Découverte : les oralbums

Avec mes PS-GS j’ai ressorti mon réseau sur « Le loup et les 7 chevreaux » que je fais tous les ans en cycle I ou/et II.

J’enrichis tous les ans ce réseau et, cette année, j’ai investi dans un Oralbum. Je suis emballée par ce nouveau concept (décliné pour tout plein de contes et albums, cf en bas de l’article).

Je vous le décris :

D’abord c’est un album de très grand format (40 cm de large). Il est vraiment fait pour être lu à un groupe.

Je dis « lu », mais c’est un album qui se situe plutôt dans la tradition orale du conteur. La syntaxe du texte proposé est plus proche de la syntaxe de l’oral que les albums ou contes que nous connaissons habituellement.

Sur chaque page de droite, une grande illustration occupe toute la page, sans texte. Elle est destinée à être montrée à la classe.

Le texte, à lire (« à oraliser ») par l’enseignant, est imprimé sur la page de gauche, de telle sorte que l’enseignant montre l’image en même temps qu’il raconte (l’album se plie grâce à une spirale).

Une autre spécificité de cet album : le texte à raconter est présenté en 3 versions. Une pour des PS, une pour des MS et une pour des GS. A chaque fois la syntaxe, le lexique, sont adaptés à l’âge des enfants. Dans ma classe de PS-GS, j’ai raconté la version PS à toute la classe le matin et, pendant la sieste des petits l’après-midi, j’ai relu la version GS à mes grands en début d’après-midi.

Chaque album est accompagné de son CD, avec les 3 versions de l’histoire

Chaque peut être complété d’une boite d’images de belle qualité (plastifiées) (clic) qui reprennent les illustrations de l’album et servent à travailler le lexique. Au dos de chaque image, on lit un ou plusieurs mots (par exemple le bazar (PS) – Le désordre (MS-GS)) . Plein d’idées de jeux sont proposées avec cet imagier. On peut improviser un loto tout simple en photocopiant 4 images par élèves (la photocopie sert de planche de jeu, et on pose les images dessus quand elles sont gagnées). J’ai joué au « kim » (on présente 6 images, puis abracadabra, on les recouvre et on masque une image. On dévoile les images et les élèves doivent se souvenir de celle qui est masquée. 

Ce que j’ai aimé :

  • Je trouve que c’est une manière très originale de démarrer un réseau.
  • Mes élèves étaient captivés.
  • Le concept est destiné à encourager l’oral. Spontanément, en temps libre, les élèves « jouent à la maitresse » et se racontent l’histoire entre eux. Retz vend même des minis oralbums qui sont faits pour cet usage : pour que les élèves jouent à se raconter les histoires les uns aux autres (ils peuvent aussi circuler dans les familles pour que chaque enfant raconte son oralbum à ses parents)
  • Le principe de progressivité du lexique et de la syntaxe est extra. On peut vraiment travailler des structures et l’enrichissement du vocabulaire.

Il existe plein d’Oralbums sur les contes traditionnels (Trois petits cochons, Petit chaperon rouge, Boucle d’or etc)  et quelques uns sur des contes moins traditionnels :  Clic pour voir tous les Oralbums.

2014-2-16 14:45:00
Cycle I

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *