

        En plus des mots présentés par Charivari, il y a « espagueti » (avec un GU espagnol et français) à la place du GH italien), cruasán (croissant), petisú (pour petit chou), « champiñón » (devinez…).

         

        Le mot bébé est orthographié à l'espagnole « bebé », de même que bonbon s'écrit « bombón » et que billard s'écrit « billar ».

         

        C'est surement sans surprise maintenant que vous découvrirez que bistouri s'écrit « bisturí ». C'est une langue qui sait hispaniser ses mots. Pour foie-gras, là, vous avez tout à fait raison : ils n'écrivent absolument pas foagra, mais fuagrás. Ils écrivent le mot « aplique » du français applique avec un seul P et survivent très bien (ils ont même des prix Nobel de littérature).

         

        Vous vous doutez bien qu'il y a d'autres exemples. Je vous laisse les découvrir sur le site de l'Académie royale espagnole. http://dle.rae.es/

         

        Allez, un petit dernier pour la route avec « bulevar ». ^^

         

      • Mercredi 17 Février à 19:54

        Ajoutons, puisque nous sommes lancés sur l'espagnol, que c'est une langue qui subit des petites rectifications régulières, la dernière datant de 2010, sans que personne ne rouspète.

    306
    Ambulo In Ortho
    Mercredi 17 Février à 14:24

    Lire : Dommage pour un lieu de discussion sur la « nouvelle orthographe », car les lieux de discussion sur ce sujet ne sont pas nombreux.

    Avec mes excuses.

    307
    vinc77
    Mercredi 17 Février à 22:37

    Chose non évoquée dans cette article concernant l'accent circonflexe, il n'y a pas uniquement des considérations de type étymologique ou d'évolution de langue (type hostel -> hôtel) quant à son utilisation.
    Il s'avère que la langue française est aussi une langue vivante, c'est-à-dire une langue parlée, et qu'il y a une certaine tonalité "officielle" à avoir lorsque l'on prononce une phrase ou des mots (certes prononcée différemment en fonction des régions, tout est relatif, mais il faut bien se fixer une règle). L'écriture a aussi été inventée pour retranscrire les sons qui sortent de votre bouche.

    Une des raisons d'être des accents est donc de donner une indication sur la tonalité des mots. (et non pas de nous provoquer des maux)

    Il y a donc des accents toniques sur les mots. On dit une "règle" (prononcé avec une tonalité plus grave que si l'on disait une régle). C'est aussi la différence que l'on trouve au niveau de l'accent tonique de "je mangeai" et de "je mangeais" (passé simple, "ai" se prononce "é"; imparfait, "ais" se prononce "è")

    De même pour l'accent circonflexe, on prolonge un peu plus longtemps le son prononcé quand celui ci est présent.

    Ex:

    "théâtre" se prononce plutôt " théaaaatre"; "hôtel" se prononce plutôt "hoootel"; un mouton "bèèèèèle" c'est pourquoi on écrit le verbe "bêler" . 

    Il faut prendre son temps pour parler, c'est le caractère un peu "bobo" de la langue française, le côté ("coooté") un peu théâtrale ("théaaaatrale") de la langue française, pensez à Cyrano! C'est ce qui fait son charme nom de d'là, ne l'oubliez pas! J'espère pour vous que vous ne faites pas que lire et écrire à travers des forums pour vous exprimer, mais que vous avez la chance d'utiliser la parole, les sonorités, votre talent musical dans vos propos! Ma parole!

     

    Musicalement,

      • Jeudi 18 Février à 08:03

        Ce n'est pas évoqué dans l'article parce que les e, les a et les o ne sont pas concernés par les rectifications sur les accents circonflexes. Les rectifications ne proposent pas, contrairement à ce qu'ont pu écrire les journalistes mal informés,  la suppression du ô de drôle, le ê de forêt  ni le â de château.

        Maurice Druon l'évoque bien : on n'a touché qu'aux accents qui n'ont pas d'impact sur la prononciation. Seuls ceux des î etdes û sont touchés (et encore, seulement s'il n'y a pas de risque de confusion, donc on laisse leur accent à sûr, mûr, jeûne....). On ne prononce pas différemment le [mai] de maîtresse et le [mai] de mai ou mais.

      • Cocoloupiot
        Jeudi 18 Février à 19:09

        Seuls [les accents circonflexes] des î e tdes û sont touchés (et encore, seulement s'il n'y a pas de risque de confusion, donc on laisse leur accent à sûr, mûr, jeûne....), dites-vous. Je dois répéter ici ce que j'ai écrit plus haut : on a enlevé l'accent circonflexe de mure, murs, mures (pour les fruits, par exemple) sans se soucier du risque de confusion avec mure et mures (fruit du mûrier) ni avec murs (de la maison) ; on a enlevé l'accent de sure, surs et sures (au sens de certain ou d'assuré) sans se soucier de la possible ci)onfusion avec leurs homographes sure, surs et sures (au sens de aigre, amer). Belle cohérence là encore. Quand je pense que l'une des têtes pensantes du CSLF, Bernard Cerquiglini, a jadis écrit un excellent ouvrage dont le titre, L'Accent du souvenir, montrait toute l'importance que son auteur donnait à l'accent circonflexe ! Finalement, ce que je reproche à ces recommandations, c'est leur côté bricolé, pas sérieux, genre décisions de fin de banquet. Même reproche pour laissé + infinitif, avec laissé invariable, alors que dans  vu + infinitif et entendu + infinitif, le participe passé reste variable (il s'accorde toujours quand le substantif dont on parle fait l'action). Et cette perle d'inculture : handball s'écrira désormais sans trait d'union. Mais, bougres d'ânes, ce mot, d'origine allemande, n'a JAMAIS pris de trait d'union !

      • Jeudi 18 Février à 19:19

        Un bon article sur l'accent circonflexe, par un amoureux de la langue : http://parler-francais.eklablog.com/quel-cirque-ce-flexe-a124657624

      • Cocoloupiot
        Jeudi 18 Février à 20:34
        <style></style>

        Un grand merci, Charivari, pour le lien vers ce très intéressant article, que je m’empresse de placer parmi mes marque-pages et qui me donne raison sur le point précis que j’évoquais juste ci-dessus : l’incohérence qu’il y a à préconiser mûr, mais mure, murs et mures, ou sûr, mais sure, surs et sures. Avoir souligné cela m’avait valu il y a quelque temps d’être brocardé par 1515 : « 

        Je laisse votre article répondre : « Pis, nos pourfendeurs de l'illogisme et de l'arbitraire [les réformateurs] sont à l'origine − fût-ce à leur corps défendant − de nouvelles bizarreries : ne lit-on pas dans le texte paru au Journal officiel que les adjectifs mûr et sûr ne porteraient le chapeau « qu'au masculin singulier [...] comme c'était déjà le cas pour dû » ? Voilà qui est pour le moins surprenant. D'abord, au regard de l'étymologie, tant la logique plaide en faveur du maintien du circonflexe au masculin comme au féminin et au pluriel, en souvenir de la chute de l'ancien e intercalaire (vieux français deu, deue, deues, deus). Ensuite, en vertu du sacro-saint principe de distinction des homographes : car enfin, la confusion entre (des) murs et (ils sont) murs serait-elle moins préjudiciable qu'entre (un) mur et (il est) mur ?  Tout porte à croire, en vérité, qu'il s'agit là d'une perle de la plus belle huître, ainsi qu'André Goosse le laisse lui-même entendre dans La Nouvelle Orthographe (1991) : « Le texte paru au Journal officiel [...] contient cette phrase, absente de la version qui a précédé : "Comme c'était déjà le cas pour , les adjectifs mûr et sûr ne prennent un accent circonflexe qu'au masculin singulier." Le critère pour maintenir l'accent étant le risque d'homographie, celle-ci vaut autant pour mûre (à distinguer du fruit), mûrs, mûres, sûre, sûrs, sûres. , au contraire, n'a pas besoin du circonflexe au féminin et au pluriel. Il serait souhaitable que le document qui sera communiqué aux enseignants soit conforme aux principes. » On croit rêver... Las ! vingt-cinq ans après, les faits sont toujours aussi têtus : « mûr, mûre. Orthographe rectifiée : masc. sing. mûr ; fém. mure, pluriel murs, mures » et « sûr, sûre. Orthographe rectifiée : sûr, sure », lit-on dans le Robert illustré 2013 ; « dans le cadre de l'orthographe rectifiée, on peut écrire sûr, sure, surs, sures », dans le Petit Larousse 2016 (7). La bourde − si tant est que c'en fût une − s'est même répandue jusque dans les colonnes de la dernière édition du Dictionnaire de nos académiciens : « mûre ou mure. » Gageons que Goosse ne leur tire pas son chapeau. 

        PS : Bravo pour votre blog, dont j'ai lu d'autres articles. Vos élèves doivent se sentir bien, en cours de français. Je suis content pour eux.

      • Jeudi 18 Février à 21:02

        Oui, je suis (du verbe suivre) cet excellent blogueur depuis longtemps. Il a beau relever ces incohérences, il n'en défend pas moins les rectifications. 

        Moi aussi, je les critique. Je regrette qu'elles n'aient pas tordu le cou aux règles d'accord des nombres qui ne ressemblent à rien (vingt, cent, mille), par exemple.

        Mais elles sont là. On nous (nous = les enseignants) a demandé de les appliquer en 2008, alors je les applique, et je voulais juste dire que cela se faisait sans trop de mal, sans trop de stress (je laisse encore beaucoup d'anciennes graphies dans mes écrits, par habitude, mais je sais que ce n'est pas grave), et cela me permet de consacrer quelques heures de plus par an à des sujets que je juge plus importants  concernant l'orthographe, comme les accords ou la confusion entre certains homophones courants.

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 00:36
        <style type="text/css"></style>

        À Cocoloupiot

         

        À propos des homonymies mur, mûr (murmure?), etc. Comme je vous l'avais dit, la distinction à l'écrit se fait de façon arbitraire. Pourquoi mûr vs mur, mais pas mûrs vs mur ? Je n'ai pas d'avis tranché sur ce cas précis, à part vous répondre que la question est légitime et que les membres de la commission avaient peut-être une raison valable ou simplement n'ont pas réussi à s'entendre.

         

        « Avoir souligné cela m’avait valu il y a quelque temps d’être brocardé par 1515 »

         

        Bah, c'est mon côté taquin. Mais je tiens à vous dire que j'apprécie vos interventions ne serait-ce que parce que vous prenez la peine de lire ce qui est écrit.

         

        En ce qui concerne le passage attribué à Goosse, je ne le connaissais pas même si je n'en suis pas surpris. J'avais lu qu'il avait proposé de généraliser le S du pluriel de cent (deux-cents, mais aussi deux-cents-trente, etc) mais n'avais pas été suivi par les autres membres de la commission.

         

        À propos de l'accord du participe passé, j'ai trouvé l'explication donnée par André Goosse à la page 44 du livre « L'orthographe en questions » CNRS (il ne doit plus être édité, mais vous pourrez peut-être le trouver dans une bibliothèque universitaire). Je le cite : « […] j'étais défenseur de l'accord avec le sujet et je n'ai pas été suivi. On a essayé de trouver des compromis[…]. Si bien qu'on s'est rabattu sur le participe passé de laisser[…] En fait, on n'a pas réussi à s'entendre, alors que phonétiquement, très peu de mots sont concernés. »

         

        « Et cette perle d'inculture : handball s'écrira désormais sans trait d'union. Mais, bougres d'ânes, ce mot, d'origine allemande, n'a JAMAIS pris de trait d'union ! »

         

        Je pense qu'ils le savaient tout de même… Voir ma réponse à ce sujet (sous le 146). Dans le même esprit, on peut penser à weekend qui ne prend pas non plus de trait d'union, du moins en anglais...

         

      • Robert1515
        Jeudi 25 Février à 23:52
        <style type="text/css"></style>

        Bonjour vinc77

         

        « Il y a donc des accents toniques sur les mots. »
        En français , l'accent tonique, par ailleurs faible, se porte sur la dernière syllabe (oxyton) du mot ou du groupe de mots, appelé aussi groupe rythmique, groupe de sens ou groupe de souffle, à l'exception du e final (même prononcé à la méridionale : c'est ce qui fait la différence entre « heure » et « heureux » à Marseille).
        D'autres langues ont un accent soit paroxyton (le polonais?), soit mobile (oxyton, paroxyton ou proparoxyton), c'est-à-dire qu'il peut se trouver par exemple à la finale du mot, en pénultième, antépénultième, etc. : l'espagnol, le latin, l'italien, etc. Et il y a aussi les accents secondaires...
        Par exemple, dans « acheté », on accentue sur « té », dans « voiture », on accentue sur « tu » et dans « rouge », on accentue sur « rou ». Mais dans « J'ai acheté une voiture rouge », on accentue sur « rou » et pas sur « té » ou « tu ». Mais si on s'arrête après « acheté » pour reprendre son souffle ou pour insister, on accentuera deux fois : sur « té » et sur «rou ».

         

        « On dit une "règle" (prononcé avec une tonalité plus grave que si l'on disait une régle). »
        Pour être précis, c'est ce qu'on appelle l'aperture : le son è est plus ouvert que le é.

         

        « C'est aussi la différence que l'on trouve au niveau de l'accent tonique de "je mangeai" et de "je mangeais" (passé simple, "ai" se prononce "é"; imparfait, "ais" se prononce "è") »
        Même remarque : mais c'est extrêmement variable selon les régions. J'ai connu cela quand j'étais scolarisé en région parisienne, mais plus du tout lorsque je suis parti près de la méditerranée (je suppose que vous êtes originaire de la moitié nord de la France, peut-être en Alsace?)

         

        « De même pour l'accent circonflexe, on prolonge un peu plus longtemps le son prononcé quand celui ci est présent. »
        Ex: "théâtre" se prononce plutôt " théaaaatre"; "hôtel" se prononce plutôt "hoootel"; un mouton "bèèèèèle" c'est pourquoi on écrit le verbe "bêler".
        D'une certaine manière, vous semblez militer pour une orthographe (en partie) phonétique. :-)
        Plus sérieusement, c'est très variable selon les régions.

         

        * Juste une petite indication pour expliquer le cas particulier de l'accent français parmi les autres langues romanes. L'accent tonique est resté pour ainsi dire au même endroit en français que dans les mots latins (et que dans les mots espagnols par exemple), mais les mots français ont subi des raccourcissements importants et rapides par leurs finales à l'oral (au XIIe siècle me semble-t-il). L'accent latin étant soit paroxyton, soit proparoxyton, l'accent tonique français s'est retrouvé propulsé sur la dernière syllabe.
        Notez la position des accents toniques dans :A-MĀ-RE qui a donné en français aimer, par chute de la post-tonique et CAS-TĔL-LUM qui a donné en français château. (cf. Phonologie, Master LFA, semaine 14 – Prof. : André THIBAULT)
        Comparer aussi : Esp. término, fr. terme ; Esp. termino, fr. je termine ; Esp. terminó, fr. il termina ; Ital. Napoli, fr. Naples (j'ai souligné les accents toniques)
        En vertu ensuite du principe d'analogie, les autres mots suivent cette accentuation, quelles que soient leurs origines : « paella » s'accentue en espagnol sur le « e » et en français s'accentue sur le dernier « a », que ce soit dans « paella » ou dans « paélia ». Il me fait bizarre écrit ainsi, c'est vrai :-) Question d'habitude.

        Bonne soirée.

         



         

    308
    Eric D.
    Jeudi 18 Février à 02:03

    Contre la désinformation :

    http://www.academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-la-reforme-de-lorthographe

     

      • Jeudi 18 Février à 08:09

        De nombreux chroniqueurs, dans toute la Presse, ont répondu à cette déclaration qui frise la malhonnêteté. Pour servir ses idées politiques, Mme Carrère D'Encausse va jusqu'à renier ce qu'elle a écrit 10 jours plus tôt et prétend qu'on a exhumé une vieille réforme alors que personne n'y a touché dans les 8 dernières années (encore une fois, il n'y a rien de nouveau dans les programmes : les nouveaux programmes de l'école et du collège n'ont fait que recopier à l'identique la mention qui figurait déjà dans les programmes 2008 de Xavier Darcos).

        Lisez ce qu'en pense ce linguiste du CNRS : http://www.liberation.fr/france/2016/02/17/notre-orthographe-si-compliquee-c-est-un-choix-politique_1434001?xtor=rss-450

      • Robert1515
        Jeudi 18 Février à 17:29

        Xavier Darcos est d'ailleurs académicien depuis 2013.

    309
    LadyCatseyes
    Jeudi 18 Février à 08:06

    Bonjour,

    A force de faire des réformes de notre langue française, j'ai tout de même l'impression que l'on détruit notre patrimoine linguistique .


    De plus, pour cette nouvelle réforme, j'ai trouvé cet article très intéressant ...

    http://www.20minutes.fr/societe/1786231-20160214-academie-francaise-oppose-toute-reforme-orthographe?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1455421410

    310
    Mauricette
    Jeudi 18 Février à 17:04

    Tout cela serait fort beau si.... le français écrit et parlé en 2015 n'était pas aussi lamentable, médiocre, pauvre, vulgaire, simpliste, laid, limité... Une fois de plus, de beaux discours de sophistes, mais sur le terrain, dans la vraie vie, le français est une langue qui n'est plus parlée correctement que par une infime minorité de locuteurs. Nos "élites" (politiques, journalistes, etc.) sont les premiers à mettre à mal notre langue. Quant à Madame Najat, elle n'a qu'un but en tête : mettre à bas tout ce qu'il y a de mieux dans l'école de la République. Ses réformes, mises bout à bout, constituent un bel exemple de destruction par l'intérieur. Du reste, considérer Pierre Perret comme une représentant de la belle langue française en dit long sur l'obédience culturelle de l'auteur de cet article. À bon entendeur...

      • Jeudi 18 Février à 17:33

        Mme Vallaud-Belkacem n’y est pour rien dans ces rectifications de l’orthographe, ni même dans leur apparition dans les programmes de l’école (laquelle date de 2008, sous le gouvernement Sarkozy).

        Quant à moi, avec mon pauvre parler populaire et médiocre de la France d’en bas, je préfère tout de même passer plus de temps à apprendre à mes élèves à accorder les participes passés qu’à leur faire retenir qu’il faut un trait d’union dans quatre-vingts mais pas dans quatre cents ou un seul t à combatif bien qu’il appartienne à la famille de combattre.

      • Jeudi 18 Février à 17:49

        PS : Pierre Perret fait partie du Conseil Supérieur de la Langue Française.

      • Robert1515
        Jeudi 18 Février à 23:29
        <style type="text/css"></style>

        À Mauricette

         

        « le français est une langue qui n'est plus parlée correctement que par une infime minorité de locuteurs. »

         

        Et où donc se trouve cette infime minorité de locuteurs qui savent encore parler notre belle langue ?

         

    311
    Mauricette
    Jeudi 18 Février à 17:45

    Bonjour Charivari,

    je crois que vous ne m'avez pas bien comprise ! C'est bien souvent dans la France d'en bas, comme vous le dites, qu'on parle encore le mieux notre langue ; inversement, ce sont les "élites" et les journalistes qui la simplifient à outrance et lui font perdre toute sa saveur...

      • Jeudi 18 Février à 17:58

        J’avoue m’agacer tous les ans, au moment du ramadan, quand les journalistes à la radio prononcent le mot jeûne comme jeune.

        Cela dit, cette cabale contre le gouvernement actuel est, dans ce cas précis, complètement artificielle et malhonnête. Ceux qui l’ont créée de toutes pièces le savent très bien. Luc Chatel, par exemple, fait l’indigné alors que dans SES programmes figurait déjà l’injonction d’appliquer ces petites rectifications, et qu’à l’époque, alors qu’il était ministre de l’Éducation nationale, il n’y avait rien trouvé à redire.

    312
    Mauricette
    Jeudi 18 Février à 18:24

    Si Pierre Perret fait partie de ce "machin", c'est bien la preuve que ce pays va mal. Comment pouvez-vous imaginer que ce faux poète peut représenter la fine fleur de notre expression littéraire ? Allons, allons... Depuis quand les titres reviennent-ils aux meilleurs ?

     

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 00:31
        <style type="text/css"></style>

        À Mauricette

         

        « Si Pierre Perret fait partie de ce "machin", »

         

        Je n'ai pas compris non plus. Il y était surement pour jouer le rôle du candide de service.

         

        « Depuis quand les titres reviennent-ils aux meilleurs ? »

         

        Ce n'est pas gentil pour nos académiciens de dire ça.

         

    313
    Cocoloupiot
    Jeudi 18 Février à 19:38

    Une chose est amusante dans toute cette histoire, c'est que, alors que l'on discute (et que l'on dispute) des recommandations du CSLF validées par l'Académie, puis reniées par Mme d'Encausse, l'usage, lui, lance des modes qui font tout le contraire. Dans les journaux, dans les publicités, dans les bandeaux qui défilent sur les écrans de télévision, on ajoute des accents circonflexes là où il n'y en avait pas. On écrit tâche (au sens de salissure), dîtes ou faîtes à l'impératif. On met des traits d'union là où il n'en faut pas (co-auteur, co-président, co-éditeur, sans doute pour copier l'anglais). On emploie, pour paraître savant, des mots compliqués au lieu de mots simples, souvent au prix de contresens (thématique pour thème, problématique pour problème, volumétrie pour volume, intentionnalité* au lieu d'intention, pressurisé pour pressuré ou sous pression). On emprunte a minima au vocabulaire juridique pour dire au minimum, qui n'a pas le même sens. On dit incorrectement demander à ce que au lieu de demander que. On dit être en capacité de pour être capable de. Et cela touche les gens les plus éduqués, les plus élevés socialement…

    * Je livre à votre ébahissement cette citation d'un  haut fonctionnaire : « Il s'agit là de mots inconvenants, sans intentionnalité aucune de livrer l'étudiant à une quelconque vindicte. » Ce monsieur est chef de cabinet de la direction des Services départementaux de l'Éducation nationale des Hauts-de-Seine (fermez le ban). L'exemple vient de très haut.

      • Robert1515
        Vendredi 19 Février à 00:18

        Bien d'accord avec vous, et c'est sans ironie.

    314
    Robert1515
    Jeudi 18 Février à 23:19
    <style type="text/css"></style>

    À Ladycatseyes

     

    Hélène Carrère d'Encausse est en train de nous expliquer que l'Académie est contre, qu'elle a toujours été contre. On croirait entendre Georges Marchais quand il disait : « Nous n'avons pas changé, nous ne changeons pas et nous ne changerons pas : nous sommes pour le changement. »

     

    Le seul hic, c'est que c'est faux et archifaux. Déjà, on en trouve facilement la preuve dans le texte même de 1990 comme l'a exposé Charivari.

     

    En 1998, j'avais écrit à l'Académie, et je ne suis surement pas le seul, pour m'informer de l'application des rectifications : étaient-elles enterrées ou appliquées ?

     

    La réponse a été claire et nette : « Les rectifications proposées en 1990 par le Conseil supérieur de la langue française ne sont nullement « enterrées ».

     

    La suite ici : http://histoire.orthographe.free.fr/Courrier_Academie_francaise_01-10-1998.png

     

      • Cocoloupiot
        Vendredi 19 Février à 17:50

        « L'affaire a fait couler beaucoup d'encre en sont temps », écrit ce brave chargé de mission. Décidément, on n'est jamais trahi que par les siens. Comme en témoigne aussi, dans le Journal officiel, le rapport de Maurice Druon au Conseil supérieur de la langue française, qui, outre quelques erreurs typographiques et deux grosses coquilles, fait une faute dans le nom de Bernard Cerquiglini, présenté comme délégué général à la langue française et animateur du comité d'experts appelé à la rescousse par le CSLF, orthographié Cerguiglini dans le J.O. Un peu plus loin dans le même texte, on trouve un savoureux contre-productif, écrit en orthographe ancienne ! Chassez le naturel… Bien sûr, une page plus loin, ce même rapport explique que la soudure sera de mise, notamment, dans les « noms formés avec les éléments prépositifs contre […] ».

      • Robert1515
        Vendredi 19 Février à 19:50

        "« L'affaire a fait couler beaucoup d'encre en sont temps », écrit ce brave chargé de mission. Décidément, on n'est jamais trahi que par les siens."

        Bien vu Cocoloupiot. Le chargé de mission étant très certainement agrégé comme le sont les rédacteurs du dictionnaire.

    315
    Laure
    Jeudi 18 Février à 23:38

    Un article clair net précis et avec des sources ! Parfait, merci pour cette synthèse !

    316
    Mauricette
    Vendredi 19 Février à 09:46

    Je le répète et le répèterai sans faiblir : nous oublions dans ce débat l'objectif, c'est-à-dire le niveau de locution et la compétence écrite de nos têtes blondes (...). Or si l'on juge de l'évolution de la pédagogie et des réformes successives qui concernent la langue française, chacun doit admettre que l'échec est total. L'illettrisme augmente en France comme si nous étions un pays du Tiers-Monde. L'expression orale et écrite est lamentable : sans même parler de style (cela fait bien longtemps que ce concept a disparu des usages), l'orthographe, la ponctuation, la syntaxe et la conjugaison sont laissées à l'abandon. Le français est en friche. Alors à quoi bon discuter de qui a fait quoi ? Ouvrons les yeux et les oreilles : lisons et écoutons, autour de nous, sur les radios, dans les journaux, à la télévision - et le constat sera sans appel. Non seulement les français est mauvais, mais, plus grave encore, il devient laid. Comparez les discours de Pierre Mendès-France et ceux de Sarkozy ou GHollande et vous aurez un aperçu de la dégringolade. Je ne suis même pas certain que nos 90% de bacheliers comprendraient une publicité des années 1950, ne serait-ce que d'un point de vue sémantique. Sur ce sujet comme bien d'autres qui concerne notre société, je suis absolument abasourdie par le refus de voir la réalité.

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 18:14
        <style type="text/css"></style>

        À Mauricette

         

        « Je le répète et le répèterai sans faiblir »

         

        Si ça vous fait plaisir, ne vous gênez pas, mais n'oubliez pas que la méthode Coué ne peut pas tenir lieu d'argumentation.

         

        « nous oublions dans ce débat l'objectif, c'est-à-dire le niveau de locution et la compétence écrite de nos têtes blondes »

         

        S'il n'y avait que les têtes blondes, ce serait un moindre mal.

         

        « Or si l'on juge de l'évolution de la pédagogie et des réformes successives qui concernent la langue française, chacun doit admettre que l'échec est total. »

         

        Qui ça « on » ? Pourquoi « doit » ? Ce que vous faites s'appelle de l'incantation, pas de l'argumentation.

         

        « L'expression orale et écrite est lamentable »

         

        Bien d'accord avec vous. D'ailleurs les exemples que vous citez plus loin sont éloquents.

         

        « Ouvrons les yeux et les oreilles : lisons et écoutons, »

         

        À ce propos, avez-vous lu et pris connaissance de ce qui a été écrit plus haut par Charivari (au moins dans les grandes lignes) ?

         

        « Non seulement les français est mauvais »

         

        Je ne vous le fais pas dire.

         

        « Je ne suis même pas certain »

         

        Certain ? Mauricette ?

         

        « que nos 90% de bacheliers comprendraient une publicité des années 1950, »

         

        C'est sûr que c'est un très bon critère de sélection qui vaut tous les diplômes.

         

        « Sur ce sujet comme bien d'autres qui concerne notre société, je suis absolument abasourdie par le refus de voir la réalité. »

         

        En tout cas, merci pour votre démonstration.

         

      • Mercredi 24 Février à 18:57

        "C'est sûr que c'est un très bon critère de sélection qui vaut tous les diplômes."

        happy

    317
    tom_
    Samedi 20 Février à 11:00

    Bonjour, 

    Je suis élève de 5° et j'avais découvert la réforme de l'orthographe il y a quelques années en lisant votre tout premier article sur le sujet. J'en ai parlé dernièrement à ma prof de Latin qui m'avait donné son avis sur la question mais m'avait aussi dit (je ne sais pas si quelqu'un l'a évoqué précédemment dans les commentaires) que l'accent circonflexe de maître était justifié par son étymologie latine : magister puis maistre en ancien français. Elle trouvait donc étonnant qu'on le supprime. 

    Voilà, sinon j'utilise la nouvelle orthographe que je trouve plutôt cohérente ^^...

    Bonne continuation ! 

    PS : désolé pour les fautes...

      • Samedi 20 Février à 11:34

        Bonjour, ta prof t'a donné l'argument un peu bateau que l'on ressert à tous les enfants. Ce n'est pas faux mais, tu pourras lui dire à l'occasion : (vois aussi d'autres exemples dans l'article ci-dessus) 

        1. Il y a beaucoup de lettres qui ont disparu dans les mots et dont on n'a pas gardé la trace dans l'orthographe actuelle des mots. Le mot n'est pas moins joli sans la trace de ces lettres disparues et on n'a pas "moins accès" à leur étymologie. Exemples : debvoir => devoir, autheur => auteur...

        2. Il y a des s qui ont disparu dans les mots sans qu'on garde aujourd'hui un accent circonflexe dans le mot. Exemples : cousteau => coteau, sustinere => soutenir, coustume => coutume

        3. Il y a des mots qui ont un accent circonflexe alors qu'aucune lettre n'a disparu. Exemples : arôme, bêler, extrême...

        4. Il y a des mots d'une même famille dont certains portent un accent et d'autres pas. Vois dans l'articoe pour les exemples, et aussi : infâme mais infamie, icône mais iconoclaste, symptôme mais symptomatique...  

        Bref, c'est le bazar dans ces accents circonflexes et on voit bien qu'on vit très bien avec énormément de mots qui n'ont pas d'accents circonflexes alors que, si on en croit la fameuse règle de notre enfance, ils devraient en porter un. 

      • Cocoloupiot
        Samedi 20 Février à 16:22

        Certes, Charivari. Mais on vit très bien sans des tas de choses. On peut vivre sans art, par exemple. Sans lecture (ça se fait de plus en plus). Sans connaissances. Ou sans sport. Et même sans plaisir. Finalement, c'est peut-être cela que je reproche le plus à la « nouvelle orthographe » : elle enlève du plaisir. Bientôt, on nous ôtera le plaisir de raisonner pour savoir comment accorder le participe passé. Ça a déjà commencé avec laissé + infinitif. En 1990, Maurice Druon, en présentant à Michel Rocard le rapport des travaux du CSLF, disiat encore, à propos des participes passés : Tous ces accords sont commandés par le sens, donc peuvent être clairement expliqués. Il s’agit d’apprendre à se poser une question : et c’est un fort bon exercice pour la pensée. Aujourd'hui, des voix s'élèvent pour dire le contraire…

         

         

        Quand j'étais enseignant, mes élèves et moi prenions beaucoup de plaisir à chercher les s disparus dans les mots « chapeautés ». On cherchait des mots français de la même famille, ou des mots étrangers équivalents. Pour hôpital, on trouvait hospitalier, hospitalité, hospice, hospital (angl.), ospedale (ital.). Pour île, on trouvait isoler, insulaire, l'anglais island, l'allemand insel, l'espagnol isla, l'italien isola (c'était déjà de l'enseignement transversal, si prisé aujourd'hui dans les hautes sphères ministérielles). Avec goût, il y avait gustatif, disgusting en anglais, me gusta en espagnol.  De maître on arrivait à master, maestro, et au si joli maistrance (l'occasion d'évoquer ce chant de marins écrit par Francis Carco, Fanny de Laninon : « Je  n'étais pas d'la maistrance, mais j'avais l'atout en main ».) On s'amusait, on apprenait des mots, on établissait des rapports entre les mots de différentes langues. Il me semble que la meilleure définition de l'intelligence est celle-ci : la capacité d'établir des rapports entres les éléments et d'en tirer des conclusions. Certes, on aurait pu vivre sans, mais pourquoi s'en priver ?

        A voir vos exemples d'accents injustifiés ; arôme, infâme, extrême, on comprend que l'affirmation selon laquelle les réformateurs veulent supprimer complètement l'accent circonflexe n'est finalement pas si fausse…

      • Cocoloupiot
        Dimanche 21 Février à 02:59

        Il est quasiment impossible de se corriger ici après avoir posté un message, puisqu'il n'apparaît pas avant un certain temps. Dans mon précédent post, il fallait comprendre que la citation de Maurice Druon s'arrêtait aux mots « pour la pensée ». Le suite (Aujourd'hui, des voix s'élèvent…) était de moi et visait les partisans de l'invariabilité du P.P.

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 19:53
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        À Cocoloupiot

         

        « Mais on vit très bien sans des tas de choses. On peut vivre sans art [...] Sans lecture. [...] Sans connaissances. Ou sans sport. Et même sans plaisir. »

         

        Difficile d'assimiler (ou même de comparer) les accents circonflexes à de l'art, de la connaissance ou même du plaisir.

         

        « Finalement, c'est peut-être cela que je reproche le plus à la « nouvelle orthographe » : elle enlève du plaisir. »

         

        C'est un moindre mal finalement. Ceci dit, quel plaisir ? Le vôtre ?

         

        « Bientôt, on nous ôtera le plaisir de raisonner pour savoir comment accorder le participe passé. »

         

        Même question. Je n'éprouve aucun plaisir à accorder un participe passé, même si je sais le faire (j'arrive encore à lire un mode d'emploi). Après, le plaisir, c'est comme l'esthétique, c'est très (trop) personnel.

         

        Et voyons le bon côté de la réforme: elle nous laissera du temps pour nous intéresser à l'histoire de la langue française et de son orthographe, et surtout sous un angle non faussé ; ou tout simplement à la littérature.

         

        « Ça a déjà commencé avec laissé + infinitif.[..] Aujourd'hui, des voix s'élèvent pour dire le contraire »

         

        Serait-ce interdit ?

         

      • Robert1515
        Mercredi 24 Février à 22:01
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        (Re) Bonsoir Cocoloupiot

         

        « Quand j'étais enseignant, mes élèves et moi prenions beaucoup de plaisir à chercher les s disparus dans les mots « chapeautés ». »
        Très bon exercice en effet. Ce que je ne comprends pas, c'est :
        1) pourquoi vous avez limité cette recherche aux S disparus (l'accent du souvenir?). D'autres lettres ont disparu elles aussi : le a ou le e (pensez à âge ou sûr par exemple), mais aussi le p dans « escripture ».
        2) pourquoi ne leur avez-vous pas posé la question suivante : « N'y aurait-il pas certains mots qui bien que chapeautés n'ont pas perdu de S (ni d'autres lettres) ? Et est-ce que d'autres mots ont pu perdre une lettre, voire plusieurs sans pour autant
        avoir reçu un couvre-chef ?
        Il est bien évident que cette recherche sera plus délicate puisque les mots avec accent circonflexe sont
        d'une part bien moins nombreux que ceux avec et d'autre part ils sont bien moins identifiables car ils n'ont justement pas de signe distinctif. C'est certainement pour cela que cette recherche ne se fait pas spontanément. On ne cherche (facilement) que ce que l'on connait déjà. Cela me fait penser à ce dessin tiré de la collection (très sérieuse) de Jean-Pierre Petit « Les aventures d'Anselme Lanturlu » http://histoire.orthographe.free.fr/Anselme_Lanturlu.jpg
        Vos élèves auraient alors découvert avec stupéfaction des mots comme « chorde » qui a donné corde ou « cholère » qui a donné « colère ». Ô ou O ? « escripture » aurait donné « êcrîture » ?
        « On cherchait des mots français de la même famille, ou des mots étrangers équivalents. »
        La collaboration des collègues de langue aurait pu être utile étant donné que les amuïssements subis à partir de l'étymon ne sont pas les mêmes d'une langue à l'autre (dans le cas contraire, c'est-à-dire sans processus de différenciation, nous parlerions tous une seule et même langue). Par exemple savoir que « poteau » se dit « poste » (ou « école » « escuela) en espagnol met immédiatement la puce à l'oreille, mais à condition d'être bilingue ou au moins de maitriser les deux langues. Idem pour « côte » qui se dit « costa » ou « cuesta » suivant le sens, mais qui est très simple à repérer.
        Pour l'anglais, pensons à « square » et « carré », « quadratum » en latin et « quarré » dans le dictionnaire de l'Académie (jusque dans la septième édition sous la forme de variante). En allemand, on aurait pu se poser la question du h à la finale de « vermuth » (Wermut). Peut-être pour «forcer » la prononciation du t comme me l'avait suggéré un des mes amis (dans ce cas, il serait bon que ce soit expliqué quelque part).
        Dommage donc que cette très bonne idée de départ n'ait pas été appliquée jusqu’au bout, car elle laisse aux élèves et même aux (futur?) enseignants le sentiment, voire la certitude que l'accent circonflexe respecte l'étymologie (et vice-versa). Il n'y a qu'à lire la réponse de la professeure de latin de Tom pour le constater (et ça ne remet pas du tout en cause les qualités de la collègue en latin).
        Je précise que je me mets dans le « même sac » étant loin d'y avoir pensé de suite.
        Thèse, antithèse, synthèse. Si l'une des deux premières étapes est omise ou mal traitée, la dernière sera certainement erronée.

         

        « On s'amusait, on apprenait des mots, on établissait des rapports entre les mots de différentes langues. »
        Très saine distraction que j'approuve complètement.
        « Il me semble que la meilleure définition de l'intelligence est celle-ci : la capacité d'établir des rapports entres les éléments et d'en tirer des conclusions. »
        Hormis les réserves citées plus haut, oui.
        « A voir vos exemples d'accents injustifiés ;
        arôme, infâme, extrême, on comprend que l'affirmation selon laquelle les réformateurs veulent supprimer complètement l'accent circonflexe n'est finalement pas si fausse… »
        Ces exemples sont-ils faux ?

         

        PS : Un dernier exemple assez symptomatique de l'orthographe du français. Durant un leçon sur les mots de la même famille et leurs orthographes dérivées, un élève me demande pourquoi « caoutchouc » s'écrit avec un t ? Je dois dire que j'ai cherché en vain des mots de la même famille contenant un t. Je savais bien que la traduction espagnole était caucho, mais je n'étais pas plus avancé. Le dictionnaire de l'Académie m'indiquait que ce mot vient de l'espagnol « cauchuc » (lui-même venant d'une langue péruvienne. Assez surprenant. Après quelques recherches, il s'est avéré que « cauchuc » est de l'espagnol ancien. Les deux lettres finales, u et c, venant de la prononciation de l'époque (XVIIIe siècle) sont la cause du C final. Le plus amusant dans l'histoire, c'est que la prononciation ayant changé en espagnol, le mot s'écrit désormais caucho. Le c ne se prononçant plus a disparu à l'écrit, sauf en français.

        Bonne soirée

         

      • Robert1515
        Jeudi 25 Février à 18:54
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