• Il est précoce : trop immature pour sauter une classe ?

    30/3/15 Je remonte cet article parce que les décisions de sauts de classes peuvent se prendre en ce moment.

    L'an dernier, grâce, je crois, à une collègue blogueuse de la CPB, j'étais tombée sur ce document (clic) destiné aux enseignants et concernant les enfants précoces.

    Je le trouve vraiment intéressant parce qu'il répond de manière concrète et directe à beaucoup de questions que se posent les enseignants qui ont des EIP dans leur classe.

    Un passage m'a attirée en particulier parce que j'avais dans ma classe de CE1-CE2 un élève précoce et j'envisageais de le faire glisser du CE1 vers le CE2. Or, autant cet élève était brillant, autant il semblait assez immature dans son comportement (notamment dans la gestion de ses émotions : colères, bouderies...).

    Ce passage m'a vraiment rendu service (page 21) :

    "Les EIP se caractérisent par un fonctionnement spécifique (...)

    Les émotions interviennent toujours, dans chaque tâche, et sont exacerbées.
    D'où le fait, par exemple, qu'on les qualifie souvent d'immatures : or il n'est pas là question d'immaturité réelle mais du fait que l'enfant se trouve obligé de gérer une somme considérable d'émotions, d'informations sur l'état émotionnel de ceux qui l'entourent. Si son cerveau l'oblige à traiter ces informations, son affectif, qui est celui d'un enfant de son âge, ne peut les assimiler aussi facilement. On observe ainsi souvent des enfants qui ont un grand besoin de réassurance, avec par exemple des enfants qui sucent leur pouce plus tard, gardent leur doudou, recherchent le contact physique... Mais cela ne doit pas conduire à refuser une prise d'avance, sachant que cette hypersensibilité émotionnelle les caractérisera toute leur vie.

    Par ailleurs, s'ils ne se sentent pas en sécurité affective, ou appréciés, ou s'ils n'aiment pas la matière, ils n'arriveront pas à s'investir intellectuellement (d'où des résultats en dents de scie selon les années, les matières, les rapports avec les enseignants...)

    Pour nous enseignants, ce n'est pas facile de ne pas nous laisser "aveugler" par notre inquiétude liée à cette pseudo-immaturité de comportement (qui a des conséquences bien réelles et gênantes dans la classe) pour, au contraire, nous consacrer tout entiers à aider ces élèves à apprendre à gérer leur hypersensibilité et progresser dans leur relation aux autres.

    A nous d'essayer de faire en sorte que ces élèves se sentent un peu mieux compris, acceptés dans leur différence aussi, aimés tel qu'ils sont, sans que nous cherchions à tout prix à les faire entrer au chausse-pied dans un moule scolaire qui n'est pas bien fait pour eux.  

    « Appel aux éditeurs de jeux éducatifs pour le label EDUCAFLIPNotre poisson d'avril de cette année... »

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  • Commentaires

    1
    Mazzhe
    Dimanche 13 Avril 2014 à 13:20
    Mazzhe

    Merci pour cet article très intéressant, Chari...

     

    2
    colchique64
    Dimanche 13 Avril 2014 à 13:59

    merci de parler et prendre en considération ces enfants et pas seulement dans leur dimension "scolaire" ; je suis moi-même enseignante mais également maman d'un enfant "à haut potentiel" (terme utilisé maintenant en france) ; cela demande un investissement très important auprès de l'institution scolaire pour avancer et permettre que l'enfant ne décroche pas. Ces enfants , malgrè leur potentiel, sont souvent réfractaires à la scolarité "classique' . Malheureusement nous ne sommes qu'aux balbutiements de la prise en compte (en la comprenant) de leur dimension particulière ; j'espère que les générations futures verront des améliorations nettes dans la prise en charge des enfants à haut potentiel.

    3
    katilin
    Dimanche 13 Avril 2014 à 17:50

    précieux document, merci de ce partage

    4
    Monique
    Dimanche 13 Avril 2014 à 18:32

    Merci pour cet article! J'accueille actuellement dans ma classe ce type d'élève. Fort potentiel et comportement extrêmement difficile à gérer au quotidien.

    5
    Dimanche 13 Avril 2014 à 19:32
    Carine.b
    Mon fils est un EIP et son extrême sensibilité n'est pas des plus faciles à gérer au quotidien, et d'autant plus pour son enseignante, car ils sont 30 dans la classe et son besoin d'attention et de sécurité n'est pas évident à lui fournir quotidiennement...
    J'ai aussi eu des élèves EIP et leur grande sensibilité les fait paraître immatures et peut devenir vite insupportable si on n'y connait rien...
    Le document que tu partages est vraiment bien fait, merci beaucoup !
    6
    titcamisol
    Dimanche 13 Avril 2014 à 20:36

    Et si on commençait par ne plus les réduire à leur "symptôme" et à les considérer comme d'autres avec leurs qualités et leurs défauts.

    Quelque soit notre degré d'intelligence (et les tests de QI ne sont pas exempts de critique) il nous faut faire avec et nous adopter au monde tel qu'il est tout en espérant rencontrer des gens ouverts à la différence.

    Je ne cherche évidemment à blesser personne...

    7
    Dimanche 13 Avril 2014 à 22:26

    Oui, suite à un commentaire sur mon blog, j'ai senti que mon Eléanor hypersensible pouvait être une enfant précoce. Alors j'ai fait fi de ses larmes et l'ai mis à ôté du bureau. Elle était rassurée et j'ai pu voir autre chose que ses larmes qui m'agaçaient. Des larmes que je voyais moins souvent.

    8
    waly
    Dimanche 13 Avril 2014 à 22:29

    L'enfant d'aujourd'hui vit dans un bain constant de communication, d'information. Il est en permanence stimulé par ses parents, grands parents . Il développe donc des facultés à traiter les informations et à utiliser le langage bien meilleures qu'avant. Une  question donc : le Wisq 4 et autres tests sont-ils encore d'actualité ? ( surtout si l'on ne prend en compte (comme souvent) que le premier axe). Nos élèves ne sont-ils pas pour la grande majorité des précoces non détectés au regard de ces test ? Ceux qui n'ont pas passé le test ne sont-ils pas ceux qui ont, en plus, une capacité d'adaptation à leur environnement ?

      • mc
        Vendredi 19 Février à 18:13

        Ils sont au contraire de plus en plus d'actualité (outre le fait qu'ils soient révisés tous les 15/20 ans).

        Mais ils ne feront bientôt plus partie que de l'ensemble de différents tests qu'on proposera pour une identification du haut potentiel.

        En tant qu'enseignant, il est bon de se tenir informé(e), de se documenter et de ne pas mettre tous les enfants dans le même sac. La surstimulation par les médias n'a rien à voir avec les HPI. 

         

         

    9
    Dimanche 13 Avril 2014 à 23:01

     "Il est en permanence stimulé par ses parents, grands parents ."

    Waly, toi et moi n'enseignons apparemment pas au même endroit.

    10
    Lundi 14 Avril 2014 à 06:32

    Un grand merci Charivari, tu viens de m'ôter une sacrée épine du pied! Je suis pile poil dans cette situation avec un élève!

    11
    Lundi 14 Avril 2014 à 09:14

    Merci Charivari de partager ce doc et cet article ! C'était l'argument de la maîtresse de ma fille l'an dernier : Elle aime quand même beaucoup jouer après le travail (encore aurait-il fallu signaler aux élèves qu'ils pouvaient demander du travail supplémentaire sarcastic ). Et elle s'isole des autres, elle peut bouder ou se mettre en colère pour des broutilles... Ben oui. Mais depuis qu'elle a sauté une classe : plus aucun problème de ce genre à l'école !!!


    Pour répondre à Waly, je n'ai pas fait tester mes enfants. Ils sont pourtant sans doute tous les trois EIP. De trois manières différentes, plus ou moins faciles à gérer. Il n'empêche qu'un EIP malheureux à l'école, c'est avant tout un enfant très malheureux pour lequel il faut trouver des solutions pour qu'il aille mieux.


    Et comme Charivari, on n'enseigne sans doute pas au même endroit... ce qui ne m'a pas empêchée de devoir gérer deux EIP non reconnus comme tels l'an dernier... A nous d'être attentifs et de ne pas se laisser abuser par des comportements désagréables voire ingérables.

      • mc
        Vendredi 19 Février à 18:15

        Sans test, ce n'est pas tenable. Cela reviendrait à dire "cet enfant est dyslexique" sans avoir analyser ses écrits. 

        Cela rassure en tant que parent, mais ce n'est pas une posture professionnelle.

      • Vendredi 19 Février à 21:00

        Je ne sais pas de quels tests écrits vous parlez, mais nous voyons beaucoup de choses à travers les écrits de nos élèves. Je n'ai pas souvent été contredite pas les résultats des tests.

        Votre posture est très catégorique. Nous, nous devons composer avec la vraie vie. Dans le secteur où j'enseigne, il n'y a plus de psychologue scolaire. Alors soit les parents ont les moyens de faire réaliser les tests dans le privé, soit ils ne les ont pas. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu de tests que nous ne devons pas nous adapter à chaque enfant et faire ce qui nous semble le mieux, avec les informations dont nous disposons. 

    12
    waly
    Lundi 14 Avril 2014 à 12:33

    , exactement, j'ai enseigné 12 ans en ZEP avec beaucoup de plaisir. J'ai conuu des enfants EIP, souvent non testés ( Psy scolaire débordée ou autre) et j'ai beaucoup apprécié travailler avec eux. J'aime leur sens de l'humour, leur second degré. Je travaille aujourd'hui dans un secteur beaucoup plus favorisé et j'en ai ras la casquette de ces familles qui t'expliquent que si le petit chéri est si agité et impoli c'est parce qu'il est précoce, tests à l'appui, ou comme je disais, les parents ne prennent en compte que la varible liée au langage oral. 

    13
    Frédérique
    Lundi 14 Avril 2014 à 12:44

    Je suis orthophoniste et je profite souvent des équipes éducatives pour informer les enseignants. Depuis peu vous avez la possibilité de contacter vos référents académiques EIP : ce sont souvent des gens passionnés et d'une grande aide pour trouver des pistes. Et un autre document pour vous là :-)

    14
    Lundi 14 Avril 2014 à 16:26
    Carine.b
    Merci beaucoup Frédérique pour ce lien qui me servira autant à titre perso que pro...
    ;-)
    15
    Lundi 14 Avril 2014 à 18:56
    Magali

    Merci pour ce document très complet et intéressant. 1 ou 2 par classe, ça vaut la peine de s'interroger.

    16
    Annabelle
    Lundi 14 Avril 2014 à 21:23

    un grand merci pour cet article, qui de façon évidente, touche les enseignants et/ou les parents que nous sommes. la dernière phrase de ton article me touche particulièrement et personnellement. Et si tout cela suscite autant de réactions, c'est que ces "cas de figure" ne sont pas rares ... et qu'il est bien difficile de trouver des solutions pour aider ces enfants, mais aussi les enseignants ( et les parents) qui se sentent parfois démunis ...

     

     

    17
    missisa
    Mardi 15 Avril 2014 à 09:51

    très intéressant

    18
    martineP
    Mardi 15 Avril 2014 à 20:12

    Merci pour cet article qui devrait être transmis à toutes les écoles. Mon  garçon  a 9 ans et a été diagnostiqué précoce au CE1. Sa prof de CE2 n'a rien voulu entendre et a remis en cause ce diagnostique. Elle a cassé mon fils moralement, l'a laissé se faire harceler par les autres enfants de sa classe et elle-même lui hurlait dessus. Il a été au bord de la déscolarisation et pensait au suicide. Heureusement, mon mari a été muté et donc nous l'avons changé d'école et là tout à changé car il a eu la chance d'avoir une enseignante géniale, ferme mais bienveillante.

    19
    Mercredi 16 Avril 2014 à 10:41

    Le saut de classe est une décision difficile à prendre, surtout si les résultats scolaires ne sont pas réguliers. On sait si c'est une bonne décision lorsque c'est fait et il y a rarement de retour en arrière, alors comment être sûr de ne pas se tromper ?

    Même pour mon propre fils, j'ai beaucoup douté. Sa fragilité émotionnelle m'a beaucoup posé question alors que ses résultats étaient excellents...

    20
    AnniV
    Mercredi 16 Avril 2014 à 12:50

    L article est comme toujours très intéressant et donne réflexion. Mais la on parle des enfants " fragiles" mais avec des capacités évidentes. 

    J ai eu un " cas" qui me tracasse encore quand j y pense car il n y a pas eu de solution pour un enfant en souffrance:

    il venait d une autre école. Résultats irréguliers, problèmes de respect, des autres, des règles de vie,...de la ps au ce2 . La mère consulte un psychologue.... Surdoué! Du coup il n'a plus travaillé car " il n en avait pas besoin".  Autant dire que le cm1 a été catastrophique . Pas d entraînement et un refus des remediations. Il est passé en cm2 avec des NA et pas de copains. Les 27 autres avaient fini de s agacer de son agitation en classe. Et je n'ai pas trouvé de solution pour l aider à sortir de cette spirale. Il a changé d école, mais les échos de début d année parlait d un enfant" agite non  scolaire" . 

    Je me demande encore ce que j aurais pu faire pour l aider ...si qq. un à un conseil, ça pourra peut être servir pour un autre enfant!

    21
    Mercredi 16 Avril 2014 à 12:50
    22
    titcamisol
    Mercredi 16 Avril 2014 à 13:33

    De mon point de vue, Vendecole, le point de vue de l'enfant concerné est essentiel. Pourtant, on ne peut lui poser la question car il est  sans doute pris dans le désir de ses parents, celui de son enseignant,... On doit donc être à l'écoute de ce qu'il nous montre en classe, en récréation, sur son cahier,... On rassemble ces indices et en équipe on essaye de se faire une opinion.

    J'ai un CM1/CM2 et la plus "brillante" de mes élèves est en CM1. Elle n'aurait aucune difficulté en 6ème. Pourtant, lorsque je donne un travail avec une partie réservée aux CM2 elle ne le fait jamais. Lorsque je pose une question avec la mention "Pour les CM2" elle n'entre pas dans le travail. J'en déduis, peut-être à tort, qu'il n'y a pas de désir d'aller plus vite, dès lors, mieux vaut s'abstenir...

    Les fragilités émotionnelles décrites par Anniv peuvent être travaillées, je crois à l'école. Je trouve l'institution du "Conseil" intéressante car elle permet d'entendre "à distance". On parle de problèmes à froid, on entend l'opinion des autres s'exprimer,...

    Le plus terrible quand un diagnostique est posé est qu'il étouffe un peu ou complètement tout travail pour faire avancer un enfant. Il est comme ça car il est EIP, ou hyperactif, ou dyslexique,... Prenons les enfants là où ils sont et essayons de les faire progresser dans les domaines qui sont difficiles tout en encourageant leurs réussites.

    Enfin n'oublions pas que la classe et l'école sont des institutions à peu près totalement inconnues des professionnels de santé comme les orthophonistes, certains psy,... Ce n'est pas seulement un lieu d'apprentissage, c'est un lieu social où des enfants évoluent en groupe deviennent grands parfois dans la souffrance. Nous sommes les spécialistes de ce lieu et s'il nous faut nous entourer d'avis, il ne faut pas nous laisser dicter notre conduite par des gens qui ne connaissent pas la réalité d'une institution comme la classe.

     

    23
    Mercredi 16 Avril 2014 à 18:27

    Titcamisol, je retrouve mon fils aîné dans ce que tu décris. Et avec le recul, je regrette de ne pas l'avoir poussé vers des choses plus difficiles : le passage en 6è a été difficile car il ne savait pas travailler... Il retenait tout en classe sans aucun effort. Lui non plus ne demandait pas de travail supplémentaire, il se réfugiait dans ses rêveries, l'observation des autres. "Un élève qui n'a pas besoin de moi", m'a dit sa maîtresse en fin de CM2.

    Sauf que ce qu'il a appris, c'est surtout à ne pas montrer qu'il est peut-être différent, il ne faut surtout pas se faire remarquer... Il lui faut rester dans la norme, encore aujourd'hui en 5è, alors qu'il s'ennuie en classe et qu'il n'a qu'une envie : en finir avec sa scolarité...

    Ce n'est pas si facile de dire à la maîtresse que le travail est trop simple... surtout si c'est pour du travail supplémentaire. Peut-être que si tu lui proposais de faire le travail des CM2 à la place de celui des CM1, elle le ferait avec enthousiasme ;)

    24
    AnneK
    Samedi 19 Avril 2014 à 17:56

    Bonjour,


    Moi j'enseigne dans un milieu comme celui que décris Waly. J'entends et je lis tous ces commentaires sur la précocité. Comme nombre d'enseignants qui réagissent (est-ce un hasard? ) mon fils semble présenter les signes décrits plus haut .Ceci dit je trouve qu'il ne faut quand même pas prendre de haut les enseignants sur la seule base d'un test de QI. J'ai eu un enfant précoce dans ma classe, j'ai été poussée par les parents à prendre en compte sa précocité, à adapter ma pratique, à accueillir quotidiennement ses parents qui pensent de toute façon que globalement "l'éducation nationale n'est pas adpatée pour ce type d'enfants ..." J'ai subi de nombreuses critiques et en ai souffert. Mais au delà de faire reconnaître à la terre entière que l'enfant est super intelligent,   que c'est difficile pour lui, il faut aussi que ces enfants là aille bien. Moi j'enseigne dans une classe de ce1, ce2, cm1, cm2, c'était très très simple pour cet élève de Ce1 de suivre des cours plus difficile. Il ne semblait pas le souhaiter. Est-ce ma faute?  Bref, je trouve aussi que dans certains milieux, les enfants sont sur-stimulés, ne mélangeons pas tout et ne passons pas forcément notre temps à dire que l'éducation nationale ne sait pas prendre en compte les enfants différents!


     

    25
    fannye
    Samedi 19 Avril 2014 à 19:27

    bonjour,


    Ce que tu décris AnneK est l'exemple même des parents qui vivent par procuration la douance (joli terme utilisé au Canada, en Belgique pour parler de précocité) de leur enfant et qui sont incapables d'avoir une vision sur le long terme.


    Ils n'ont pas voulu entendre ce que leur a dit le psychologue et maintiennent volontairement leur enfant à l'écart des autres. Ces parents n'offrent aucun environnement  affectif stable et cohérent. C'est pourtant ce dont à le plus besoin leur enfant qui est pétri d'angoisses.Cet enfant sera incapable de construire une image de lui-même solide.


    Ce qui va se passer est facile à deviner: un avenir scolaire des plus sombres, un décrochage qui aura lieu tôt ou tard, d'énormes problèmes relationnels avec les autres, un comportement déviant ou une dépression...dans le meilleur des cas.


    Je suis enseignante, je suis "surdouée", comme mon fils, qui a appris à lire seul à l'âge de 4 ans. Il a été testé, il a un fort Q.I . Oui! Mais il a des parents responsables qui ont su lui expliquer que nous sommes tous différents, que nous avons tous une façon différente de penser, qu'il n'y a pas de fonctionnement intellectuel supérieur à un autre, que ce qui est important à l'école c'est de se faire des copains et d'écouter le maitre, qui n'ont jamais mis en avant sa différence pour excuser son comportement.


    Mon fils n'a pas sauté de classe, il ne le voulait pas quand la maitresse lui a proposé au CP. "Je ferai du travail de CE1 quand ce sera le moment de passer en CE1", nous l'avons donc écouté. Il est actuellement en CE2 et très heureux d'y être. Il a des copains, il a des hauts et des bas comme tout le monde. Bien sûr, les réactions émotionnelles sont disproportionnées par moments mais il progresse et surtout IL EST HEUREUX!!


    Je ne sais pas ce que sera son parcours mais franchement ce qui importe c'est qu'il soit heureux et à l'aise dans sa vie d'adulte. Qu'il fasse Polytechnique ou qu'il soit boucher  m'est égal.


    J'aurais encore beaucoup de choses à écrire mais j'ai assez monopolisé le temps de lecture pour les plus courageux d'entre vous.


    Je voulais simplement dire qu'on peut être surdoué et heureux!!!


    Non, ce n'est pas une mode et oui le WISC IV est toujours d'actualité.


    Merci de votre lecture.


     


     


     


     

    26
    fannye
    Samedi 19 Avril 2014 à 19:28

    ce dont a le plus besoin

    27
    AnneK
    Dimanche 20 Avril 2014 à 08:07

    Merci fannye  de ce message,

    Effectivement, là je reçois totalement la problématique, il faut que l'enfant aille bien. Et certes, l'enseignant n'a pas forcément la bonne solution (comme les parents d'ailleurs) mais accordons lui quand même le crédit  d'essayer de faire au mieux pour chaque enfant, c'est souvent ce qu'il essaye de faire.

     

    28
    titcamisol
    Dimanche 20 Avril 2014 à 11:20

    Vefa, je ne suis pas du tout inquiet pour l'avenir de cette élève que je décrivais. elle fait toujours son travail avec sérieux et envie  et sait se mobiliser quand la situation le requiert. Elle est bien dans ses pompes, elle ne vient pas à l'école pour apprendre, elle y vient vivre sa vie d'être social dans laquelle le travail a une place mais pas toute la place.

    Je partage pleinement le discours de fannye, c'est une impasse de laisser croire aux enfants et à leur familles que c'est le monde qui s'adaptera à eux.

    En revanche, je suis plus dubitatif sur l’intérêt des tests psychométriques et notamment du très célèbre et lucratif WISC IV (1300 €).

    Enfin, avez-vous remarqué l'homogénéité sociale des élèves "EIP", ça n'arrive jamais au petit Kevin, il n'est jamais non plus dyslexique ou hyperactif, il est juste très pénible...

    Je joins un lien qui retrace de façon très intéressante l'histoire du concept de dyslexie.(http://videothequevigdor.free.fr/pageFijalkowDyslexie.html)

    29
    fannye
    Dimanche 20 Avril 2014 à 19:01

     

    titcamisol, 1300€ un WISC ? Je pense que tu voulais dire 130€ ? Être surdoué n'exclut pas d'avoir des troubles.

     

     

    Oui, il y a des surdoués dys comme il y a des surdoués hyperactifs (on parle de la vraie hyperactivité, celle due à des problèmes d'ordre neurologique), comme il y a des surdoués en IME, comme il y a des surdoués en famille d'accueil, comme il y a des surdoués ayant une mère bipolaire, comme il y a des surdoués en hôpital psychiatrique...

     

     

    Ces cas-là ne relèvent pas de la littérature.Ils existent et j'en connais 2 personnellement.

    "c'est une impasse de laisser croire aux enfants et à leur familles que c'est le monde qui s'adaptera à eux." Tu as tout à fait raison, ceci est valable pour tous.

    Mais le problème de certains surdoués, et ça je le maintiens, c'est le comportement des parents. Si l'enfant surdoué a confiance en son professeur et se sent en sécurité, il n'y pas de raison que cela se passe mal. S'il a besoin de travaux supplémentaires ou plus difficiles, le professeur sait le comprendre et le gérer.

    Mais certaines parents mélangent tout : surdoué=passage anticipé obligatoire, surdoué= tête de classe,...  et à partir de là, tout va mal...

    Et certains médias et certains sites de "mamans d"enfants surdoués" n'arrangent en rien les choses...

     

     

    30
    Dimanche 20 Avril 2014 à 20:14

    ça peut aussi se passer mal, voire très mal, quand l'enseignant ne voit pas cet EIP ou ne veut pas le voir. Parce qu'il ne faut pas se voiler la face : un élève qui pose des problèmes de comportement ou qui ne fout rien, pour beaucoup d'enseignants, c'est un em...eur , point. Et je peux comprendre les parents qui s'insurgent face à ces préjugés...

    Mais c'est vrai que les médias m'horripilent avec cet amalgame entre EIP et enfants passant des classes ! encore ce soir dans 7 à 8 ! et forcément beaucoup de parents y voient une solution aux difficultés de leur enfant... gggggrrrrrr !

     

    et Titcamisol, je ne te rejoins pas, mais pas du tout, sur l'homogénéité sociale des EIP ! Un problème de dépistage mais certainement pas une réalité !

    31
    Dimanche 20 Avril 2014 à 21:18
    Cheval A Rayures

    Merci pour ce message d'espoir.:-)

    Une enseignante avait reproché son immaturité à ma fille (qui suite à un début de déprime sco venait de consulter une psy qui mentionnait dans son bilan "maturité exceptionnelle") parce qu'elle pleurait souvent en classe (à l'époque elle avait sauté une classe).
    Je lui ai  (gentiment) dit que si elle comptait attendre qu'elle soit "mature" (ne pleure plus) pour la faire avancer.. elle risquait de l'avoir encore en ce1 à 45 ans (mon âge à l'époque). Malheureusement, je sais que l'on peut apprivoiser ses émotions avec l'âge (ouf), mais que cela prend du temps, de l'énergie et que ça ne se fait pas en un jour, une année, une décennie...

    Si le sujet des EIP vous intéresse je mets beaucoup d'infos de documents de publications sur www.le-cheval-a-rayures.fr

    et un livre très sympa à lire : "Je suis précoce, mes profs vont bien "
    http://www.amazon.fr/Je-suis-pr%C3%A9coce-profs-vont/dp/2367170231

    Joyeuses Pâques à tous
    (et j'adore ce blog, comme d'autres tenus par des enseignants que j'admire.. Malgré ce que l'on peut dire, lire ou écrire, dans mon cas, 7 années d'école, de la TPS au CM2, je n'ai rencontré que des enseignants au top (sauf celle mentionnée ci-dessus mais comme philisophe ma fille "si je ne l'avais pas connu, je n'aurais jamais changé d'école, et je n'aurais jamais su que j'aimais l'école")

    32
    S Hubert
    Lundi 21 Avril 2014 à 07:27

    Merci d'avoir cité et partagé le document que j'avais élaboré et mis à disposition de l'ASH Réunion il y a quelques années. Heureuse qu'il soit utile bien au delà de sa vocation initiale :-) ( un doc remis à la fin de mes formations en gros)

    33
    Lundi 21 Avril 2014 à 08:05

    Merci pour nous, alors ! N'hésite pas à répondre aux coms ci-dessus...

    34
    S Hubert
    Lundi 21 Avril 2014 à 08:25

    Titcamisol : il y a peut être une homogénéité sociale des EIP DETECTÉS ..... due au fait que les parents du petit "Kévin", comme tu dis, ne penseront pas à cette possibilité pour expliquer ses difficultés, voient le psy comme un recours uniquement pour les malades mentaux, et de toute façon n'en ont pas les moyens... et combien d'enseignants penseront à cette possibilité pour ce petit kévin, ou ahamadi qui arrive juste des comores??? combien demanderont au psy scolaire (seul possibilité pour ces enfants d'avoir un dépistage...) de faire un bilan cognitif?

    Mais pas d'homogénéité sociale des EIP tout court.... pour avoir travaillé dans des milieux défavorisés je peux te l'assurer.... mais bizarrement les EIP venant de milieux défavorisés sont plus vite classés comme perturbateur, pire fainéants, nuls.... et ils s'y conforment à fond....

    La hiérarchie même a parfois tendance à dire qu'ils ne sont pas concernés par les EIP dans ces quartiers, et c'est désolant...

     

    Le but de mes formations, et donc de ce guide, c'était d'alerter justement sur le fait qu'on en trouve partout, qu'il faut savoir les reconnaitre, surtout ceux qui vont mal et qui ne sont pas brillants.... (j'en parle peu dans cette version du guide de ceux qui vont bien, des adaptés, voire des brillants).... pour donner une chance à tous d'être accompagnés de la manière qui les aidera le mieux....

     

    Après les parents qui "abîment" l'image des EIP et de leurs familles il y en a c'est clair... des EIP à qui on ne donne aucune limité éducative sous prétexte de leur particularité aussi.... mais ce n'est pas représentatif de l'ensemble des cas... Et c'est comme il y a des enseignants qui donnent une très mauvaise image de l'EN en refusant les prises en charge sous prétexte que tel EIP n'est pas vraiment brillant, qu'il n'a pas 20 partout, qu'il est immature, qu'il faut le laisser être un enfant....

     

    De toute façon, pour avancer avec ces enfants, c'est comme pour toutes les autres raisons de difficultés scolaires : il faut arriver à ce que les 3 parties aillent dans le même sens :  parents, enfant et enseignant....

    35
    titcamisol
    Lundi 21 Avril 2014 à 11:04

    Bien sûr, Vefa, Fannye et St Hubert, je parlais de l'homogénéité sociale des EIP détectés.  Je ne l'avais pas précisé car, selon moi, l'emploi même de ce sigle signifie détection. Mais pardon pour ce raccourci de langage qui reflète le contraire de ce que je pense. Évidemment que l'intelligence n'est pas une conséquence sociale.

    Mais une partie de  ma critique de ces explications de la difficulté scolaire par des concepts médicaux ou para-médicaux  reposent sur ce fait là : Ils ne servent qu'à une partie très identifiée sociologiquement de nos élèves. Combien d'enfants diagnostiqués EIP, dyslexique, hyperactif, ... dans les ZEP ?

    Je m'en désole aussi St Hubert ! J'irai même jusqu'à dire qu'ils sont brandis parfois pour montrer à tous que si un enfant connait l'échec ou la difficulté ce n'est pas la faute de l'éducation qu'il reçoit, ni des gênes qu'on lui a transmis (contrairement à son copain Kevin !) mais celle du système scolaire, de la maîtresse, du voisin de classe (le petit Kevin), d'un trouble neurologique,...

    L'autre partie porte sur l’intérêt d'étiqueter les élèves. Il ne faut jamais, je crois, faire l'économie d'aller à la rencontre de l'élève que l'on a en face de soi. Or, dès qu'un diagnostic est posé, tout se passe comme si les symptômes de ce trouble prenaient la place de ce que nous montre cet élève. Il est en conflit avec les autres parce qu'il est EIP, il bâcle son travail parce qu'il s'ennuie, ...

    A nous, de prendre l'élève là où il en est et de le mener un peu plus loin, avec ses facilités et ses difficultés,  que ce soit soit dans ses apprentissages intellectuels ou sociaux. A nous de lui laisser une place pour accueillir sa différence mais sans jamais lui laisser croire que c'est le monde qui va s'adapter à lui.

    Ces débats génèrent toujours de la passion alors je crois bon d'assurer que je ne cherche en aucun cas à blesser personne et que j'adore travailler avec le petit Kevin !

     

    PS : L'achat d'un WISC IV coûte bien 1 300 € et même beaucoup plus si l'on rajoute les options ( CD ROM, cahiers de passation, ...) (http://www.ecpa.fr/psychologie-clinique/test-tarifs.asp?id=1391&idRub=41) Le coût d'une passation d'un test est autour de 150 - 180 €.

     

    36
    mamahuhu
    Vendredi 9 Mai 2014 à 15:28

    je réagis fortement à cette question récurrente en France...dans une école française qui offre que peu d'activités épanouissantes AU SEIN de l'école, pas très variées (j'ai des collègues qui n'enseignent pas l'anglais, et les sciences avec hésitation!). je reviens de l'étranger où j'ai ouvert les yeux sur des écoles internationales où l'on regorge de moyens, avec des salles ouvertes non stop, avec plein de choses en libre service (pianos, instruments de musique variés, salles de théâtre, salle d'ordinateurs, 2 bibliothèques!) avec des enfants qui vont et viennent en toute autonomie sans trop de surveillance..je n'ai pas vu de violence no d'agressivité..donc éduqués, ces enfants s'épanouissent et apprennent en cours mais aussi seuls lors des récréations..c'est bizarre, là-bas, la problématique de sauter une classe ne se pose pas, elle est très rare..par contre ces élèves développent vraiment tout leur potentiel et sans doute l'aspect émotionnel en augmentant leur panel d'activités et de contacts. Donc le climat en France autour de cette question m'énerve, elle masque un gros manque, celui d'une école à la hauteur des enjeux du 21ème siècle..de la part d'une PE qui a pourtant sauté une classe avec joie mais je ne crois pas que ce soit la solution car à l'époque j'étais demandeuse de cours de langues, d'autres choses que l'on ne me donnait absolument pas dans mon école de campagne..je crois qu'on est à la préhistoire de la pédagogie en France!!! et surtout on souffre d'école architecturalement parlant opsolète, sans TBI etc...sans instruments de musique, sans piscine intégré à l'école (on perd 30 min à l'aller 30 min au retour sur une séance de 1h30! dans le bus et encore quand il passe). Dans ces écoles, il y a un vrai prof de sport pour l'élémentaire...on devrait avoir cela pour faire du 'vrai' sport avec passion (je suis sportive mais je trouve que l'on bricole y compris pour les commandes de matériel sportif)...bon tchao...si mon message pouvait passer mais on ne croit que ce qu'on voit, cette expérience m'a montré qu'il y a vraiment disparités entre ces écoles qui reçoivent des enfants hyper privilégiés de vivre à l'international avec une ouverture d'esprit énorme et des écoles du 21ème siècle...ah..1789 est passé, les inégalités perdurent mais moins visible car éloignées!

    37
    fridou
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 13:39

    Bravo !


    En tant qu'enseignante, je vais souvent sur ton site que j'apprécie énormément. Je suis persuadée que dans ta classe, tu fais énormément de choses pour tous les enfants (précoce sou non), en différenciant quand c'est possible, car ils sont tous différents et n'en ont pas au même point dans les apprentissages. Mais ce que tu écris sur l'immaturité est vraiment très intéressant, et c'est ce qui vient d'être reproché à mon dernier en GS, 5 ans 1/2 et lecteur: il est immature car il adore les câlins, et préfère rester à discuter (et se faire câliner) par les adultes plutôt que de se faire des copains...  Il serait aussi soi-disant lent et aurait des difficultés de motricité fine (alors qu'il a toujours été en avance de ce côté !). Donc je crois que les stéréotypes auront encore la belle vie pendant longtemps, mais merci à toi si tu peux aider à en briser quelques-uns !

    38
    gaelle
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 21:15

    Les parents qui poussent leurs enfants il y en a. Mais un enfant qui n'est pas Hp ne le deviendra jamais! moi j'ai découvert que mon enfant étant précoce seulement à ses 14 ans suite à une grande fatigue. Et pourtant cela faisait des années qu'elle disait s'ennuyer. Mais comme elle était bonne élève et appréciée je n'y est pas prêté attention. Je le regrette amèrement aujourd'hui!


    Cordialement

    39
    Jeudi 18 Septembre 2014 à 22:11

    bonjour je viens de lire les premiers commentaires de ce post, je ne suis pas aller jusqu'au 38e mais j'ai été surprise de ne pas trouver de référence au dossier eduscol paru en septembre 2013 "personnalisation des parcours" scolariser les enfants intellectuellement précoces. C'est un document académique factuel certes, mais qui a le mérite d'exister d'être officiel et d'expliquer plutôt bien la précocité. Vous pouvez vous y référer entant que pro enseignants, mais les parents aussi puisqu'il est accessible en ligne. C'est un bon point de départ et d'échangeyeshttp://nouvsite.anpeip.org/

    40
    mamahuhu
    Vendredi 19 Septembre 2014 à 09:29

    Bonjour,

    je suis enseignante...et le document "institutionnelle" est bien fait. ceci dit rien ne remplace la vigilance des enseignants, je m'étonne toujours que beaucoup d'enseignants ne disent rien aux parents en élémentaire pour ne pas être dérangés (oui parfois il faut écrire un PPRE, oui, parfoois il faut adapter la scolarité..) C'est épuisant et je le comprends..si nous avions des écoles comme j'ai pu voir à l'internationale, alors, TOUS les élèves pourraient être épanouis et les enseigants aussi..mais pour cela , il faut plus d'enseignants que de classes dans les écoles (élémentaires) et faire des petits groupes de travail (6?) avec un adulte..Bref vous avez dit question de MOYENS, oui...et de motivation.

    Tu as découvert que ton enfant était précoce à 14 ans..ne te flagelle pas, c'est très bien (avant l'orientation au lycée, avant sa vie d'adulte)..moi, je l'ai confirmé après un test de QI à 45 ans! et je ne savais pas que mes grandes fatigues pouvaient être crées par des émotions, une anxiété anormales..il y avait des signes au niveau de mes études (plus c'était complexe plus j'y arrivais..)  mais d'un autre côté j'avais toujours une excuse pour me dire que je ne l'étais pas car j'ai une estime de moi dans les chaussettes..car la "norme" te renvoie souvent l'image que tu es nulle, or tu n'es pas adapté à la norme...c'est bien ce que tu as fait comme cela ton enfant pourra être aidée pour comprendre comment il fonctionne, pourquoi il est souvent seul, pas comme les autres etc...il n'est jamais trop tard!

    J'ai un petit secret que je partage tellement j'en ai souffert.. j'ai l'impression que le cerveau du HP est une Rolls donc il consomme pas mal et s'épuise...j'ai fait l'expérience des omégas 3 de poisson (voir laboratoir Chauvin), ils sont dosés spécialement pour le cerveau (sinon c'est plutôt indiqué pour le coeur)...et là, merveille! l'épuisement est passé, les angoisses sont passées, le sommeil de plomb (je n'ai jamais connu cela depuis au moins 20 ans!)..

    La santé du cerveau est dans l'assiette, particulièrement pour les HP , je préfère EIP..

    mamahuhu

     

     

    41
    mamahuhu
    Vendredi 19 Septembre 2014 à 09:30

    et grosse erreur d'orthographe dans les 1ers mots...je frappe aussi vite que je parle et voilou!!

     

    42
    Mardi 4 Novembre 2014 à 12:45

     

    Bonjour

     

    Comme vous l’exprimez tous, le problème de la précocité est très complexe, du point de vue des enseignants et des parents, mais surtout pour les surdoués eux-mêmes. Je recueille de nombreux témoignages sur mon site planetesurdoues.fr. En général, les EIP ne montrent pas à l’enseignant leurs capacités, c’est une difficulté majeure. Ils se mettent dans le moule de la classe, surtout les filles. Certains ont une très grande capacité d'adaptation.Mais cette adaptation leur est très préjudiciable. Il vaut mieux qu’ils aient des signes très tôt, pour que l’on puisse les détecter tôt. Peu de parents de vrais surdoués sont immodestes. Très souvent les plus surdoués sont les plus modestes, d’après mon expérience…

     

    43
    mamahuhu
    Mardi 4 Novembre 2014 à 15:39

    Je partage l'idée pour la modestie, ou l'humilité des EIP...j'ai rencontré dans ma vie un prix Nobel de physique, Georges Charpak, sur une plage de Corse au sud de Carghese (dont il était citoyen d'honneur...je l'ai su après). Nous avons parlé de l'état de la recherche fondamentale en France (ancienne chercheuse à l'école des Mines de Paris, il a fait un cursus d'ingénieur dans cette école). Puis, nous avons parlé du projet qu'il a porté la Main à la Pâte (voir site) pour enseigner les sciences à l'école élémentaire. Comme je suis devenue professeur des écoles, il s'est mis à mon niveau en me disant "moi aussi, je suis professeur des écoles".J'ai apprécié une telle humilité.

    Même si des tests peuvent apporter une certaine explication, l'intelligence relationnelle n'est pas évalué dans le QI et portant, c'est certainement cela qui fait la différence dans ses réussites personnelles, et professionnelles d'autant plus que nous vivons en société.

    44
    Maman L
    Jeudi 11 Décembre 2014 à 16:09

    Je lis vos commentaires, tous très intéressants parce que je cherchais des avis sur le saut de classe. Je viens d'apprendre que l'équipe enseignant de l'école de mon fils pense qu'un saut de classe sera dans son meilleur interet. Je savais qu'il avait de l'avance. En septembre j'ai compris que ca posait problème pour sa maitresse de CP alors j'ai passé ces dernières mois à essayer de lui freiner. (Des instructions très claires au babysitter et aux grand parents de ne surtout pas lui enourager à lire ou écrire....en retrospect c'est ridicule)

    Je ne suis pas Francaise, donc  je connais très peu la système scolaire ici, mais ma reflexe était de refuser. Toutefois, je me suis dit que je devrait faire confiance aux professionnels de l'education nationale, c'est leur travail. Ils doivent avoir plus d'experience avec ce genre de chose que moi.

    Je sais que les enseignements en lecture et maths sont largement  en dessus des capacités de mon fils, mais il ne demande pas plus. Aussi, j'ai l'impression qu'il est globalement heureux et s'entend bien avec les copains de son age, même s'il n'est pas contre un changement. Personnellement, j'avais toujours eu de l'avance à l'école, mais ça ne m'a jamais empeché d'adorer l'école, mes enseignants ont toujours su me stimuler avec leurs activités.

    Ce que j'entends à l'école de mon fils est que "c'est compliqué de lui donner du travail stimulant quand son niveau est en décalage avec celui des autres", et "qu'il vaudrait mieux qu'il apprend à travailler et à faire des efforts", ce qu'il ne fait pas dans son classe actuelle.

     

    Je ne sais pas quoi faire. J'ai l'impression, que si je refuse le saut de classe, l'école ne fera aucun effort pour prendre en compte ses différences et que la situation s'aggravera. Faudrait il que je lui change d'école? 

    45
    titcamisol
    Vendredi 12 Décembre 2014 à 07:21
    Comme vous avez raison de faire du bien être de votre enfant une priorité ! On va d'abord à l'école pour les copains !
    Croyez-vous qu'il s'intègrerait facilement dans la classe supérieure ? C'est à mon avis la seule question à vous poser.
    Mais que cette affaire n'envahissent pas vos relations avec votre fils, y a pas que l'école !
    46
    lilie2fr
    Lundi 30 Mars 2015 à 15:14

    Maman d'un EIP et enseignante, je te remercie de ton lien et de ton ouverture d'esprit...trop souvent nous rencontrons des PE comme waly...


    n'oublions pas que dans certaines académies les EIP dépendent de la mdph...

    47
    mamahuhu
    Lundi 30 Mars 2015 à 18:13

    Et..oui..professeur des écoles dans l'Education Nationale, depuis 9 ans, ayant vu d'autres systèmes scolaires à l'étranger qui sont totalement ouverts, j'en viens à la conclusion qu'il faut changer ces enfants d'école et aller vers des pédagogies qui leur donnent autonomie et responsabilité, surtout pour les haut potentiel qui sont plus réactifs quand on ne les comprend pas, quand on ne comprend pas leurs beoins (ça explose même!!)..je me renseigne et il y a plein d'établissements privés (Montessori, etc....). Bien-sûr vous avez ponctuellement un instit dans le public (surtout en maternelle où il y a plus de liberté dus aux programmes moins contraignants) qui applique ces choix pédagogiques d'autonomie (pour faire court) parce qu'il sait, il sent que cela convient particulièrement aux enfants précoces. Mais cela reste trop ponctuel. Mieux vaut faire partie d'un système très clair et qui partage ces valeurs pédagogiques...mais bien-sûr sans mettre en danger l'organisation familiale ni le côté affectif de l'enfant (l'envoyer à l'autre bout du pays en pension très jeune pour un enfant peu mâture ne semble pas être le bon choix). Mais effectivement, j'ai une amie aujourd'hui consultante en RH qui sait vu culpabiliser par l'enseignante du public parce que son enfant voulait lire et savait lire avant le CP . On lui disait "arrêtez de faire lire votre enfant à 2 ans"...sauf, que son fils lisait tout seul...oui, il faut accepter qu'ils ont un cerveau fait pour apprendre, point, et que les parents ne les forcent pas toujours (certains oui..d'autres pas).. Il est vrai que dans la famille, y avait des signes (grand-père polytechnicien etc...). Elle sait renseigner et elle a mis son enfant dans le privé où il a trouvé son compte. Donc moins de conflits aussi à la maison quand l'enfant s'épanouit aussi...yes et n'oubliez pas le reste (sports, détente, jeux, flânerie, copains etc....) pour calmer ces êtres en ébullition, parfois angoissé

    48
    mamahuhu
    Lundi 30 Mars 2015 à 18:20

    je lis le commentaire justement de Nadine, ce ces enfants précoces qui rentrent dans le moule, que l'on ne voit pas...effectivement..actuellement en Allemagne, je travaille en séminaire un nouveau projet professionnel..et on retrouve justement des femmes de 45/50 ans qui se sont toujours adaptées, bardées de diplômes mais qui ont suivi..toujours tout , sans dire merde à leurs parents, à l'école, pour faire court (cela s'appelle l'enfant adapté). C'est eux qui souffrent pas mal car ils ont de grande capacité d'adaptation pour répondre aux exigences du système scolaire, des parents sans jamais écouter leurs besoins (ils sont super adaptables!!!trop). Ils sont parfois en grande souffrance. Ils perdent leur "vivance" (voir le livre "je n'ai plus peur" de de Marie France et Emmanuel Ballet de Coquereaumont), ce pour quoi ils sont faits. Il est nécessaire de faire un travail de reconnexion à leurs besoins. car ils peuvent ne plus avoir d'envies et être en grande dépression..à bon entendeur, salut, je repars vers mon projet professionnel (qui sera dans l'aide aux autres, aux enfants si possible)

    49
    MARIE
    Mardi 31 Mars 2015 à 05:11

    Je suis enseignante, j'ai été une enfant précoce non detectée, mes enfants sont précoces. Je rends folle ma collègue de travail car je ne fonctionne qu'en réseau dans ma tête. En plus je suis ambidextre contrariée et dys. En ce qui me concerne, je me suis éclatée à la fac, pour un de mes enfants, j'ai opté pour le privé un établissement dépendant de la Fondation d'Auteuil, habitée à gérer des enfants en souffrance à l'école


    L'école, la classe est une souffrance pour ces enfants. Ils pensent trop vite et pour la plupart ne voient la nécessité de passer par l'écrit car tout est déjà résolu dans la tête.  Il faut sans cesse adapter, motiver, recentrer l'attention pour ne pas les perdre et qu'ils ne se retrouvent pas en échec.


    Pour mes élèves, j'adapte en fonction du profil car chaque précoce est différent même si on retrouve en filigramme  un souci avec la trace écrite.Aussi, je me pose la question pourquoi ne pas les faire travailler sous forme d'exposés en utilisant la forme d'un lap book qui est assez créative pour les mobiliser ?
    Effectivement , les filles précoces sont presque invisibles en classe, Pourquoi ? En ce qui me concerne, je lisais en fond de classe et j'étais une élève "peu mieux faire" et dès que j'ai pu j'ai passé mes examens en candidate libre. Ma fille s'est fondue dans la masse  et est devenue brillante après le bac.


    Les garçons, c'est  autre chose. Les spécialistes m'avaient proposés un passage anticipé du CE1 au CM2, refus de mon fils qui ne voulait pas quitter ses copains. Nous avons respecté son souhait par contre sa scolarité a été une souffrance jusqu'en 3ème. Il ne travaille pas, enfin je ne le vois jamais travaillé. Un exemple deux semaines avant son BTS, il s'est mis à travailler. Il l'a eu , je ne vous dis pas les notes car c'est une insulte pour ceux qui ont travaillé pendant deux ans.


    En conclusion pour les parents, c'est la galère avec le système scolaire de base. Pour les enseignants c'est aussi la galère car une fois "démasqué" comment gérer les exigences du programme, l'hypersensibilité/émotivité, la "déficience" en trace écrite, le vagabondage de l'esprit et comment accepter qu'un enfant précoce ait des résultats bofbof parce que son truc c'est autre chose.


    Bref quand je vois un élève précoce dans ma classe, je me revois et je revois mon fils à l'école et je lâche la bride tout en restant exigeante.


    Bon courage à tous


     

    50
    mamahuhu
    Mardi 31 Mars 2015 à 08:46

    Je suis touchée par ton témoignage Marie...je viens de m'apercevoir de certaines choses à 45 ans...heureusement que j'ai fait un doctorat dans une grande école d'ingé à Paris avant d'entrer dans l'éduc nat...mes parents "modestes" n'ont rien vu (ils savaient que l'on "marchait" bien)...et pourtant 2 sur 3, sinon les 3 enfants ont bien les symptômes (ma sœur a eu de gros problèmes scolaires, je crois qu'elle a explosé dans le système classique, elle a changé d'école, les autres se moquaient d'elle...)..moi je me suis fait tester à 45 ans car je n'étais pas bien du tout (grande mésestime de moi). J'ai touché le fond d'ailleurs dans l'éduc nat où je dysfonctionne...bon courage à toi, je remercie mes collègues qui l'année dernière m'ont mis dans ma classe tous les précoces de CE1/CE2 en double niveau...c'était très dur mais cela m'a renvoyé des choses (on s'en prend plein la poire d'un coup dans ce métier mais c'est très bien, on avance aussi!!) et j'ai décidé de bouger...PS : pour l'écriture, j'ai cru avoir toujours une belle écriture...à l'âge adulte, j'en avais plusieurs..quand j'ai rouvert mes dossiers scolaires, j'ai vu que ce n'était pas forcément le cas!! parfois on s'imagine des choses..depuis que j'ai fait ces tests et que j'ai retrouvé un peu plus de confiance en moi, mon écriture s'est belle régulière et plus ronde (moins contrainte bizarrement). je pense que l'écriture est le reflet de l'âme et des tensions internes...je me rappelle un autre cas, d'un enfant en grande souffrance, avec maltraitance grave, il ne pouvait quasiment pas écrire car totalement dans la raideur (aucune souplesse des membres). le corps et l'esprit sont vraiment liés.Et je suis sûr qu'il y a pas mal d'enfant "précoce" dans le public, dans l'éduc nat qui n'ont pas su gérer leur relationnel, leur sensibilité..la sensibilité dans la famille, c'est ce qui m'a mis la puce à l'oreille...bon chemin, sachant cela...

    51
    Mymied
    Mercredi 1er Avril 2015 à 16:02
    Merci pour ce document. Je suis enseignante dans un milieu très défavorisé et maman de HP.

    Voyant la souffrance scolaire de mes enfants selon les années et selon la bienveillance, ou non des enseignants à leur égard, je pense que les HP tout comme les autres enfants ont besoin de bienveillance et d'encouragements peut-être même plus étant donné leur extrême sensibilité.

    Je vois aussi qu'aucun enseignant aussi bienveillant soit il n'a jamais vu la souffrance de mes enfants jusqu'à me dire que je me faisais des films. Comment ces élèves parfaites peuvent elles être en souffrance ? Et cela jusqu'à la première tentative de suicide de la grande, à 8 ans en CE2.

    J'ai refusé deux propositions de sauts de classe pour l'une alors que j'ai fait le forcing pour un saut de classe pour l'autre et que j'envisage pour elle peut-être un second saut.

    Je ne les traite pas différemment. c'est juste qu'elles ont des caractères et des besoins différents et que je prends ces décisions car je les connais et les vois évoluer à la maison et que je ne vois ce qu'elles acceptent de laisser voir d'elles à l'école.

    Difficile de faire la part des choses entre les parents qui poussent et les vrais besoins de l'enfant. Pour ma part les psychologues m'ont beaucoup aidé dans les prises de décision qui n'ont, pour ma part un seul objectif: permettre à mes enfants d'être heureuses malgré leur différence.
    52
    mamahuhu
    Mercredi 1er Avril 2015 à 21:08

    quand tu dis que certains enseignants ne voient rien...oui, ils ne voient rien (déjà il faut être sensible pour bien voir avec son cœur), ensuite ils ont aussi leur problème personnel et il faut savoir que c'est très lourd d'aider un enfant dans l'Educ Nat...j'ai passé presque 18 mois à faire quelque chose pour un enfant en grande difficulté que je pensais à haut potentiel...il devait avoir eu un traumatisme étant enfant (bébé) m'avait dit un neurologue suivant les symptômes qu'il avait..Au bout de 18 mois, après avoir passé des heures à faire des courriers au médecin qui le suivait à l'hôpital (les constats vus en classe), à recevoir les parents ponctuellement car ils avaient eu tellement de problèmes avec l'ancienne école qu'ils étaient 'remontés' contre le système (donc j'ai essayé d'atteindre des relations cordiales et de confiance), à adapter ma classe et le travail..bref au bout de 18 mois, je me suis battue pour faire venir un des parents à une équipe pédagogique pour discuter des aides possibles pour leur enfant. Le médecin scolaire n'est pas venu, le psychologue scolaire encore moins. On s'est retrouvé à deux avec le directeur (+un parent qui venait à reculons)...alors il faut comprendre aussi le découragement des enseignants. J'ai tellement envie d'aider les enfants en difficulté que j'ai envie de postuler dans des écoles privées spécialisées ou de repartir dans le privé (comme psychologue...)..j'en ai les bras ballants d'être aussi impuissante.

    53
    Mercredi 1er Avril 2015 à 21:34

    Merci pour ce doc qui me sera utile pour mieux comprendre deux élèves de ma classe cette année  ! 

    54
    mamahuhu
    Mercredi 1er Avril 2015 à 21:48

    Il est nécessaire de sortir de sa classe, de l'éducation nationale pour se renseigner sur ces enfants. Le samedi 14 mai 2014, je suis allée voir Olivier Revol (neurologue à Lyon) en colloque sur le thème Etre enfant HP et heureux, Est-ce possible?..OUI..............et pour 10 euros, c'était nettement mieux que les formations de l'Educ Nat..même passionnant. Il écrit beaucoup sur le sujet. J'aime!

    55
    Theblueeyes522
    Jeudi 2 Avril 2015 à 22:56

    Ton article m'interpelle, surtout que tu le fais remonter juste après que j'ai participé à une conférence sur la détection des EIP. Depuis je me pose beaucoup de questions sur un de mes élèves que mes collègues ont décidé de ne pas faire passer par "manque de maturité". Que faire ? Surtout que nous sommes au mois d'avril, n'est-il pas trop tard ? Il est en CM1, il irait donc en 6ème. Faut-il plutôt attendre le collège ?....

     

    56
    mamahuhu
    Vendredi 3 Avril 2015 à 15:28

    Perso, j'hésite quand il y a manque de maturité..je préfère dire aux parents de faire des activités à côté de l'école afin qu'il gagne en maturité (sport pour habiter son corps, théâtre pour réguler les émotions, judo pour la maîtrise de soi et des relations avec les autres etc..) Car j'ai lu, et compris que des enfants trop "poussés" peuvent être angoissés à l'âge adulte...effectivement, le CM2 est une redite en plus approfondi du CM1 (pour en avoir discuter avec prof de CM2 pour des cas dans notre école) et que le CM2 peut être "sauté"...mais jamais d'urgence (je suis restée dans un service à l'hôpital avec des enfants très malades et même là, les docteurs m'ont appris qu'il n'y avait pas d'urgence..se poser est le maître mot)...Bon vent...et peut-être choisir "the" collège en 6ème adapté à ces enfants...(autonomie, confiance en soi...)

    57
    lilie2fr
    Vendredi 3 Avril 2015 à 15:36

    le souci c'est que ce qui peut etre vu comme de l'immaturité n'en est pas obligatoirement mais une manière d'attirer l'attention suite à de l'ennui...


    Moi j'avoue que j'apprends tous les jours face à mon fils et en lisant de nombreux écrits.

    58
    mamahuhu
    Samedi 4 Avril 2015 à 09:18

    ah, peut-être..je n'y avais pas pensé...autour de moi, j'ai des précoces mais plutôt mâture...c'est vrai que les écrits peuvent donner des renseignements..je vous laisse observer et analyser..Bon WE de Pâques

    59
    Samedi 4 Avril 2015 à 12:30

    Merci pour le lien vers ce document, très intéressant !

    60
    halouma
    Mardi 14 Avril 2015 à 00:40
    Merci bcp. Maman d'un enfant de 9 ans qui assimile ses leçons mais pour 2 trimestres de suite qualifié par ses maîtresses de gros bébé et qui ne respecte pas les règles de classe. Aidez moi svp.
    61
    Mardi 14 Avril 2015 à 19:37

    Peut-être qu'un séjour en colo lui ferait du bien ? C'est le type d'expérience qui fait grandir... Pas d'autre idée sans connaitre l'enfant...

    62
    sol5
    Dimanche 3 Mai 2015 à 10:52

    Merci d'avoir partagé cet article. Cela fait des années que je me bats pour faire glisser des enfants qui peuvent passer et qu'on me répond par l'immaturité. Étant donné que j'étais moi même dans ce cas, petite, et que mon 'immaturité' n'a quelque peu jamais fini (cela allait mieux à partir de mes 25 ans  mais ce n'est pas gagné), et que j'ai toujours regretté de n'avoir pu sauter le CE2 comme les profs le voulaient, d'autant que j'ai alors arrêté de travailler à l'école... Je comprends d'autant mieux mes petits élèves...
    En espérant que ce type de partage fera évoluer les mentalités !

    63
    sol5
    Dimanche 3 Mai 2015 à 11:05

    Désolée, je n'ai pas lu tous les commentaires, mais j'aimerais juste apporter des précisions. Mes enfants aussi sont EIP et pour eux, pas question de saut de classe. Ils sont aussi dyslexiques et même s'ils sont excellents et que leur EIP a permis de compenser et cacher leur handicap, la fatigue que cela demande est trop importante pour leur proposer autre chose. Ils continuent (surtout la grande) de trouver leurs camarades (à part les EIP avec lesquels ils se retrouvent ;) ) particulièrement immatures (par leurs centres d'intérêt et non leur gestion difficile des émotions).
    Par contre, pour certains enfants EIP qui ne font pas plus d’efforts (je pense à la gamine de CM1), il faut prendre en compte 2 aspects du développement affectif : le désir d'être comme tout le monde et le sentiment d'imposture : les gamins EIP qui ont du mal pour différentes raisons (dys ou non compréhension de l'intérêt d'étudier cf. Revol) se dévalorisent encore plus car ils ne croient pas les parents et les résultats des tests. Ceux-là vont être en réelle souffrance et seront agités dans les classes. Comprendre que l'EIP a un fonctionnement différent mais pas supérieur est important pour ces enfants et surtout pour leurs parents...

    64
    lilie2fr
    Dimanche 3 Mai 2015 à 12:00

    Perso je me suis imprimée un tas de docs et circulaires EN sur les EIP que je sors à chaque fois qu'on me parle d'immaturité quand je demande un test pour être sure.Et c'est magique.Par exemple le doc d'une conseillère péda ASH de la réunion est génialement fait. J'en ai plein d'autres.

    65
    Mardi 5 Mai 2015 à 14:31

    Tu aurais les liens vers tes super-docs ?

    66
    lilie2fr
    Mardi 5 Mai 2015 à 17:19

    oui je vais essayer de les retrouver vu que j'ai enregistré les docs :)

    au pire si je te les envoie, tu peux les héberger?

    67
    Mercredi 6 Mai 2015 à 09:18

    Ce n'est pas trop "cybercourtois" de mettre en ligne les docs des autres ;) il faudrait mieux le lien ...

    68
    Samedi 25 Juillet 2015 à 14:44

    Merci pour ce document très éclairant. J'y ai reconnu quelques élèves pour qui j'avais des doutes.

    69
    Mardi 28 Juillet 2015 à 13:38

    Tu as raison, je suis désolée.


    J'ai mis les liens sur mon blog, il y en a un petit paquet, veux tu que je remette les liens ici aussi?

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