SOS ! 5 petits conseils pour une classe paisible

Bon, toujours pour les PES, voici 5 petits conseils (plutôt destinés à l’élémentaire). Ils ne font pas de miracles, mais ils aident…

  1. Parler à voix basse

    C’est la chose qui m’a le plus frappée quand j’ai visité la classe de Fred, cette maitresse de maternelle qui m’a accueillie alors que j’étais en formation d’apprentie-maitresse : Fred parlait tout le temps à mi-voix. Et la classe était d’un calme ! Vous auriez vu ça… Un calme qui m’a semblé à mille lieues de l’image effervescente que j’avais d’une classe de maternelle.

    Alors je me suis noté cela dans mes tablettes, et j’ai essayé de faire pareil. Dès le début de la journée. Dès le « bonjour » du matin : parler paisiblement, et doucement. Et ça marche. Et c’est drôlement agréable pour tout le monde.

    Cela fonctionne par « mimétisme » d’abord (enfin, je crois). Vous parlez bas, les élèves parlent bas.
    Et puis cela apaise les élèves. Cela les apaise de l’excitation de la récré, de l’excitation des bonnes blagues de leur voisin, du stress de la leçon pas très bien sue…

    La maitresse parle doucement… et tout le monde se calme.

    Remarque : Cela parait simple comme ça, mais ça ne l’est pas. Surtout dans le stress des premiers jours de sa première classe.  Il faut « se forcer » à parler plus bas, pour que les élèves doivent « tendre l’oreille ». Et tenir toute la journée. Au début je me l’écrivais en rouge sur toutes mes preps et toutes mes pages de cahier journal ! Après, cela devient assez naturel (enfin, en élémentaire, parce qu’en maternelle j’ai toujours du mal).
     

  2. Beaucoup ritualiser

    Ritualiser, c’est donner à la classe des petites habitudes qui créent du confort. On est tranquille, on sait ce qui va se passer.

    Des habitudes d’entrée en classe (chacun fait comme il veut, mais de mon côté, j’aime demander aux élèves d’entrer en classe en silence et d’attendre mon signal avant de s’assoir).

    Des habitudes dans le déroulement de  la journée (rituel du matin, moments de décontraction entre deux séances, certaines disciplines placées toujours au même moment…). Pensez à des moments de « respiration » où les élèves peuvent laisser reposer leurs neurones (relaxation, chanson en anglais, petit jeu, devinette) : ces moments seront d’autant plus efficaces (et rapides) qu’ils seront très ritualisés.

    Des habitudes aussi dans les travaux donnés : les élèves aiment faire dix fois, vingt fois le même exercice. Venir au tableau. Avoir l’impression que c’est « trop facile » tellement on l’a fait souvent… Pour tous les savoirs fondamentaux (trouver le sujet et le verbe dans une phrase, poser telle opération, analyser une phrase, mettre en ordre alphabétique…), j’aime bien faire des microexercices, tous les jours, avec exactement la même consigne : les élèves ne sont pas pollués par la « nouveauté » de la consigne, ils sont au travail, ils réussissent tous peu à peu.

    A l’IUFM on parle beaucoup de recherches, de situations problèmes (…) c’est vrai que c’est important tout ça, mais je trouve que la journée doit être rythmée par des retours fréquents aux exercices familiers, rassurants, tranquilles. Des « anti-situations-problèmes »…
     

  3. Tolérer

    Bon, on a tous été élèves. Aujourd’hui encore,  quand vous allez en journée de formation continue, est-ce qu’il ne vous arrive jamais de  rêver, de griffonner dans la marge ou de papoter avec votre voisin ? Si, hein ?

    Bref, il faut se faire une raison : comprendre que ses élèves ne sont pas tous passionnés par la grammaire ou l’instruction civique. Ne pas prendre pour une injure personnelle quand ils soufflent ou grognent à l’annonce de tel ou tel évènement de la journée (voire, se remettre en question quand plus personne n’est concentré : a-t-on correctement équilibré notre journée ?)

    Et surtout, avoir les idées claires sur les moments où vous exigez le silence complet (et ce n’est pas possible d’exiger cela pendant 6 heures de classe) et les moments où les élèves peuvent se permettre de chuchoter.

    Chuchoter ? Ah oui, ça c’est un apprentissage essentiel si on veut pouvoir travailler en groupe. Un  petit coup de pouce ici (clic).
     

  4. Sanctionner rapidement, fermement…. et aussi gentiment que possible.

    Nous y voilà. Tout au long de la journée, il y a des élèves qui vont faire du bruit quand il ne faut pas. Que fait-on dans ce cas là ? En vrac :

    – On se tait et on attend que l’élève se taise (c’est la méthode numéro 1, à utiliser dès le début de la journée, sans attendre qu’un brouhaha s’installe)
    – On lui demande de se taire 
    – On lui demande  de se déplacer (c’est ma sanction favorite : C’est très pratique de prévoir quelques tables isolées et vides dans le plan de classe, au fond de la classe, tout près du tableau… : on dit à l’élève « allez, viens travailler sur cette table, tu auras moins de mal à te concentrer… ». Cela a l’avantage de le séparer du voisin avec lequel il discutait. Très vite, au bout de 15 minutes, on lui propose de regagner sa place.)
    –  Quand ce n’est pas suffisant, il faut passer, par exemple, aux contrats (voir par exemple chez Lutin Bazar) ou aux punitions (qui ne seront efficaces que si elles sont vraiment exceptionnelles)
     

  5. Bien organiser sa journée

    Là, je ne vais pas épiloguer, parce qu’on fait ce qu’on peut, mais vous verrez tout seuls que les jours ou votre journée est bien préparée, tout s’enchaine bien mieux, et tout se passe bien mieux que quand ce  n’est pas le cas.

    Quand on a une après-midi mal ficelée, on le « paye » souvent parce que ces temps de flottement sont ressentis par les élèves.

2011-8-24 17:40:00
Spécial profs débutants

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