[Histoire de l’orthographe] De l’oignon à l’ognon

Autrefois, le son gn s’écrivait ign : montagne s’écrivait montaigne (oui, le nom de l’écrivain aussi se prononçait [montagne]), et cigogne s’écrivait cigoigne. Le i n’était pas prononcé. Il servait juste à indiquer que le gn devait être « mouillé » pour ne pas être lu comme dans gnou.

Seulement voilà : au fil du temps, certains se sont mis à prononcer ces i. Ils se sont mis à dire « oi » au début de poigne ou « ai » dans araignée.

L’Académie Française a décidé de supprimer le i partout où il n’était pas prononcé.

 

On a ainsi écrit montagne, cigogne, rognon…
On a laissé leur i à poigne et araignée dont l’usage avait stabilisé la prononciation (et aussi à Michel de Montaigne car on ne touche pas aux noms propres).

Restait l’ognon… Une partie de la France disait o-gnon comme rognon, l’autre disait oi-gnon comme moignon.

Alors à l’époque, on n’a pas touché au i (pensant peut-être que l’usage stabiliserait la prononciation « orthographique » en OI ?)

Ce n’est qu’en 1990 que l’Académie Française a proposé de rectifier l’orthographe d’oignon en ognon.

Une manière de le faire rentrer dans le rang. D’ognons.

C’est top, je partage :

2 Commentaires

  1. AliceF

    Bonjour,
    Pouvez-vous me dire la provenance de l’extrait cité ? Merci beaucoup

    Répondre
  2. charivari (Auteur de l'article)

    L’extrait de quoi donc ? Si c’est de l’image que vous parlez, il suffit de saisir quelques mots extraits de l’image sur Google pour avoir la réponse : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Rabelais_ou_imitateur_-_Le_Disciple_de_Pantagruel,_%C3%A9d._Lacroix_1875.djvu/89

    Répondre

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